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Critiques sur Giboulées de soleil (51)
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Annette55
  16 octobre 2019
«  On est des bâtardes de mère en fille, comme certains sont boulangers ou rois . »

«  Dans ma tête je chante ,presque joyeuse, que je ne suis pas pauvre, que je ne suis pas une pauvre fille, que je suis Libre, Libre, .

« Il n'y a que la Liberté qui compte . »

Deux extraits significatifs de ce roman remarquable!
Trois portraits émouvants , au sein de cet écrit polyphonique porté par une histoire d'enfants illégitimes dans une société façonnée uniquement par / et pour les hommes, mères, grands- mères et petites filles pétries d'amour et de non - dits , qui, des années 30 à l'aube des années 80 traverseront l'histoire de la Tchécoslovaquie, un demi - siècle de la grande Histoire...l'annexion nazie, la montée du communisme et la fin de l'hégémonie soviétique pour Eva...

Ces quatre femmes , reliées par le fil de cette broderie qu'elles pratiquent avec un art consommé ne baisseront pas la tête, courageuses et fières.

Cette lignée de femmes , passionnées et férues d'indépendance, ne s'en laisseront pas compter, assumeront leur handicap avec dignité, feront de lui une Force ...
Marie, bienveillante et généreuse, Magdalena fraîche et fougueuse , robuste, Libuse et Eva résisteront au regard des autres, affronteront leur statut de Bâtarde.

Face aux regards curieux et accusateurs , inventeront leur destin âpre, avec modestie et ingéniosité, s'adapteront au changement , garderont « la tête Haute. »
Cette fresque familiale , une saga, au style enlevé, fluide et poétique , au ton juste et clair est un récit lumineux , à l'équilibre presque parfait ente « La Grande histoire », dans un pays bousculé de toutes parts, personnelle et individuelle , universelle ,...
Je remercie quelques ami(e)s qui se reconnaîtront de m'avoir fait acheter ce livre même si j'ai tardé ...
«  Que de vies basées sur le mensonge et les non- dits.
Et tout ça drapé dans les beaux discours des adultes et des politiques , sur la vérité . ... »
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berni_29
  22 août 2019
Giboulées de soleil, j'ai lu ce livre à l'occasion de la sélection du prix Cezam 2017.
Je m'en suis rappelé à l'occasion d'un voyage à Prague effectué en mai 2018. Au cours de ce voyage de quelques jours j'ai appris le décès de ma mère. Elle était très âgée, malade. Le voyage a donc été écourté. Sur le vol du retour je pensais à plein de choses qui se bousculait, plus tard je ne sais pas pourquoi, le récit de ce livre m'est revenu comme une lueur, comme un lien. L'image de ma mère, très féministe jusqu'à ses quatre-vingt-douze ans, était présente, elle qui avait connu la seconde guerre mondiale, côtoyé de près des résistants, portée l'enfant, - ma sœur aînée -, de l'un d'eux fusillé à l'âge de vingt ans en avril quarante-quatre, trois jours avant la naissance de ma sœur... Je me suis dit que ce roman était très beau, lui ressemblait, en tous cas, il y avait un lien invisible, un je-ne-sais-quoi, quelque chose que je lui dédie aujourd'hui... Puisse-t-elle m'entendre ou lire ceci, puisque cette histoire lui ressemble un peu...
Giboulées de soleil est le premier roman de Lenka Hornakova-Civade. C'est l'histoire d'une lignée de femmes bâtardes en Tchécoslovaquie de 1930 à 1980.
Elles s'appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. C'est donc une saga.
Les sagas en général, je n'aime pas trop, surtout lorsqu'il y a beaucoup de personnages. Or ici le récit se comprend facilement, les personnages peu nombreux sont magnifiques.
Puis vient l'écriture, belle, aussi belle que les personnages, qui donne la parole à ces trois femmes.
Ce roman parle de la mémoire, des souvenirs, du poids des secrets, des non-dits. Ce roman qui se situe en Tchécoslovaquie, pourrait se situer autant ailleurs, mais il y aussi le poids de l'histoire, le nazisme, le communisme, des engagements, quelque chose de militant que j'ai aimé dans la trajectoire de ces femmes.
J'ai trouvé l'écriture très belle. le ton est très juste. Ce livre a été pour moi un moment merveilleux.
Contrairement à ce que j'ai lu ici ou là, ce livre n'est pas uniquement dédié aux femmes. Pourquoi d'ailleurs le serait-il ? Ce livre parle tellement d'amour...
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isabelleisapure
  02 mars 2018
« Giboulées de soleil » donne la parole à trois femmes d'une même lignée, trois femmes tchèques, Magdalena, Liba et Eva qui donneront naissance à leur premier enfant hors mariage, une famille de bâtardes.
«On est des bâtardes de mère en fille, comme certains sont boulangers ou roi. »
Avant elle, Marie, elle-même fille-mère et qui, comme un pied de nez, est devenue sage-femme dans la campagne de Moravie où elle s'est exilée.
Il faut se souvenir qu'au début du XXème, un enfant sans père reste un bâtard même si ce père a souvent lâchement fui, et le mépris, voire la haine, ébranle leur enfance comme leur vie adulte, la ligne du père sur les papiers d'identité restera vide à jamais.
Mais ces quatre femmes de caractère reliées par le fil de la broderie qu'elles pratiquent avec art conservent la tête haute, fières, courageuses, elles affrontent le regard des autres, se construisent avec cette différence. Leurs vies s'entremêlent, Elles deviennent expertes en adaptation, goûtent chaque petit éclat de bonheur, rai de soleil au coeur de la giboulée :
« Les moments de grâce sont de cette nature, furtifs, insaisissables. »
Leurs existences sont aussi inscrites dans l'Histoire de leur pays, la proximité attirante de l'Autriche, le nazisme, la montée du communisme et l'arrivée des soldats russes installant l'autorité soviétique.
Lenka Hornakova-Civade trouve le ton juste et l'équilibre parfait entre l'histoire personnelle, individuelle et la grande Histoire qui est évoquée et rappelée subrepticement, sans lourdeur. « Giboulées de soleil » est un superbe premier roman qui fourmille d'idées lumineuses malgré l'âpreté des destins, trois portraits émouvants de femmes dignes et passionnées qui passeront leur existence à tenter d'inventer leurs vies et à se battre face aux regards accusateurs.

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sabine59
  08 novembre 2018

Premier roman superbe et inspiré ! L'auteure , d'origine tchèque, vit en France depuis un certain temps.

Nous suivons plusieurs générations de femmes tchèques, depuis l'après deuxième guerre mondiale, en 1946 , jusqu'aux années 1980. Leur particularité ? Nées de père inconnu...ou plutôt non reconnues .

Depuis Marie, la mère de Magdalena jusqu'à sa fille Libūse et la petite dernière, Eva, elles vont connaître un destin difficile, rythmé par les soubresauts de l'histoire tchèque, entre départ des allemands et l'occupation russe, l'instauration du régime communiste. Un destin féminin rude et passionnant, dans la campagne où elles seront montrées du doigt en tant que bâtardes .

Passionnées, fières, indépendantes dans ce monde peu fait pour les femmes seules, elles vont cependant réussir à survivre, et même à s'imposer.

Ce ne sera pas sans douleurs, angoisses, et non-dits empoisonnants, prêts à exploser.

Dans un style enlevé, fiévreux, poétique très souvent, l'auteure nous emporte dans une saga familiale prenante, entrecroisant vies féminines particulières et Histoire tourmentée d'un pays. Depuis que je suis allée à Prague, ville au charme fou, je suis friande de lire les auteurs de ce pays. Et ce livre a comblé mes attentes. Je le recommande!
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motspourmots
  09 mai 2016
A travers les trois portraits de femmes qui forment l'ossature de ce très joli premier roman s'écrit l'histoire de l'ex Tchécoslovaquie, au sortir de la seconde guerre mondiale. Magdalena, Libuse et Eva sont à la fois les héritières d'une histoire familiale et les témoins des profonds changements politiques et sociétaux du siècle dernier, qui ont influencé leurs vies. de mère en fille, elles assument l'absence de père, dans des circonstances certes différentes et subissent souvent pour le pire, le mépris voire la violence d'un beau-père qui préférerait ne pas avoir à assumer cette entorse à sa lignée. Pourtant, à chaque étape, de façon subtile, ces femmes progressent, belles et fières dans leurs choix, prêtes à tout pour survivre et donner une meilleure chance à la suivante, quitte à sacrifier leurs propres aspirations.

En filigrane se dessine aussi le destin d'une Tchécoslovaquie, orpheline de l'empire austro-hongrois, passée de l'invasion nazie à la main mise communiste avant que l'étau ne se desserre en même temps partout en Europe. Pour ces femmes, il s'agit de s'adapter comme toujours, à la grande Histoire et à la petite, façonnées toutes deux par les hommes. Magdalena rêvait de Paris comme un symbole de lumière et de liberté, sa petite fille, Eva, réalisera son rêve des décennies plus tard, aidée en cela par l'ouverture des frontières et par la littérature.

C'est un récit très personnel que nous livre Lenka Hornakova-Civade, un récit poignant duquel émerge la figure d'une quatrième femme, Marie, sorte de matriarche, mère de Magdalena et arrière-grand-mère d'Eva. Une femme forte, décidée à ne pas se laisser dicter sa conduite ni imposer aucune volonté. Une femme dure, traversée parfois de rares éclats de tendresse. Un sacré personnage, difficile à oublier.

Un très beau roman sur l'héritage, la transmission, les origines et la filiation, porté par de magnifiques voix de femmes courageuses et ambitieuses.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Abyssinia
  14 juillet 2019
Dans ce roman à la composition singulière est porté un lumineux récit de femmes dont les voix se révèlent être les résistances d'un phénomène héréditaire persistant, presque pathologique, qui se fait le motif d'une empreinte familiale et l'indice d'une histoire tchécoslovaque, l'inconscience d'un époque. Lenka Hornakova-Civade brode alors méticuleusement une contagion qui échoit trois générations de femmes à l'existence chargée d'intime. Un premier roman très réussi.

le récit, divisé en trois tableaux, trois romans, narre l'histoire de Magdalena, Libuse et Eva qui partagent la même plaie, celle d'être des « bâtardes », des femmes de pères absents, inconnus. À la proue familiale se hisse Marie, origine endémique, qui se caractérise par une brutalité nécessaire, presque touchante et dont l'esprit de fronde se diffuse dans chacun des destins des générations suivantes. L'agrément d'une exaspération, de la révulsion des regards accusateurs. Lenka Hornakova-Civade offre, dans une prose délicate et sans emphase, une oeuvre consistante, peut-être l'occasion de restituer un reflet du monde, d'une époque. Cette mise en perspective échappe justement à l'épuisement, malgré son systématisme, car l'histoire s'approprie la mémoire d'existences dans ses détails et ses affres, émancipées par le choix narratif de la première personne.

Lenka Hornakova-Civade capte la débâcle de l'existence, la pesanteur de l'héritage, des racines sans dénonciation accablante mais dans une prose alerte et nuancée. Giboulées de soleil est un enchantement incandescent.
Lien : https://lepointcul.wordpress..
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Fuyating
  20 mars 2020
Ce roman est triste et beau à la fois. Ils nous parle de trois générations de femmes, toutes des "bâtardes", des femmes fortes et déterminées pour qui l'amour compte plus que tout au monde.
À travers leur destin, nous découvrons l'histoire de leur pays, la Republique Tchèque, avec l'arrivée du communisme, la collectivisation des terres etc.
Nous découvrons les envies d'ailleurs de ces femmes, leurs interrogations, leurs craintes ainsi que le poids des secrets. Je les ai trouvé touchantes, dans leurs failles et leurs gestes d'amour maladroits.
Petit bémol : j'aurais bien suivi un peu plus les personnages, fouillé plus en profondeur certaines scènes, notamment les histoires d'amour qui m'ont paru beaucoup trop rapides et qui arrivaient un peu trop soudainement à mon goût. J'ai aussi été quelque peu désorienté par l'espace-temps à un moment, me perdant dans la narration.
Mais cela en reste un bon roman qui s'intéressent à des thèmes qui me touchent beaucoup : des destins de femmes et l'histoire de leur pays.

**Box littéraire**
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blandine5674
  18 novembre 2017
La fluidité et le style est un régal de lecture. de mère en fille, elles feront un enfant sans père. Pas de retour avant/arrière ni d'une époque à l'autre. Une chronologie que j'apprécie. En gros, 3 romans dans un pour 3 femmes qui vivent en Tchécoslovaquie (pensée pour Kafka). Un sujet bien connu en littérature, mais dans celui-ci ce ne sont pas des victimes. Non leurs ‘bâtardises' vont les rendent fières et leur donner de la force. de beaux portraits de femmes inoubliables que nous brode à petits points l'auteur (normal elles sont brodeuses !) Pourquoi Giboulées de soleil ? Je n'ai pas compris le titre.
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Herve-Lionel
  16 décembre 2016
La Feuille Volante n° 1098
GIBOULÉES DE SOLEIL – Lenka HORŇÁKOVÁ-CIVADE – Alma Éditeur.

Ce roman est partagé en trois livres, consacrés à trois femmes, Magdalena, Libuše, et Eva, qui se transmettent de mère en fille l'art de la broderie mais surtout le fait d'être nées de père inconnu, que leur géniteur soit un fils de patron, un soldat ou un ivrogne violent. Elles sont toutes des enfants de l'amour mais surtout des bâtardes et se transmettent cet absence de père comme une charge, une interrogation, un peu comme si un destin briseur de rêves la leur imposait. Elles l'acceptent comme une fatalité mais avec détermination cependant et chacune d'elles souhaitent ardemment que son enfant puisse exercer son choix et qu'on ne lui impose pas celui des autres. Pourtant tout commence avec Marie, la mère de Magdalena, à Vienne où elle était l'assistante et la maîtresse d'un gynécologue juif qui l'abandonne alors qu'il fuit avec sa famille face aux premières menaces nazies. Marie s'était réfugiée à la campagne avec sa fille, comme serveuse dans une auberge et accoucheuse à l'occasion. Puis naît Magdalena qui rêvait d'épouser josef mais doit se contenter d'un boiteux violent dont aucune femme ne veut parce qu'une bâtarde ne peut pas choisir. Libuše rêvait de Paris comme d'une destination lointaine et inaccessible. Eva enfin, très originale et exubérante, pertinente et impertinente, curieuse de tout et avide de liberté. C'est grâce à elle que les mensonges, les secrets et les non-dits de cette famille éclatent enfin. C'est avec elle aussi que s'interrompt cette malédiction.
Ces quatre femmes auront bien sûr des frères et des soeurs, seront mariées, mais pas avec le père de leur première fille. Ce mariage arrangé fera d'elles des victimes et le bonheur sera absent de cette union mais elles garderont le secret d'un amour impossible. La broderie, legs commun, sera pour elles une forme de liberté, d'évasion, de voyages impossibles, surtout pour Libuše. Leurs vies personnelles d'errance croiseront la grande histoire, celle de la Tchécoslovaquie bousculée par les événements politiques depuis l'empire austro-hongrois jusqu'à l'instauration et la fin du communisme, dont l'utopie, les mensonges et les erreurs sont omniprésents dans ce roman, en passant par l'occupation nazie. Seule Eva, l'arrière petite-fille de Marie connaîtra Paris, symbole de lumière et de liberté, réalisant ainsi le rêve de toute cette lignée de femmes. Parmi ces quatre récits, celui consacré à Eva est le plus pétillant, le plus ensoleillé. Dans « l'autoportrait » qui suit ce roman, l'auteure confie qu'il y a un peu d'elle-même dans ce livre et il est difficile de ne pas voir son empreinte dans le personnage de cette dernière jeune fille.
C'est donc un roman personnel et émouvant, chargé de symboles aussi, celui de ces femmes fortes, déterminées mais pas résignées, dans une société marquée par la violence, la compromission et l'hypocrisie. L'auteure s'attache son lecteur par son style poétique, spontané, parfois puéril mais toujours fluide et agréable à lire. Elle est de nationalité tchèque mais a écrit ce premier roman directement en français ce qui est sa manière de se l'approprier pour exprimer, selon elle, plus facilement son message et la subtilité des sentiments. Ce n'est pas si fréquent qu'un auteur exerce ce choix, j'y vois un hommage à la France où elle vit et à notre belle langue au point qu'elle considère que le texte ainsi écrit est l'édition originale de référence qu'elle traduit elle-même en tchèque.
© Hervé GAUTIER – Décembre 2016. [http://hervegautier.e-monsite.com ]
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Ritonussius
  13 avril 2016
Écrite en français par une romancière tchèque (chapeau !), la saga de ces remarquables femmes s'inscrit fort judicieusement dans les cinquante années de l'histoire de la Tchécoslovaquie qu'elles traversent. Ce fond historique, si important dans la destinée des « bâtardes », est subtilement et clairement évoqué, ni trop, ni trop peu, et toujours rapporté au contexte du roman. Quant aux femmes, elles sont toutes magnifiques et magnifiées par l'écriture. Je trouve qu'elles se ressemblent dans leur volonté de vivre et de survivre malgré tout, malgré la « malédiction » qui les frappe toutes. Mais chacune d'elle est aussi singulière, et l'auteure a su déjouer le piège qui en aurait fait de l'une le clone des autres. Chaque femme est l'héroïne de son propre roman. Chacune a sa vie, sa personnalité, ses rêves, ses lubies, son parler. Les lieux, les évènements, les autres personnages, les relations, les interactions entre eux sont autant de réussites. L'intrigue est toujours là, les événements toujours tapis dans les pages à venir ; il y a une forme de suspense qui donne envie. le style est vivant, travaillé sans être trop recherché, trop apprêté. On y manie aussi parfois l'humour et la dérision. Au fond, rien n'est irrémédiablement tragique, même les plus sombres moments. C'est un texte, malgré les embûches de la vie, délibérément optimiste, à la gloire de la Femme bâtarde, une différence qui, grâce à l'auteure, devient une… « distinction » ! Enfin, les dialogues sont très réussis. Bref, c'est, de mon point de vue, un magnifique roman qui, je l'espère, connaîtra un succès mérité. Je suis épaté par le maniement de notre langue dans ses plus intimes nuances.
Lien : http://www.auteur-roman-nouv..
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