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Critique de colimasson


colimasson
  28 février 2017
Cela change du style des vieux emmerdeurs. La jeunesse sans Dieu libère aussi des idéaux littéraires qui ne plaisent qu'aux esthètes, c'est-à-dire, à ceux qui n'aiment pas l'humain qui se cache parfois derrière l'écrivain.


Il y avait un temps où on pouvait encore trouver une raison à son malheur : j'ai perdu Dieu. Il faudrait aujourd'hui essayer de retrouver ce temps. Mais c'est tellement perdu qu'on ne sait plus. Comme disait Lucius Vorenus : vous avez une maladie de l'âme.


Fin du bavardage et des mascarades. C'est ainsi que l'écriture d'Horvath accompagne l'histoire de son révolté tranquille avec des phrases courtes, nerveuses, qui ne perdent pas leur temps à enjoliver. Non, il y a la réalité, et c'est déjà un bon gros morceau.


« Quand je sors du cinéma, il fait nuit.
Mais je ne rentre pas chez moi. J'ai peur de ma chambre.
Il y a là-bas un bar, je vais y prendre quelque chose s'il n'est pas trop cher.
Il est dans mes prix.
J'entre. Une demoiselle veut me tenir compagnie.
« Alors on est tout seul ? demande-t-elle.
-Oui, dis-je en souriant, malheureusement…
-Puis-je m'asseoir à votre table ?
-Non. »
Elle bat en retraite, offensée. Je ne voulais pas vous faire de peine, mademoiselle. Ne m'en veuillez pas, mais je suis seul. »
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