AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Butor (Préfacier, etc.)Pierre Albouy (Éditeur scientifique)
ISBN : 207042085X
Éditeur : Gallimard (30/04/2002)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Le jeune homme insolent et grandiose qui avait signé Lautréamont en 1868, Isidore Ducasse, écrivit en 1870 sous le titre Les Poésies la réfutation la plus radicale du romantisme du malheur, de ses propres chants, la condamnation de ce qui devint le baudelairisme. Pour lui, Hugo avait dans tout cela une responsabilité qui fonde sa sévérité de dix-neuf ans. Il écrit déjà, ignorant L'Art d'être grand-père : " De Hugo il ne restera que les poésies sur les enfants... " I... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
patrick75
  26 juin 2012
Qui n'aurait aimé avoir pour grand-père Victor Hugo.
Avec quel talent et quel brio,
De la vie quotidienne,des petits riens,
Il s'accapare et les fait siens.
En souvenirs, à ses petits-enfants,
Il aura laissé ces vers aimants.
( écrit sans prétention aucune)
Commenter  J’apprécie          290
gigi55
  07 novembre 2010
Le poème du jardin des plantes
I.
Le comte de Buffon fut bonhomme, il créa
Ce jardin imité d'Évandre et de Rhéa
Et plein d'ours plus savants que ceux de la Sorbonne,
Afin que Jeanne y puisse aller avec sa bonne ;
Buffon avait prévu Jeanne, et je lui sais gré
De s'être dit qu'un jour Paris un peu tigré,
Complétant ses bourgeois par une variante,
La bête, enchanterait cette âme souriante ;
Les enfants ont des yeux si profonds, que parfois
Ils cherchent vaguement la vision des bois ;
Et Buffon paternel, c'est ainsi qu'il rachète
Sa phrase sur laquelle a traîné sa manchette,
Pour les marmots, de qui les anges sont jaloux,
A fait ce paradis suave, orné de loups.
J'approuve ce Buffon. Les enfants, purs visages,
Regardent l'invisible, et songent, et les sages
Tâchent toujours de plaire à quelqu'un de rêveur.
L'été dans ce jardin montre de la ferveur ;
C'est un éden où juin rayonne, où les fleurs luisent,
Où l'ours bougonne, et Jeanne et Georges m'y conduisent.
C'est du vaste univers un raccourci complet.
Je vais dans ce jardin parce que cela plaît
À Jeanne, et que je suis contre elle sans défense.
J'y vais étudier deux gouffres, Dieu, l'enfance,
Le tremblant nouveau-né, le créateur flagrant,
L'infiniment charmant et l'infiniment grand,
La même chose au fond ; car c'est la même flamme
Qui sort de l'astre immense et de la petite âme.
Je contemple, au milieu des arbres de Buffon,
Le bison trop bourru, le babouin trop bouffon,
Des bosses, des laideurs, des formes peu choisies,
Et j'apprends à passer à Dieu ses fantaisies.
Dieu, n'en déplaise au prêtre, au bonze, au caloyer,
Est capable de tout, lui qui fait balayer
Le bon goût, ce ruisseau, par Nisard, ce concierge,
Livre au singe excessif la forêt, cette vierge,
Et permet à Dupin de ressembler aux chiens.
(Pauvres chiens !) — Selon l'Inde et les manichéens,
Dieu doublé du démon expliquerait l'énigme ;
Le paradis ayant l'enfer pour borborygme,
La Providence un peu servante d'Anankè,
L'infini mal rempli par l'univers manqué,
Le mal faisant toujours au bien quelque rature,
Telle serait la loi de l'aveugle nature ;
De là les contresens de la création.
Dieu, certe, a des écarts d'imagination ;
Il ne sait pas garder la mesure ; il abuse
De son esprit jusqu'à faire l'oie et la buse ;
Il ignore, auteur fauve et sans frein ni cordeau,
Ce point juste où Laharpe arrête Colardeau ;
Il se croit tout permis. Malheur à qui l'imite !
Il n'a pas de frontière, il n'a pas de limite ;
Et fait pousser l'ivraie au beau milieu du blé,
Sous prétexte qu'il est l'immense et l'étoilé ;
Il a d'affreux vautours qui nous tombent des nues ;
Il nous impose un tas d'inventions cornues,
Le bouc, l'auroch, l'isard et le colimaçon ;
Il blesse le bon sens, il choque la raison ;
Il nous raille ; il nous fait avaler la couleuvre !
Au moment où, contents, examinant son oeuvre,
Rendant pleine justice à tant de qualités,
Nous admirons l'oeil d'or des tigres tachetés,
Le cygne, l'antilope à la prunelle bleue,
La constellation qu'un paon a dans sa queue,
D'une cage insensée il tire le verrou,
Et voilà qu'il nous jette au nez le kangourou !
Dieu défait et refait, ride, éborgne, essorille,
Exagère le nègre, hélas, jusqu'au gorille,
Fait des taupes et fait des lynx, se contredit,
Mêle dans les halliers l'histrion au bandit,
Le mandrille au jaguar, le perroquet à l'aigle,
Lie à la parodie insolente et sans règle
L'épopée, et les laisse errer toutes les deux
Sous l'âpre clair-obscur des branchages hideux ;
Si bien qu'on ne sait plus s'il faut trembler ou rire,
Et qu'on croit voir rôder, dans l'ombre que déchire
Tantôt le rayon d'or, tantôt l'éclair d'acier,
Un spectre qui parfois avorte en grimacier.
Moi, je n'exige pas que Dieu toujours s'observe,
Il faut bien tolérer quelques excès de verve
Chez un si grand poète, et ne point se fâcher
Si celui qui nuance une fleur de pêcher
Et courbe l'arc-en-ciel sur l'Océan qu'il dompte,
Après un colibri nous donne un mastodonte !
C'est son humeur à lui d'être de mauvais goût,
D'ajouter l'hydre au gouffre et le ver à l'égout,
D'avoir en toute chose une stature étrange,
Et d'être un Rabelais d'où sort un Michel-Ange.
C'est Dieu ; moi je l'accepte.
Et quant aux nouveau-nés,
De même. Les enfants ne nous sont pas donnés
Pour avoir en naissant les façons du grand monde ;
Les petits en maillot, chez qui la sève abonde,
Poussent l'impolitesse assez loin quelquefois ;
J'en conviens. Et parmi les cris, les pas, les voix,
Les ours et leurs cornacs, les marmots et leurs mères,
Dans ces réalités semblables aux chimères,
Ébahi par le monstre et le mioche, assourdi
Comme par la rumeur d'une ruche à midi,
Sentant qu'à force d'être aïeul on est apôtre,
Questionné par l'un, escaladé par l'autre,
Pardonnant aux bambins le bruit, la fiente aux nids,
Et le rugissement aux bêtes, je finis
Par ne plus être, au fond du grand jardin sonore,
Qu'un bonhomme attendri par l'enfance et l'aurore,
Aimant ce double feu, s'y plaisant, s'y chauffant,
Et pas moins indulgent pour Dieu que pour l'enfant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Marti94
  23 août 2018
« L'art d'être grand-père » a beau être un recueil de poèmes en vers, il ressemble à un récit autobiographique sur la relation entre Victor Hugo et ses petits-enfants, Jeanne et Georges.
Je suis littéralement sous le charme.
Victor Hugo est un grand-père gâteux mais lucide. Il adore ses petits-enfants mais au-delà de la description poétique du quotidien qu'ils partagent, il parle aussi de leur environnement et de leur avenir, du monde dans lequel ils vivent.
C'est Judith Perrignon dans son roman « Victor Hugo vient de mourir » qui évoque très bien cet amour filial. Elle écrit les moments forts où, sur son lit de mort, Victor Hugo dit adieu à Jeanne est à Georges. Je la cite :
"- Adieu Jeanne, murmure-t-il à sa petite fille.
La dernière nuit est difficile.
Victor Hugo fait signe à Mme Lockroy d'approcher et lui baise la main, il embrasse Georges aussi, il parle difficilement.
- Mes enfants, mes bien-aimés, tout près de moi, plus près encore.
Il les embrasse, se blottit sous ses couvertures comme si le froid l'envahissait.
- Soyez heureux, pensez à moi, aimer moi."
J'ai découvert ce recueil tardivement et je ne le regrette pas car je serai un jour moi-même grand-mère et je me sens concerné par ce débordement admiratif de ce grand-père pour ses petits-enfants. le grand homme n'est pas de pierre même s'il est fort et la chanson de ses poèmes résonne encore dans ma tête.
Lu en août 2018
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          111
aouatef79
  02 août 2015
l'Art d ' être grad-père est un ouvrage dont la lecture, une lecture de jeunesse,
remonte à très loin et dont je n' ai gardé que de vagues souvenirs. Ce qui fait
que je ne peux porter aucun jugement sur cette oeuvre.
Commenter  J’apprécie          161
michfred
  01 avril 2015
Un recueil un peu neu-neu....un peu nonno.... un peu gaga.
Vraiment pas mon préféré! Mais quand j'étais enfant, c'est là que mon institutrice puisait nos premières poésies à apprendre... D'une certaine façon, même si mes goûts poétiques ont évolué et si j'ai pris le large,sur quelques bateaux ivres, ces premiers pas poétiques avaient ouvert la voie...
Commenter  J’apprécie          100
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   25 juin 2012
En me voyant si peu redoutable aux enfants,
Et si rêveur devant les marmots triomphants,
Les hommes sérieux froncent leurs sourcils mornes.
Un grand-père échappé passant toutes les bornes,
C'est moi. Triste, infini dans la paternité,
Je ne suis rien qu'un bon vieux sourire entêté.
Ces chers petits! Je suis grand-père sans mesure;
En me voyant si peu redoutable aux enfants,
Et si rêveur devant les marmots triomphants,
Les hommes sérieux froncent leurs sourcils mornes.
Un grand-père échappé passant toutes les bornes,
C'est moi. Triste, infini dans la paternité,
Je ne suis rien qu'un bon vieux sourire entêté.
Ces chers petits! Je suis grand-père sans mesure;
Je suis l'ancêtre aimant ces nains que l'aube azure,
Et regardant parfois la lune avec ennui,
Et la voulant pour eux, et même un peu pour lui;
Pas raisonnable enfin. C'est terrible. Je règne
Mal, et je ne veux pas que mon peuple me craigne;
Or, mon peuple, c'est Jeanne et George; et moi, barbon,
Aïeul sans frein, ayant cette rage, être bon,
Je leur fais enjamber toutes les lois, et j'ose
Pousser aux attentats leur république rose;
La popularité malsaine me séduit;
Certes, on passe au vieillard, qu'attend la froide nuit,
Son amour pour la grâce et le rire et l'aurore;
Mais des petits, qui n'ont pas fait de crime encore,
Je vous demande un peu si le grand-père doit
Etre anarchique, au point de leur montrer du doigt,
Comme pouvant dans l'ombre avoir des aventures,
L'auguste armoire où sont les pots de confitures !
Oui, j'ai pour eux, parfois,—ménagères, pleurez!—
Consommé le viol de ces vases sacrés.
Je suis affreux. Pour eux je grimpe sur des chaises!
Si je vois dans un coin une assiette de fraises
Réservée au dessert de nous autres, je dis:
—Ô chers petits oiseaux goulus du paradis,
C'est à vous! Voyez-vous, en bas, sous la fenêtre,
Ces enfants pauvres, l'un vient à peine de naître,
Ils ont faim. Faites-les monter, et partagez.—
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
mcd30mcd30   20 août 2018
XI
Fenêtres ouvertes
Le matin. - En dormant
J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière.
Une cloche est en branle à l'église Saint Pierre.
Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici !
Non, par là ! Les oiseaux gazouillent, Jeanne aussi.
Georges l'appelle. Chant des coqs. Une truelle
Racle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle.
Grincement d'une faulx qui coupe le gazon.
Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison.
Bruits du port. Sifflement des machines chauffées.
Musique militaire arrivant par bouffées.
Brouhaha sur le quai. Voix françaises. Merci.
Bonjour. Adieu. Sans doute il est tard, car voici
Que vient tout près de moi chanter mon rouge-gorge.
Vacarme de marteaux lointains dans une forge.
L'eau clapote. On entend haleter un steamer.
Une mouche entre. Souffle immense de la mer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Virgule-MagazineVirgule-Magazine   03 septembre 2018
Choses du soir

Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de bœufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
[…]
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les cœurs brisés et les nuits tombées ?

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
[…]
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
mcd30mcd30   31 juillet 2018
Laetitia rerum

[...]
On voit rôder l'abeille à jeun,
La guêpe court, le frelon guette;
A tous ces buveurs de parfum
Le printemps ouvre sa guinguette.
Le bourdon, aux excès enclin
Entre en chiffonnant sa chemise;
Un oeillet est un verre plein
Un lys est une nappe mise.
La mouche boit le vermillon
Et l'or dans les fleurs demi-closes,
Et l'ivrogne est le papillon,
Et les cabarets sont les roses.
De joie et d'extase on s'emplit,
L'ivresse, c'est la délivrance;
Sur aucune fleur on ne lit:
Société de tempérance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          241
patrick75patrick75   25 juin 2012
Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Reposent le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : Cette enfant vous connait;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. A chaque instant
L'ordre est troublé par vous; Le pouvoir se détend;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certe,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures;
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Victor Hugo (256) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Hugo
En 1830, Victor Hugo, déjà immense dramaturge et poète, écrit en six mois un roman monument qui sauvera Notre-Dame de Paris de la destruction. Son manuscrit, conservé jusqu'à aujourd'hui, révèle la genèse de cette ?uvre titanesque.
À voir : Festival de la Bibliothèque parlante soirée spéciale "Notre-Dame de Paris" Vendredi 24 mai, BNF, Paris
Culture Prime, l?offre culturelle 100% vidéo, 100% sociale de l?audiovisuel public, à retrouver sur : Facebook : https://facebook.com/cultureprime/ Twitter : https://twitter.com/culture_prime La newsletter hebdo : https://www.cultureprime.fr/
Abonnez-vous pour retrouver toutes les vidéos France Culture : https://www.youtube.com/channel/¤££¤15Abonnez-vous7¤££¤6khzewww2g/?sub_confirmation=1
Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture/
+ Lire la suite
autres livres classés : poésieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr






Quiz Voir plus

Victor Hugo (niveau facile)

Lequel de ces livres n'est pas de Victor Hugo ?

Les Misérables
Notre-Dame de Paris
Germinal
Les Contemplations

10 questions
919 lecteurs ont répondu
Thème : Victor HugoCréer un quiz sur ce livre
.. ..