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ISBN : 2702448798
Éditeur : Le Masque (11/04/2018)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Alan Conway est un auteur de romans policiers à succès. Susan Reynolds, son éditrice, est ravie de lire son nouveau manuscrit, qui a tout pour plaire au plus grand nombre de lecteurs. Mais alors qu'il manque les trois derniers chapitres et le dénouement de l'histoire, Alan met fin à ses jours.
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Holon
  15 juillet 2018

Comptine mortelle de Anthony Horowitz est un hommage à tous les auteurs de romans policiers à énigmes, tels Arthur Conan Doyle, Agatha Christie. Un roman dans un roman deux énigmes à résoudre. Dans le premier volet nous avons tous les ingrédients qui ont fait le succès du genre, petit village anglais, notables et un Sir avec son château, une mort accidentelle et un meurtre. Mais comme tout ceci est une fiction l'auteur Alan Conway a remis un manuscrit incomplet et son éditrice Susan Reynolds part à la recherche du dernier chapitre du roman. J'ai adoré ce roman subtil et disons le mot délicieux. La grande question de l'auteur est le roman policier parce qu'il est populaire peut-il se targuer de faire partie de cette grande famille qu'on nomme littérature. A ceux et celles qui ont lu Seul le silence de R.J. Ellory, le lecteur de cadavres de Antonio Garrido, La Veille de presque tout de Victor del Arbol …. Soyez rassurés ces auteurs et bien d'autres n'ont rien à envier à Hemingway, Fitzgerald et Zola. Pour en revenir à ce roman Comptine mortelle le meilleur que j'ai lu cette année et j'espère un retour à ce style de polar énigmatique et prenant.
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Marylou26
  21 août 2018
Anthony Horowitz est un écrivain, mais également un scénariste pour la télévision. On lui doit les séries Inspecteur Barnaby et Hercule Poirot entre autres. À travers Comptine mortelle, il rend hommage au roman policier à énigmes « à la Agatha Christie ». Il réfléchit sur notre attirance pour ce genre littéraire, de même que sur la relation d'amour-haine qu'un auteur peut développer avec son personnage récurrent. Roman dans le roman, l'histoire commence avec Susan Ryeland, éditrice, qui s'installe pour lire Épitaphe de la pie, dernier roman de son auteur Alan Conway, qui, tour de force, s'avère très prenant. D'entrée de jeu, elle évoque les bouleversements négatifs que cela va avoir sur sa vie, et la voilà bientôt partie sur les routes de la campagne anglaise, of course, à la recherche de pages manquantes qu'elle n'est peut-être pas supposée trouver... Dans mes coups de coeur de 2018 assurément.
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lemiroirdeslivres
  03 mars 2019
Il y a deux romans en un. D'un côté, le dernier roman d'Alan Conway (un auteur fictionnel) qui suit l'enquête d'un détective dans une petite ville. de l'autre, une éditrice qui cherche les dernières pages manquantes du manuscrit pour pouvoir l'éditer. Elle va devoir, elle-même, enquêter sur la mort de l'auteur, Alan Conway, qui est survenue quelque temps après l'écriture de son dernier roman.
J'ai vraiment apprécié la première histoire, certes classique, puisque suivre un détective anglais sur une enquête complexe, ça fait penser à beaucoup de polar célèbre. Mais ça m'a vraiment happé et je me suis retournée le cerveau pour trouver le coupable. J'ai également aimé le fait qu'on suit au plus près la psychologie de tous les suspects, et retrouver l'ambiance d'une petite ville de campagne, où l'on cache beaucoup de secrets. le détective en question est sympathique à suivre. Il est malgré tout un peu effacé, mais le plus important est l'enquête. Et elle s'avère assez bien pensée. On a tout un jeu de fausses pistes. Je trouve cependant que ça se conclut rapidement,c'est un peu dommage. Cependant, dans l'ensemble c'est une histoire qui donne envie de tourner les pages.
L'autre histoire, celle où l'éditrice Susan est le personnage principal, est un peu moins emballante. Déjà, Susan est énervante, elle a un côté superficielle qui me tape sur les nerfs. L'enquête qu'elle mène est certes captivante, mais sa conclusion est décevante. Un peu trop romancé d'ailleurs la confrontation entre le coupable et elle, pour une histoire censée se dérouler dans notre monde et pas dans un roman d'Agatha Christie. Et puis cette façon que les personnages de cette histoire ont de nous faire comprendre que pour eux, les polar c'est pas de la vraie littérature, ça m'a vraiment saoulé. Susan, même si elle répète souvent son amour pour les romans policiers, a parfois tendance à penser plus chiffres d'affaire qu'autre chose. Son copain, professeur de grec, utilise le terme de "pseudo-littérature" pour désigner les polars, et compare ce genre à de grands auteurs grecs, comme pour dire il y a de la bonne littérature et de la mauvaise. Puis il y a Alan Conway lui-même, finalement loin d'être le plus détestable, qui n'écrit cela que parce que ça se vend.
D'un côté un roman, malgré tout, qui rend hommage à ses plus grands prédécesseurs et de l'autre une enquête pourtant intéressante mais qui se conclut comme un téléfilm de l'après-midi, avec des personnages qui tapent sur le système.
D'un côté, une histoire sympathique, de l'autre une histoire décevante. Et en plus, ces deux histoires ne se rejoignent jamais comme peut le faire croire le résumé. C'est sûrement pour ça, que plus j'y pense, plus j'apprécie encore moins l'histoire avec Susan.
J'adore l'idée de mettre deux romans en un seul, mais ici c'était complètement inutile. Si je voulais découvrir des jeux de mots, j'aurais fait un mot croisé, pas lu un roman de 400 pages.
En vrai, ce fut une lecture captivante dans le sens où je me suis vraiment creuser les méninges pour trouver les coupables. Même une lecture sympathique si on ne compte que l'histoire du grand détective Fidèle Staupert. Mais quand la fin me déçoit, j'ai tendance à être dure dans mes critiques alors qu'il n'y a certainement pas tout à jeter dans ce livre. Je vous le conseille même, si vous aimez les énigmes.
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kadeline
  03 avril 2018
Avec comptine mortelle, Anthony Horowitz nous offre deux romans en un. D'un côté, on découvre l'épitaphe de la pie, manuscrit de l'auteur Alan Conway, écrivain de policier avec un style très Agatha Christie. de l'autre, on suit Susan, l'éditrice d'Alan Conway qui lit épitaphe de la pie et découvre que non seulement le manuscrit n'est pas complet et qu'en plus son auteur se serait suicidé. Elle part donc à la recherche des pages manquantes.
Deux histoires parallèles, deux styles d'écriture, deux typo, deux numérotations en parallèles pour une vraie réussite. C'est maitrisé, d'une qualité égale et passionnant.
L'épitaphe de la pie est basée sur une comptine en 7 vers, le roman a donc 7 parties. C'est effectivement un très bel hommage à Agatha Christie, tout y est : l'ambiance petit village où tout le monde se connait donc tout le monde est suspect, la structure du texte, l'enquêteur extérieur, les indices déciminés mais avec une révélation qui n'a lieu qu'à la fin…
Dès le début avec la présentation des personnages se préparent pour l'enterrement en laissant des pistes sur la vie de la morte, leur relation avec elle et entre elle et ceux du village, on oublie qu'on lit un livre dans un livre. Comme l'éditrice, on veut le fin mot de l'histoire et on espère qu'elle va vite nous la fournir. Avec l'enquête de Susan, on n'est pas en reste. Ses interrogations, les personnes rencontrées et sa façon de mettre le manuscrit et la « vraie vie » en parallèle fonctionne aussi très bien.
Comptine mortelle est le genre de livre qui mérite d'être relu pour découvrir tous les petits indices dispersés, toutes les références plus ou moins évidentes, les jeux de mots, les fausses piste… C'est une excellente lecture, encore merci babelio pour cette rencontre et le masque pour ce roman.
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som
  21 mai 2018
Lorsque Susan Ryeland se plonge dans la lecture du dernier manuscrit d'Alan Conway, l'éditrice ne se doute en aucun cas du pétrin dans lequel elle vient de de plonger.
Par un jeu extrêmement maitrisé (et amusé) de mise en abyme, Anthony Horowitz met en regard une enquête fictive de Fidèle Staupert (héros récurent des romans policiers d'Alan Conway), située dans une campagne anglaise chère à Agatha Christie, et un compte à rebours contre la mort entre l'éditrice et son auteur à succès. Sans dévoiler plus que de raison l'intrigue, on peut néanmoins indiquer que tous les ingrédients des romans à énigme et des séries de type « 24 heures chrono » sont mis au profit d'une dramaturgie aussi efficace que savoureuse. Même s'il on peut anticiper certaines situations, l'humour tout britannique de l'auteur et son parti pris assumé font de cette « comptine mortelle » un pur délice.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
somsom   21 mai 2018
p. 169 J’ai toujours aimé les romans policiers. Je ne me suis pas contentée de les éditer. Toute ma vie, j’en ai lu pour le plaisir, je m’en suis même gavée. Vous connaissez sûrement cet état d’esprit, lorsqu’il pleur dehors, qu’il fait bien chaud chez vous et que vous vous immergez totalement dans un livre. Vous lisez, vous lisez, les pages filent entre vos doigts jusqu’à ce que, soudain, il en reste beaucoup moins dans votre main droite que dans la gauche .Vous avez envie de ralentir mais vous continuez de vous hâter vers une conclusion que craignez de découvrir. C’est le pouvoir singulier des romans policiers, qui occupent, je crois, une place spéciale dans la littérature, parce que, parmi tous les personnages de fiction, le détective jouit d’une relation particulière et unique avec le lecteur.
Les énigmes policières traitent de la vérité, ni plus, ni moins. Dans un monde rempli d’incertitudes, n’est-il pas profondément réconfortant d’arriver à la dernière page, où chaque i porte un point, et chaque t une barre ? Les histoires policières imitent ce que nous vivons. Nous sommes cernés de tensions et d’ambiguïtés, que nous passons la moitié de notre vie à essayer de résoudre, et tout ne prend probablement un sens que sur notre lit de mort. Or, cet instant de plaisir où les choses s’éclairent, presque tous les romans policiers le procurent. C’est la raison même de leur existence.
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Marylou26Marylou26   10 août 2018
Quand je mourrai, je ne veux pas qu’on m’habille en noir. C’est trop sinistre. Promets-le moi. Je veux qu’on m’enterre dans une robe rose, avec un bouquet de bégonias dans les mains. (p. 14)
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Marylou26Marylou26   11 août 2018
C’est étrange, quand on y songe. Il y a des centaines et des centaines de meurtres à la télévision et dans les livres. Il est rare de voir un film sans une mort violente. Pourtant, dans la vie réelle, il n’y en a pratiquement jamais. À moins de vivre dans un endroit à haut risque. Pourquoi avons-nous tant besoin d’histoires policières ? Qu’est-ce qui nous fascine: le crime ou la solution ? Avons-nous un besoin primitif d’effusion de sang parce que nos vies sont trop sages, trop confortables ? (70)
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Marylou26Marylou26   10 août 2018
Tels étaient ses projets. Mais si la vie lui avait enseigné une chose, c’était bien l’inutilité de faire des projets. La vie avait son propre ordre du jour. (p. 84)
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Marylou26Marylou26   12 août 2018
Il n’est pas utile que nous aimions ou admirions nos détectives. Nous leur sommes attachés parce que nous avons confiance en eux. (p. 170)
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Videos de Anthony Horowitz (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anthony Horowitz
Entretien avec Anthony Horowitz à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com le 19 mars 2018. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman "Comptine mortelle".
Un grand merci à Fabienne Gondrand pour l'interprétation.
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Horowitz-Comptine-mortelle/1029323
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