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EAN : 9782330038441
269 pages
Actes Sud (01/10/2014)
4.02/5   57 notes
Résumé :
Le Septième Jour propose une méditation sur le destin et sur le sens de la mort en même temps qu’une critique sociale et politique de la Chine d’aujourd’hui. Où en plus de l’humour, de l’émotion et de l’aisance narrative déjà à l’œuvre dans les précédents ouvrages de Yu Hua, émerge une véritable poésie onirique qui transporte le lecteur dans un univers d’une beauté prégnante.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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HordeDuContrevent
  06 avril 2022
Quelle lecture étrange ! Étrange dans le sens où ce livre arrive à entremêler la dénonciation de la société et de la politique chinoise contemporaine, une vision onirique et touchante de ce qui se passe après la mort, une pointe d'humour complètement décalée, des images poétiques d'une grande sensibilité. Ces éléments sont combinés par l'auteur avec une certaine grâce mais d'une façon si étonnante que la lecture de « le septième jour » est un pas de côté, une expérience en quelque sorte pour le lecteur occidental, et une façon pudique d'aborder la dénonciation sociétale … à la chinoise ? Comme le souligne @Gonewithgreen, grâce à qui j'ai eu envie de lire ce livre, c'est à se demander si le fait de faire parler un mort autorise davantage l'auteur, Yu Hua, à faire passer des messages : faut-il être mort pour oser parler ?
Il n'empêche, à sa sortie en Chine en 2013 ce livre a fait l'objet de nombreuses critiques et polémiques.
Notre protagoniste, Yang Fei, est mort. le livre s'articule autour de sept chapitres correspondant aux sept jours suivant la mort de notre homme. Sept jours pour une genèse funeste. Dès les premières pages, Yang Fei vient de mourir et est ainsi convoqué au funérarium. Nous découvrons que, malgré la mort, les différences de patrimoine et de revenus sont toujours présentes et conditionnent la façon et le lieu où vont reposer les personnes après leur incinération. Les riches attendent sur des fauteuils et les pauvres sur des chaises en plastique. Des urnes décorées et estampillées pour les uns, des urnes aux slogans kitch (« Retour au bercail ») pour les autres. Sauf que Yang Fei n'a aucune urne donc pas de sépulture, rien pour trouver le chemin du repos. Il doit donc partir de ce funérarium et errer.
« le septième jour » est l'histoire d'une errance, une errance dans un silence ouaté, une quête avec la pluie et la neige qui tourbillonnent, enveloppant sans le toucher notre personnage. Divagation dans les limbes d'une mémoire coupée du monde, faite de fragments disparates. L'errance à la lisière de la vie et de la mort où « On ne voit pas s'élever d'arbres, on ne voit pas couler de rivière, on n'entend pas souffler le vent dans les herbes, on n'entend aucun bruit de pas (…) où aucun oiseau ne vole dans les airs, aucun poisson ne nage dans l'eau, aucun être vivant ne croît sur la terre ». L'ambiance est particulière, comme si nous étions dans un rêve ou dans un tableau de Münch, tant nous avons l'impression d'évoluer dans une ambiance veloutée et cotonneuse aux sons étouffés comme un clapotis de vagues.
C'est l'occasion pour Yang Fei de rencontrer des personnes comme lui mortes sans sépulture, voire de retrouver des personnes de sa vie d'antan. de ces rencontres émergent des souvenirs. Et à chaque fois, à chaque souvenir, à chaque histoire, des facettes terribles de la société chinoise contemporaine sont mises à jour. C'est par moment réellement glaçant. C'est l'occasion également pour lui de rechercher son père mystérieusement disparu. Et Yang Fei de nous relater son enfance incroyable avec ce père adoptif, un amour entre père et fils d'une grande beauté.
« Ici errent de tous côtés des silhouettes sans sépulture. Ces formes qui ne peuvent trouver de lieu de repos ressemblent à des arbres en mouvement. Tantôt ce sont des arbres isolées, tantôt des pans de forêt. Je passe au milieu d'eux, comme si je marchais dans un bois dont les arbres ont été coupés de leurs racines. Je guette l'apparition de la voix de mon père. Devant, derrière, à gauche, à droite. J'attends l'appel de mon nom ».
Touchant cette façon qu'a l'auteur d'imaginer ce monde, d'imaginer la tristesse de ces gens subitement disparus laissant dans le monde des vivants des êtres chers. L'histoire de ces jeunes parents ayant laissé leur petite fille de onze ans m'a profondément émue. Touchant de découvrir ces personnes humbles, simples, laborieuses, écrasés par le système communiste. Touchant enfin ce monde imaginé par l'auteur, sa vision singulière de la mort, dans lequel nous laisser porter.
Pour donner des respirations au lecteur qui non content de découvrir cette errance funeste, soulève le voile des dysfonctionnements de la société chinoise, Yu Hua distille un humour corrosif surprenant, voyez plutôt :
« - Tu ne ressembles pas à Yang Fei.
Je palpe mon visage. L'oeil gauche est sur la pommette, le nez à côté du nez, et le menton sous le menton.
- J'ai oublié de me retoucher le visage.
Elle tend ses mains et, avec précaution, elle replace mon oeil dans son orbite, remet à sa place mon nez qui est sorti de son axe, et relève d'un coup sec mon menton qui pend. Puis elle recule d'un pas et m'examine attentivement.
- A présent, tu ressembles à Yang Fei »
Une belle lecture, très singulière, parfois déroutante, tantôt grave, tantôt légère, tantôt philosophique et poétique, tantôt cocasse, voire burlesque, qui propose une vision de la mort que je ne suis pas prête d'oublier. Une genèse funeste qui imagine un monde verdoyant et lumineux où les morts sans sépulture, c'est-à-dire les pauvres, errent dans une vie éternelle de toute beauté, plus réjouissante que le repos et l'oubli des plus riches. Les derniers seront en réalité les premiers.
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Plumeetencre
  06 août 2022

Charmée par Les jours, les mois, les années de Yan Lianke, lu précédemment, j'ai eu envie de prolonger mon escale en Asie par la rencontre d'une autre figure majeure de la littérature chinoise contemporaine. Bien m'en prit puisque cette première incursion dans l'oeuvre de Yu Hua s'est révélée absolument fascinante. de nouveau, un coup au coeur immense.
S'inspirant de la Genèse biblique et d'anciennes croyances populaires, il nous invite à suivre les pérégrinations d'un jeune homme qui vient de quitter les berges de la Vie pour rejoindre l'autre monde. de prime abord déconcertant, le septième jour est un roman d'une grande beauté que je ne saurai oublier tant il m'a profondément émue.
*
Victime d'un terrible accident, Yan Fei a trouvé la mort. Attendu au funérarium, il découvre que si les plus favorisés sont en mesure d'accéder au repos éternel une fois incinérés, les autres comme lui sans famille ni urne ni tombeau, sont condamnés à déambuler au coeur des limbes en portant le deuil d'eux-mêmes. 
Notre narrateur emprunte dès lors le chemin de l'errance dans un silence feutré et un brouillard s'étirant à perte de vue, enveloppé par les flocons de neige qui dansent autour de lui et s'évanouissent après son passage. Décor vaporeux, sensation d'apesanteur, instants suspendus.
Sept jours d'errance, au terme desquels il peut espérer gagner sa dernière demeure : Îlot de paix, de verdure et de sérénité. "(...) là-bas, il n'y a ni pauvres, ni riches, il n'y a ni chagrin ni douleur, il n'y a ni rancune ni haine (...)." Un monde fantasmagorique que nous souhaiterions tant réel où se retrouvent les défunts sans sépulture.
"Un monde se déploie devant mes yeux étonnés : de l'eau qui coule, de l'herbe qui couvre le sol et des arbres luxuriants dont les branches sont chargés de fruits à noyaux et dont les feuilles en forme de coeur frissonnant au rythme d'un coeur qui bat. Je vois plein de gens qui vont et qui viennent, beaucoup ne sont plus que des squelettes, quelques uns ont gardé leur chair."
*
Au cours de cette marche fantomatique, notre personnage est amené à remonter le fil de son histoire - revisiter le passé pour mieux s'en libérer, et croise proches ou simples connaissances parfois perdus depuis longtemps. L'occasion en est donnée de poursuivre les recherches d'un parent mystérieusement disparu, une quête initiée de son vivant pour laquelle il n'a jamais obtenu de réponse. 
"Ici errent de tous côtés des silhouettes sans sépulture. Ces formes qui ne peuvent trouver de lieu de repos ressemblent à des arbres en mouvement. Tantôt ce sont des arbres isolés, tantôt des pans de forêts. Je passe au milieu d'eux, comme si je marchais dans un bois dont les arbres ont été coupés de leurs racines. Je guette l'apparition de la voix de mon père, devant, derrière,  à gauche, à droite. J'attends l'appel de mon nom."
Rencontres et souvenirs affleurant à la surface de sa mémoire exhalent une dualité saisissante. Aux scènes d'amour et d'infinie douceur succèdent l'évocation de terribles tragédies individuelles voire collectives. Toutes rendent compte avec force de la violence, de l'arbitraire, de la corruption, de l'injustice, de la course à l'argent qui règnent dans le pays.
*
Voyage poétique et onirique au royaume des morts, le récit se fait également critique féroce,  sans concession, de la société chinoise d'aujourd'hui. Plusieurs niveaux de lecture, une richesse, profondeur et humanité remarquables. Sans oublier les pointes d'humour subtilement dosées qui offrent aux lecteurs des respirations salutaires.
Oserais-je le qualifier de chef-d'oeuvre?
En tout cas, un livre magnifique et mémorable qui sur mon île déserte m'accompagnera…
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Annette55
  02 avril 2015
L'auteur décrit, dans cet ouvrage déployé sur sept jours, le parcours d'un défunt, le héros Yan Fei qui vient de mourir dans une explosion, à la recherche de son pére , qu'il retrouve le dernier jour......une promenade dans le royaume des morts donne à celui- ci l'apparence d'un paradis, là, nous sommes tous égaux....
Un roman complexe, à dimension morbide quand même, où les différences sociales, dans la Chine contemporaine, au pouvoir brutal, sont évoquées , à partir des rites funéraires...: des funérailles somptueuses aux parcours des pauvres sans la moindre sépulture...
"La- bas, il n'y a ni pauvres, ni riches, il n'y a ni chagrin ni douleur, il n'y a ni rancune, ni haine...Là- bas, tous sont égaux ."
Le défunt sans sépulture erre dans les limbes où il rencontre des personnes ayant marqué sa vie, des chinois d'aujourd'hui y rodent, l'un a disparu dans l'incendie d'un centre commercial mal construit, l'autre saute d'un immeuble car son petit ami lui avait offert un iPhone de contre façon, on croise 27 bébés " "déchets " de la politique de l'enfant unique emmenés par une infirmière qui avait voulu dénoncer le scandale......
Un livre au goût étrange, mélange de méditation poétique , de marche sur une route fantomatique, sur le destin et le sens de la mort en même temps qu'une critique sociale ironique, parfois loufoque de la Chine d'aujourd'hui!
Le transport dans un univers particulier au ton triste: "mémoire "du narrateur , entre "le monde des vivants" et "le monde des morts "!.
Un ouvrage qui interpelle !
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gonewiththegreen
  23 avril 2018
Je poursuis mon tour de Chine littéraire avec un des contemporains les plus en vogue , Yu Hua et "Le septième jour".
Comme dans d'autres romans que je viens de lire , le narrateur est...mort. C'était déjà le cas chez Mo Yan ou Yan Lianke . Les auteurs chinois se couvriraient ils en faisant raconter aux morts , ce que les vivants ne doivent pas toujours pouvoir dire ?
Toujours est il que notre narrateur vient de mourir à 41 ans et se retrouve au funérarium où il est attendu pour sa crémation. Mais n'ayant ni sépulture, ni urne , il décide de s'éloigner de cette salle et va errer sept jours parmi les morts. C'est là qu'il va se remémorer au fil des rencontres divers épisodes de sa vie.
Bon, je ne vous ai peut être pas accrochés , c'est juste que je suis nul.
Parce que ce livre est géant, ou plutôt, je l'ai trouvé géant.
On est bien sur à la limite du fantastique , voir dedans mais chaque retour dans la vie sur terre est un pur moment délicieux.
Il y a de l'amour , un amour père fils , d'une beauté étourdissante, il y a la réalité sociale , la critique acerbe , acérée de l'état chinois, beaucoup d'humour . Tout y passe : La santé (Yu Hua est fils de médecin et ancien dentiste), l'écologie , le trafic d'organes, le logement, les traditions , le travail , l'honneur ...
Et quand on revient chez les morts , on y retrouve les anciens vivants (c'est un peu con comme tournure...) que l'on a aimés les pages précédentes. Et là , chez les sans sépulture , c'est la poésie et l'amour qui l'emportent, dans un style où les os de squelettes et les peaux se décharnant semblent d'une beauté indiscibles.
Je vais finir en citant les dernières lignes de ce livre que je vous conseille de ne pas lire , c'est pour me rappeler ce superbe moment de lecture
-Va donc là-bas,là-bas les feuilles des arbres te feront signe, les rochers te souriront, les eaux de la rivière te salueront; là-bas, il n'y a ni pauvre , ni riches, il n'y a ni chagrin ni douleur, il n'y a ni rancune ni haine...là-bas, ils sont tous égaux dans la mort.
Il me demande :
-Quel est cet endroit?
Et je lui réponds :
- L'endroit où sont les morts sans sépulture.
Que c'était bien !
La littérature chinoise est une vraie découverte , tellement singulière !
.
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traversay
  12 octobre 2014
A sa sortie en Chine, en 2013, le septième jour a été la source de nombreuses critiques dans les journaux. On a pu lire dans le quotidien du peuple : "Le dernier roman de Yu Hua suscite de vives polémiques depuis sa sortie, mais l'auteur défend son travail au sujet des esprits perdus, affirmant traiter des réalités du monde moderne." Si Yu Hua décrit le parcours d'un défunt sans sépulture dans les limbes où il rencontre des personnes ayant marqué sa vie, il évoque aussi sans filtre des événements réels qui ont marqué la Chine, ces dernières années : un couple tué après la démolition d'une maison, de nombreuses victimes dans un incendie accidentel dont le décès n'a jamais été reconnu par le gouvernement et dont les corps n'ont pas été restitués à leurs familles, etc. Au-delà de son aspect fantastique, le septième jour témoigne et accuse à sa façon du peu de cas que l'on fait de la disparition des "petites gens" dans son pays et, plus globalement, de la détresse sociale qu'accompagne le triomphe du capitalisme. Brothers, le dernier roman paru de Yu Hua, était, c'est incontestable, d'une toute autre trempe, un éblouissant pavé picaresque. On retrouve de ci, de là, des scènes cocasses et absurdes dans le septième jour mais le ton est le plus souvent triste et désabusé avec des pages poétiques pour décrire ce monde des morts qui, privés de tombe, se croisent, discutent et se remémorent leur passage sur terre. Yang Fei, le héros du livre, est à la recherche de son père adoptif. le septième jour de son errance, peut-être le rencontrera t-il. Ou non. Ah oui, il n'est pas inutile de préciser que ce (beau) roman est la confirmation de l'immense talent de conteur de l'écrivain chinois.
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critiques presse (1)
Liberation   12 novembre 2014
Ce livre inspiré de la Bible pouvait aussi bien s’intituler «les dix plaies de la Chine». Il n’y est pas question de grenouilles mais bien de sang et de mort, et l’auteur nous entraîne dans l’exode de défunts sans sépulture, condamnés à errer dans l’antichambre du repos éternel.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
HordeDuContreventHordeDuContrevent   03 avril 2022
Une petite fille en anorak rouge était assise toute seule sur une plaque de béton, des deux côtés de laquelle dépassaient des barres d'armature tordues. Son cartable appuyé contre ses genoux, son manuel et son cahier d'exercices ouverts sur ses jambes, tête baissée, elle écrivait quelque chose. Elle avait quitté la maison le matin pour se rendre à l'école, et quand elle était rentrée l'après-midi, la maison avait disparu. Comme elle n'avait retrouvé ni sa maison, ni ses parents, elle s'était assise sur les gravats en attendant que ces derniers reviennent, et elle faisait ses devoirs en frissonnant dans la bise aigre.
(...)
J'ai regardé cette petite fille en anorak rouge. Avec elle assise au milieu, cet amas de blocs de béton paraissait soudain plein de douceur.
+ Lire la suite
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PlumeetencrePlumeetencre   03 août 2022
Lorsque j'étais passé quelques jours auparavant, ils étaient toujours là. Des vêtements séchaient aux balcons et des banderoles blanches couraient le long des façades sur lesquelles on lisait, en lettres noires : "Non aux démolitions", "Pas d'explusions forcées" (...).
J'ai contemplé ces ruines. On apercevait des bouts de vêtements parmi les blocs de béton armé.(...)
Une petite fille en anorak rouge était assise toute seule sur une plaque de béton, des deux côtés de laquelle dépassaient des barres d'armature tordues. (...) Elle avait quitté la maison le matin pour se rendre à l'école, et quand elle était rentrée l'après-midi, la maison avait disparu . Comme elle n'avait trouvé ni sa maison, ni ses parents, elle s'était assise sur les gravats en attendant que ces derniers reviennent, et elle faisait ses devoirs en frissonnant dans la bise aigre.
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PlumeetencrePlumeetencre   31 juillet 2022
Je me trouve à nouveau au milieu du brouillard et des flocons qui tourbillonnent, mais je ne sais où aller. Je suis en proie au doute: je sais que je suis mort, mais j'ignore de quelle façon.
Je marche dans la ville qui se dévoile par intermittence. Mes pensées tentent de s'orienter dans les entrelacs de la mémoire. Je me dis qu'il faudrait que je remonte à la dernière scène à laquelle j'ai assisté de mon vivant, car elle doit se situer au bout du chemin de ma mémoire. Dès que je l'aurais trouvée, j'aurais trouvé également le moment de ma mort. Mes pensées, guidées par le mouvement de mon corps, traversent un grand nombre de scènes qui voltigent comme des flocons de neige, et enfin parviennent à ce jour-là.
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HordeDuContreventHordeDuContrevent   02 avril 2022
Par un épais brouillard, je suis sorti de la maison que je louais, et j'ai divagué dans la ville irréelle et chaotique. Je devais me rendre dans cet endroit qu'on appelle le funérarium, et qu'on appelait jadis le crématorium. On m'y avait convoqué, avec obligation de me présenter là-bas avant 9 heures du matin, ma crémation était prévue pour 9h30.
(incipit)
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PlumeetencrePlumeetencre   30 juillet 2022
Par un épais brouillard, je suis sorti de la maison que je louais, et j'ai divagué dans la ville irréelle et chaotique. Je devais me rendre dans cet endroit qu'on appelle le funérarium, et qu'on appelait jadis le crématorium. On m'y avait convoqué, avec obligation de me présenter là-bas avant 9 heures du matin, ma crémation était prévue pour 9h30.


(Incipit)
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