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ISBN : 2072695015
Éditeur : Gallimard (08/03/2018)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Dix-sept ans après son incarcération pour l’enlèvement et le meurtre de la jeune Cecilia Linde, Rudolf Haglund retrouve la liberté… Et son nouvel avocat affirme être en mesure de démontrer que Haglund a été condamné sur la base de preuves falsifiées.
William Wisting, à l’époque jeune policier en charge de l’enquête, est devenu une figure exemplaire et respectée, incarnant l’intégrité et les valeurs d’une institution souvent mise à mal dans l’opinion publique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  04 juillet 2018
Ah une série avec un policier récurent !
Ah mince, dans son pays, la Norvège, c'est le huitième livre mais chez nous seulement le deuxième car l'intégrale n'a pas passé nos frontières !
Allez, je me lance quand même dans cette enquête de William Westing.
Et on le découvre dans de beaux draps puisque ce dernier est accusé d'avoir falsifié des preuves dans une affaire vieille de 17 ans. Le présumé coupable l'est il vraiment ?
On appréciera le tandem constitué de Westing et de Line, sa fille, journalise d'investigations. Tendre duo. Les héros sont bien dessinés et paraissent réels. Une belle humanité dans leurs rapports aux autres. Il doit être plaisant de les retrouver d'un livre à l'autre pour connaître leur évolution.
Un polar dépaysant, plutôt classique, à conseiller aux amateurs de romans policiers pas trop noirs.
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sylvaine
  02 avril 2018
Les chiens de chasse est le second roman de Jorn Lier Horst traduit du norvégien après Fermé pour l'hiver mais le 8ème de la série William Wisting ...avis aux éditions Gallimard série noire ...
Rudolph Haglund a été condamné à 17 ans d'emprisonnement pour l'enlèvement et le meurtre de Cécilia Linde. Il sort de rétention et intente un procès pour falsifications de preuves ayant permis son inculpation. William Wisting , l'inspecteur chargé de l'enquête à l'époque se retrouve de facto porter l'entière responsabilité de l'éventuelle irrégularité. Mis à pied , à la une des médias , isolé, peu nombreux sont ceux ou celles qui lui font entièrement confiance.Sur de sa bonne foi, il décide de mener sa propre enquête et de comprendre les tenants et aboutissants de la falsification et d'en découvrir l'auteur.
Il peut heureusement compter sur Line , sa fille, journaliste d'investigation dans l'un des quotidiens les plus en vue de Norvège et quelques anciens collègues qui lui sont restés fidèles.Pendant qu'il se replonge dans l'affaire Cecili Linde , une autre jeune fille est à nouveau enlevée .
Un roman policier comme je les aime .Deux enquêtes l'une en temps réel l'autre dans des archives, les chapitres s'enchainent , les pages se tournent et l'envie de connaitre le dénouement devient pressant. le regard de Jorn Lier Horst se porte sur un milieu qu'il connait bien , ayant été policier pendant quelques années, mais aussi sur celui des médias et des sources d'informations des organes de presse, sur un pan de la société norvégienne . Un polar qui permet de lever un peu le voile sur certains types d'affaires criminelles très médiatisées , un polar sans aucun doute transposable dans d'autres pays .
Je me réjouis de rencontrer prochainement l'auteur , un grand merci à Babelio et aux éditions Gallimard série noire .
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Bazart
  03 mai 2018
A quoi reconnait-on un polar nordique qui sort du tout-venant ? Il y a surproduction dans ce genre littéraire et peu peuvent se vanter d'être du niveau des grands auteurs de polar scandinave tels que Mankell , Indridason, Stieg Larsson, Camilla Läckberg et Jo Nesbo.
Le norvégien Jørn Lier Horst n'est pas loin de se hisser du haut niveau de ces illustres ainés.
Les chiens de chasse est son deuxième roman de la série « William Wisting » publié à la Série Noire, Gallimard (après l'excellent Fermé pour l'hiver, l'an passé le prouve parfaitement.
L'inspiration de Jørn Lier Horst vient de sa propre expérience en tant qu" inspecteur de police spécialisé en homicides.
Pour cette nouvelle histoire le tandem père/ fille de "fermé pour l'hiver se créé avec naturel et complémentarité à l'occasion de la réouverture d'une enquête vieille de 17 ans : Wisting, officier de police suspendu pour être suspecté d'avoir introduit de fausses preuves dans cette affaire vieille de 17 ans, et sa fille Line, journaliste qui n'a pas froid aux yeux.
Les chiens de chasse, qui exploite bien le décor des paysages désolés de Norvège, ne révolutionne pas les codes du genre, mais l'humanisme qui se dégage dans la description des cambrioleurs venus de Lituanie, pays exsangue à l'avenir incertain, fait chaud au coeur.
Un roman policier bienveillant, du polar de proximité, citoyen et fraternel, doté de personnages, bien dessinés et cohérents, y compris ceux qui sembleraient esquissés et bref un polar sérieusement addictif qu'on vous recommande sans problème !!

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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migdal
  20 mars 2018
Près de 20 ans après la disparition d'Ellen puis de Cecilia, Linea une troisième jeune femme s'évapore dans la région de Larvik.
Rudolf Haglund, condamné il y a 17 ans pour le meurtre de Cecilia, retrouve la liberté et son avocat se fait fort de prouver que le procès était biaisé par des preuves ADN falsifiées.
Les médias s'emparent de l'affaire : Frosten le rédacteur en chez de VG lâche Eskild Berg aux trousses des policiers. Gjermund Hulkvist de Dagbladet utilise lui "ses bonnes sources" pour obtenir des informations inédites garantissant des ventes spectaculaires.
La pression médiatique exercée sur les policiers en contexte d'urgence et d'exigence de résultats immédiats les sort de leur zone de confort et les "chiens de chasse" se focalisent sur une seule piste, un seul gibier.
Le policier William Wisting qui a fait condamner Haglund est suspendu. Sa fille Line, jeune journaliste de VG, et quelques vieux collègues dont Frank Robekk, oncle d'Ellen la première disparue et Finna Haber un retraité rouvrent les dossiers ...
En 84 chapitres, 462 pages, Jorn Lier Horst nous offre un palpitant polar qui aurait pu se dérouler en France (je pense aux gendarmes de Vincennes, à l'affaire de Tarnac, au procès Erignac en Corse) et dresse un terrible réquisitoire contre certaines dérives journalistiques et policières.
Merci à Gallimard et Babelio d'organiser une prochaine rencontre avec l'auteur.
Mais quel dommage que ces romanciers nordiques baptisent leurs personnages de patronymes impossibles à mémoriser ;-)
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lucia-lilas
  23 juillet 2018
Hasard des lectures : tandis que je venais de terminer le dernier roman de Menegaux, les lignes suivantes me donnaient l'étrange impression de me replonger dans la même problématique : « Sous la pression, on pouvait être amené à tirer des conclusions hâtives. Les enquêteurs se formaient leur propre avis dès que les premières preuves apparaissaient et ensuite, leur opinion faite, il s'instaurait un processus inconscient pour en chercher la confirmation. Ils se mettaient des oeillères et ne recueillaient que les infos qui allaient dans le sens de leur hypothèse principale. » Celles et ceux qui auront lu Est-ce ainsi que les hommes jugent ? reconnaîtront le thème central du roman, à savoir que personne n'est à l'abri d'une erreur judiciaire tout simplement parce que la pression que subissent les policiers est telle qu'ils risquent à tout moment de suivre, tels des « chiens de chasse », la première piste qui se présente à eux, oubliant les axes secondaires et risquant de faire endosser la culpabilité à un innocent. Rien que ça !
Dans le roman qui nous occupe, William Wisting, policier expérimenté (31 ans de métier!) et reconnu pour ses compétences et son intégrité, est suspendu de ses fonctions : en effet, il est accusé d'avoir, dix-sept ans auparavant, fabriqué des preuves pour que soit arrêté un certain Rudolf Haglund, soupçonné d'avoir enlevé et assassiné une jeune fille nommée Cécilia Linde.
William Wisting a-t-il en effet succombé à la tentation de falsifier des preuves pour que celui dont il avait -et a toujours d'ailleurs- l'intime conviction qu'il était coupable se retrouve effectivement derrière les barreaux? Ce qui signifierait qu'un innocent est resté de nombreuses années en prison - fait gravissime !
Wisting clame son innocence. Dit-il la vérité, se ment-il à lui même ? Ou bien quelqu'un a-t-il intérêt à ce qu'il soit destitué, et si oui, pour quelle raison ?
En tout cas, il doit rendre sa carte de police tandis qu'une commission de révision réétudie sérieusement le cas Rudolf Haglund. Wisting doit maintenant se battre pour prouver son innocence, d'autant que l'opinion publique, via la presse, s'est déjà fait son opinion… Pas franchement agréable de voir son portrait à la une tous les matins… on a comme l'impression d'être mis au pilori !
Destitué et n'ayant donc plus accès aux anciens dossiers, Wisting ne peut mener l'enquête librement… Qu'à cela ne tienne ! Sa fille, Line, journaliste au Verdens Gang est là pour l'aider et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'a ni froid aux yeux ni les deux pieds dans le même sabot ! Elle couvre de son côté un autre meurtre mais se rendra disponible pour secourir son père dans la tourmente !
Un bon polar, bien rythmé (les chapitres sont courts), plein de rebondissements (plusieurs affaires sont mêlées), qui interroge sur les risques d'erreurs judiciaires auxquelles sont confrontés les policiers écrasés par une pression médiatique et hiérarchique intense les transformant en « chiens de chasse » prêts à tout pour faire inculper celui que leur instinct désigne comme coupable, au risque de ne pas étudier d'autres pistes et de passer à côté de la vérité.
Des analyses psychologiques fouillées rendent les personnages à la fois crédibles et attachants. Je les retrouverais d'ailleurs avec plaisir dans un prochain roman !
Beaucoup de suspense et de tension donc dans ce polar nordique où la météo plutôt frisquette de l'hiver norvégien crée une atmosphère comme on les aime… dans les livres !
Un très bon moment de lecture !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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critiques presse (1)
Telerama   06 août 2018
8° enquête de William Wisting (la deuxième traduite en français), écrite par un ancien policier, Les Chiens de chasse a le charme à explosion lente des meilleurs séries scandinaves.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
mimo26mimo26   27 octobre 2018
La pluie fouettait violemment les fenêtres. L’eau ruisselait le long des vitres et débordait des gouttières. Sous les puissantes rafales de vent, les branches de peupliers venaient griffer les murs.
Assis à une des tables donnant sur la rue, William Wisting regardait dehors. Des feuilles mortes collées au trottoir mouillé furent soulevées et emportées par une bourrasque.
Un camion de déménagement attendait sous le déluge.
Un jeune couple arriva avec de grands cartons et se dépêcha de rejoindre le porche d’un immeuble.
Wisting aimait la pluie. Il n’aurait su dire pourquoi, mais c’était comme si elle mettait la vie en sourdine. Elle lui faisait relâcher les muscles de ses épaules, et son pouls battait un peu moins vite.
Une musique feutrée, jazzy, se mêlait à celle de l’averse.
Wisting se tourna vers le comptoir. Les flammes des nombreuses bougies projetaient des ombres vacillantes sur les murs. Suzanne lui sourit, tendit la main vers l’étagère et baissa légèrement le volume.
Ils n’étaient pas seuls dans cette salle tout en longueur.
Trois jeunes étaient assis autour d’une table à l’autre bout du comptoir. Ce café à la fois tranquille et branché était devenu le quartier général des élèves de l’École supérieure de police.
Wisting regarda de nouveau par la fenêtre, sur laquelle était inscrit La Paix dorée en un arc de lettres qui lui apparaissait à l’envers mais qu’il connaissait par cœur. Galerie et bar.
Ce café avait été le rêve de Suzanne. Depuis combien de temps? Il l’ignorait. Un soir d’hiver, elle avait posé le livre qu’elle était en train de lire et lui avait dit qu’il racontait l’histoire d’un capitaine de ferry sur l’Hudson River. Toute
sa vie, il avait fait la navette entre New York et Jersey City.
Jour après jour, année après année. Puis un beau matin, il avait pris une décision. Il avait fait changer de cap au bateau, et, les moteurs tournant à plein régime, s’était dirigé vers l’océan, le vaste océan, son rêve de toujours. Le lendemain, elle avait acheté ce local.
Elle lui avait demandé quel était son rêve à lui, mais il n’avait pas répondu. Pas parce qu’il ne voulait pas, mais parce qu’il ne savait pas. Il aimait sa vie telle qu’elle était.
Son travail d’enquêteur lui donnait le sentiment de faire quelque chose d’important et qui avait du sens. Il ne souhaitait pas qu’il en fût autrement.
Il souleva sa tasse de café, prit le journal du dimanche posé un peu plus loin et jeta de nouveau un regard dans la pénombre automnale. D’ordinaire, il choisissait une table au fond de la salle, où sa présence était plus discrète. Mais par ce temps, il n’y avait pas grand monde dehors et il pouvait être assis près de la fenêtre sans que des passants le reconnaissent et entrent pour engager la conversation. Il avait fini par s’habituer à être accosté dans la rue, ce qui se produisait de plus en plus souvent depuis qu’il avait eu la faiblesse d’accepter de participer à un talk-show télévisé pour parler d’une
affaire sur laquelle il avait travaillé.
Un des jeunes de la table au bout du comptoir l’avait vu quand il était entré et avait donné un coup de coude aux deux autres. Wisting aussi l’avait reconnu. C’était l’un des élèves de l’École de police. Au début du semestre, il avait été invité à y tenir une conférence sur l’éthique et la morale.
Le garçon faisait partie de ceux qui étaient assis au premier rang.
Wisting regarda la Une du journal où s’affichaient des conseils pour maigrir, la météo prévoyant encore plus de pluie et des intrigues amoureuses dans un programme de téléréalité. Il était rare que les journaux du dimanche
annoncent de véritables informations. Que des «news en conserve» comme Line appelait ces «nouvelles» qui avaient traîné pendant des jours et des semaines dans les salles de rédaction avant d’être publiées. Cela faisait bientôt cinq ans que sa fille était journaliste à VG. C’était un métier qui
convenait à sa curiosité et à son sens critique. Elle avait fait le tour des services, mais pour l’heure travaillait dans celui des affaires criminelles. Ce qui voulait dire que sa rédaction couvrait parfois des affaires sur lesquelles son père enquêtait.
Père et sujet d’articles, c’était un double rôle qu’il avait tant bien que mal réussi à endosser. Ce qu’il avait reproché au choix de carrière de sa fille, c’était qu’il lui ferait côtoyer toutes les horreurs de la société. Wisting était dans la police depuis trente et un ans. Cette expérience lui avait fait acquérir une certaine connaissance en matière de brutalité et de cruauté humaines, mais aussi causé beaucoup d’insomnies.
Il aurait préféré épargner tout cela à sa fille.
Il feuilleta rapidement le journal, ne s’attendant pas à y trouver un article de Line. Il lui avait parlé avant le weekend et savait qu’elle était en RTT.
Il appréciait de plus en plus d’échanger avec sa fille à propos des nouvelles. Il avait eu du mal à l’admettre, mais ces conversations avec elle l’avaient aidé à mieux prendre conscience de son rôle de policier. Elle avait un regard extérieur sur sa profession, qui l’avait souvent amené à remettre en cause l’idée qu’il se faisait de lui-même. Dernièrement, lors de cette conférence où il avait insisté sur l’intégrité, l’honnêteté et le code de bonne conduite des policiers – des qualités essentielles pour que la population ait confiance en
eux –, il avait trouvé que les positions de Line sur le sujet avaient donné plus de poids à ses déclarations. Il avait essayé d’expliquer à ses futurs collègues l’importance de respecter ces valeurs quand on endossait l’habit de policier. De rester objectif et sincère, sans jamais perdre de vue le devoir de faire jaillir la vérité.
Il en était à la page des programmes télé, à la fin du journal, quand les étudiants se levèrent de table. Ils restèrent près de la porte le temps de boutonner leurs vestes. Le plus grand des trois chercha à croiser le regard de Wisting. L’enquêteur sourit et hocha la tête.
— Vous êtes en repos aujourd’hui? demanda le jeune homme.
— C’est un des avantages de ce métier, quand on a travaillé
aussi longtemps que moi pour l’État, répondit Wisting.

Service de huit heures à seize heures, et j’ai tous mes weekends.
— À propos, merci pour votre conférence.
Il posa sa tasse de café.
— Merci à vous, c’est gentil.
L’étudiant voulait ajouter quelque chose, mais le téléphone de Wisting sonna. Il le sortit, vit que c’était Line et répondit.
— Salut Papa, dit-elle. Quelqu’un du journal t’a appelé?
— Non, répondit-il en faisant un signe de tête aux trois étudiants qui s’en allaient. Pourquoi? Il s’est passé quelque chose?
Il y eut un moment de silence avant que Line ne reprenne.
— Je suis à la rédaction, dit-elle.
— Je croyais que tu ne travaillais pas…
— Je sais, mais je suis sortie faire un peu de sport et j’ai eu envie de monter jeter un coup d’œil.
Wisting finit son café. Il se reconnaissait dans sa fille.
Cette envie de savoir et d’être toujours là où il se passait des choses.
— Il sera question de toi demain dans le journal, le prévint Line. Mais cette fois, c’est après toi qu’ils en ont. Ils veulent ta peau .
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migdalmigdal   17 mars 2018
Ce n’était pas la première fois que Wisting voyait ça. Sous la pression, on pouvait être amené à tirer des conclusions hâtives. Les enquêteurs se formaient leur propre avis dès que les premières preuves apparaissaient et ensuite, leur opinion faite, il s'instaurait un processus inconscient pour en chercher la confirmation. Ils se mettaient des œillères et ne recueillaient que les infos qui allaient dans le sens de leur hypothèse principale. Ils se transformaient en chiens de chasse qui traquaient le gibier dont ils avaient flairé la trace. Toutes les pistes secondaires et les éléments qui pouvaient les distraire de leur but étaient écartés. Ils en avaient après Rudolf Haglund, il s'agissait de l’encercler, un point c’est tout.
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BazartBazart   03 mai 2018
Certes, c'était aux tribunaux et non à la police de juger de la culpabilité des suspects, mais il était impossible pour des enquêteurs de rester objectifs dès lors qu'ils avaient un soupçon. La suite de l'enquête ne visait finalement qu'à étayer ce qui devenait une conviction, et la question de la culpabilité était tranchée bien avant le jugement du tribunal.
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emdicannaemdicanna   13 mars 2018
CANES.
C'était le nom de la collection de vêtements, mais chaque modèle avait un nom en propre. Le pull par exemple s'appelait Venatici. Canes Venatici.
Wisting le dit tout haut. Le nom venait de l'astronomie. La constellation s'appelait les Chiens de chasse. Johannes Linde la lui avait indiquée, tard un soir d'été, dans leur maison de vacances. C'était une petite constellation boréale à peine décelable, pour ainsi dire "sous le nez" de la Grande Ourse.
...
- Les chiens de chasse, dit-il à voix haute.
C'est ce qu'ils avaient été, ses collègues et lui. Une meute de chiens lancés à la poursuite d'un meurtrier. Rudolf Haglund était l'homme qu'ils avaient rattrapé. Mais, exactement comme n'importe quels chiens de chasse, ils avaient suivi la piste la plus évidente sans prendre le temps de s'arrêter pour en chercher une autre.
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emdicannaemdicanna   14 mars 2018
Wisting s'était imaginé de la poudre de carbone et des pinceaux pour relever les empreintes, mais il ne vit qu'une boîte en plastique transparent à couvercle, une loupe, un appareil photo et un pot en verre marron fermé par un bouchon de liège.
...
- Comment comptes-tu t'y prendre ? demanda-t-il.
- Avec des cristaux d'iode, répondit Haber, prenant le pot en verre marron et le secouant. C'est la méthode la plus ancienne et la meilleure. Lorsque les cristaux sont chauffés, ils se transforment en vapeur sans passer par la phase liquide, et cette vapeur se fixe aux acides aminés des traces de gras laissées par l'empreinte digitale.
- ça n'abîme pas les empreintes ni le papier ?
- Non. L'iode ne produit pas un développement permanent. Après quelques heures, les empreintes ne seront plus visibles, mais elles seront toujours là. L'iode ne fait pas disparaître les huiles grasses ou les protéines de la surface, comme le fait le nitrate d'argent. Si nous ne réussissons pas avec l'iode, nous pourrons essayer d'autres méthodes par la suite.
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Videos de Jørn Lier Horst (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jørn Lier Horst
À l'occasion du Quai du Polar 2019, rencontre avec Jorn Lier Horst autour de son ouvrage "L'usurpateur" aux éditions Gallimard.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2308039/jorn-lier-horst-l-usurpateur
Propos traduits de l'anglais par Fleur Aldebert
Notes de Musique : Bibliothèque Audio Youtube
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