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EAN : 9782918471257
200 pages
Éditeur : Éditions Passiflore (07/11/2013)
3.28/5   66 notes
Résumé :
Disponible en édition poche chez Folio Gallimard
Prix Saint Estèphe du Chateau Pomys 2015
Prix du roman régional Hugues Soutou 2015, décerné par le Lions Club International
Existe aussi en version numérique :
http://www.numilog.com/267296/La-carapace-de-la-tortue.ebook

« Oui, … je suis venue sur terre comme une tortue, encombrée d’une carapace. Qui rentre la tête quand le monde extérieur est trop douloureux. J’ai essayé de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
3,28

sur 66 notes

petitsoleil
  19 janvier 2014
Une jolie histoire, qui plus est, éditée par une maison d'édition de Dax
je l'ai découvert après avoir acheté le livre, repéré grâce à la critique de Comtesseoboulof, merci de m'avoir fait connaître ce livre, acheté peu après
Clotilde revient à Bordeaux, après quelques années où elle s'est perdue en banlieue parisienne ... saura-t-elle enfin se trouver à Bordeaux ?
au début, on peut en douter ... elle arrive un peu maladroite, avec très peu d'effets personnels, dans un vieil immeuble dirigé d'une main de fer par une tante ... un peu Tatie Danielle ... personnage paradoxal comme on le verra
Le reste de l'immeuble est aussi haut en couleur : Claudie, un peu vulgaire mais si drôle, et qui travaille à la télé, Sarah et Sophie, deux petites bourgeoises, deux "femmes de" ... un peu effondrées depuis les tromperies de leurs maris, et qui tentent de se reconstruire, chacune à sa façon ... l'une en rénovant un ancien chai en loft ... l'autre, en enchaînant les séances de sport et les amants ... elle s'accroche à sa beauté, sa jeunesse qui s'enfuit ...
Elisabeth la maman du petit Léo, femme ambitieuse, qui a gravi les échelons dans le groupe Sud-Ouest, LE gros groupe de presse régional installé à Bordeaux ... son mari qui lui préfère le culturisme à la culture et à la politique ...
il y a encore d'autres femmes, d'autres couples ... d'autres mystères, d'autres tranches de vie ... qu'on découvre peu à peu, pas trop vite, on est à Bordeaux
Clotilde finit par s'attacher à eux, et nous aussi ...
Clotilde, elle, préfère résolument la culture, et ca tombe bien, le CAPC, musée d'art contemporain installé dans un ancien entrepôt, n'est pas si loin ...
une jolie histoire de femmes, où Bordeaux est un personnage à part entière, une histoire aussi de culture et d'art contemporain, de solidarité ...
livre qui donne envie de suivre l'auteur dans d'autres histoires, d'autres villes, avec d'autres personnages ...
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comtesseoboulof
  26 décembre 2013
« La carapace de la tortue » : la jaquette m'évoque les couleurs d' « Ensemble c'est tout » d'Anna Galvada, la photo « les macarons de Baillardran », la célèbre enseigne bordelaise et le titre « Les yeux jaunes des crocodiles » de Katherine Pancol. C'est Noel et cette année encore le père de ma fille m'a offert un livre qu'il a choisi religieusement, cherchant un thème évocateur qui montrera que malgré les disputes, le divorce, les remariages, il est le seul à me connaître et à savoir choisir un livre qui me ressemble. Je jette ce midi un oeil sur la quatrième de couverture : « lorsque Clotilde décide de venir s'installer à Bordeaux, sa ville natale, elle ne sait pas encore que sa vie va en être bouleversée … C'est dans un musée en quête de création et d'esthétisme que Clotilde va s'épanouir… » Juste avant un extrait « je suis venue sur terre comme une tortue, encombrée d'une carapace. Qui rentre la tête quand le monde extérieur est trop douloureux… » L'introversion, le goût de l'esthétisme, les musées, une certaine renaissance, oui effectivement c'est un peu moi. Ca m'agace, je le remercie par sms en lui disant que c'est à cause du côté difforme de l'héroïne qu'il a pensé à moi, il me répond que « non c'est le côté musée ». Mauvaise blague de ma part qui évoque le fait qu'il ne m'a pas toujours vraiment valorisé. Purée de lien à la con qui te ramène toujours vers le passé, il serait peut-être temps de créer un nouveau lien, celui de l'avenir et d'arrêter la nostalgie perverse qui vous ramène au plus bas de votre vie. Je résiste à l'ouvrir ce livre, hier soir j'ai commencé « La princesse de Glaces » de Camilla Lackberg, que je rêve de dévorer depuis que ma copine Céline m'en a vanté les mérites pendant nos gouters ravageurs, parenthèse de douceur, quand elle rentre de Bruxelles. Alors pourquoi j'ai flanché… Parce que Noel n'est plus tout à fait Noel quand vous avez mis fin à l'ilot familial et que malgré la liberté, Noel reste un des meilleurs moments de la vie de couple, comme une normalité sociale qui a cessé à jamais. Va donc pour « la carapace de la tortue », en plus il pleut, je suis crevée, la lumière tamisée qui se diffuse dans ma chambre rouge sera un cocon idéal pour m'y plonger. Page 73, je suis déçue, l'héroïne vit recluse dans un immeuble huppé et s'épanouit peu à peu auprès de ses voisins, faune atypique ou caricature du bourgeois bordelais. L'auteur s'attaque sans concession au physique lourd et maladroit de Clotilde et en rajoute encore en tonnes de graisse sur sa tante impotente, sorte de reine autoritaire régnant depuis son lit médicalisé. Les chipies sont de pauvres femmes riches asservies à leur mari et courant après une éternelle jeunesse. Page 82, l'auteur enfin apporte de la nuance à ses personnages et derrière la caricature on aperçoit la douceur, la fêlure. Page 147 Clotilde nous livre son journal, parle de l'art qui lui a permis de survivre et le plaisir qu'elle a à vivre aux Entrepôts lainés, temple de l'art contemporain, voilà les plus jolies pages, et encore plus belles, celles ou la jeune Clothilde raconte ses ballades à pied ou à vélo sur les quais de Bordeaux. Madame Marie-Laure Hubert Nasser, voilà bien votre talent dans ce journal intime si justement écrit. Pour le reste on oscille entre « l'élégance du Hérisson » pour l'intrigue et un petit quelque chose d'« ensemble c'est tout ». Compagnon agréable de mon insomnie, je l'ai fini aux aurores pour me rendormir au matin. Bon ok t'as gagné, tu l'as bien choisi ton cadeau.
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saphoo
  24 juin 2018
Voici une histoire émouvante, bien que le début semble timide, on découvre la métamorphose de Clothilde, cet enfant malaimée, disgracieuse et obèse qui adulte n 'a pas trouvé sa place parmi les humains, ne se connait pas elle-même.
Le changement est radicale grâce à sa tante qui la remet aux locataires de son propre immeuble pour la transformer physiquement et le reste suivra.
C'est un bel exemple de personne qui ont besoin du soutien des autres, d'être aidée, aimée, et reconnue en tant qu'être humain avec ses défauts, ses qualités. Petit à petit Clothilde s'allège, prend de l'assurance et prend conscience qu'elle peut vivre autrement que terrée chez elle sous un amas de graisse.
Au fil du roman, on découvre un personnage sensible, attachant , bien qu'elle se trouve repoussante, mais au-delà du physique il y a l'être, son coeur, son âme, sa personnalité.
La fin est encore plus touchante que le reste du roman, je ne m'attendais nullement à ce scénario, hélas je ne peux révéler ce qui fait qu'on referme le livre avec un goût amer dans la bouche et la larme à l'oeil. Triste de quitter Clothilde, on aimerait rembobiner le film à l'envers et changer le cours du destin mais alors il n'aurait pas eu de Clothilde.
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Noctenbule
  21 avril 2016
Cette brave petite Clotilde se sentait mal dans ces baskets. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui l'a faîtes quitter Paris pour Bordeaux. Et elle a bien fait, car proche de sa tante surnommé La Vilaine, elle va retrouver goût à la vie et à l'amitié. Il existe des gens singuliers qui par leur gentillesse touche sincèrement des personnes pour qui cela peut changer la vie. Prêt pour une rencontre tout en sourire et en larme ?
C'est sous une carapace de tortue que vit Clotilde. Grosse et moche, elle essaie de passer inaperçue. Elle évite les contacts avec les gens pour se défendre d'entendre des moqueries. Car elle en a entendu toute sa vie des railleries. La maison n'était pas un refuge car sa mère l'a rejeté et son père ne pouvait trop lui donner d'attention par jalousie de son épouse. Alors il essaya de survivre au jour le jour, sans vraiment d'amour et d'attention des autres. Une réflexion maternelle de trop, l'incita à quitter le domicile familial pour ne jamais y remettre les pieds.
Elle devint bonne dans de riche maison sur Paris. Un jour, la solitude, la peur l'a poussa à appeler sa tante à Bordeaux pour savoir si elle pouvait l'héberger. Dès l'accord, elle monta dans le train et une nouvelle vie s'annonça à elle. Car sous ces airs de Vilaine, la tante cache une vraie gentillesse et tendresse envers les gens. Ce n'est pas par hasard que les habitants de l'immeuble viennent lui raconter leurs bobos. Les femmes de l'immeuble vont toutes au fur et à mesure rentrer dans la vie de Clotilde et lui insuffler du bonheur. La douceur de Clotilde va également toucher les filles qui vont lui faire des confidences et passez des moments avec elle. Un rayon d'espoir commence à naître entre les marches à chaque étage. Mais il y a un moment où tout s'arrête, est-ce pour mieux recommencer ?
J'ai beaucoup aimé la légèreté des mots qui donne au récit une douceur surprenante. le premier roman de Marie-Laure Hubert Nasser est très bien écrit. Il ne m'a fallu que trois jours pour le lire. J'avoue m'être retrouvé dans son personne de Clotilde sur de nombreux aspects que je ne vais pas aborder. Son rapport au corps, trop gros, trop gras qui est un autre en plus de son esprit. Il est là sans être présent jusqu'au jour où grâce aux voisines il change. Et le regard de l'héroïne sur elle-même aussi va changer. Elle va porter des vêtements adaptés à sa taille, va porter des lunettes pour mieux voir, va mettre des bijoux pour se mettre en avant. Une acception de soi qui permettre de s'épanouir au travail et d'oser aussi. Les descriptions sont précises sans tomber dans la vulgarité ou l'observation malsaine.
Il ne faut pas oublier que c'est un roman car dans la réalité, rencontrer de tels gens dans un immeuble est assez peu probable. Et sympathiser avec autant de gens différents, semble assez improbable mais cela contribue à s'attacher aux gens. C'est le côté bisounours en moi qui parle dans ces moments-là. Puis tout aurait pu aller de mieux en mieux et donner une bonne dose d'optimisme. Mais voilà, l'auteure en a décidé autrement. Déjà, du récit avec du détail d'étage, on passe au journal de Clotilde sans jamais le quitter. Et cette fin qui m'a laissé totalement sur le cul. Pourquoi choisir un message que les gens différents ne peuvent pas avoir le droit à être heureux ou au bonheur ? L'oiseau à la fin à bon dos. Pourquoi me laisser sur mon émotion ainsi ? Les pages se tournent avec sourire pour qu'à une dizaine de pages de la fin tout est fait pour que le livre m'en tombe des mains. L'auteure n'avait-elle plus d'idée ? Avait-elle eu un évènement malheureux à la fin de l'écriture du livre ?
J'ai beaucoup aimé l'écriture ainsi que le personnage de Clotilde avec ceux qui l'entoure. C'est une bouffé de bonne humeur qui reste nuancée puisque la fin est moins joyeuse.
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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sylire
  13 janvier 2014
Quand on m'a proposé la lecture de ce livre, j'ai craqué pour la couverture. Les macarons, j'adore ! J'espérais que ce que j'allais trouver à l'intérieur allait être à la hauteur de « l'emballage ». Je n'ai pas été déçue.
L'histoire est celle de Clotilde, une jeune femme disgracieuse qui essaye tant bien que mal de s'assumer. Lassée du peu d'indulgence de sa mère envers elle, Clotilde décide de quitter le domicile familial pour voler de ses propres ailes. Elle se rend chez sa tante qui possède un immeuble à Bordeaux, espérant que cette dernière pourra la dépanner (au moins dans un premièr temps). La tante en question, une femme impotente au caractère fort, cache derrière son apparence bourrue, un grand coeur. Elle met un logement à la disposition de sa nièce et lui présente les habitants de l'immeuble. Grâce à deux jeunes femmes qui la prennent en main (de façon assez musclée il faut bien l'avouer), Clotilde prend confiance en elle et se décide à chercher un travail. La chance lui sourit, elle trouve LE travail qui lui convient (dans le milieu de l'art) et qui va lui permettre de s'épanouir.
Ce livre m'a fait penser à "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda, en moins léger toutefois. le destin de Clotilde n'est pas idyllique et les embûches qui se dressent sur son chemin sont de taille. Marie-Laure Nasser nous fait réfléchir avec subtilité sur l'apparence physique et son importance dans notre société. Comment grandir et s'épanouir adulte quand on a été rejeté dans l'enfance à cause de son physique ? Clotilde est très attachante. Courageuse et volontaire, elle tente de s'en sortir. La vie de l'immeuble et de ses habitants est décrite de façon très vivante, on passe un bon moment à les regarder vivre. La ville de Bordeaux, où vit désormais Clotilde est un personnage à part entière et j'ai aimé imaginer cette ville que je ne connais pas. La fin du roman est inattendue, brutale. Elle fait partie des possibles de chaque jour alors je l'ai acceptée...
Un premier roman prometteur.
Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
editionspassifloreeditionspassiflore   12 janvier 2014
Extrait : Le journal de Clotilde
C’est idiot. Je me demande par où commencer. Je me suis toujours promis qu’un jour je saurais à qui écrire. Que je trouverais l’envie de me confier. Voilà bientôt trente ans que je lis, dévorant la vie des autres, sans avoir jamais couché un mot sur le papier. J’ai du mal à tenir un stylo. C’est pour cela que je me suis offert un plumier. Avec une encre violette. Comme lorsque j’étais petite. Pour faire de belles lignes. Ce cahier a une carapace en cuir. Je l’ai voulu juste pour moi. C’est mon premier cadeau avec mon argent. Il me ressemble. Je l’ai trouvé dur et tendre à la fois. Comme moi. Rugueux et sans forme à l’extérieur. Un bloc. Un roc. Des feuillets doux et collés à l’intérieur. On souffle doucement sur les pages et elles s’entrouvrent. Comme des portes cachées. Moi, Clotilde, vingt-sept ans, dont vingt-six pétrifiée dans une roche, j’ai pour la première fois de mon existence envie de vivre. C’est sans doute parce que je peux enfin me demander ce que je ferai demain. Cela ne m’était jamais arrivé. J’ai toujours cru que je ne finirais pas la journée. À moins que ce soit elle qui ne se termine jamais. Le temps est un élément auquel je pense souvent. Comme un ennemi qui me poursuit. Comme si un sablier infini coulait en moi. Pour m’alourdir. Rendre mes membres gourds. Mes mouvements douloureux. Mon présent pesant.
Je suis venue sur terre laide. Pas de ces laideurs qui deviennent des atouts, car l’on acquiert grâce à elles une forte personnalité. Pas de ces grosseurs que l’on désigne girondes ou généreuses, créant le désir irrépressible d’y apposer les mains. Pas de ces disgrâces si frappantes que l’on peut les détourner. Réparer. Cacher. Opérer. Non, un corps et un visage inscrits dans une masse de chair alors même que le travail de façonnage n’a pas été achevé. Je ne sais pas d’ailleurs s’il reste une partie de mon être épargnée par cette infortune. Je me suis regardée dans un miroir pour la dernière fois à l’âge de six ans. J’observais cette autre avec curiosité. Sans vraiment d’appréhension ou de colère. Je pensais que j’étais comme le reste du monde. Et puis j’avais une jolie robe ce jour-là, avec des volants roses que je faisais virevolter autour de mes jambes. J’étais plutôt heureuse malgré tous ces accidents quotidiens qui venaient se coller à ma peau. Je me sentais leste bien que plongée dans un bloc de béton. Je n’ai pas de cou. Mes épaules sont tellement épaisses que l’on ne peut vraiment pas deviner si j’ai un corps de femme. Ma taille est large. Mes membres sans forme. Mes pieds, je ne les vois plus depuis des années. Mes mains ressemblent à des battoirs. Mon visage ? Je ne sais pas vraiment. Il est flou pour moi depuis si longtemps. À l’école, dans les couloirs, on m’appelait la grosse. La dodue. Le bidon. Le boudin. Le laideron. La couenne. Le lardon. Le quintal. Le tonneau. La tonne. Quand on est grosse, on vous croit bête aussi. Comme une double punition du ciel. Comme les deux bosses du chameau. Alors, j’avais droit aussi à la perchée, la pommée, la pauvre débile, la tordue, la neuneu, la naze. Là, c’était l’association physique et morale de ce qui leur semblait ma réalité. Il y avait aussi la bâtarde, insulte suprême vomie pour clore le chapelet d’injures dont j’étais recouverte. Je n’avais qu’une envie, disparaître. Me fondre dans l’espace. Rentrer sous terre. J’ai enfoncé un chapeau en feutre noir sur ma tête pour que l’on ne voie plus que le menton, à étage d’ailleurs, je crois bien. C’est comme ça quand on est gros.
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petitsoleilpetitsoleil   17 janvier 2014
- Il faut que tu m'aides, je n'y arriverai jamais sans toi.
- Mais que je t'aide à quoi ?
- A passer cet entretien.
Ils cherchent quelqu'un pour la boutique d'en face. Au CAPC.

(...)
- Ouais, bon, c'est du passé. Mais dans le cas présent, ben, comment veux-tu que je t'aide, ma belle ? J'y pige rien, moi. Encore, si c'était pour bosser chez H & M, je connais toutes les vendeuses, mais là ... J'en connais pas une de vendeuse. Et d'ailleurs, ils vendent quoi, dans ta cathédrale ?
- Des ouvrages pour approfondir ses connaissances après une visite, des catalogues d'expositions, des livres d'artistes pour faire des cadeaux originaux, tu vois ?

(...) Tout l'immeuble était au courant de cet espoir de rendez-vous. Cette information majeure avait donné lieu à une séance de formation intensive (...) pour approfondir ses connaissances. Toutes les femmes au foyer étaient présentes. Elles préparaient même l'entretien avec leurs maris avant cette séance de "coaching" comme l'avait appelée Claudie, se moquant de cette nouvelle émission télévisée de conseils en tout genre qui venait de voir le jour sur sa grille des programmes.
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petitsoleilpetitsoleil   17 janvier 2014
A part le mot "start-up" et le nombre de zéros sur son compte en banque, Sarah n'en savait guère plus sur l'univers professionnel de son mari.
Elle trouvait ces anglicismes terriblement ennuyeux.
Elevée pour devenir une bonne épouse, elle estimait avoir rempli sa mission.
Elie lui avait fait une cour assidue. Elle s'était laissé séduire par cette aisance qu'il affichait en toute situation. Elle avait conçu deux beaux enfants, mâle et femelle. Cuisinait à merveille et gérait avec élégance un intérieur assez surfait, mais qui arborait tous les signes de la réussite.

Sarah avait atterri dans cet immeuble cossu pur XVIIIe en attendant la réfection d'un loft extravagant. Elle avait acquis à prix d'or d'anciens chais qu'elle rénovait, convaincue d'avoir conclu l'affaire du siècle.
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geisha79geisha79   30 novembre 2016
Elle est si lisse et si pure à l'intérieur que les maux et les reproches ne peuvent s'accrocher sur ses parois. Râpeuse et repoussante à l'extérieur, elle est douce et tendre comme une pierre à savon, dedans. Rien ne reste du passage des malheurs précédents. Cette grotte est apparue lors du dernier cyclone et depuis, tout le village est en paix.
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petitsoleilpetitsoleil   17 janvier 2014
La petite, c'est vrai qu'elle avait son air idiot et sa vue basse, mais elle les écrasait tellement par son intelligence, bien avant l'âge de raison, que cela leur avait causé des angoisses terribles. (...) Ils en étaient restés babas. Ils avaient eu peur. Pensaient à une sorte d'esprit malin. (...) Finalement, il était plus simple de croire qu'elle était un peu perchée et qu'elle ne savait pas ce qu'elle racontait. Qu'elle répétait bêtement des bouts de phrases qu'elle avait entendues dans les conversations des grands.

Elle avait vu tout cela se tricoter, la vieille tante.
Comme un vilain napperon de dentelle, ouvrage complexe monté au crochet dont on espère ne jamais hériter.
Elle avait longtemps discuté avec la petite quand elle se rendait dans la maison de famille. Elle aimait ses remarques aiguisées. Son esprit vagabond et poétique. Ses questions dérangeantes. Elles lisaient les mêmes livres et elles échangeaient ensuite avec passion.
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Vidéo de Marie-Laure Hubert Nasser
Pour le premier numéro de l'émission 99, émission littéraire du réseau Cultura animé par Alexandre Jardin, Marie-Laure Hubert Nasser a présenté son tout dernier roman On rêve, on vit, on aime. Des extraits à découvrir ici !
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