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EAN : 9782809827781
272 pages
Éditeur : L'Archipel (23/01/2020)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
À l'approche des élections municipales, quelque part en Provence, candidats et proches du maire sortant décèdent les uns après les autres, sous les yeux d'une jeune flic et du reporter local. Un polar signé Hubert Huertas, journaliste et romancier reconnu.

Dans une métropole du sud de la France, à l'approche des municipales de mars 2020, les amis du maire sortant tombent les uns après les autres : mort "naturelle", empoisonnement, exécution. Candidat ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Natalivre
  30 janvier 2020
A l'idée de lire le nouveau Huertas, je me suis d'avance réjouie. J'avais beaucoup aimé "la boulangère du diable", et cette nouvelle histoire, dans un style différent, ne m'a pas déçu.
Le roman s'ouvre avec le prologue, en octobre 2019, et l'enterrement d'une personnalité locale, Dominique Acquaviva. Naïma Zidani, 40 ans, commissaire issue de l'immigration et son ami d'enfance, Alex Carbonier, journaliste, y assistent, ainsi que tout le "beau monde" local, le maire actuel, l'ancien, les adjoints... Ces obsèques sont le prétexte à la présentation de tous ces personnages qui vont contribuer à cette histoire. Une mise en bouche très intéressante.
La mort d'Acquaviva nous renvoie aux années 2007/2008 avec une 1ère partie où Naïma, la narratrice, dans un récit chronologique, revient sur les élections municipales de 2008. Gaston Cazenave avait dû céder la place de Maire à Louis Berisha, dans un contexte très trouble.
La 2ème partie nous ramène en 2019 avec la période qui précède les élections municipales de 2020 et où le duo Zidani/Carbonier a l'impression que se rejoue, à quelque chose près, le même scénario de 2008, des proches du maire mourant de façon plus ou moins naturelle... Cette fois-ci, notre duo n'a pas droit à l'erreur et devra être à la hauteur des événements.
Outre le récit, complètement plausible, j'ai par dessus tout aimé la plume de l'auteur. C'est vif, incisif, une écriture pleine de verve, un langage imagé, un vocabulaire fleuri, parfois local, qui sent bon la Provence. le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a le sens de la formule, un exemple parmi d'autres : "Il avait l'épée de la concurrence dans les reins, et son bouillant reporter sur le dos, mais il gardait le pied sur la pédale de frein".
Nous sommes dans les coulisses d'une élection locale et plus largement de la vie politique locale. L'auteur nous brosse un tableau sombre mais sûrement ressemblant de celle-ci avec son lot de menaces, d'intimidations, de compromis audacieux, de conflits d'intérêts, de règlements de compte, de vengeance, de petits arrangements entre "amis", de rétropédalage... Une partie d'échecs à haut risque où on peut perdre sa vie. Un terrain verglacé toute l'année, des sables mouvants permanents... Les gagnants d'aujourd'hui seront les perdants de demain. Bref, une jungle où il ne fait pas bon se perdre. Des personnages hauts en couleur, des situations poussées à l'extrême, certains passages m'ont fait sourire et j'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture. Par contre, peut-être parce que je lis beaucoup de romans policiers, j'avais deviné assez vite le dénouement, sans surprise pour moi. Néanmoins, je recommande vivement cette lecture d'actualité en cette période pré-électorale. Un grand merci aux éditions de l'Archipel pour ce bon moment de détente.
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LesReveriesdIsis
  18 janvier 2020
J'avais adoré La Boulangère du Diable, il y a quelques mois, alors je n'ai pas boudé mon plaisir lorsque j'ai reçu Quelques gouttes de sang sur le bureau du maire un peu avant sa sortie en librairie, prévue pour le 23 janvier !
Ce roman met en scène une guerre électorale. Dans une métropole du sud de la France, les municipales de mars 2020 approchent et bientôt les amis et collaborateurs du maire sortant disparaissent tour à tour… Voilà qui remue le couteau dans la plaie et fait rejaillir une vieille histoire, celle des municipales de 2008 et leur cortège de boue. Pour Naïma qui revient dans sa ville d'origine, promue commissaire, c'est une plongée dans un passé trouble aux côtés de son ami journaliste Alex Carbonier.
Les romans d'Hubert Huertas sont vraiment étonnants. Pour être parfaitement honnête, durant les trente premières pages, je me suis demandée où j'avais mis les pieds. Je me sentais perdue dans un imbroglio politique : Naïma racontait un enterrement, puis laissait filtrer des informations sur une vieille histoire de 2008. Il y avait tant de noms, de fonctions, de guéguerres et de luttes intestines que j'ai cru un instant que la lecture serait laborieuse… Un instant seulement, car, passé ces trente pages, la lecture est addictive.
La structure du roman est en soi intéressante puisque, finalement, elle mime le ressenti de chacun des acteurs. le lecteur se sent comme les administrés de 2008, perdus dans une affaire politico-criminelle, ne démêlant pas le faux du vrai; puis comme ceux de 2019 secoués par une affaire qui dérange sans que l'on n'arrive à faire les liens. le désagréable goût de déjà-vu, rehaussé du souffle du scandale, des magouilles et de l'incrédulité. Cette construction devient donc signifiante au-delà de son aspect déroutant au début, et le diptyque nous permet peu à peu de faire la lumière sur les faits de 2019 mais aussi sur les faits de 2008 : nous avons une double enquête d'une certaine manière.
J'ai bien aimé les personnages dans ce roman. le duo Naïma – Alex est amusant de régularité, leurs « je t'aime- moi non plus » rythment l'avancée, duo improbable et à la limite de la légalité. J'ai apprécié que la commissaire en charge de l'enquête soit une femme, une femme forte, sûre d'elle -sans l'être à l'excès-, une femme d'origine maghrébine que l'on ne cesse d'accuser de bénéficier de « discrimination positive »… une femme qui s'accroche à ses convictions, reconnaît et regrette ses erreurs, une femme humaine en somme. Les autres personnages sont plus effacés, sans être plus discrets : Berisha, sorte de parrain tout puissant dont nous comprenons les agissements à coup de paroles rapportées, manipulateur de l'ombre et communicateur hors pair; son épouse et ses confidences jubilatoires; les alliés russes, les hommes de paille, les syndicalistes achetés pour et par le pouvoir… J'ai particulièrement aimé les renversements de situation concernant deux personnages. Étonnamment, je ne les ai pas vus venir, et pourtant, après avoir fermé le livre, je me suis dit que c'était évident et que j'aurais dû le voir! Il est agréable de voir comment cet imbroglio a réussi à me noyer moi aussi, de sorte que je n'ai pas songé deux secondes à quelque chose d'assez classique en somme.
Je finirai cette chronique en évoquant la plume de Hubert Huertas. Une fois de plus, sa saveur particulière se déploie pleinement ici. La langue se pare de comparaisons nombreuses et parlantes, les phrases sont rythmées et le style se fait incisif par moments. Mais au-delà de tout cela, la truculence domine. Parfois vulgaire à l'image de certains personnages, la plume sait se faire plus douce, plus littéraire. Des accents baudelairiens se font entendre avec la réécriture du vers « là, tout n'est que luxe, calme et volupté », La Fontaine n'est pas en reste et le lecteur entend chanter un vers de la Cigale et la Fourmi sous la plume de Huertas; l'allusion à l'Etranger de Camus est explicite aussi… Ce sont autant de passages qui montrent une culture littéraire retravaillée pour résonner, différemment, car aucun d'eux ne devient un étalage de culture, chacun apporte un petit je-ne-sais-quoi porteur de sens dans le polar… et au passage éclaire le roman d'une lueur jubilatoire de littérarité discrète. L'amoureuse des livres que je suis a adoré remonter ce jeu de piste culturel – qui ne s'arrête pas aux classiques littéraires – et y mêle du Brassens et d'autres éléments que je vous laisse le soin de découvrir.
Ainsi, je suis enchantée par ma lecture. Quelques gouttes de sang sur le bureau du maire est un très bon polar. Il m'a captivée autant qu'il m'a déroutée, et une chose est certaine : plus que jamais j'aime le style inimitable et piquant de cet auteur!
Lien : https://lesreveriesdisis.com..
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Sami33
  22 janvier 2020
Il y a cinq mois de cela, je vous faisais découvrir "La boulangère du diable" que j'avais beaucoup apprécié. Pas un coup de coeur mais une lecture très prometteuse qui nous envoyait du lourd. Aujourd'hui, l'auteur revient avec un nouveau titre, totalement d'actualité étant donné que nous devrons aller voter prochainement afin d'élire un [nouveau] maire !

Direction le sud de la France, où la date des élections approche à grand pas sauf que voilà, ces élections vont être entachées de sang, de cadavre, de meurtre, de disparitions troublantes...

Pour tout comprendre, il faut faire un retour en arrière, septembre 2019, Dominique Acquaviva, le big boss de la puissante "Provençale d'Assainissement", société qui gère les ordures ménagères de la ville est mort. Un beau parterre de personnalités politiques étaient présentes lors de ses obsèques : le maire sortant, Louis Béshira ainsi que son épouse, l'ancien maire de la ville, Gaston Cazenave qui a subi une défaite dix ans plus tôt ; il y avait également la présence d'Alex Carbonier, un journaliste local et Naïma Zidani, commissaire fraîchement nommée. Pour le journaliste, il y a anguille sous roche car ce décès lui a fait penser à une affaire vieille de plus de dix ans. Dès lors, toutes les rumeurs vont bon train, et les scénarios ne sont bridés que par l'imagination des gens sauf que voilà, lorsqu'un adjoint va être retrouvé mort, empoisonné dans sa voiture, on commence à se poser sérieusement des questions...

Les municipales de mars arrivent à pas de géant mais les amis du maire sortant et ses collaborateurs disparaissent à tour de bras ! Mais pas qu'eux, il y a aussi les opposants au maire sortant qui passent de vie à trépas. Est-ce que les évènements antérieurs, ceux de 2008 seraient la clé de cette macabre énigme ? Naïma se voit confier cette sordide affaire où les cadavres sont légions ! Pour la seconder, il y aura Alex, son ami et accessoirement journaliste régional qui ne sera pas de trop. A eux deux, ils vont devoir mettre la main dans le cambouis pour arrêter ce serial killer qui terrorise le monde politique...

A la tête de l'enquête, nous avons une femme et je dois vous avouer que j'ai été agréablement surprise par ce choix. Elle est forte, sûre d'elle et en a dans le pantalon ! Elle a une méchante étiquette dans le dos. On pense que si elle en est arrivée là où elle en est aujourd'hui, elle le doit à ses origines et non à ses compétences. Son acolyte est la touche de fraîcheur, de légèreté dans le récit. Alex est un beau contraste avec notre commissaire et ça rend bien.

Si je devais résumer ce suspense en un mot : étonnant est le premier qui me vienne à l'esprit puis déroutant serai mon second choix. L'auteur nous plante le décor dans les premières pages, il faut être très attentif parce que mine de rien, tout ou presque se joue ici. L'auteur nous donne déjà des informations qui nous serviront pour plus tard. Il faut être attentif, aux aguets et surtout faire attention à ne pas se salir les pieds parce que si on ne sait pas où on met nos pieds, l'auteur sait où il veut nous emmener.

Hubert Huertas nous entraîne dans les méandres de la politique, dans une enquête policière de 2008 mais qui a toute sa place dans le présent. A nous de lire entre les lignes, de démêler le vrai du faux dans tout ce capharnaüm que l'auteur a pris plaisir à tricoter pour perdre les lecteurs. C'est diabolique mais ça marche parfaitement !

La plume de l'auteur est incisive, juste, forte, fluide et très addictive. L'histoire est intéressante, le cheminement est bon, les rebondissements arrivent à point nommer. En somme, c'est un excellent suspense qui est mené avec brio par Hubert Huertas.

Tout ça pour vous dire que Hubert Huertas, surfant sur l'actualité nous offre un récit des plus dynamiques et attrayants. Françaises, Français, n'ayez crainte, vous pouvez lire ce roman sans avoir peur de finir vous aussi dans un cercueil... 😉
Lien : https://leslecturesdeladiabl..
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livrement_ka
  25 janvier 2020
Alors pour tout vous dire la politique et moi ça fait deux voire plus. J'ai donc appréhendé cette lecture, de peur d'être perdue au milieu de tous les termes et autres procédures.
Mais que nenni !!!! L'auteur va expliquer tout de telle manière qu'on se sent de suite dans le bain et happée par cette histoire qui semble trouver ses sources quelques années en arrière.
De l'auteur j'ai lu récemment La Boulangère du Diable, que j'ai vraiment apprécié. Ce deuxième roman confirme mon premier ressenti. 
De plus dans ce livre, l'auteur va utiliser son passé de journaliste politique et donc maîtriser parfaitement le langage et les procédures.
Une lecture agréable grâce à une plume fluide, des mots et des phrases efficace; le tout vu par une femme d'origine maghrébine inspecteur qui devient commissaire.
Naïma de son prénom, était en poste lors des premiers événements de 2008. Et aujourd'hui plus de 10 ans après, la revoilà dans la ville.



De disparitions en meurtres, en suicides étranges, l'auteur vous entraîne dans les coulisses du pouvoir politique. A certains moment j'avais l'impression de retrouver des personnages de notre vie politique, mais non je ne vous en dirai pas plus....Je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Les journalistes sont également bien présents dans cette affaire, et sont de temps en temps pris pour cible.
Et ne me demandez pas le nom de la ville, l'auteur a très bien su faire preuve de discrétion pour éviter tout amalgame, mais toujours est-il que de nombreuses situations et réactions semblent réelles.
Quant aux personnages ils sont particulièrement bien travaillés et surtout représentatifs de leur fonction. On arrive presque à imaginer leur physique. 
La présence de deux ou trois personnages connus, à l'image de PPDA apporte une force à l'histoire assez ambigüe. J'ai dû mal à me défaire de cette étrange sensation même après avoir refermé ce livre.
De plus la perspective des prochaines élections municipales n'est pas sans semer un certain trouble quant à la date de parution de ce roman.
Un petit plus pour la relation assez particulière entre le commissaire et le journaliste : une relation Je t'aime moi non plus superbement décrite.
Et également pour le clin d'oeil à la Russie et ses procédés d'élimination qui ont déjà fait parler d'eux.
Mais sincèrement, vous voulez en apprendre plus sur la vie politique et ses dessous, avec cette histoire vous allez en avoir un avant-goût.
Foncez vous ne serez pas déçu !!!!!
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oceanedeepa
  31 janvier 2020
Je remercie Mylène des éditions l'Archipel pour l'envoi de ce livre.
La politique, ce n'est pas mon truc. Il est facile de penser que la politique n'est qu'un jeu de faux-semblants, de pots de vin, de magouilles, de copinage. Et bien ce livre prouve cela du début à la fin !
Ce récit se partage entre deux périodes : 2007/2008 et 2019. Au début du roman, nous assistons de nos jours à l'enterrement d'un ami du maire. Bien évidemment, de nombreuses personnes y assistent et cela sert à nous présenter tous les personnages. J'avoue que j'ai été un peu perdue et j'ai dû prendre quelques notes pour m'y retrouver. Mais une fois que l'on connait chaque personne, c'est beaucoup plus simple et il ne faut surtout pas se laisser freiner par cette introduction. On va ensuite vite passer au récit des événements survenus 10 ans plus tôt. Si au début je me suis demandée pourquoi on me racontait tout cela, je me suis vite se rendue compte que les événements du passé ont un impact considérable sur ce qui se passe de nos jours.
Le récit est raconté par le personnage de la commissaire Naïma Zidani qui a mené l'enquête en 2007/2008 et qui va devoir la replonger dedans pour comprendre les enjeux du présent. Elle forme un duo parfait avec le journaliste Alex Carbonier. Ils ont une relation « je t'aime moi non plus » mais Naïma sait quand elle doit écouter Alex sur ce qu'il a découvert et Alex sait quand il a besoin de son aide pour creuser l'affaire un peu plus loin. Alex peut évidemment se permettre des choses que ne ferait pas un policier mais il a autant envie de résoudre cette affaire que Naïma. C'est d'ailleurs lui le premier qui va faire le rapprochement entre certains faits. J'ai beaucoup aimé la commissaire car c'est une femme, elle vient des quartiers et c'est une immigrée de la deuxième génération. Certains personnages sous-entendent qu'elle a réussi grâce à une politique de « discrimination positive » mais il n'est est rien. Naïma s'est faite toute seule, en étudiant et en persévérant, ce qui force le respect.
En face de ce duo, nous avons Louis Bérisha et son entourage. En pleine campagne électorale, il se révèle être un manipulateur né, un fin stratège et arrive à retourner à peu près toutes les situations à son avantage. C'est d'ailleurs déroutant de voir avec quelle facilité il le fait. Bien évidemment, ce n'est pas par amour pour sa ville qu'il souhaite à tout prix se faire élire mais pour la position que cela offre et l'occasion que cela procure d'amasser un petit pactole. le portrait de politique peint par l'auteur n'est pas du tout glorieux mais d'un côté, je ne serais même pas étonnée que ces magouilles existent réellement. A un certain moment, j'ai failli reconnaître des personnalités politiques dans les descriptions mais je ne connais pas assez les politiciens français que pour en être sure.
L'enquête est très prenante parce que j'avais vraiment envie que le maire et son entourage soient arrêtés. J'ai assez facilement deviné qui était responsable des événements actuels mais ce n'est pas pour cela qu'on lit ce livre. C'est pour voir jusqu'où sont capables d'aller ceux qui veulent gouverner une ville. le pouvoir et l'argent sont deux mobiles vieux comme le monde après tout. L'auteur sait très bien mener ses récits tout en gardant le lecteur captif de l'intrigue. de plus, il n'hésite pas à utiliser des mots plus compliqués. J'ai plusieurs fois noté des mots pour aller chercher les définitions dans le dictionnaire. J'ai donc appris des choses pendant ma lecture et j'aime ça !
En conclusion, si vous trouvez cela jouissif que des personnes malhonnêtes se prennent un retour de bâton monumental, foncez ! J'ai tellement aimé ma lecture que je vais essayer de trouver les autres romans de l'auteur. S'ils sont dans la même veine, je risque fort d'avoir trouvé un nouvel auteur à absolument suivre…
Note : 8.5/10
Lien : https://worldofvoz.com/2020/..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PaulBLAIZEPaulBLAIZE   11 janvier 2020
La presse ne se lassait pas de ma récente promotion, moi l’enfant des quartiers sud, Naïma Zidani, quarante ans, immigrée de la deuxième génération, devenue commissaire divisionnaire et revenue dans sa ville.
Non seulement je ne portais pas le voile, non seulement je n’adoptais pas le débit des rappeurs, non seulement je n’avais pas été tentée par le voyage en Syrie, mais j’avais dans la poche une licence d’histoire de l’art et un doctorat en droit.
La fliquette inattendue, quoi. L’incarnation de la République là même où mes copains d’enfance, selon la chronique et les discours habituels, imposent la loi des rues.
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paleoliticgirlpaleoliticgirl   11 janvier 2020
Le lendemain, devant les caméras et les micros, il signa sa démission à la manière de Donald Trump, avec cette énorme signature qui exprime à la fois la mégalomanie et l’angoisse d’être un nain.
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paleoliticgirlpaleoliticgirl   11 janvier 2020
Pour l’immédiat, cet amateur de bagouzes et de grosses bagnoles filait vers son caveau à la vitesse de la flânerie dans un cercueil profilé, quasiment la Ferrari des disparus.
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paleoliticgirlpaleoliticgirl   11 janvier 2020
C’est si facile de divaguer sur des mystères de comptoir quand le parcours du décédé vous invite au fantasme.
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paleoliticgirlpaleoliticgirl   11 janvier 2020
Les vérités sont comme les rats, elles trainent au fond des poubelles, rarement dans les parfumeries.
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Videos de Hubert Huertas (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hubert Huertas
Marseille 50 ans après ... Témoignage Hubert Huertas .Il y a cinquante ans, les états Français et Algériens se séparaient. Mais cinquante ans plus tard les Français et les Algériens continuent de vivre ensemble, bon an, mal an.Hubert Huertas et Timo Ebermann sont allé à la rencontre de la ville la plus algérienne de France, Marseille. (avec accord de Pascal Delannoy)
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