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ISBN : 2352948533
Éditeur : Bragelonne (16/09/2015)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Almuric est une planète étrange et sauvage, peuplée de bêtes féroces, de tribus barbares, de créatures malfaisantes. Un étonnant roman du grand Howard qui plonge irrésistiblement le lecteur dans un monde démentiel de violence et de fureur !
Fleuve Noir
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Alfaric
  26 septembre 2015
Almuric est le douzième et dernier recueil consacré aux récits aventures / fantastiques / fantasy du pionnier texan de l'entre-deux-guerres. Clairement pas le meilleur pour découvrir son œuvre, mais indispensable pour redécouvrir l’incroyable imagination d’un auteur largement en avance sur son temps qui a contribué à toutes les littératures genresques. Outre l’un des pères fondateurs de la fantasy moderne (qui ne naît ni avec les folkloristes victoriens ni avec les sagas de JRR Tolkien), il est aussi le chaînon manquant entre les héritages de Rice Edgar Burroughs et de Michael Moorcock (qui lui doit tant)… Bref, c’est jour de grande aventures / Day of High Adventures ! ^^

Almuric :

Le Jardin de la peur :

La Voix d’El-Lil :

La Hyène :

La Sonnerie de trompettes :

Le Cobra de rêve :

Le Fantôme sur le seuil :

Delenda Est :

Le Fléau de Dermod :

La Vallée Perdue :

Le Roi du Peuple Oublié :

James Allison :

Le Cavalier Tonnerre :

Nekht Semerkheht :

Le Tentateur :


Beaucoup d’inédits dans ce tome grâce au travail de moine cistercien de Patrice Louinet, notre spécialiste mondial de la question, qui ici signe l’introduction, la traduction et la postface ! Il nous décrypte l’œuvre howardienne de main de maître et nous fait partager les heurs et les malheurs du colosse texan et de son mal de vivre. Avec le recul, en tant qu’archéologue de la Fantasy je trouve vraiment triste que toutes les pistes explorées par l’auteur soient restées en l’état durant des décennies, alors que des générations d’auteurs américains se sont vautrés et englués dans du Med Fan ni médiéval ni fantastique… Tous ces récits riches de potentialités me donnent furieusement envie de reprendre le travail là où l’a laissé inachevé l’auteur texan : je veux de nouvelles aventures d’Howard et Lovecraft en vadrouille, je veux du weird west africain, je veux que memsahib et son mystique vivent leur amour interdit, je veux des héros irlandais luttant contre Oliver Cromwell, je veux que Genséric et Hannibal abattent Rome, je veux du western fantastique/horrifique, je veux que Gengis Khan revienne d’entre les morts pour unifier le monde, je veux que le conquistador qui voulait être roi affronte la horde sauvage comanche, et je veux de la fantasy amérindienne par le Grand Manitou !
3,5 étoiles arrondies à 3 en raison de tous ces courts récits qui m’ont quand même frustré de ne pas être allés plus loin (mais qui en l’état vont plus loin que bien des auteurs parfois bien postérieurs). Je suis juste un peu déçu que les illustrations de Stéphane Collignon soient bien moins présentes qu’à l’accoutumée dans la collection… (Quand est-ce qu’on lui confie des illustrations de couvertures, ou mieux des bandes dessinées : tout ce qu’il fait est excellent !)
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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Alfaric
  22 septembre 2015
Si vous êtes du genre à considérer les littératures de l’imaginaire en général et la Fantasy en général comme rétrogrades, passéistes voir racistes, et bien passez votre chemin car tout ce qui suit ne vous fera aucun bien…

Esau Cairn est un homme « né hors de son temps », dont la personnalité s’accommode aux vicissitudes du monde moderne. Trop souvent victimes des homines crevarices, il finit par tuer l’un d’entrer eux, le dénommé Boss Blaine (homonyme de Cross Plains, la ville dans laquelle l’auteur a vécu la majorité de sa courte vie : il y a une dimension autobiographique dans ce choix). Poursuivi par une justice corrompue aux ordres des riches et des puissants, il se propose comme cobaye à un scientifique souhaitant faire expérimenter le voyage intersidéral… Et voilà Esau Cairn projeté dans le monde étranger d’Almuric. Il erre retourne à l’état sauvage, avant d’être finalement accepté par le peuple barbare des Kothiens et pense avoir trouve son paradis de rustisci et de simplciité en se perdant en beuveries, en beugleries et luttes aux corps à corps… Avant de rencontrer Altha, une jeune femme qui ne supporte pas le rusticité et la simplicité de sa propre société et qui rêve de voler de ses propres ailes alors que les siens cantonnent les femmes aux rôles de cuisinières / lavandières / poulinières, et de comprendre qu’il est dans l’impasse autant sur Almuric que su Terre… Le monde nouveau reste à créer, et pour créer il faut détruire : après moult combats, aventures et péripéties c’est en abattant la civilisation décadente des Yagas, qui ne vénèrent d’autres dieux que leurs egos surdimensionnés, qu’il fonde une nouvelle société où tous les êtres sont libres, égaux et fraternels quel que soit leur sexe ou la couleur de leur peau ! (truc de fou quand on sait que tout cela date de l’entre-deux-guerres)

Il y a un vrai changement de ton et de qualité entre la découverte de son nouvel environnement par Esau Cairn, à la fois intimiste et survivaliste, et ses aventures tournant à la révolution sociale et à la lutte des classes qui tiennent du bon vieux pulp des familles en cannibalisant bon nombre des autres récits de l’auteur (donc on retrouve créatures simiesques, araignée géante, hommes-ailés, reine-vamp et vampire et une indicible horreur lovecraftienne..). On sent que les quelques raccord entre les nombreux fragments laissés par l’auteur ont été faits par une plume extérieur tant ils sont grossier (héros idéal, demoiselle en détresse qui ne sert qu’à se faire enlever puis libérer, méchant stéréotypé qui déclame à voix haute ses plans machiavélique en ricanant). On sent aussi qu’on lorgne sur les œuvres d’Edgar Rice Burroughs, à savoir le "Cycle de Mars" et "Caspak" (avec les peuples grimpant l’échelle de l’évolution en se déplaçant géographiquement des périphéries sauvages au centre civilisé). C’est donc sans surpris que les Yagas ressemblent furieusement à des Melnibonéens : quoi de plus normal vu que Michael Moorcock était un fanboy à la fois d'Edgar Rice Burroughs et de R.E. Howard ?
Sinon, il y a toujours ce fétichisme de l’auteur pour la lettre « Y », ici avec Yasmeena la reine des Yagas de la cité de Yugga, juchée sur le mont Yuthla, près du fleuve Yogh, dans la région de Yagg… ^^

Bref, un récit sword & planet (c’est-à-dire d’aventures science-fantasy) classique mais efficace qui fait le taf grâce à une chouette bataille finale, mais qui reste intéressant essentiellement dans sa place dans la bibliographie de l’auteur. Car ce récit écrit en 1934, son auteur n’a jamais souhaité le voir publié, tant l’impasse dans lequel Esau Cairn s’est enfermé ressemblait à l’impasse dans laquelle il était lui-même était bloqué IRL. R.E Howard était quelqu’un d’intelligent, de sensible et de cultivé qui ne se sentait à sa place ni dans le désert culturel texan de l’entre-deux-guerres ni dans sa correspondance avec les écrivains du Nord-Est, élitistes, sexistes et racistes… Ayant abandonné l’ambition d’essayer de ressembler à ceux de son temps, il s’est lancé à corps perdu dans l’écriture et en affinant sa formule il a créé une génération entière d’antihéros :
- Kull, l’immigré devenu un roi pensif et dépressif, qui après déclaré par cette hache je règne réforme l’empire de Valusie
- Solomon Kane le puritain défenseur de la veuve et l’orphelin qui combat aux côtés des déshérités du continent africain
- Bran Mac Morn qui au risque de tout perdre se dresse entre le peuple picte et les légions de fer et d’écarlate de l’Empire Romain
- El Borak l’aventurier occidental ami des tous les orientaux d’Istanbul à Peshawar pourvu qu’ils soient hommes de bien
Puis vint Conan le Cimmérien – cheveux noirs, regard sombre, épée au poing, aux accès de mélancolie tout aussi démesurés que ses joies – pour fouler de ses sandales les trônes constellés de joyaux de la Terre. Le héros paria sous ses airs de hors-la-loi prend toujours partis des causes perdues, luttant contre les nobles, les prêtres et les sorciers jusqu’au jour où il sera portée au trône d’Aquilonie ! (et il continuera la lutte du haut de son trône, mais ceci est une autre histoire)
Les héritières d’Altha ne sont en reste : Sonya la Rousse, Bêlit, Valeria, Taramis Belesa, Yasmena, Zenobia et Agnès de Chastillons seront les campagnes de lutte des garçonnes et des suffragettes quarante ans avant le Women’s Lib des années 1970…
Pas mal pour un auteur décrié comme bourrin car écrivant des récits bourrins pour lecteurs bourrins, mais aussi comme un parangon de machisme, de sexisme et de racisme par certains bien-pensants qui feraient mieux de se regarder dans la glace… Si ses héros et ses héroïnes ont inspiré des générations successives d’auteurs et de lecteurs fantasy, R.E. Howard lui perdit son combat contre lui-même le 11 juin 1936 en mettant fin à ses jours à l’âge de 30 ans seulement…
Repose en paix Two-Gun Bob.
PS: argh, j'ai failli oublier de parler du traducteur François Truchaud auquel les littératures de l'imaginaire doivent tant en France...
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Ambages
  16 juin 2019
J'ai pris un très grand plaisir en lisant ce roman de fantaisie.
" La vie naturelle de l'humanité est une lutte farouche pour l'existence contre les forces de la nature, et toute autre forme de vie est artificielle et dépourvue de toute véritable signification. "
Esau Cairn, un homme trop fort, trop primitif, trop entier, pour vivre en bonne entente avec ses compères terriens, se retrouve acculé à devoir quitter cette planète. Grâce à l'intervention d'un scientifique qui connait le "Grand Secret" (mystère, mystère, nous n'en saurons pas plus), il est envoyé sur une planète inconnue, Almuric (pas d'explication scientifique concernant le transfert, si ce n'est qu'il ressemble à l'arrivée sur Almuric à Terminator : à poil, mais j'avoue que ça me convient bien, ici c'est heroic fantasy au menu). Il va devoir apprendre à survivre dans un milieu hostile, peuplé de bêtes féroces. Las de vivre en solitaire, il décide de traverser des plaines dangereuses pour rencontrer une tribu dont les us et coutumes primitives lui conviennent parfaitement. Il s'aperçoit que d'autres formes de vie existent dans des territoires éloignés, des êtres ailés monstrueux qui n'ont aucune pitié et attaquent violemment la tribu dans laquelle il a été recueilli.
C'est bourré d'aventures, de batailles rudement bien imagées en peu de pages ; suis assez impressionnée, d'autant que ce roman date de 1936. Esau Cairn, homme "né en dehors de son temps" est heureux de trouver un endroit qui lui permet d'exprimer toute sa vitalité d'être sauvage et barbare, ayant pour doctrine le respect de soi et des autres sans fioritures ni contraintes, tout ce qui ne lui convenait pas sur Terre.
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yowie
  04 octobre 2017
Un autre recueil de nouvelles de Robert E. Howard.
Quelques must:
*Almuric. Tentative de roman sur le tard pour tenter de percer le march anglais. Genre heroic fantasy sur une planète. Pas pantoute le genre de l'auteur. Mettons qu'on pense à Carter de Burroughs en lisant cela. Ce récit a été complété par quelqu'un d'autre en plus. ...mais malgré tout j'ai bien aimé!
*Le Jardin de la peur. Une autre nouvelle de nos valeureux vikings dans leur périple à pied à travers le monde. Je sais que c'est ridicule mais je trouve toujours cela drôle ce concept. Ce coup-ci on a droit à un démon ailé et à des fleurs de Lotus (genre).
*La Voix d'El-lil. Une cité perdue en Afrique habité par des...Sumériens! Ben quin... Nos héros sont pris pour...des Assyriens! Re-ben quin! Quand même ben le fun! Hi!Hi!Hi!
*Une Sonnerie de Trompettes. Ben bizarre. Pas le genre de l'auteur. Écris en collaboration avec un autre auteur. Ici on aborde les yogis. Méditation... Zen... Accès à la plénitude... Ouin!
*Le Fantôme sur le Seuil. Légende/récit/conte irlandais. Donc pas certain que c'est vraiment au bout de la ligne de l'auteur. Une histoire de fantôme standard assez bien faite!
*La Vallée Perdu. Un mixte entre une histoire de cowboys et une histoire de Cthulhu. Drôle de mixte.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   21 octobre 2015
Un ajout de qualité dans une collection qui aura su maintenir son niveau d’exigence de bout en bout.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   08 octobre 2015
Je n'avais qu'une seule arme, l'épée qu'on appelait Fendeuse de Crâne. Oh ! je pourrais chanter une saga entière au sujet de cette lame étincelante ! Elle a brillé tout au long de l'histoire telle une étoile de guerre et de massacre. Elle n'a pas sa pareille, et ne l'a jamais eue. Elle fut l'épée de Goliath, et c'est avec elle que David décapita le géant sur ce champ sanguinolent. Elle fut la lame à double tranchant de l'Islam et elle brilla dans la main tremblante du prophète Mahomet. Par des voies détournées, elle précéda les musulmans en Europe. Roland l'avait entre les mains quand il périt dans la passe de Roncevaux. Richard Cœur-de-Lion la brandit, ne rêvant pas une seconde qu'il maniait l'authentique Durandal dont Blondin fit les louanges. Elle fut l'épée d'Attila. Akbar se tailla un chemin vers l'empire avec, et aujourd'hui elle orne le palais de quelque prince afghan, attendant le jour où le destin la remettra au premier plan et où elle étanchera sa soif de ce vin vermeil qu'est le sang. (in "James Allison")
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AlfaricAlfaric   18 octobre 2015
- Que vénèrent tes amis velus, les Guras ?
- Ils vénèrent Thak ; du moins ils reconnaissent en lui le créateur et le préservateur. Ils n'ont aucun rituel d'adoration, pas de temples, d'autels ou de prêtres. Thak est l'Être Velu, un dieu à forme humaine. Il beugle dans la tempête et il rugit dans les collines avec la voix puissante d'un lion. Il aime les individus courageux et déteste les faibles. Il n'est pas hostile, mais il n'aide pas non plus. Lorsqu'un enfant mâle naît, il insuffle en lui courage et force ; lorsqu'un guerrier meurt, il monte jusqu'à la demeure de Thak, qui est une contrée de plaines, de fleuves et de montagnes célestes, regorgeant de gibier, et habité par les esprits des morts, qui chassent, se battent et jouissent de tout pour l'éternité comme ils le faisaient de leur vivant.
Elle éclata de rire.
- Porcs stupides. La mort est l'oubli. Nous autres Yagas ne vénérons que nos propres corps. Et pour cela, nous faisons de glorieux sacrifices en nous servant de ces stupides petits imbéciles.
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AlfaricAlfaric   29 septembre 2015
Il était perdu. Il ne savait dans quelle direction aller. Les plaines d’étaient emparées de lui. Nourri au blé, à l’huile et au vin de la Vieille Espagne, ses ossements blanchiraient sur cette morne étendue avec ceux des Apaches, des coyotes et des serpents à sonnettes. Mais la pensée n’éveilla en lui aucune horreur religieuse ou sentimentale. L’Espagne était bien loin, un rêve et un souvenir, un pays de cocagne qui avait autrefois été réel, dans la lueur dorée de la jeunesse et du désir, mais qui n’avait à présent pas plus de réalité qu’un continent fantôme perdu dans une mer de brume.
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AlfaricAlfaric   20 septembre 2015
La science commence enfin à percevoir la justesse de l’adage « né hors de son temps ». Certaines natures s’accordent avec des phases bien définies de l’Histoire, et lorsqu’elles se retrouvent projetées par un tour du sort dans une époque étrangère à leurs réactions et à leurs émotions, il leur est difficile de s’adapter à leur environnement. Ce n’est là qu’un exemple de plus des lois insondables de la nature, qui déraillent parfois en raison de quelque friction ou glissement cosmique, entraînant une situation de chaos pour l’individu et les masses.
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AlfaricAlfaric   27 septembre 2015
Vivre ! Pas pour l’amour, le profit, l’ambition ou même pour une cause… Toutes ces choses étaient des volutes de brume, des chimères conjurées par les hommes pour expliquer l’inexplicable. Vivre, parce que le besoin aveugle de vivre était trop profondément ancré en lui, qu’il était à la fois la question et la réponse, désir et but, début et fin, et la réponse à toutes les énigmes de l’univers. (in "Nekht Semerkheht")
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Vidéo de Robert E. Howard
Découvrez en vidéo tous les secrets de "Chimères de fer dans la clarté lunaire", le dernier album de la série Glénat "Conan le cimmérien" (Éditions Glénat BD), à travers un génial entretien de l'autrice Virginie Augustin réalisé à la Galerie Daniel Maghen ! Inspiré de la nouvelle de Robert E. Howard, elle nous explique tout ce qui fait de cet album une belle réussite et sa manière de travailler autant pour l'adaptation du texte que pour le traitement graphique en passant par l'élaboration si importante du storyboard ! Une vidéo passionnante publiée à l'occasion de la mise en ligne des originaux de l'album sur le site de la Galerie Daniel Maghen aujourd'hui, à retrouver ici : https://bit.ly/2XBcm7E
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