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Sylvie Doizelet (Traducteur)
EAN : 9782070754236
242 pages
Gallimard (27/05/2002)
4.32/5   14 notes
Résumé :
Quelques mois avant sa mort, Ted Hughes (1930-1998), l'un des plus grands poètes anglais du XXe siècle, publie Birthday Letters, un recueil de lettres-poèmes adressées à son épouse l'écrivain Sylvia Plath, disparue trente-cinq ans auparavant.
Accusé - parfois violemment - d'être responsable du suicide de la jeune femme, Ted Hughes avait toujours gardé le silence, refusant d'évoquer les sept années de leur vie commune. On découvre avec Birthday Letters qu'il n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lesmiscellaneesdepapier
  17 décembre 2016
Les préludes de la lecture : j'avais choisi de lire ce livre après avoir lu Ariel de Sylvia Plath.
Résumé : Ce recueil de plus de quatre-vingts poèmes est un témoignage de l'auteur sur sa vie familiale avec sa femme Sylvia Plath. Il est considéré comme une réponse à son suicide, mais je n'aime pas cette expression et il ne traite pas que de son suicide.
Le mot de la fin : Même si le vécu est lourd et transparent dans ses lignes, le style et les mots m'ont moins atteint que ceux de sa femme qui transpirent la souffrance. Mais à travers ses poèmes, il a réussi à sublimer sa douleur. Cela ne fait qu'ajouter à mon admiration pour la femme qui fut la sienne et son génie poétique.
Lien : http://www.lesmiscellaneesde..
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Tasska
  07 décembre 2019
La plus belle déclaration d'amour jamais faite...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   07 janvier 2022
St Botolph’s



extrait 3

C’était comme si tes jambes d’Américaine, longues, parfaites,
N’en finissaient pas. Cette main, s’ouvrant toute grande,
Ces longs doigts, ceux d’une danseuse, ou d’un singe.
Et le visage — une boule de joie, serrée.
Je t’ai vue là, plus radieuse, plus réelle
Que pendant toutes les années qui ont suivi,
Comme si je t’avais vue cette fois-là seulement, et plus jamais.
Tes cheveux flottant librement, ce rideau
Tendu sur ton visage, ta cicatrice. Et ton visage
Une balle de caoutchouc, une boule de joie
Autour de ta bouche, rieuse, aux lèvres d’Africaine,
Peintes en rouge, rouge sombre, épais. Et tes yeux,
Serrés, perdus dans ton visage, un faisceau de diamants
Incroyablement brillant, brillant comme un faisceau de larmes,
Des larmes de joie peut-être, un concentré de joie.
Tu avais l’intention de m’abasourdir
Avec ta vivacité. Du reste de cette soirée,
Je ne me souviens de rien ou presque
Je me suis échappé avec ma petite amie. De rien
Sinon de sa fureur près d’une porte,
Et de ses questions sur ton foulard bleu dans ma poche,
Et l’empreinte de tes dents, un arc de cercle enflé
Qui allait marquer mon visage un mois durant,
Et moi pour toujours.


/ Traduction par Sylvie Doizelet
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier   17 décembre 2016
Pendant que nous nous mariions. Tu étais transfigurée.

SI mince, si neuve et si nue.

Un petit bouquet de lilas humide, tête penchée.

Tu tremblais, tu sanglotais de joie, tu étais

Toute la profondeur de l’océan

Débordant de Dieu.

Tu as dit avoir vu le ciel s’ouvrir

Et dévoiler ses richesses, prêtes à se répandre sur nous.

En lévitation à tes côtés, je me sentais soumis

A une étrange tension : le futur, envoûté.

Dans ce chœur de jour de semaine, déserté, rempli d’échos,

Je te vois

Luttant pour contenir les flammes

S’échappant de ta robe de tricot rose.

Et de la pupille de tes yeux – des joyaux de grand prix

heurtant leurs larmes de feu. Des joyaux

Agités dans un cornet à dés, remis entre mes mains.
+ Lire la suite
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier   17 décembre 2016
C’était le mois de mai. Comment cela a-t-il commencé?

Qu’est ce qui nous a écorchés vifs comme cela? Par quel

Drôle de tour

La lame de la lune nous a-t-elle, de si bon matin,

fait saigner l’un l’autre? Qu’avais-je fait? J’avais

D’une manière ou d’une autre,

Mal compris. Inaccessible.
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier   17 décembre 2016
oi tu attendais,

Te sachant impuissante, prise entre les pinces

De la vie qui te jugeait, et j’ai vu

Le nerf écorché, la blessure incicatrisable sur ton visage.

C’est tout ce que tu avais pour te donner du courage.

A cet instant, j’ai vu, reconnu ce qui s’emparait de toi-

Les terreurs qui t’avaient tuée une fois déjà.

A présent, je vois, j’ai vu, assise, la fille

Solitaire qui allait mourir.
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coco4649coco4649   07 janvier 2022
St Botolph’s



extrait 2

  Et Chaucer
Aurait attiré l’attention sur la position, ce jour même,
Du Soleil en Poissons, en conjonction avec ton ascendant,
En opposition précise avec mon Neptune,
Et fixé dans ma Maison Dix,
Celle de la fortune, bonne ou mauvaise.
Notre Chaucer, je crois, aurait soupiré.
Il nous aurait convaincus, d’un triste hochement de tête,
Ce jour où le système solaire nous a mariés
Que nous le sachions ou non.
                        Falcon Yard :
Une petite amie comme une arbalète chargée. Les ondes sonores
Jouées, torturées, par le groupe de jazz Joe Lyde’s Park.
Le couloir
Comme le pont incliné du Titanic :
Un film muet, avec tout ce vacarme au-dessus. Soudain —
C’était une idée de Lucas — soudain, toi.
Première vision. Premier instantané, unique,
Irrévocable, fixé dans un flash.
Plus grande
Que jamais ensuite. Si mince, te balançant,



/ Traduction par Sylvie Doizelet
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Videos de Ted Hughes (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ted Hughes
Avec Marielle Macé, Clémence Azincourt, Jacques Bonnaffé, Léon Bonnaffé & le petit Paulo Et en duplex : Valérie Rouzeau, Régis Lefort & Béatrice Bonhomme

« Ce qui se fait entendre est aussi la poésie de Valérie Rouzeau,, entre nos récepteurs et son espièglerie, à nous de l'attraper. C'est simple comme Carême (Maurice…), savant comme Roubaud et fouillé comme Desnos, sans fin sans fond comme qui vous voudrez. Par la mouvement les souffles, son ombre persistante. » » Jacques Bonnaffé
Voilà près de trente ans que Valérie Rouzeau (née en 1967) a décidé de vivre en poésie, de ses révoltes et de sa plume. Elle a attiré l'attention des lecteurs après la publication en 1999 de Pas revoir, son recueil de deuil. Depuis, parallèlement à ses ouvrages de poésie, elle traduit notamment des poèmes de Sylvia Plath, de Ted Hughes et de William Carlos Williams. Lauréate du prix Apollinaire en 2012, elle compte parmi les voix contemporaines les plus attachantes.
Le revue Nu(e) lui consacre un numéro complet à l'occasion de la sortie de Éphéméride aux éditions de la Table Ronde. À lire – Valérie Rouzeau, Éphéméride, La Table Ronde, 2020 – Revue NU(e), Valérie Rouzeau, n°70, coordonné par Régis Lefort, avec la collaboration de Béatrice Bonhomme et Danielle Pastor, 2020. Disponible en ligne sur Poezibao.
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