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Jean-Philippe Chatrier (Collaborateur)
ISBN : 2266130285
Éditeur : Pocket (08/01/2004)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 201 notes)
Résumé :
Lorsqu’il décide de parcourir en solitaire les 40 000 kilomètres de l’équateur, Mike Horn se lance un défi inouï. Des côtes d’Afrique aux portes de l’Asie en passant par l’immensité du continent américain, il devra traverser trois océans ; autant de jungles impénétrables ; deux sommets de 6 000 mètres ; des pays en guerre, rongés par la maladie, envahis de faune hostile et de flore vénéneuse. Son exigence est stricte : jamais il ne quit... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
27 décembre 2011
Le 2 juin 1999, Mike HORN quitte Libreville pour une aventure de 17 mois le long de l'équateur. Lors de ce périple de 40000 km, il traversera trois océans, trois jungles et trois continents avec deux règles absolues: ne jamais s'éloigner de plus de 40 km de la latitude zéro et ne pas utiliser de véhicules à moteur. Plusieurs fois, il frôlera la mort: en se frottant à la nature hostile de la jungle amazonienne, en essuyant une violente tempête sur le Pacifique ou en traversant l'Afrique en guerre.
Deux livres achetés, un livre offert par Pocket et me voilà, malgré moi, avec entre les mains le récit de Mike HORN, un aventurier de l'extrême dont je n'ai bien sûr jamais entendu parler. Il faut dire que je ne m'intéresse absolument pas à ce genre d'exploits et que même je m'interroge sur l'intérêt de ce genre de choses. Faire le tour du monde en suivant la ligne de l'équateur, c'est bien beau mais ça sert à quoi?!
Après cette lecture désagréable, je me pose encore la question. Beaucoup de choses m'ont gênée dans ce récit et, en premier lieu, Mike HORN lui-même. Arrogant et égocentrique, il traverse pays et continents sans souci des populations et des évènements à moins qu'ils ne l'affectent personnellement. Concentré uniquement sur sa personne et sur son objectif, il n'hésite pas à rabrouer vertement ceux qui l'aident dès qu'il rencontre un problème. Et justement, l'autre problème est bien ceux qui l'aident. Naïvement, je pensais que ce cher Mike partait à l'aventure armé de son seul courage mais il n'en est rien. La logistique est au contraire impressionnante! Depuis la Suisse, sa femme règle tous ses problèmes administratifs et sur place une petite équipe est toujours prête pour mettre à sa disposition bateau ou VTT selon ses besoins. Sponsors et mécènes le soutiennent financièrement et sont prompts à signer des chèques mirobolants pour lui fournir des équipements hors de prix ou permettre à sa petite famille de le rejoindre de temps en temps par avion. Je ne remets pas en question son exploit mais j'ai été gênée par les dollars qui sans cesse coulent à flots.
Et cerise sur le gâteau, Mike HORN est un aventurier, pas un écrivain. Son style est plat. Aucune dimension épique, aucun souffle d'aventure dans ce récit morne et sans saveur. Qu'il gravisse un sommet en pleine tempête, qu'il rencontre un narco-traficant, qu'il navigue, qu'il pagaye ou qu'il pédale, son ton reste le même.
On l'aura compris, je n'ai aimé ni l'aventurier ni son aventure et encore moins la façon dont il en parle.
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soleil23
16 août 2012
Cette fois, je ne vais pas attendre de finir la lecture ni écrire mon impression personnelle sur ce livre "hors du commun", je vais faire plus que cela : vous donnez, à vous mes amies de Babelio, matière à réfléchir sur les limites de l'être humain et cela en vous copiant un extrait tiré du prologue que je trouve fabuleux.
... J'ai vu des enfants naître et des hommes mourir. J'ai connu, sur l'océan, le calme absolu, la tempête et l'ouragan. J'ai traversé des déserts, des lacs, des marécages, des jungles... J'ai longé des fleuves et escaladé des montagnes. J'ai connu la paix et j'ai vécu la guerre. J'ai éclaté de rire et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J'ai éprouvé la joie, la déception, la tristesse, la peur de mourir, l'euphorie et le désespoir.
N'est ce pas que c'est époustouflant comme début, alors embarquez pour l'aventure sur la latitude 0.
Le 02 juin 1999 commence la grande aventure de Mike Horn à la latitude 0, plus exactement à 0 degré, 0 minute, 0 seconde, point de départ pour l'auteur et pour nous lecteurs. Ce grand voyage se fera en six étapes distinctes et les « six coquillages » sont là pour nous le rappeler. Nous voilà embarqués sur le trimaran « Latitude 0 ».
Cette première étape, la traversée de l'Atlantique se passe entre vaguelettes et tempêtes, et malgré les soucis de départ, le récit s'annonce prenant et même qu'à un moment on sent presque le balancement sur l'eau.
La deuxième étape consiste à traverser la jungle amazonienne à pied et continuer par la Colombie, en tout 3600 Kms. Sans ménagement, on plonge avec Mike dans « l'enfer vert ». le danger est partout, rampant, piquant, sautant le jour et rôdant dans la nuit. Mike découvre vite les réflexes qui sauvent et nous apprend à survivre en ce milieu hostile. Sur le Rio Négro d'abord, le Rio Japuta et enfin sur la rivière Caquetà, en pirogue cette fois, il affronte désormais un autre genre de danger.
Loin devant s'étend l'océan Pacifique, la troisième étape. Cette « immensité » de mer soit 18000 Kms. Je n'en dirai pas plus sur le reste du parcours, juste que le meilleur reste à découvrir.
Alors vous savez ce qui vous reste à faire.
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Pas-chacha
24 janvier 2017
Un homme fait - littéralement - le tour du monde en suivant l'équateur, sans utiliser de véhicule motorisé.
Ce qui ressemblait le plus à un récit de voyage dans ce que j'avais déjà lu était Michel Strogoff ou Martin Gray.
Autant vous dire que je ne suis pas une adepte de ce genre de récits.
Mais l'exploit réalisé par Mike Horn m'attirait notamment pour la traversée de la jungle amazonienne.
Il s'agit donc d'un témoignage qui n'est pas non plus un genre que j'affectionne, parce que je sais que s'il est sincère, il est néanmoins retravaillé et subjectif.
Une fois acceptés ces deux genres mêlés, je suis rentrée dans l'aventure.
Et ce que je peux dire c'est que cet homme est courageux, et fou, et que je n'ai pu qu'admirer son courage et sa persévérance. J'admire aussi ses amis et sponsors qui ont été aussi efficaces, et le soutien indéfectible de sa femme.
J'ai apprécié découvrir et traverser des endroits insolites et méconnus.
Ce qui m'a moins plu ce sont certaines choses que je trouve invraisemblables (mais qui suis-je de mon canapé pour savoir réellement ce qui est réalisable ou pas?)
De plus je ne suis pas férue de voile, et certaines descriptions en mer m'ont semblé difficiles à suivre.
Si j'ai trouvé intéressant le déploiement pratique des sponsors, j'ai quand même trouvé qu'il y avait beaucoup d'argent en jeu, et que Mike Horn avait été bien aidé. Ce qui n'enlève rien à l'exploit, mais permet de comprendre comment cela a été rendu le plus possible.
Enfin, il m'a manqué un peu de profondeur. Les motivations de cet homme me restent incompréhensibles.
Bref, ça se lit bien, même si il n'y a pas d'effort de style, ce qui n'est pas le but bien sûr.
Intéressant pour l'exploit.
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LecturesdeWicket
06 avril 2017
Mike Horn, c'est avant tout un soldat des forces spéciales sud-africaines, ayant opéré en Rhodésie. Ensuite, c'est le plus grand aventurier vivant au monde. Il commença sa carrière folle en intégrant l'équipe « Sector No Limits » en 1994, un groupe d'athlètes relevant des défis totalement barrés. Il a fait le tour du monde par le cercle polaire, a battu le record de la traversée de l'Atlantique en équipage sur monocoque en 97, il a traversé l'arctique seul pendant la nuit polaire, il monte parfois à 8000 mètre sans oxygène etc etc…Désormais, on le voit sur M6 découvrir des régions sauvages accompagné de célébrités. Cet homme est un surhomme, du genre de bonhomme fabriqué avec une autre matière.
Dans « Latitude Zéro », il vous narrera l'un de ses tout premiers défis, et pas des moindres, le tour du monde en suivant l'équateur, c'est-à-dire la plus longue, la plus chaude et la plus humide des distances terrestres. Malgré l'exotisme des contrées parcourues, vous ne découvrirez pas ici des cultures, des coutumes et des peuples, vous ne vous attacherez pas à des populations indigènes oubliées, l'aspect humain est délaissé, seul l'exploit sportif compte. Ce ton peut choquer, certains lecteurs peuvent croire que Mike Horn n'éprouve aucune empathie pour les autochtones rencontrés…Que nenni ! ce n'est pas le sujet, seuls l'effort, la concentration, et la finalité importent.
D'autre part, ce surhomme n'est pas auteur, ne l'a jamais été, et a refusé de se faire rédiger par un « nègre ». Bien sûr, le style direct et immature peut surprendre, mais il faut savoir le lire comme un carnet intime. Si vous acceptez ces contraintes, vous découvrirez une aventure extraordinaire, terriblement dangereuse et inoubliable. Sans vouloir vous exposer ses 18 mois de voyage, vous le verrez faire face à des bandits armés, vous le verrez en pleine tempête sur un bateau de six mètres (avec quelques heures de cours de voile au compteur), vous le verrez mourant après un morsure de serpent etc… D'aucuns se seraient fait tuer plus d'une fois…mais pas lui. Et c'est là que le livre prend son ampleur, car Mike décrit comment il relève le défi de la mort, comment il survit et repousse ses limites.
Chapeau !
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hewson
03 avril 2010
et bien ce livre laisse plusieurs sentiments.Un premier évident d'admiration devant ce périple.Ensuite une recherche de l'utilité d'une telle démarche, exploit purement sportif ou quête spirituelle?Le dernier chapitre est consternant car il s'arrête beaucoup plus sur les déboires "administratifs" de mike horn sur le continent africain que sur la fin du voyage dont les impressions ne sont retranscrites que sur les deux dernières pages.En bref ce livre nous améne à baucoup de questions, dont certaines réponses ne sont pas flateuses.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
soleil23soleil2323 août 2012
P235

Depuis le début, je me suis battu pour survivre. Je n'avais peur que d'une chose : mourir avant d'être arrivé au bout.
Mais ce ressort-là, en moi, vient de casser. Et le sentiment étrange qui m'envahit soudain est la peur ... de ne pas mourir.
J'ai tout fait. Tout ce qui est humainement possible. Et ça n'est pas encore assez... Devant moi, il n'y a plus de route, plus d'issue, plus de solution... Je renonce, puisque se battre ne sert plus rien. S'obstiner à exister dans ces conditions ne pourrait signifier que la continuation de toutes ces tortures...Alors j'accepte l'idée de mourir. Je fais la paix, en quelque sorte, avec la mort. Puisque c'est ainsi que tout doit se terminer, ça veut dire que je vais enfin avoir le droit de me reposer. De dormir....
Il n'y a plus d'envie en moi. Sauf celle là.

.... A présent, c'est à Dieu, ou à l'océan, de décider ce qu'il convient de faire de moi. Moi, ça ne m’intéresse plus. Je ferme les yeux.
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soleil23soleil2316 août 2012
P23

Sur l’équateur même, on rencontre souvent une absence totale du moindre souffle de vent. C'est ce que les marins appellent le "pot au noir". Il peut vous clouer sur place pendant plusieurs semaines. Et même, dans le cas d'un voilier, vous faire reculer sous les courants contraires. Par ailleurs, c'est souvent là que naissent les pires tempêtes. La navigation y est donc particulièrement pénible, puisqu'elle est terriblement frustrante, ou terriblement dangereuse. L’équateur, on le traverse, on ne reste pas dessus...
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soleil23soleil2323 août 2012
P69

Soudain, je ne sais plus. Une petite voix me dit que je n'ai qu'à faire marche arrière, que tout le monde comprendra et que personne ne m'en voudra. Peut-être, mais moi... qu'est-ce que je penserai de moi ?
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soleil23soleil2323 août 2012
P17

J'en extrais six petits coquillages, que j'enferme soigneusement dans un carré de tissu. Chacun de ces coquillages représente une étape de mon parcours : l'Atlantique, l'Amérique du Sud, l'océan Pacifique, l'Indonésie, l'océan Indien et l'Afrique. Je me fais la promesse, une fois arrivé au bout de ma longue route, c'est à dire ici même, de reposer ces coquillages à l'endroit exact où je les ai trouvés.
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soleil23soleil2323 août 2012
P231

Entre la tempête annonciatrice et le cyclone lui-même, il y a la même différence qu'entre le seau qu'on vide progressivement et celui qu'on retourne d'un seul coup.
C'est le poing de Dieu que je reçois soudain en pleine figure.
La nature vient de lâcher toutes ses meutes sur moi d'un seul coup. Tout ce qu'elle gardait en réserve. Toutes ses munitions.
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