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ISBN : 2012034942
Éditeur : Hachette (23/09/2015)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 23 notes)
Résumé :
À peine sorti de l'affaire Goldfinger, James Bond est propulsé dans une mission au rythme infernal.
Le contre-espionnage russe a en effet choisi de prouver sa supériorité technologique à l'occasion d'un Grand Prix automobile !
Sabotage et triche sont au programme, mais ce n'est là qu'une facette du dossier.
Car 007 découvre bientôt que le complot ourdi par les soviétiques concerne l'ordre mondial, et pas seulement celui des bolides sur la ligne ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  08 novembre 2015
♫Na, nanana-na, na-na-na, nanana-na...♪
Un indice pour vous qui êtes chez vous, Moore, Connery, Lazenby ou bien encore Danny DeVito l'ont incarné avec des fortunes diverses. Attention, il y a un petit piège d'à peu près 1,50 m!
Bond vient tout juste de régler le problème Goldfinger les doigts dans le nez.
Mais dans le métier, repos des braves, connait pas.
A peine le temps d'insérer la dernière VHS de son mentor, l'inspecteur Jacques Clouzeau, dans son betamax dernier cri que son tam-tam affiche déjà un message lapidaire de son boss le sommant de se bouger fissa.
Que je t'M, que je t'M, que je t'MMMMMM fredonne-t-il, sarcastique, sur le chemin du QG.
Le temps d'échanger courtoisement sur la météo et le prix exorbitant du ticket quatre zones, il n'en faut pas plus pour que notre agent spécial ne devine l'objet de sa nouvelle mission.
Dites-moi pas que les Russes présentent encore des velléités de suprématie mondiale !?
Dans le mille mimile, une longue pratique régulière permettant de telles familiarités entre ces deux serviteurs zélés de la Reine d'Ang'.
A toi la mini coupé sport 3 soupapes jantes alu et direction le centre d'entrainement automobile. Dans quelques jours, tu prendras le départ du Nürburgring. Nous subodorons un coup foireux du SMERSH - smiert chpionam - mort aux espions en Russe.
"Si compagno", s'empressera d'ironiser un James facétieux, affichant ainsi sa parfaite maîtrise linguistique.
Franchement, j'ai jamais été adorateur de la franchise Bond.
Trop maniéré, pas pour moi.
Le temps de prendre trois grosses claques cinématographiques avec un personnage totalement dépoussiéré incarné par un Craig habité et hop, ce sera Déclic Mortel et rien d'autre en MC.
Merci au passage à Babelio et aux éditions Hachette pour ce nouveau cadeau.
Horowitz aux manettes, grosse gageure que de vouloir marcher dans les pas du créateur emblématique, Ian Fleming.
En admirateur de la première heure, il lui rend ici un bien bel hommage en construisant une intrigue diabolique à souhait tout en y insérant tous les codes du genre. Bagnole, boisson, femme fatale, gadgets, vrai bon gros méchant, tout y est et y trouve sa juste place.
Le bonhomme reste classieux, flegmatique, sans jamais se départir d'un certain humour exacerbé dans les situations de crise dont il se sort toujours, forcément.
Ajouter à cela une écriture très visuelle permettant au lecteur d'imaginer un tel récit facilement transposé sur grand écran et c'est avec un réel plaisir que l'on referme ce nouvel opus susceptible de contenter les puristes comme les simples amateurs de l'espion au permis de tuer.
Le récit foisonne de rebondissements sans en oublier les quelques repos récréatifs de notre légendaire queuta.. - amateur du beau sexe - épicurien.
Une très belle surprise.
3,5/5
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Commenter  J’apprécie          3819
Davalian
  19 décembre 2016
Après deux ouvrages apocryphes consacrés à Sherlock Holmes, Anthony Horowitz peut se prévaloir d'une expérience en tant que continuateur. Son intervention dans la saga 007 est d'autant plus attendue qu'elle fait suite à romans de qualité très inégale et nous promet de s'inspirer de notes laissées par le grand Ian... tout un programme !
Hélas très rapidement, la déception prend une place sans cesse grandissante. Horowitz est un auteur qui sait écrire et cela se remarque. Son style est celui d'un écrivain professionnel. Certaines tournures qui reviennent assez souvent sont lassantes. Nous sommes parfois à la limite d'une annonce de cirque : vous croyez que 007 est mort et bien non Mesdames et Messieurs ! le roman est par ailleurs particulièrement long... beaucoup trop long ! Certes, il y a eu un important travail de recherches mais est-il pertinent de le faire comprendre à chaque chapitre ?
Nous ne sommes pas dans un pastiche, mais nous n'en sommes pas loin. La proximité avec Colonel Sun peut se défendre. Certains personnages sont à la limite de la caricature, notamment celui qui se révèle être le grand méchant. le type en question est une blague ! Jeopardy Lane est une alliée intéressante mais qui sert uniquement de faire valoir temporaire. Ian Fleming n'hésitait pas à laisser des commentaires misogynes assumés, Horowitz lui n'ose pas... quitte à privilégier un personnage qui apparaît et disparaît au bon moment et connaît tout ce qu'il faut savoir au bon moment. Est-ce mieux ? Et dire que nous avons également droit à un stéréotype honteux... qui permet de se débarrasser d'un autre personnage dont l'auteur ne sait plus quoi faire.
Que dire de 007 ? L'on nous vante un Bond cruel, plus proche de l'original. Sauf que nous en sommes loin. Certes, il se comporte de manière assez déplorable avec les dames, mais ne paye-t-il pas ce choix ? A deux reprises, notre agent secret est confronté à un dilemme... et le voici qu'il se transforme en gentil héros... après un temps de suspens franchement ridicule.
L'intrigue est prévisible et s'inspire allègrement de James Bond contre Docteur No (le film donc) et d'Entourloupe dans l'azimut. La première partie du roman (qui est dominée par une course automobile inspirée de Fleming) est par ailleurs totalement déconnectée du reste. L'auteur a absolument voulu recaser ce passage en remplacement d'une partie de cartes ou de hasard... le résultat est pour le moins hasardeux. Il y a juste une piqûre de rappel à la fin, histoire de récupérer un personnage et de créer un pseudo effet de surprise.
Il ne suffit pas de replacer James Bond dans les années 1950 pour faire comme Ian Fleming. D'ailleurs toutes les références à Goldfinger ne servent à rien sinon à agacer. Il s'agit ici clairement d'un argument commercial. le rôle laissé à Pussy Galore est d'ailleurs proprement scandaleux. Tout comme certains commentaires, laissés ici et là. Les stéréotypes sont nombreux et le pas de la discrimination est franchi à plusieurs reprises.
Déclic mortel profite donc d'un bel emballage éditorial mais peine à se hisser à la hauteur de l'oeuvre de Sebastian Faulks (qui a écrit le meilleur 007 - traduit en français - depuis Raymond Benson). Antony Horowitz déçoit, malgré une forte attente et un potentiel évident.
Payer le prix éditeur pour rester sur un tel ressentiment est aussi révoltant qu'écoeurant.
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Kenehan
  26 novembre 2015
De "Dr No" à "Spectre", j'ai vu, revu et re-revu l'intégralité des 24 films de la saga (25 si je compte le remake "Jamais plus jamais" qui n'appartient pas aux productions EON). Dire que j'aime cette franchise est un euphémisme. J'ai grandi avec et il y a peu de chance pour que je ne continue pas à suivre les prochaines aventures. Ca c'est pour le pan cinématographique de James Bond. du côté littéraire, c'est une tout autre histoire. Je n'ai commencé les romans d'Ian Fleming que très tardivement. Actuellement, je suis en train de lire le quatrième tome : "Les diamants sont éternels". Je suis donc loin d'en avoir terminé avec l'agent 007 en ce qui concerne ma PAL.
"Déclic Mortel" (Trigger Mortis en vo) est le premier roman que je lis qui ne soit pas de la plume de Fleming et ma première entorse à la chronologie. Heureusement, nul besoin d'avoir tout lu pour se plonger dans ce tome-ci, bien que cela éclaire quelques références au cours de la lecture.
Dans l'ensemble, cette nouvelle aventure de Bond nous fait passer un bon moment. Elle apporte de l'originalité par son utilisation du monde des courses automobiles (qui s'avère être une idée d'Ian Fleming en plus) tout en restituant l'univers bondien classique et connu de tous. Trois passages m'ont tout de même un peu chagriné. le prologue, long et ennuyeux, il a sacrément refroidi mon enthousiasme ! le récit autobiographique de Sin Jai-Seong, bien qu'intéressant et utile à l'histoire, il m'a semblé trop littéraire et too much (déjà que l'on parodie le fait que les méchants dévoilent leurs plans à 007 avant d'essayer de le tuer, s'ils commencent à raconter leur vie...où va-t-on ?!). Et enfin, le chapitre intitulé "Le tunnel" qui m'a simplement lassé. Pour le reste, je me suis régalé. D'ailleurs, je tiens à souligner l'efficacité du chapitre "Meurtre sur roue" qui m'a bien tenu en haleine.
Anthony Horowitz s'en tire bien ce qui n'est pas si étonnant après le succès de sa reprise de Sherlock Holmes dans "La maison de soie" (roman lu pour mon tout premier Masse Critique, j'en profite pour remercier une fois de plus Babelio et Hachette). Il a le talent pour redonner vie à un univers populaire. Je n'ai lu aucun des romans de 007 post-Fleming, je ne peux donc pas dire s'il est plus fidèle ou non que les autres. Je peux en revanche dire que ça m'a donné envie d'aller voir de ce côté-là une fois que j'en aurais fini avec la bibliographie d'Ian Fleming. Bond est loin de prendre sa retraite, entre les livres sur sa jeunesse par Steve Cole (en cours de publication), le succès au cinéma et l'arrivée d'un comics ("VARGR"). Une question demeure : va-t-on retrouver Anthony Horowitz aux commandes d'un nouveau roman dans les prochaines années ? L'idée me tente bien.
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lilyrose87
  05 octobre 2015
Je tiens à présenter mes plus sincères remerciements à Masse Critique de m'avoir sélectionnée pour critiquer le héros de mon adolescence : James Bond.
Entre James et moi, c'est une grande histoire d'amour. Je peux passer des heures à débattre sur l'acteur qui a été la meilleure incarnation du célèbre espion britannique (et pour moi, c'est incontestablement Pierce Brosnan), sur le meilleur film de la série, sur la meilleure James Bond Girl ou encore sur la meilleure musique de film.
Mais il est vrai que je ne m'étais jamais intéressée aux romans mêmes. Aujourd'hui, c'est chose faite.
C'est donc avec plaisir que j'ai ouvert Déclic Mortel d'Anthony Horowitz, qui a délaissé un temps Sherlock pour James (oui, pour ceux qui l'ignorent, Anthony Horowitz a écrit deux romans issus de l'univers de Sherlock).
Déclic Mortel prend place tout de suite après la fin de Goldfinger (vous vous souvenez certainement de la scène où la conquête de James se retrouve entièrement couverte de peinture dorée). Après sa victoire éclatante face au mégalomane allemand (qui voulait cambrioler Fort Knox), James retourne en Angleterre, avec Pussy Galore à son bras.
D'emblée, je dois vous dire que le voir avec Pussy ne m'a pas trop convaincu. Pour moi, une fois la mission terminée, James laisse tomber sa conquête pour se plonger dans l'affaire suivante. Mais ici, Horowitz a fait le choix inverse. Soit.
Revenons-en à notre ami anglais dont la nouvelle mission s'avère aussi dangereuse qu'excitante : le SMERSH, la célèbre agence de contre-espionnage soviétique (oui, nous sommes encore et toujours en pleine guerre froide) a l'intention de saboter un Grand Prix de Formule 1 en tuant le pilote représentant la royale courronne britannique. La mission de Bond? Protéger le pilote lors de la course.
Evidémment, rien n'est jamais simple et ce qui semblait être un banal meurtre pour prouver la supériorité de la Russie sur le reste du monde va très vite se transformer en une nouvelle course, toute aussi importante : la course à l'espace entre la Russie et les Etats-Unis.
Vous ne voyez pas le rapport?
Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas vous gâcher la lecture. Tout ce que je peux vous dire c'est que Déclic Mortel tient très bien ses promesses. Anthony Horowitz a su retranscrir à merveille les composantes de l'univers de Bond : de l'action (je donnerais cher pour voir sur grand écran la fameuse scène de la course automobile tant sa description m'a donnée la chair de poule), une James Bond Girl à la fois vulnérable, courageuse et avec un nom à coucher dehors (Jeopardy Lane, sérieusement?), un méchant à la fois brillant et sadique (vous verrez, sa manière de se débarrasser de ceux qui le déçoivent fait froid dans le dos) et un James Bond au top de sa forme, toujours prêt à tous les sacrifices pour sauver la patrie.
A ceux qui connaissent l'univers de Bond, je vous conseille très fortement de lire Déclic Mortel. Vous ne serez aucunement déçu, je vous le garantis. Et si j'étais du genre à parier, je dirais même que vous en souhaiteriez une adaptation.
Pour les autres, ceux qui connaissent le nom de Bond sans avoir jamais éprouver l'envie de voir les films, je vous conseille également la lecture de ce roman. Vous ne serez pas du tout dépaysés et qui sait? Peut-être que cela vous donnera envie de voir les films.
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BooksnPics
  12 octobre 2015
1957. Nous sommes en pleine Guerre froide. Alors que la course à l'espace bat son plein, que les tensions entre l'Union soviétique et l'Ouest ne font que s'intensifier, nous retrouvons James Bond à Londres, en compagnie de Pussy Galore, deux semaines après être rentré victorieux de son affrontement avec l'industriel millionnaire, Auric Goldfinger, à Fort Knox.
En vue de démontrer la puissance soviétique, le SMERSH prévoit de saboter un grand prix automobile au Nürburgring. James Bond y est envoyé en mission. Il y fera la connaissance d'un millionnaire coréen dont les intentions ne laissent rien présager de bon….
Anthony Horrowitz s'est vu attribuer une bien lourde tâche par les héritiers d'Ian Fleming: celle de faire reprendre du service à 007. Alors, pari gagné?
Se basant sur quelques scènes inédites, rédigées par Ian Fleming lui-même, Horowitz nous livre ici une nouvelle aventure de l'espion au permis de tuer s'inscrivant clairement dans la lignée de son créateur.
Outre le fait que nous nous retrouvions dans le contexte de la Guerre froide, et que nous y redécouvrions des personnages familiers tels que M et Miss Moneypenny, tout dans la narration nous replonge dans l'univers créé par Fleming. Difficile d'imaginer notre très flegmatique espion britannique sans son lot de belles voitures, de belles femmes, de courses poursuites, de situations périlleuses mais aussi de Vodka Martini “shaken, not stirred” .
Roman cinématographique de part sa construction, tel un film se déroulant devant vos yeux, ce récit vous tient en haleine et multiplie les scènes dans lesquelles Bond excelle une fois de plus dans l'art et la manière de s'extirper in extremis de situation des plus périlleuses.
Le roman se construit sur un schéma classique qui plaira à tous les fans de l'espion au permis de tuer qui ne pourront s'empêcher d'attribuer les traits de Sean Connery ou d'Honor Blackman aux personnages dès l'entame de ce roman.
Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy pour l'opportunité qui m'a été donnée de découvrir ce roman.

Lien : http://booksnpics.wordpress...
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Les critiques presse (1)
LeFigaro   02 octobre 2015
Une aventure respectueuse du mythe bondien, située en pleine guerre froide, en 1957.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
DavalianDavalian   16 décembre 2016
- Votre histoire est très intéressante, dit Bond en grattant la seconde allumette pour allumer sa cigarette. Je me demande si vous avez songé à la raconter à un psychiatre ? Nous en avons d'excellents en Angleterre.
Commenter  J’apprécie          90
KenehanKenehan   26 novembre 2015
- Que peut-on offrir à une fille qui a tout ?
- En tout cas pas une plante verte. Quelques-une de mes collègues secrétaires se sont cotisées, et je me suis sentie obligée de la mettre ici pour le cas où elles passeraient me voir. J'espère qu'elle va crever.
- Dans ce cas pourquoi l'arrosez-vous ?
- J'essaie de la noyer. Mais elle a l'air de s'en moquer.
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lilyrose87lilyrose87   05 octobre 2015
Un jour, quelqu'un, quelque part, prendrait l'avantage. Et ce serait lui, Bond, qui serait alors à terre, sous la pluie, mort.
Un jour. Pas aujourd'hui.
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