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ISBN : 2266258710
Éditeur : Pocket (28/04/2016)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Prix Pierre Loti, Hendaye 2010Une école de commerce est tout sauf une fabrique à auto-stoppeurs, l'objectif premier étant de former les chefs d'entreprise et décideurs de demain et de les préparer au marché du travail. Ludovic Hubler, Alsacien formé à l'école de commerce de Strasbourg, a choisi quant à lui de casser tous les schémas de formation établis et de procéder différemment. 24 ans au moment de l'obtention de son Master, il part du principe qu'une découverte ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
IreneAdler
  30 décembre 2015
Pour tout dire, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le livre. Mais une fois ce tour du monde vraiment démarré, c'est aller tout seul. Je pensais qu'il allait nous relater son parcours autour du monde en tant que simple observateur. Quelle ne fut pas mon excellente surprise de constater qu'il a décidé de faire passer un message, de nouer un discours interculturel, si ténu soit-il.
Il fait fi de tous les préjugés qui irriguent nos sociétés, nourries de médiatisation négative d'à peu près tous les pays traversés. Si parfois une partie des critiques se justifie, la plupart ne sont issues que d'une ignorance des vrais gens et de leur mode de vie. Dans un autre domaine, c'est un peu ce que fait Martin Weil pour le Petit Journal : démystifier en allant à la rencontre des premiers concernés, ce que font rarement journalistes et hommes/femmes politiques. Ludovic Hubler propose d'ailleurs de rendre obligatoire un tour du monde en stop pour ceux briguant une position dans les hautes sphères de l’État.
Un livre que je recommande chaudement à chacun d'entre nous. Afin d'affaiblir les préjugés qui nous ferment les yeux et pour enfin accueillir ceux qui fuient à raison leur pays. Peut-être aussi qu'il permettra un sursaut politique et citoyen : nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, mais nous pouvons essayer de comprendre que c'est notre mode de vie et d'exploitation qui est à l'origine d'une partie d'entre elle. Plutôt que de nous en culpabiliser, Hubler propose que nous nous engagions pour changer les choses, même à notre humble niveau.
Vraiment, un très bon livre.
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Pippolin
  24 avril 2017

Durant la lecture du livre, j'avais l'image de Forrest Gump en tête. du Forrest Gump messianique qui décide de courir jusqu'au bout du village, puis arrivé là décide de continuer jusqu'au bout du Comté, puis de l'Etat, puis jusqu'à l'océan, puis d'aller d'un océan à l'autre, tandis que la troupe des joggeurs le suivant comme autant de disciples enfle au rythme de ses foulées. Et je me sentais au milieu de ce flot grandissant de joggeurs, comme les autres impressionné, fasciné par l'auteur, son audace, sa foi en la bonté de l'être humain, sa candeur même. Car qu'on imagine : Ludovic Hubler a fait du stop en Colombie, au Panama, en Corée du Nord, au Tibet, au Pakistan, en Afghanistan, en Iran. Il a crapahuté dans la région du Darien, bivouaqué dans l'Outback australien, traversé le désert de Gobi, affronté des températures de - 40 degrés ou de 50 degrés, traversé les océans, atteint l'Antarctique. Il a vécu dans les favelas, été hébergé chez les aborigènes, dormi avec les Intouchables, soigné les tuberculeux. Il a défié à la course un dragon de Komodo, posé son sac de couchages près des reptiles, croisé un Yack géant. Il a fait de l'auto-stop, du camion-stop, du cargo-stop voilier-stop et même de l'éléphant-stop ! Tout au long de son périple, il a toujours manifesté une infinie confiance pour les êtres et les choses qui l'entouraient - à l'image de ce serpent australien qui une nuit s'est trop approché de son lit et qu'il a laissé s'éloigner, convaincu - à juste titre - que l'animal n'était pas animé de mauvaises intentions. Durant cinq années, armé de ce formidable état d'esprit, de cette curiosité de bon aloi, Ludovic Hubler a arpenté le monde, avec comme public, tout d'abord les enfants hospitalisés du CHU de Strasbourg - ses plus fidèles supporters - puis de plus en plus d'individus, intéressés par son aventure. Chose légitime, il y a rencontré l'amour.
A l'heure où des chevaux de frise se dressent aux frontières, où les médias nous accablent d'images de quartiers dévastés et de visages ravagés par la colère ou le chagrin, ce livre qui exalte la rencontre, l'échange et la tolérance est une formidable source d'optimisme. Un témoignagne tonifiant.
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leolechat
  15 juillet 2017
La sagesse populaire dit que les voyages forment la jeunesse. Ludovic Hubler a repris ce vieil adage au pied de la lettre. Enfin presque, car le moyen de locomotion que ce jeune diplômé a employé pour réaliser son rêve d'enfance est un peu particulier. Tel Jack Kerouac, célèbre pouceux en son temps, ce dernier a décidé de recourir à l'auto-stop pour partir à la découverte de notre belle planète. Son périple qui devait durer deux ans va en prendre cinq. le globe-stoppeur décidera en chemin de s'arrêter plus longtemps que prévu dans certains pays comme les États-Unis, le Canada et l'Inde, posant son sac à dos pour donner des conférences dans les universités ou apporter son aide dans le domaine humanitaire. La méconnaissance des traditions ou la barrière de la langue auraient pu être de sérieux obstacles pour poursuivre cette odyssée dans certaines contrées reculées ou réputées dangereuses. le téméraire voyageur qu'est Ludovic Hubler les contournera avec habileté, grâce à sa simplicité, son humour et son respect des us et coutumes des autochtones rencontrés, lui permettant même de se fondre "tel un caméléon" au milieu des peuples, et d'être facilement adopté.
Digne héritier d'André Brugiroux, Ludovic Hubler nous livre un témoignage vivifiant, humain et enrichissant. Pari réussi pour l'auteur, qui nous permet l'évasion à chaque page tournée. Narré dans un style simple mais efficace, ce récit de voyage teinté d'humanité, riche en aventures et en anecdotes, est une vraie pépite du genre. J'ai eu l'impression de cheminer au côté de ce touriste au long cours et de partager l'épopée riche en surprises et rebondissements de ce globe-stoppeur toujours respectueux d'autrui et de la nature.
Vous rêvez de voyager sans bouger de votre canapé ou d'avoir un avant-goût de votre futur périple ? Ce tour du monde en stop devrait combler votre désir d'arpenter les grands espaces sans lever un orteil !
Lien : https://leslecturesdisabello..
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BVIALLET
  31 décembre 2017
Le 1er janvier 2003, fraîchement émoulu d'une école de commerce, Ludovic Hubler, 25 ans, décide de se lancer dans un tour du monde en auto-stop (et même en bateau-stop pour franchir mars et océans) au départ de Val d'Isère. Il prévoit d'y consacrer au maximum deux années. En réalité, il lui en faudra cinq pour boucler son incroyable périple. 170 000 kms seront parcourus. 59 pays seront traversés, les plus accueillants comme les plus dangereux, les plus ouverts à cette pratique comme les plus fermés. Il visitera tous les continents y compris l'Antarctique, traversera des déserts brûlants ou glacés et donnera des centaines de conférences un peu partout, mais principalement aux Etats-Unis où il séjournera une année entière. Ce tour du monde qui fait un peu l'impasse sur une grande partie de l'Afrique noire et sur l'immense fédération de Russie ne sera possible que grâce à l'amabilité de 1300 conducteurs de véhicules de tous pays (excepté la Corée du Nord), d'une dizaine de marins et de centaines d'hébergeurs trouvés le plus souvent sur deux sites internet (« Couchsurfing » et « HospitalityClub).
« Le monde en stop » est le récit de voyage en stop le plus extraordinaire que nous ayons lu depuis le fameux « La terre n'est qu'un seul pays » d'André Brugiroux. Il se présente sous la forme d'un pavé de 566 pages qui se lit comme un roman et qui aurait pu en comporter le triple sans aucun problème. Certains pays sont longuement décrits, d'autres trop vite survolés et là, le lecteur reste un peu sur sa faim. Que de choses on apprend en lisant cet ouvrage, que de clichés véhiculés par les médias toujours à l'affût du sensationnel ne doit-on pas corriger ! Un seul exemple : il est un pays où le culte de la personnalité est encore bien pire qu'en Corée du Nord, c'est le Turkménistan. le saviez-vous ? En fin d'ouvrage, l'auteur mesure la chance qu'il a eu de rencontrer tant de bonnes personnes et d'échapper à la plupart des dangers (les FARC en Colombie, les Talibans en Afghanistan, les zones militaires interdites au Tibet ou de conflits dans de nombreux endroits, tous traversés sans incident majeur). Sans être obligé d'adhérer aux idées pour le moins utopiques de paix et de fraternité universelle, d'abolition des frontières et de globalisation heureuse prônées par l'auteur ni même à ses rêves d'universalisme et de syncrétisme religieux, le lecteur appréciera la plume alerte, le témoignage honnête et sincère et surtout le grand vent de liberté qui souffle dans ces pages magnifiques.
Lien : http://www.bernardviallet.fr
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andreepierrette
  07 septembre 2016
Une très belle aventure, riche d'observations, de réflexion, passionnant, un vrai régal de lecture , un jeune auteur plein de talent, d'humanité, une leçon de philosophie, à conseiller à tous les âges
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   31 mars 2016
n ce 11 septembre 2005, c’est mon anniversaire et Andreina, jeune demoiselle rencontrée quelques mois auparavant pendant ma remontée, me propose d’organiser une petite fête pour l’événement. Une dizaine de personnes sont conviées. Parmi elles, je remarque instantanément une jeune fille métisse, type très latin, pleine de vie et de charme, répondant au doux prénom de Marisol. Elle porte une robe bleue moulante, échancrée. Sa peau est de couleur brun foncé, ses cheveux noirs, soigneusement peignés. Comportement exquis, amabilité sans faille, toujours souriante… Je suis rapidement conquis ! Autour d’une table, nous passons de longues heures à discuter, puis décidons de nous revoir le lendemain pour mieux nous connaître…

Le plus dur, dans un tour du monde en stop, ce ne sont pas les heures d’attente au bord des routes, aussi longues soient-t-elles, mais la solitude affective. Le fait de ne jamais recevoir l’amour que prodigue une mère ou une petite amie s’est parfois révélé pesant pendant mes années de voyage. Ma position de globe-trotter, ne restant que rarement plus d’une semaine dans la même ville, se prête aux rencontres superficielles qui ont pour objectif de compenser ce manque d’amour, mais cela reste partiel. Ma vie de nomade est faite d’éternels « au revoir » et je me suis habitué à prendre la distance nécessaire pour ne jamais m’attacher affectivement, sous peine de rendre la suite de mon parcours plus difficile. Mais là, c’est différent, je le sens.

Les jours passent… Chaque soir, je retrouve Marisol au Causeway, l’un des endroits que j’apprécie le plus dans la capitale panaméenne : un bras de terre dans l’océan offrant une vue imprenable sur les nombreux gratte-ciel de la ville. Marisol travaille dans l’un d’entre eux. Avocate depuis quelques années, elle envisage de venir réaliser un master en Europe afin de prendre davantage de responsabilités, découvrir un continent qu’elle ne connaît pas et, si possible, apprendre une nouvelle langue. Le français semble lui plaire… Face à l’océan, nous passons de longues et délicieuses heures à parler de tout et de rien, de nos vies, de nos objectifs, de notre vision du monde. Le « courant » passe, c’est indéniable. Une complicité semble même s’installer. Je n’ose cependant songer à l’idée que cette rencontre pourrait venir jouer une nouvelle musique dans mon esprit. Je m’étais mentalement préparé à l’éventualité de rencontrer une fille pour laquelle j’éprouverais des sentiments, mais je me l’étais promis : le tour du monde d’abord, la possibilité d’une relation ensuite ! À vouloir tout faire en même temps, on finit par ne plus rien faire correctement. Si le destin veut que l’on se revoie, on se reverra. Pour le moment, ma préoccupation, c’est le Pacifique.
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chloe23chloe23   29 août 2017
Durant une conférence dans une maison de retraite , un homme presque centenaire , la main tremblotante et la voix faiblarde, m'avait demandé:
-Ludovic, j'ai combattu lors de la Seconde Guerre mondiale. Les horreurs de la guerre m'ont dégouté de l'espèce humaine et j'attends aujourd'hui de mourir pour pouvoir enfin oublier les images tragiques que soixante années d'existence n'ont pas réussi à effacer.
Croyez-vous que l'espèce humaine arrivera dans le futur à apprendre de ses erreurs ?
Pensez-vous que la paix sur terre est chose possible?
Quelle est votre vision pour le futur de l'humanité?
Ses question ne m'ont jamais quitté. Elles sont même devenues insistantes et obsédantes au fil de mes lectures, rencontres et découvertes. Est-ce que la paix est possible? Arriverons-nous un jour à vivre en paix les uns avec les autres?
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MiichocMiichoc   04 octobre 2017
Le développement de "l'empire du Milieu" est au cœur de nombre de mes discussions avec les étudiants et expatriés. Aujourd'hui, le jeu à la mode semble être de trouver "le" chiffre qui va mettre K-O debout son interlocuteur, pour montrer le gigantisme et le potentiel de développement inimaginable de ce pays. Pêle-mêle, j'en note quelques-uns sur mon calepin : « Plus de 100 villes de plus d'un million d'habitants, près de 400 prévues à l'horizon 2025 avec l'arrivée de 300 à 500 millions de nouveaux urbains ; 30 000 nouvelles voitures par mois dans les rues de Pékin ; 80 nouvelles universités depuis 1992 formant plus de 50 000 étudiants MBA chaque année. »
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MiichocMiichoc   04 octobre 2017
Partant du principe que "la nature nous a donné deux oreillers une bouche pour écouter le double de ce que l'on dit", je me contente d'écouter et de poser quelques questions. En somme, de jouer le rôle de psychologue, une fois encore. Je sens l'homme heureux de s'exprimer. Tellement heureux qu'il m'emmènera finalement jusqu'à Miami, soit un détour de six heures aller-retour ! Incroyable ! En sortant de son véhicule, je le remercie vivement pour ce voyage et cet immense détour, le plus grand de mon tour du monde.
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MiichocMiichoc   04 octobre 2017
Ici, le temps n'a pas la même valeur que chez nous. In châ Allah n'est pas une simple formule, c'est une véritable façon de vivre. Cela ne fonctionne pas aujourd'hui ? Et bien, ça marchera demain, ou peut-être après-demain, ou encore jamais. Quelle que soit l'occasion, il ne faut pas s'en faire. Personne n'est pressé. Les instants passés à attendre ou à palabrer ont autant de prix que le temps "efficace" et productif.
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Video de Ludovic Hubler (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ludovic Hubler
Le monde en stop: Ludovic Hubler à TEDxAlsace.
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