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Yves Gohin (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070409228
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.33/5 (sur 5261 notes)
Résumé :
Cette édition des Misérables en manga n'a pas pour but de remplacer l’œuvre de Victor Hugo. En aucun cas la lecture de cette bande dessinée ne saurait dispenser le lecteur de lire le roman original si tant est qu'il ait souhaite en découvrir le contenu.
Au contraire, par la lecture de ce manga, nous avons la volonté de provoquer l'envie de lire cette fabuleuse œuvre dans le texte.
Quant à ceux qui l'ont déjà lue, il n'est pas inintéressant d'ouvrir ce ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (275) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  16 décembre 2015
On a tout dit, écrit ou filmé sur ce livre, mais le mieux, c'est encore de le lire car notre vieux Victor est plus que jamais l'immense écrivain que nous connaissons. C'est toujours un plaisir de lire une telle langue, à la fois sophistiquée et abordable.
Dès l'abord du roman, on fait la connaissance de l'incontournable Jean Valjean. D'abord vaurien puis, écoeuré par sa propre noirceur, initié à la générosité par un évêque sans prétention, et qui deviendra le bienfaiteur de certaines âmes sans titre ni fortune (le père Fauchelevent et quelques autres dont je préfère vous taire les noms au cas où vous n'auriez pas connaissance de l'histoire).
Victor Hugo nous fait aussi de temps en temps quelques digressions sur des sujets qui l'intéressent, notamment la bataille de Waterloo. Bien que n'ayant qu'un vague rapport avec le fil de la narration, on ne s'ennuie pas de ces méandres dans le panier ventripotent de notre histoire de France (Du moins y ai-je pris plus de plaisir qu'à la lourde digression sur le couvent du Petit Picpus).
Outre Jean Valjean, nous suivons les mésaventures de la pauvre Fantine, où l'on se heurte à l'une des scènes les plus horribles jamais écrites : la séance chez le dentiste. Je ne vous en dit pas plus, mais ce passage remue bien les entrailles ! Les " méchants " sont sublimes de méchanceté : Javert, le flic zélé et obtus, les Thénardiers, veules et cupides à souhaits, sont tous aux petits oignons...
Après l'épisode du couvent, on fait la connaissance du dernier personnage central du roman en la personne de Marius. C'est le fils d'un vaillant soldat de la grande armée, " volé " (sous peine de se faire déshériter) à son père par le grand-père maternel, vestige vivant de l'époque Louis XV et fervent royaliste.
Le petit Marius grandit donc dans cette schizophrénie des origines et se retrouve un peu déboussolé à la mort de son père, qui lui est quasi inconnu, lorsqu'il prend conscience que celui-ci fut un héros sous Napoléon, traité comme le dernier des gueux par son vieux royaliste de grand-père. En somme, tempête sous un crâne, quête identitaire, et tous les assauts de la misère jusqu'à ce que son oeil croise celui d'une belle jeune fille...
Marius fait ensuite la connaissance de son voisin, qui s'avère être également une vieille connaissance du lecteur et dont je vous laisse découvrir l'identité. Une embuscade gigantesque attend l'infortuné Jean Valjean, et toutes les vipères sont prête à lui sauter sur le dos. Marius assiste impuissant à l'exécution d'un traquenard diabolique. Il apprend à craindre ce voisin et décide de quitter son voisinage. le dépit le gagne car sa belle inconnue lui a glissé entre les doigts.
Ses amis républicains suivent attentivement la montée de la pression sociale et sauront prendre les armes et monter des barricades en temps voulu. Victor Hugo nous fait alors entrer de plain-pied dans une des multiples insurrections qui ont émaillé la période de la restauration.
Il nous fait monter sur les barricades et comprendre pourquoi, quelques années plus tard, Napoléon III a tant tenu à faire redessiner Paris par Haussmann, vu la facilité avec laquelle une guerre de rue pouvait voir le jour dans le Paris d'alors.
L'émeute en question est celle du 5 juin 1832, c'est-à-dire l'une de celles qui ont avorté, à la différence de leurs glorieuses consoeurs de 1830 et 1848.
Marius se joindra-t-il a eux lors de l'insurrection ? Retrouvera-t-il son aimée ? Jean Valjean parviendra-t-il à s'extirper de l'étau et de la malédiction qui le pressent toujours un peu plus ? le père Gillenormand pardonnera-t-il à son petit-fils et le petit-fils au grand-père dans ce gigantesque malentendu ?
Victor Hugo saura-t-il nous faire haleter jusqu'au bout ? La réponse à cette dernière question est oui. Et pour conclure, si papy Hugo ne vous arrache pas une petite larme avec son final, allez d'urgence consulter un cardiologue car vous avez sûrement un petit problème de myocarde.
Bref, lisez, relisez, re-relisez, délectez-vous de notre vieux Victor. Un style qui allie la grandiloquence et la simplicité, le tout appuyé sur un excellent scénario, donc, tous les ingrédients pour façonner un roman qui tient toutes ses promesses. Chapeau bas MONSIEUR Hugo, même si ce n'est qu'un misérable avis et qu'il ne signifie pas grand-chose sur une barricade.
P. S. : COMMENTAIRE CONCERNANT L'ÉDITION DE LA PLÉIADE
Il est à noter que ce volume pléiade est d'assez mauvaise qualité selon moi pour au moins deux raisons : d'une part, lorsqu'on achète un volume de ce prix, on espère qu'il y ait un vrai travail de relecture, or, il y a beaucoup de coquilles disséminées dans l'ouvrage.
Deuxièmement, les commentaires sont presque systématiquement inutiles ou inintéressants, car Maurice Allem, fait toute une comparaison avec la première version de l'oeuvre intitulée Les Misères et l'essentiel des notes consiste à dire « cette phrase manque dans Les Misères », « tel mot est différent dans Les Misères », etc. En somme, on s'en fiche, à moins de faire une thèse sur les différentes versions du manuscrit d'Hugo avant publication définitive.
On aurait espéré des vrais commentaires éclairants, utiles ou des explications ciblées, pas cette glose de spécialiste sans intérêt. À la fin, j'ai carrément arrêté de regarder les notes tellement c'était barbant. Cependant, le fait de tenir l'intégralité de l'histoire dans un seul volume, pas trop encombrant, est assez agréable, et en cela le format pléiade est intéressant.
P. S. 2 (du 27/04/2018) : il semble que les gens de Gallimard aient également constaté cette carence car ils vont lancer une toute nouvelle édition pléiade qui, je l'espère, gommera les lacunes de la précédente.
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marielitenpyjama
  04 décembre 2013
Je n'ai encore jamais lu un livre qui arrive à la cheville de celui-ci.
Il y a toute la littérature, toute l'humanité et toute la vie dans les Misérables. C'est toute la différence entre un classique et un chef d'oeuvre. Les Misérables, indémodable comme tout chef d'oeuvre qui se respecte est bien plus moderne que beaucoup de romans récents.
C'est un roman absolument parfait, c'est LE roman. Il est inconcevable et impardonnable de ne pas le lire, de préférence en version intégrale, parce qu'il n'y a pas un mot de trop en 1800 pages.
Si je pouvais je l'apprendrais par coeur.
PS : Je voue un culte éternel à Éponine, bien qu'on lui préfère presque toujours cette petite cruche de Cosette. le destin d'Éponine en est d'ailleurs rendu d'autant plus tragique, puisque dans le roman et jusque dans la réalité, tout le monde se fiche de sa pauvre vie.
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gouelan
  06 février 2016
Difficile de faire la critique d'une oeuvre aussi « monstrueuse ». Elle nous dépasse, elle nous illumine, elle nous écrase. Victor Hugo pointe son doigt sur la misère, il la décortique, il l'explique. Il donne sa voix au peuple.
Romancier, philosophe, prophète, historien qui se mêle de tout, tant des évènements, que des coeurs et des âmes, des idées et des moeurs. Il ausculte la civilisation. Il interroge l'ombre, la boue. Il n'a pas peur d'éclabousser les habits des élégants. La vérité doit jaillir.
Il remue les sables mouvants, la vase des égouts, pour mettre à jour ces misérables, ces hommes que l'on empêche d'atteindre l'idéal. L'ignorance, la faim, engendrent les ténèbres, le crime, la haine, la colère.
La colère et la haine engendrent la révolte. Il y a l'émeute qui est le cri de celui qui a faim, il y a l'insurrection qui émane de celui qui réclame justice, lumière, vérité. De la révolution naît le progrès, l'élévation de l'homme.
Pourquoi la route de Jean Valjean le conduit-il au bagne ? Est-ce la fatalité ou la société qui le façonnent en monstre ? La loi est faite par les hommes, les hommes ne sont pas infaillibles, ils peuvent se tromper.
La société crée, par son égoïsme, par sa bêtise, les enfants des rues, les prostituées, les voyous, les forçats. Faire sortir les misérables de leur enlisement, de leur nuit, oblige à ouvrir les yeux. Il faut remuer la vase, l'éclairer sans avoir peur d'y laisser des plumes. Il faut du courage et de la générosité. Le fumier est un trésor, il fait fleurir la rose, l'ortie a ses vertus, il faut en prendre soin. Chaque graine a sa valeur, chaque pièce est indispensable au puzzle de l'humanité.
Un forçat peut s'avérer compatissant, bienfaiteur, protecteur, s'il rencontre la bonté, la sollicitude, la confiance. Un homme comme Javert, aussi dur que le granit, peut douter si on l'ébranle. Il peut se fissurer, et laisser un rayon de lumière le traverser. Une "Cosette", alouette, paraissant laide et idiote, peut devenir lys, si on l'arrose d'amour et de chaleur.
« il n'y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n'y a que de mauvais cultivateurs. »
« Humanité, c'est identité. Tous les hommes sont de la même argile … Mais l'ignorance mêlée à la pâte humaine la noircit. »
Victor Hugo, patriote de l'humanité nous dit ceci :
« À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues. »
Un roman majestueux qui s'adresse à chaque homme, quelques soient l'époque et la nation où il vit. L'homme progresse, sort de sa nuit, mais il reste encore des zones d'ombre partout sur la planète. Tant que les égoïstes ne laisseront pas plus de place aux misérables, de crainte de perdre leur bonheur, l'idéal ne sera pas atteint.
Selon un proverbe mohave, "un homme ne peut être riche que s'il refuse d'aider ceux qui sont dans le besoin." (Enfants de tous les temps, de tous les mondes)
L'idéal n'est pas dans la richesse, il est dans l'égalité et la fraternité. Ne laissons pas que des miettes aux plus démunis.
Victor Hugo a ce don de résumer en une phrase une vérité étincelante et criante. Il assène cette vérité dans nos crânes à coups de mots terriblement beaux. Il a pour mission de faire fondre l'enfer sur terre, de faire que chaque homme puisse toucher les étoiles. Il nous impressionne par son sens aigu de l'analyse et par la richesse de ses connaissances. On ne peut que saluer le génie.
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cascasimir
  13 juin 2019
GAVROCHE, Les Misérables. Classiques Hatier.
"Un petit mendiant
demande la charité aux oiseaux
Oh! Ne me laissez pas la main pleine
Je resterai là jusqu'à la nuit s'il le faut
Et, il y a dans son regard une lueur de détresse." Jacques Prévert.

Quand j'ai un gamin qui trépigne, réclame des baskets de marque, un portable dernier cri, ou ce qu'il croit être son dû, et mérite des taloches, je lui demande s'il connaît Gavroche ?...
- Tu dis quoi? Répond le môme.

Vous vous souvenez des Misérables de Victor Hugo?
Gavroche n'est qu'un personnage parmi d'autres...
Paris a un enfant et la forêt a un oiseau: l'oiseau s'appelle le moineau: l'enfant s'appelle Gavroche!

Il ne mange pas à sa faim, ni tous les jours. Pas de chemise( avec un logo), ni de souliers ( de marque) ou encore de toit sur la tête...
Il porte un vieux pantalon, jure comme un damné, tutoie les filles et le ciel, chante des chansons obscènes. Si on demande à Paris, ce que c'est?
- C'est un moineau, un titi parisien, un Gavroche!
Pas de gîte, pas de pain et pas d'amour, mais "il était joyeux parce qu'il était libre".

Quand les Thénardier furent arrêtés, Gavroche se retrouva à la rue, avec ses 2 petits frères. De toutes façons, la Thénardier n'aimait pas ses garçons:
- Je n'ai pas besoin d'une thiaulée d'enfants!

En 1830, il y avait un monument bizarre, une maquette d'éléphant,( idée de Napoléon pour commémorer sa campagne d'Egypte) à l'angle de la Bastille.
C'est là que Gavroche va abriter les 2 petits qu'il a recueillis.

Sur la barricade, Gavroche ramasse les poires à poudre et les fusils des révolutionnaires tombés à terre, pour les révolutionnaires. Une balle le rate, une autre renverse son panier, alors Gavroche se dresse:
- Je ne suis pas notaire
C'est la faute à Voltaire
Je suis petit oiseau
C'est la faute à Rousseau.
Un spectacle épouvantable, Gavroche taquine les tireurs, un moineau becquetant sous les fusils des chasseurs. L'enfant ripostait par un pied de nez, en chantant, il n'avait pas 13 ans...

Re lisez "Les Misérables"! Grâce à cet essai des classiques Hatier, on revoit Gavroche et on se souvient du Titi parisien... Il y a de jolis dessins d'enfant, dont celui de Gavroche par Victor Hugo. Et, des textes de Sempé, Prévert, Cesbron, Sabatier et Rimbaud sur les enfants dans la ville...

Elu député en 1849, Victor Hugo lança à l'Assemblée Nationale:
- Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre, Vous n'avez rien fait tant qu'il y a, au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère. Je suis de ceux qui croient qu'on peut détruire la misère.
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michfred
  01 avril 2015
Une somme, un chef d'oeuvre absolu, lu, relu, vu, revu, écouté, réécouté...et même chanté, rechanté! J'ai même eu pour livre de chevet un "Paris des Misérables " pour me guider dans mes balades parisiennes...dommage que l'Eléphant de Gavroche ait disparu...
LE LIVRE par essence sous toutes ses facettes : grande Histoire et fourmillement d' histoires, personnages mythiques et figures populaires, lieux inoubliables et objets symboliques, plaidoyer vibrant et réquisitoire inspiré, présence tutélaire de l'auteur et vitalité quasi-indépendante des personnages, fresque épique des événements et intimité étroite avec les sentiments.
Bien sûr, il y a des longueurs: la bataille de Waterloo, les chandeliers rédempteurs de Mgr Myriel, la grande Barricade, l'ancienne et la nouvelle, les amours un peu gnian-gnian de Marius et Cosette....mais quel souffle, quel panache, quel maelström d'émotions!
On peut fermer le livre, on ne quitte jamais vraiment les personnages, on les retrouve dans la vie, ils sont immortels, ce sont devenus des types : un gavroche, une cosette, une fantine, un javert, une/un thénardier, un valjean..
Pour ceux que les gros pavés rebutent -en particulier les jeunes lecteurs,- je recommande Les Misérables en classiques abrégés, à l'Ecole des Loisirs: le résultat est inespéré...sitôt le livre fermé, ils se jettent sur le VRAI LIVRE pour en savoir plus, en revivre encore les émotions, en prolonger le plaisir..
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Citations et extraits (1018) Voir plus Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   30 mars 2020
On a tant abusé du regard dans les romans d'amour qu'on a fini par le déconsidérer. C'est à peine si l'on ose dire maintenant que deux être se sont aimés parce qu’ils se sont regardés. C'est pourtant comme cela qu'on s'aime et uniquement comme cela. Le reste n'est que le reste, et vient après. Rien n'est plus réel que ces grandes secousses que deux âmes se donnent en échangeant cette étincelle.
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NowoNowo   29 mars 2020
Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.
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AMBROSINOAMBROSINO   24 mars 2020
Heureux, même dans les angoisses, celui à qui Dieu a donné une âme digne de l'amour et du malheur.
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AMBROSINOAMBROSINO   24 mars 2020
Cosette, à se savoir belle, perdit la grâce de l'ignorer.
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AMBROSINOAMBROSINO   21 mars 2020
Marius n'avait pas quitté sa place. Ce qu'il éprouva en ce moment échappe à la langue humaine. C'était Elle. Quiconque a aimé sait tout les sens rayonnants que contiennent les quatre lettres de ce mot : Elle.
(...) c'était cette prunelle, ce front, cette bouche, ce beau visage évanoui qui avait fait la nuit en s'en allant.
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Videos de Victor Hugo (265) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Hugo
Victor HUGO – Une Vie, une Œuvre : 1802-1885 (France Culture, 2018) Émission "Une Vie, une Œuvre", par Maylis Besserie et Guillaume Baldy, sous-titrée « l’insurgé », diffusée le 3 novembre 2018 sur France Culture. Présences : Anne Martin-Fugier, Jean Maurel, Jean-Marc Hovasse, Dinah Bott, Agnès Perry, Roy Bisson et Gérard Audinet.
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