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EAN : 9791040515845
260 pages
Librinova (16/11/2022)
4.2/5   22 notes
Résumé :
Jeune caennaise pleine d’entrain, Claudia enchaîne les petits jobs et… les licenciements. La cause paraît futile : certains bruits du quotidien l’horripilent et sa spontanéité lui porte préjudice. Comment supporter un collègue qui mâchouille son stylo ou renifle un écoulement nasal à longueur de journée ?
Désemparée, sa conseillère lui propose un nouvel emploi : animatrice dans un hôpital psychiatrique. Claudia y fait la connaissance d’Émile, un patient dont ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Bonjour,

Je viens vous chroniquer en retour de lecture ce thriller : "Silence en cours… Veuillez patienter" de Maïa Hoti aux éditions Librinova.

Ce livre traite avant tout d'un problème auditif peu commun : la misophonie. C'est une aversion aux sons ; certains sons produits par une tierce personne deviennent insupportables à l'oreille de celui qui en souffre. Et celle qui souffre ici, c'est Claudia Skipper, une caennaise qui enchaine les petits jobs depuis tant d'années et les licenciements à la suite à cause de ce mal qui la ronge.

Sa conseillère emploi lui propose un travail dans un hôpital psychiatrique. Claudia y va sans grande conviction. Sa première journée la chamboule tellement qu'elle va y revenir pour une seule raison : Emile. Ce monsieur la fascine, atteint comme elle de ce trouble, il va lui faire des révélations assez troublantes.

En parallèle, sa copine Ninon journaliste nous plonge dans une de ses investigations, une série de meurtres sordides dans les rues de Caen au mode opératoire plus que troublant.

Je n'ai jamais caché que j'étais sourde, le handicap sensoriel fait partie de ma vie. Alors quand j'ai su que ce livre abordait l'hypersensibilité de l'audition, je me suis dit que j'étais déjà en terrain connu, que j'allais retrouver un univers qui me colle à la peau. Et c'est donc dans cet état d'esprit que j'ai commencé ma lecture.

J'ai assez vite trouvé des incohérences dans le comportement de Claudia. Cela m'a valu d'innombrables questions dans ma tête, des réflexions posées, de la logique à adopter face à un tel mal-être. Et de questions en déambulation psychique, j'ai laissé filer le récit, je me suis échappé de l'histoire pour ne retenir que ce qui n'était pas sensé.

J'ai fait une fixation dessus, j'ai essayé d'imaginer, de m'identifier à ce trouble et j'ai vu également qu'elle en parlait toujours de manière négative. Je suis sûre qu'en y réfléchissant il doit y avoir moyen d'en retirer du positif, de trouver des occasions de s'isoler efficacement de ces bruits intempestifs qui lui font défaut dans son quotidien, de pouvoir également maîtriser son exposition à ces fameux bruits par des moyens de blocage de sons.

J'ai trouvé qu'après le premier chapitre, son problème de misophonie était occulté au profit d'une curiosité malsaine concernant Emile. Elle le colle comme c'est pas permis, (je trouve) alors qu'il fait tout pour s'éloigner des autres car lui aussi est atteint de misophonie et qu'il en ressort beaucoup plus impacté qu'elle socialement. Heureusement, ses collègues Sophie et Roger sont là pour l'aider à s'intégrer avec les autres patients.

Mais visiblement, Claudia n'en ressent aucune gêne et vient quand même embêter Emile, le force à parler, lui fait raconter sa vie, je trouve son comportement trop intrusif. Je trouve bizarre aussi qu'elle ne cherche pas un endroit tranquille, ou qu'elle ne soit pas en possession d'appareils technologiques pour se calmer, ou tout du moins s'isoler de ces bruits qu'elle perçoit comme parasites.

Les casques "masquage sonore" ou "bruits blanc", appelés aussi "casques à réduction de bruit" ne sont jamais évoqués, pas une seule fois. J'ai quand même trouvé ça étrange qu'elle n'en porte pas un, surtout lorsqu'elle retrouve sa copine Ninon dans ce bar-tapas, où des gens tout autour d'elles déglutissent !

Claudia arrive à passer un bon moment avec sa copine et donc supporte comme par miracle les petits bruits de ses voisins de table qui, d'ordinaire, la dérange outrageusement ! C'est comme si elle vivait dans un monde sans bruit par moment, c'est très déstabilisant car à plusieurs reprises, on se demande si elle est vraiment atteinte de ce trouble auditif.

Au fur et à mesure que le récit se déroule, sa misophonie s'efface au profit d'Emile et son histoire personnelle, un homme qui a les mêmes symptômes que Claudia et qu'elle semble pourtant découvrir comme si son trouble psychique était nouveau pour elle.

En parallèle, avec cette histoire de meurtres qui survient, l'histoire assez simple permet d'entrevoir et de deviner le coupable bien avant la fin. Cette fin d'ailleurs qui m'a totalement laissée dubitative, je la trouve un peu trop tirée par les cheveux.

Je ne vous dis pas tout le reste pour éviter de trop vous en dévoiler, je vais juste conclure en disant que je n'ai pas apprécié ma lecture. Je me suis focalisé sur ces aberrations et autres incorrections, ce qui m'a gâché mon plaisir. J'ai trouvé tellement dommage que le sujet sur le dysfonctionnement auditif n'ait pas su me toucher, moi qui pourtant était plus à même de comprendre le mal-être de l'héroïne. Tant pis, ça arrive parfois de passer à côté…

Bonne lecture amis Lecteurs

Je remercie chaleureusement Charlotte et les éditions Librinova pour leur confiance renouvelée.


Lien : https://lecture-chronique.bl..
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Maïa Hoti nous plonge dans le quotidien de Claudia, une jeune caennaise qui peine à garder un job et à avoir une vie stable. En désespoir de cause, sa conseillère en emploi la fait embaucher dans une unité psychiatrique. Auprès de sa tutrice, Sophie, elle apprendra à faire face et à connaître ces hommes abîmés par la vie, enfermés dans son service. Parmi eux se trouve Émile. Il dénote dans toute cette agitation désorganisée et bruyante par son calme et ses manières posées. Entre Claudia et Émile, un lien unique se crée. Même le fils de ce dernier n'est pas indifférent à Claudia. En parallèle, Caen est secouée par une vague de meurtres sans suspects, sans preuve ni empreintes. L'étau se resserre autour de Claudia et d'Émile, les obsédant et les tourmentant, tel un bruit assourdissant.

Les personnages sont le principal atout de ce roman, selon moi. Extrêmement bien construits, avec une psychologie approfondie et développée, je m'y suis de suite attachée. Que ce soit à Claudia, qui tente de se faire une place dans ce monde, Émile, le fou pas si fou que cela, Wyatt, le séduisant fils de ce dernier, ou encore Sophie, Roger et tous les autres membres du personnel du centre psychiatrique. Tous apportent quelque chose au récit et sont liés, d'une manière ou d'une autre, par un mal encore méconnu : la misophonie.

Késako ? Littéralement, c'est la « haine du son »… surtout ceux produits par les autres. Vous savez, ces bruits de bouche à table, ces claquements de langues à chaque début de phrase, ces croustillements de chips, ces clac-clac-clac du stylo quatre couleurs ou encore ces reniflages intempestifs à tout bout de champ ! Oui, je suis sûre que vous voyez de quoi je parle. Alors, imaginez ces sons amplifiés puissance mille pour la personne misophone. de quoi énerver encore plus, non ? Cette sensibilité sélective à certains sons est encore peu connue du grand public et c'est une pathologie assez handicapante, quand on y pense. C'est de cela que parle le roman de Maïa Hoti, atteinte elle aussi de misophonie.

Au-delà de ce sujet fort et actuel, l'intrigue m'a de suite attirée, au-delà du mal qui ronge les personnages. Entre deux chapitres sur l'héroïne, nous suivons les traces d'un meurtrier au mode opératoire bien rôdé. Jusqu'à la dernière page, je me suis demandé de qui il s'agissait. Je me suis retrouvée plongée dans un excellent thriller, avec beaucoup d'émotions fortes !

La plume de l'auteure est fluide et agréable à lire, teintée de poésie et de descriptions très imagées, ce qui m'a permis de m'immerger totalement dans le récit. Elle rend compte du vécu de la misophonie avec brio. Elle parvient également à entretenir le suspens jusqu'à la dernière page.

Pour conclure, j'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Claudia, Émile, Wyatt et tous les autres. Ce roman traite de la misophonie avec tact, humanité, et originalité, sujet parfaitement abordé pour nous y sensibiliser. Une enquête haletante sur les traces d'un mystérieux meurtrier vient couronner le tout. Je vous recommande vivement ce livre qui gagne à être plus connu !


Lien : https://wendybaqueauteur.wix..
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Je quitte mes sentiers battus pour vous faire, aujourd'hui, un retour atypique pour un thriller atypique.

Commençons par la couverture : elle est juste extraordinairement belle. Bon point !

Silence en cours… Veuillez patienter, est un thriller sur fond de pathologies psychiatriques, il traite notamment de la misophonie, un trouble méconnu et très difficile à gérer pour la personne atteinte et pour son entourage (je connais malheureusement le sujet).

La plume de Maïa Hoti, en temps normal, m'aurait dissuadée de poursuivre ma lecture au-delà des vingt premières pages.

Pour quelles raisons ?

Parce qu'elle est imparfaite. Beaucoup d'approximations lexicales. Beaucoup de maladresses. Beaucoup de coquilles. Un style parfois ampoulé, voire prétentieux et emphatique. Bref, toute un cocktail peu engageant qui dessert le roman.

Ce texte aurait besoin d'un sérieux toilettage pour séduire.

Et pourtant, malgré une qualité d'écriture très discutable, j'ai lu Silence en cours… Veuillez patienter, jusqu'au bout.

Pour quelles raisons ?

Parce que l'intrigue, bon dieu ! Quelle intrigue ! Une créativité surprenante. Un excellent équilibre. Une trame incontestablement pensée et maîtrisée. Une approche originale qui fait que le lecteur se sent inclus dans le roman et qu'il ne peut pas décrocher.

Alors, l'ultime question : est-ce que je vous conseillerais ce roman ?

Oui, assurément. Même s'il n'est pas parfait, prenez-le avec ses défauts. Ses qualités les gommeront, je vous l'assure.

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Tout d'abord je tiens à remercier l'autrice pour sa confiance.

Il est pour moi très difficile de chroniquer ce roman... un thriller sur fond d'une pathologie psychologique.

Pourquoi difficile? Parce que je ne sais pas trop quoi en penser.

Je n'ai pas accroché à l'histoire... savoir qui est le meurtrier depuis les presque premières pages n'a pas aidé lors de ma lecture.

Le fait que j'ai été malade aussi pendant ma lecture n'a sûrement pas aidé.

Je pense aussi que l'écriture aurait besoin d'être retravaillée

Les points positifs : le thème abordé qu'est la misophonie mais aussi le fait que la plupart du récit se passe dans un centre psychiatrique.

En bref, même si moi ça m'a pas été une lecture extra je vous propose de vous en faire votre propre opinion.

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Claudia après d'innombrables petits jobs en tous genres, se fait confier un nouveau stage par sa conseillère comme animatrice dans un hôpital psychiatrique. Va t'elle enfin arriver à gérer cette mission? Pour cette jeune femme spontanée et que le moindre petit bruit l'horripile ce n'est pas gagné.

Claudia va se prendre d'affection pour Émile un pensionnaire de l'établissement et malgré le strict règlement ils vont tisser certains liens peut-être pas anodin.

En parallèle dans cette ville de Caen plusieurs meurtres sont commis et Claudia va en être plongé dedans grâce à sa meilleure amie Ninon la journaliste.

Une très belle surprise cette lecture, tout est extrêmement agréable dans cette histoire.

Un hôpital psychiatrique, des meurtres en ville un cocktail dont je rafolle.

Les personnages sont tous attachants et ont tous leur propre histoire.

La plume de l'auteur est douce, fluide avec un brin d'humour. Une écriture travaillait qui donne envie de tourner les pages.

Un récit totalement original basé sur le syndrome de la misophonie, que je découvre à travers les mots de Maïa.

Un excellent choix très subtile qui ma donner envie de découvrir les facettes de cette maladie qui malgré tout concernent beaucoup de personnes a priori.

Le suspens est extrêmement présent au début, beaucoup moins dès la moitié du livre où l'on comprend qui se cache derrière tout ça mais qui n'enlève rien à cette lecture forte agréable.

La fin me laisse sans voix, je ne l'aurais pas imaginé aussi.... Comment dire... aussi injuste...

MISOPHONIE : « haine du son » est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques fort désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégoût) déclenchés par des sons spécifiques.

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation

J'ai essayé. je ne renonce pas devant ce challenge difficile, mais les tests ne sont pas concluants. Ils sont toujours inattendus, déconcertants, étourdissants. Céder, c'est leur ouvrir les portes de la victoire, leur permettre d'enrôler ma raison, ma conscience. Mais je ne m'avoue pas vaincu, la partie n'est pas terminée.

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