AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2362792439
Éditeur : Alma Editeur (01/02/2018)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 17 notes)
Résumé :
« Dans les contes de mon pays, il y a souvent trois fées qui se penchent sur le berceau du bébé pour lui souhaiter une vie de telle ou telle couleur, sous de bons auspices ou au contraire pleine d’embûches. À quoi cela tient-il ? À leur bonne humeur ? » Il était une fois, en 1988, une jeune fille envoyée en colonie de vacances en France par le parti communiste tchécoslovaque. Au dernier moment, sur le quai de la gare de l’Est, Ana refuse de rentrer. Elle vient d’avo... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
motspourmots
  05 février 2018
"La verrière, le lieu d'ailleurs, le plafond en verre pas très propre, en attente d'une grande douche ; en levant le regard, aucune idée d'où nous nous trouvons, dans quelle gare, dans quel pays ; et entre le ciel et nous, un filtre, un sfumato pour arranger les contours du monde."
Après la force et le souffle de son premier roman, Giboulées de soleil, j'attendais avec une certaine curiosité le nouveau livre de Lenka Hornakova-Civade... ce fameux passage réputé si difficile au second roman lorsque le premier a ému, enthousiasmé et même reçu les lauriers du Renaudot des Lycéens. Ce qui surprend c'est un abord presque assagi, une écriture plus assise, plus confiante aussi. Là où primait la passion des Giboulées de soleil, on trouve à présent un regard presque apaisé, toujours aux aguets mais tourné vers l'essentiel, le regard d'un artiste. Une verrière sous le ciel ... comme pour se protéger des Giboulées de soleil sans se priver de la lumière ni de la chaleur.
Ana a tout juste 18 ans lorsqu'elle refuse de monter dans le train qui, depuis la Gare de l'Est doit la ramener en Tchécoslovaquie avec le groupe organisateur de cette colonie de vacances patronnée par le "parti frère". Nous sommes en 1988 et personne ne devine encore que bientôt sonnera la fin du bloc de l'est. Livrée à elle-même, sans argent et sans réel vocabulaire français, Ana va rencontrer la mystérieuse Grofka au Père Lachaise où ses pas l'on conduit puis trouver refuge dans un café, auprès de Bernard, le patron et surtout des clients, fidèles ou de passage. Parmi eux, Jacob et Yakoub, le vieux juif et le vieil arabe qui parlent tous les jours du soleil de la méditerranée mais également Eugène et Albert. Ce dernier, artiste peintre fait d'Ana son modèle sous la verrière qui lui sert d'atelier.
Dans l'esprit d'Ana, à travers son regard se mêlent les cultures, les souvenirs et les aspirations. La réalité vient corriger certains rêves mais également en susciter d'autres. de Prague à Paris, les images s'assemblent, se métamorphosent et la jeune fille avance en tentant de réconcilier les mondes et de s'adapter à celui qui s'ouvre à elle. Elle regarde, observe, écoute et façonne le début d'une autre vie.
"Est ce que chaque personne trouve son propre poème ? Ou même plusieurs ? Pour les jours tristes, pour les jours heureux, pour les jours d'hésitation, d'amour, de doute et de colère ? Je voudrais confier aux nuages voguant dans le ciel de France un message qu'ils transporteraient jusqu'à Prague, je voudrais que ce soient les nuages qui fassent le pont."
Il est question de liberté dans ce livre, lorsque la liberté devient un apprentissage, que l'on en mesure le potentiel autant que les limites. Un apprentissage qui trouve dans l'art un moyen d'expression autant qu'un vecteur de transmission. C'est fait avec beaucoup de poésie et de finesse dans la construction pour parvenir à faire passer ce que représente cette alchimie complexe qui conduit à la découverte de soi par le prisme du monde qui nous entoure.
C'est une fois refermé que l'on mesure l'extraordinaire richesse de ce livre, construit comme une sorte de kaléidoscope. Et qui se lit comme on décrypterait ce que raconte un tableau... Oui c'est ça. Quelque temps après, cette lecture m'a fait penser à une visite thématique que j'avais eu la chance de faire au Louvre avec un spécialiste d'Histoire de l'Art qui nous avait "raconté" les tableaux et révélé leur sens au-delà de la simple reproduction. C'est exactement ce que j'ai ressenti avec ce livre. L'impression de lire un tableau. Alors chapeau l'artiste !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          202
saphoo
  04 juillet 2018
Un peu de mal de décrire cette lecture qui a un parfum de conte. D'emblée j'ai adoré le style, le personnage qui sait dire NON ! Et a choisi de s'émanciper le jour de son anniversaire de ses 18 ans, c'était un heureux hasard car ce jour, elle se trouvait sur le quai de la gare de l'EST pour prendre le train qui la ramenait vers son pays et sa famille. "la gare, ce lieu de nulle part, j'en sors à peine. C'est un endroit où on n'est pas encore tout à fait arrivé, ni encore reparti vers n'importe quelle destination. Comme si elle appartenait à un autre pays, à la lisière du dehors et du dedans."
C'est pour elle un nouveau départ, une nouvelle vie, une liberté enfin acquise. Son passeport en poche, c'est aussi un passeport pour le droit d'aller ailleurs et surtout de quitter son pays.
L'ambiance, les personnages, qui entoure Ana font que ce petit monde est fort charmant notamment , Bernard le barman, les deux grand-pères Jacob et Yacoub ils sont adorables. Ils parlent de météo, celle de leur pays, celle d'un autre temps. "C'est la mer de l'enfance pleine de tendresse même par un temps d'orage." "En entrant, ils virginisent l'espace pour pouvoir parler seulement de l'essentiel, de la lumière du matin au bord de la Méditerranée, de la couleur du désert qui s'invite régulièrement à la table et dans les cheveux des gens, d'un pays où le temps flemmarde gentiment."
C'est à l'image de ce livre, pleine de tendresse, de silence, et de solitude et pourtant tellement d'espérance, de solidarité, d'amour entre les personnages.
Ana, est comme une icône, elle reste silencieuse, gardant son secret pour elle. On l'accepte comme elle est. Et puis, il y a Albert et sa verrière, l'artiste, la muse , la somme d'une histoire.
On est transporté à la lecture de ce conte, arrivé à la fin, une envie de revenir au début comme pour rester enfermer dans cette bulle, sous cette verrière et puis aller chez Bernard, prendre un petit noir accoudé au zinc et se laisser emporter par les souvenirs de Jacob et de Yacoub.
Il y a comme ça, des mots qu'on aimerait qu'ils s'animent, qui auraient le pouvoir de nous enchanter à jamais.
Très belle lecture et un style admirable.
Je n'ai pas encore croisé le premier roman de cette auteure, je compte bien le trouver.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
fuji
  19 février 2018
La jeune fille qui dit NON
Conte d'apprentissage.
Il était une fois une jeune fille qui vivait bien loin de la Tour Eiffel, du Sacré Coeur et de Notre Dame de Paris. Elle venait d'un pays de l'Est, la Tchécoslovaquie.
Il y a seulement huit jours son père lui avait dit : « Tu pars en colonie de vacances à Paris. »
« Pour une fois ils étaient d'accord. Cette nouvelle fut une telle surprise pour moi que mon silence ébahi fut pris pour un accord. J'aurai voulu me révolter mais, je ne savais pas comment. Ne pas y aller, c'était rester avec eux ; y aller, c'était courber l'échine, plier. Non, ça n'aller pas fort entre nous… »
Oui, mais voilà, à la fin de son séjour « la jeune fille » a dix-huit ans. La majorité, le sésame vers la liberté ?
Mais pour cela il a fallu oser dire NON. Faire plier les adultes à cette volonté toute neuve d'émancipation.
Alors ses pas la conduisirent au-delà des murs de cette gare… C'est là, ici et maintenant, que tout est possible.
Ses pas l'emportent, elle a des « semelles de vent », qui la conduisent vers le cimetière du Père Lachaise, où gisent des gens célèbres.
Au détour d'une allée quelqu'un la domine et ne s'adresse qu'à elle, alors qu'il y a foule.
Cette forme dit s'appeler Grofka, est-ce une bonne fée ou bien autre chose ?
La jeune fille devient Ana. La fée l'emmène dans un café où elle entre comme chez elle. Va s'ensuivre une pantomime de présentation qui rend le lieu encore plus étrange. Et trois petits tours et Grofka s'en va.
Au Café de la joie du peuple, il y a les habitués et leurs rituels.
Au bout du bar, il y a un cagibi avec son fenestron…
La jeune fille qui a dit NON, apprend la liberté, elle a une seule certitude, d'où qu'elle vienne, où qu'elle vive désormais, « l'enfance ne se traduit pas ».
La chenille Ana tisse de fils de soie son cocon, jusqu'en avril 1989. Muette, elle se nourrit du quotidien de Bernard, le patron du café, de Jacob et Yacoub les fidèles, d'Eugène l'esthète et surtout d'Albert peintre-sculpteur.
Chacun lui apporte quelque chose.
Les nuits lui appartiennent, elle foule les rues de Paris, elle engrange, les lieux, les senteurs, les mystères de cette ville où elle vit désormais.
Albert sera un vecteur vers la vie, vers la beauté et qui lui apprendra à décupler sa capacité de voir.
« Et puis, on le dit bien dans les livres saints : au début il y avait le Verbe. le silence n'est pas mentionné. »
Devenue chrysalide, Ana, sous la verrière de l'atelier d'Albert, la lumière l'enveloppant de ses couleurs toujours changeantes, continue à ne pas se révéler.
La chrysalide, découvre les anecdotes du pays, les réflexions sur la liberté. Par un jeu de miroir, elle confronte les valeurs de son pays d'origine à celles de sa terre d'accueil. Elle fait semblant de s'abandonner aux autres mais pour mieux se découvrir.
Elle aura sa vérité à elle mais sans l'imposer aux autres, elle se forge, se renforce, encore et encore.
Le papillon est prêt à prendre son envol. Les ailes d'Ana s'ouvrent sur L'histoire revisitée, les fondements et les matériaux sont là.
Le papillon se pose dans les dernières pages et il nous cueille comme un uppercut.
Car il y a un moment où il y a devoir d'émancipation, se créer, se libérer.
Il était une fois, la liberté de « celle qui' s'inventa, à l'aube de la jeunesse et au moment où elle peut se croire immortelle.
Lenka nous offre un conte d'une force inouïe, du silence éloquent à l'obscure clarté, une vie en devenir.
Une narration parfaitement maîtrisée, une identité littéraire.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 19/02/2018
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Cacha
  09 juillet 2018
En 1988, un an avant la chute du mur de Berlin, une jeune tchécoslovaque décide (le décide-t-elle seule ?) de rester en France après un séjour de vacances. Elle vit dans un café où l'a conduite un femme mystérieuse, prénommée Grofka. Elle s'éprend d'un peintre, d'où le titre du récit.
Nous faisons la connaissance de plusieurs personnages aux caractères affirmés, venus de divers points de la planète, tous différents et qui feront l'éducation française de la jeune femme.
Ce roman représente à mon avis un hymne à la liberté, contre toutes les dictatures, de quelques bords qu'elles soient. Il est empreint de poésie et magnifie l'art, l'autrice étant aussi peintre.
Commenter  J’apprécie          150
MaminouG
  10 février 2018
Lorsque j'ai beaucoup aimé un premier roman, la crainte est toujours latente d'être déçue par les suivants, et surtout le deuxième. En l'occurrence, il n'en est rien. Et "Une verrière sous le ciel" de Lenka Horňàkovà, lu dans le cadre de la dernière Masse Critique est une pure merveille.
Je remercie très chaleureusement Babelio et les Editions Alma pour ce moment de lecture.
Il s'agit de l'histoire d'Ana, jeune Tchécoslovaque de 18 ans qui refuse de prendre le train pour rentrer chez elle après une semaine de colonie de vacances en France organisée par le Parti Communiste. L'histoire débute donc sur un quai de la Gare de l'Est à Paris, nous sommes en 1988. Ana se retrouve seule, sort de la gare et ses pas la mènent jusqu'au cimetière du Père Lachaise, sur la tombe du peintre Modigiliani.
C'est là qu'elle rencontre Grofka, sortie d'on ne sait où, une fée amicale ou maléfique, réelle ou rêvée "Au début, j'ai pensé que Grofka était une fée ; je la crois de plus en plus une sorcière…" "Dans les contes de mon pays, il y a souvent trois fées qui se penchent sur le berceau du bébé pour lui prédire son destin…" Celle-ci, après lui avoir demandé de rester muette, conduit Ana jusqu'au café tenu par Bernard et la cache dans un réduit situé près du comptoir. A la manière d'un conte, l'auteure va nous guider aux côtés de l'héroïne, en quête d'une nouvelle vie, d'un avenir inventé, de la liberté.
Petit à petit apparaissent des personnages variés tous particuliers : Jacob et Yacoub, qui viennent chaque matin boire leur premier café, Eugène et Albert le peintre, Marie-Pierre ou Maria, on ne sait trop et même ce Monsieur ON dont parle Ana comme d'un maître ... Tous auront une importance dans sa nouvelle vie, dans sa recherche de liberté. Elle va apprendre de chacun, se mettre à parler, s'interroger, aimer, souffrir, grandir.
Lenka Horňàkovà m'a régalée de sa belle écriture, puissante, forte, élégante, poétique et parfaitement maîtrisée. "Avril appâte le monde avec la promesse de jours plus longs et de plus en plus chauds." Elle m'a émue par ses références à la peinture, aux fleurs et à leur symbole, au rouge des oeillets, à la rose et son parfum, par ce constant parallèle entre la vie d'Ana et les changements politiques… 1989… la chute du mur, l'envolée d'Ana. Ana qui progresse grâce à l'amour d'Albert, et qui continuera de chercher sa liberté.
"Une verrière sous le ciel", comme une trouée qui permet de voir au-delà des nuages, un horizon qui s'ouvre, se découvre, une lumière qui entre dans la vie et la sublime, un essor vers la liberté. "Une verrière sous le ciel", un magnifique roman initiatique.

Lien : http://memo-emoi.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
AifelleAifelle   03 février 2018
Contre un mur il y avait des étagères jusqu'au plafond, toutes garnies de livres, tous sens dessus dessous, on les aurait crus en grande discussion si ce n'est en pleine dispute. Ma mère en aurait été morte d'indignation et de colère. Elle aurait tout rangé, nettoyé, ordonné, clarifié. La vision de ma mère astiquant la pièce, avec torchon et serpillière, m'amusait. J'ai souri. En réalité, pas trace d'une main de femme ici. Pourtant tout respire, transpire la femme, ça exhale le suave et le sauvage, jusqu'à la moindre poussière. A cause de la lumière peut-être, la seule chose qui ne manque pas dans cet espace.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2018
Au printemps, Paris devient trop vaste, trop minérale, pas assez colorée. Je pense aux promenades sur la colline de Petrˇín montant de la berge de la Vltava jusqu’au Château, à la bibliothèque et au monastère de Strahov, un lieu intemporel. L’endroit possède à la fois une gravité, augmentée par les enduits qui tombent régulièrement des murs séculaires, et une coquetterie baroque, dans les volutes, les courbes, les doublures des éléments décoratifs, qui ne font que couvrir les premiers traits romans puis gothiques. Tout cela lézardé par le temps et dissimulé par la fumée du mauvais charbon. Tout Prague est un peu comme ça, grisâtre et enfumée, comme les intérieurs des églises à cause des bougies. Sous le voile anthracite sommeille la Belle aux cent tours. Moi, je la vois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2018
 Je suis né à Salonique, en Grèce. J’aurais pu naître à Smyrne, Belgrade, Istanbul, Venise ou encore ailleurs. Mon père était négociant et voyageait sans cesse. Ma mère l’accompagnait partout, par amour, je me plais à le croire. Je suis né dans le siècle naissant et à la fin des deux empires. Oui, ils étaient déjà bien moribonds à ce moment-là. Les Habsbourg et les Ottomans s’éteignaient de concert. Les cartes allaient être rebattues, et celle du monde redessinée. Remarque, rien n’est aussi fécond en remue-ménage des frontières que la fin d’un empire. On parle de la liberté retrouvée en s’enfermant. J’ai vécu ça. Il nous fallait alors des passeports et tout un tas de papiers et d’autorisations. C’était drôle de découvrir que l’on était étranger partout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2018
J’ai bien plus de quatre-vingts ans. Rien que d’y penser... ma mémoire va bientôt me jouer des tours. J’oublierai la majorité de toutes ces langues, toutes peut-être, ou alors j’oublierai certains mots dans toutes les langues qui m’habitent, ou alors tout va se mélanger et chaque phrase sera incompréhensible. Mais il y a des mots qui restent, des sons ineffaçables. Ton nom, Ana, sais-tu combien il est beau et doux ? Essentiel pour moi. En turc, ton nom, Ana, veut dire la mère.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2018
J’arrive à reconnaître à son souffle sa satisfaction ou son irritation. Quand il déchire les feuilles, casse des verres et des bouteilles, balance contre le mur la terre qu’il est en train de modeler, pas besoin de traduction.
Quand il est content, il lève la main, je me fige. Lui assis dans son observation, moi dans ma pose. Deux statues à respirer le même air.
Ensuite, il s’anime d’une énergie que je ne connais pas. Dense, contenue et écrasante à la fois. Il se saisit d’une planche avec des papiers, ou d’un bloc à dessin, ses yeux font des allers-retours entre son papier et moi. L’œil, la main, le modèle, une espèce de triangle se crée dans le bruit à peine perceptible et régulier que produit s
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Lenka Hornakova-Civade (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lenka Hornakova-Civade
3 minuty s ... Lenka Civade - Lanýže
autres livres classés : littérature tchèqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox

Autres livres de Lenka Hornakova-Civade (1) Voir plus




Quiz Voir plus

After tome 1

Avec qui Tessa devient ami en cours de littérature ?

Hardin
Landon
Molly
Steph

15 questions
406 lecteurs ont répondu
Thème : After, tome 1 de Anna ToddCréer un quiz sur ce livre
. .