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Yves Gohin (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070371972
Éditeur : Gallimard (14/05/1980)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 329 notes)
Résumé :
C'est à la fois un conte et un drame héroïque, l'histoire de Gilliat, pêcheur solitaire, amoureux d'une belle jeune femme, qui pour elle s'en va braver l'océan. Propriétaire d'un bateau à vapeur qui vient de subir un naufrage, un vieil armateur a en effet promis la main de sa nièce à celui qui ira puiser au fond de l'eau les formidables et nouvelles machines encore intactes. C'est contre vents et marées, contre les o... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
dgwickert
20 février 2017
400 è critique. Nous sommes à Guernesey pendant la Restauration. Gilliatt est un bon marin, mais avec une mauvaise réputation, car il habite une maison "visitée" par les esprits. Sauvant Sir Landays et gagnant par son habileté, la panse (voilier pour pêcher), il capte le respect de Sir Landays et de mess Lethierry. Il est amoureux de la nièce de ce dernier, Déruchette.
Exilé à Guernesey à la suite du pamphlet Napoléon le Petit écrit en 1852 contre Napoléon III, Victor Hugo est toujours en colère contre ce dernier, en 1866, quand il publie Les travailleurs de la Mer. Chaque mesquinerie dévoilée dans le livre semble se faire en référence à lui.
Les travailleurs de la Mer sont ils seulement les pêcheurs ? À mon avis, il y a aussi les éléments qui sculptent admirablement les rochers, à égalité, parfois avec les meilleurs artistes de la Renaissance. J ai vu une cathédrale de pierres volcaniques stupéfiante dans le Cirque de Cilaos, et je comprends les émerveillements de Victor Hugo, par le truchement de Gilliatt quand il découvre la grotte puis la crypte sous marine.
Pour ce qui est de la forme, Hugo fait toujours beaucoup d'envolées lyriques pesantes, même si, enrichi de vocabulaire, selon le passage : marin, ou sur la volonté, les ténèbres, le vent ou la pieuvre, ces passages forcent mon admiration.
Cependant, on sent que même si son exil lui a fait parfaitement connaître les îles anglo-normandes, le manque de pratique maritime ou des tempêtes m'ont fait relever deux petites erreurs : le foc ne peut être remplacé par la grand voile ou l'inverse. le foc a une fonction spéciale d'accélération du vent sur le bord externe de la grand voile. Deuxièmement, l'oeil d'une tempête n'est pas le moment le plus violent, c'est au contraire un moment d'un calme absolu (inversion du sens des vents), car aucun oiseau ne pépie, le ciel est laiteux.
La construction du drame est similaire à celle de Notre Dame de Paris ou de Les Misérables :
Bug Jargal, Quasimodo, Jean Valjean et Gilliatt sont des personnes généreuses qui aident les autres. La société ne les récompense pas car les apparences sont contre eux.
Cosette et Déruchette sont l'innocente Léopoldine Hugo morte noyée en 1843.
Hugo règle encore ses comptes avec le catholicisme : le révérend Jacquemin Hérode est un peu Claude Frollo.
La lutte contre l'océan sur les rochers des Douvres est magnifique.

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LiliGalipette
19 mars 2015
Sur l'île de Guernesey, en dépit de sa mauvaise réputation, Gilliat est un homme bon, voire un homme d'exception : marin aguerri, charpentier et maréchal-ferrant à ses heures, Gilliat vit seul et éloigné du monde. Un jour de neige, il tombe amoureux de Déruchette, la jolie nièce de Mess Lethierry, riche propriétaire de l'unique bateau à vapeur de l'île. Quand la Durande fait naufrage, Gilliat se lance dans un sauvetage spectaculaire, espérant gagner le coeur de Déruchette. Mais la belle aimera-t-elle le farouche Gilliat ?
Une image précède ce roman, celle de Gilliat combattant la pieuvre, hideux monstre plus terrifiant que les tempêtes les plus violentes. « Tous les idéals étant admis, si l'épouvante est un but, la pieuvre est un chef-d'oeuvre. » (p. 434) La lutte entre l'homme et l'animal est fabuleuse, mais j'ai de loin préféré le combat que Gilliat livre à la mer en lui arrachant la carcasse de la Durande. le sauvetage de la machine est épique et conjugue de nombreux éléments tragiques. On trouve la noblesse de coeur, la force physique hors du commun, le courage héroïque et l'humilité généreuse. Gilliat est un martyr de l'amour qui fait de son être une offrande à la mer, seule compagne éternelle.
Mess Lethierry aime passionnément deux choses : son bateau et sa nièce. Il a d'ailleurs nommé la seconde d'après la première. « Durande et Déruchette, c'est le même nom. Déruchette est le diminutif. » (p. 150) Les deux figures féminines sont jumelles et complémentaires puisque Gilliat, en sauvant l'une, libère l'autre. Dans un roman de Victor Hugo, il n'y a pas d'intrigue ou de personnages secondaires, mais des chemins de traverse qui reviennent toujours au sujet principal : maisons visionnées, contrebandiers, anciennes trahisons, tout cela fait l'objet d'un traitement particulier jusqu'à ce que la tapisserie soit achevée.
Et surtout, Victor Hugo étudie à fond et il aime ses sujets d'étude. Les travailleurs de la mer est dédié à Guernesey, île refuge où il panse les plaies de l'exil. Un livret précède le roman : L'archipel de la Manche est une cartographie savante et amoureuse des îles anglo-normandes, mais aussi une étude sociohistorique. « Les îles de la Manche sont des morceaux de France tombés dans la mer et ramassés par l'Angleterre. de là une nationalité complexe. Les Jersiens et les Guernesiens ne sont certainement pas anglais sans le vouloir, mais ils sont français sans le savoir. S'ils le savent, ils tiennent à l'oublier. » (p. 42) L'île qui a accueilli l'exilé méritait un hommage, elle a eu un roman et cette reconnaissance est des plus éternelles.
Du grand Victor, je ne peux que vous conseiller encore et encore Notre Dame de Paris et L'homme qui rit.
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Aaliz
12 septembre 2014
J'étais fâchée avec Victor Hugo. D'abord, parce que, comme les lycéens de l'an passé, je me suis prise une très mauvaise note au bac de français sur un de ses textes ( alors que je pensais avoir bien réussi ). Je sais … ce n'est pas la faute de ce cher Victor mais voilà, le lycéen est rancunier.
Ensuite, parce que quand j'ai voulu lui pardonner, je me suis frottée aux Contemplations et me suis rendue compte que je n'avais pas les outils pour apprécier pleinement ce recueil. Certains de ses poèmes sont très personnels ou bien très inspirés de la situation politique de l'époque et lorsqu'on ne maîtrise pas tout ça, on se sent exclu, des allusions nous échappent et j'avais donc l'impression que Victor Hugo me claquait la porte au nez.
J'ai alors essayé de lire Les Travailleurs de la mer mais j'ai fait l'erreur de commencer par L'Archipel de la Manche, sorte de chapitre préliminaire au roman présentant le cadre géographique du roman : les îles anglo-normandes, leur population, leur géographie, leur faune et flore, leurs us et coutumes. Je ne m'attendais pas à un tel déballage de connaissances avec un côté catalogue et des allures d'étude botanique et sociologique. Résultat : j'ai abandonné.
Et voilà que Claudialucia lance une lecture commune. Et comme je suis du genre têtue, je me suis inscrite. Cette fois, je n'ai pas commis la même erreur et j'ai commencé directement ma lecture par le roman me réservant le chapitre tant redouté pour la fin. Et j'ai ainsi enfin pu découvrir non seulement l'auteur mais également un grand roman dont je suis ressortie épuisée et bouleversée mais enchantée.
La suite sur le blog : http://cherrylivres.blogspot.fr/2014/09/les-travailleurs-de-la-mer-victor-hugo.html
Lien : http://cherrylivres.blogspot..
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gouelan
14 février 2015
Ce roman est centré sur le personnage de Gilliat. Gilliat est homme de songes, de rêveries, voyant de la nature. Être de solitude, il n'a pas les mots pour dire ses idées, mais il les perçoit.
Ce matelot de Guernesey, rend beaucoup de services à la population. Mais il est mal vu. On le prend pour un sorcier, il est « Gilliat le malin. » Il n'est pas seulement matelot, il a de multiples dons.
Mess Lethierrry possède un bateau à vapeur ; la Durande. Elle assure la liaison avec Saint-malo. Les matelots de l'île en sont jaloux il ne l'aime pas, car elle représente le progrès, qui pour eux n'est pas naturel. La Durande fait naufrage et Mess lethierry déclare que celui qui ira la sauver épousera sa nièce Deruchette.
Gilliat est déjà très épris de Deruchette. Il l'aime en secret. Il n'hésite à partir seul, affronter les éléments déchainés de la mer, du vent.
L'épuisement de ses forces n'épuise pas sa volonté. Ni la faim, ni la soif, ni le froid, ni la solitude, ni la tempête, ni la pieuvre, n'auront raison de sa volonté.
Que lui apportera ce combat acharné ?
Ce roman est écrit à la manière d'un conte épique. Roman d'aventures, mais surtout roman sur la nature. Les descriptions de l'archipel de la Manche sont riches et majestueuses. La mer, le vent, le ciel, la nuit, y sont décrits comme des personnages. Ils ont leur propre volonté, ils oeuvrent ensemble et l'homme parait bien petit face à eux.
Gilliat est ébloui devant la grotte sous-marine. Il est philosophe face au spectacle qui s'offre à lui... les oiseaux sont ses amis…Il ne fait plus qu'un avec cette nature, parfois complice, parfois hostile.
« Les Travailleurs de la mer » n'est pas simple à lire, mais il est riche en descriptions. On y parle philosophie, mystère de l'univers. J'ai beaucoup aimé le personnage de Gilliat, riche de son ignorance et de sa volonté.
« Il avait pour combustible l'épave, l'eau pour moteur, le vent pour souffleur, une pierre pour enclume, pour art son instinct, pour puissance sa volonté. » ; c'est un artisan,un dompteur.
« Gilliat était l'homme du songe. de là ses audaces, de là aussi ses timidités. Il avait ses idées à lui. » ; Il ne se préoccupe pas de l'opinion des autres, il mène sa propre barque.
Il a un coeur simple et généreux. Il est différent et personne ne l'apprécie. Il fait plus partie de ce qui l'entoure, d'un tout, que des hommes.
Même si parfois on se sent découragé devant les nombreuses descriptions, des passages parfois difficiles à comprendre, ce livre est passionnant.
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aouatef79
23 octobre 2015
" Les Travailleurs de la mer" est un roman de Victor Hugo. Ce dernier l' a écrit
lorsqu' il était en exil à l' ile de Guernesey dans La Manche et il l' a dédié à cette
ile. Cette dédicace est libellé ainsi : " Je dédie ce livre au rocher d' hospitalité
et de la liberté, à ce coin de vieille terre où vit le noble petit de la mer, à l' ile de
Guernesey, sévère et douce, mon asile actuel, mon tombeau probable."
P.S: Dédicace pour l' ile et ses habitants
le protagoniste principal du livre est un jeune homme nommé Gilliat. C' est
un brave homme, serviable et généreux. Il vit seul, n' est pas aimé par les
habitants de l' ile, il est margilisé . Un jour l' unique navire de l' ile fait naufrage.
Sa propriétaire ou l' armateur du bateau, Mess Liethierry, femme aisée promet
que celui qui lui remontera les restes encore valables du navire épousera sa
nièce, Durechette, jeune et belle femme.Mais cette dernière à un amant.
Gilliat,malgré le froid et les intempéries se jette dans la mer et ramène les
restes du bateau . Mais à la fin, il est trahi par Durechette qui s' enfuit avec
son amant et laissant Gilliat ulcéré, dépité et malheureux.
Fin triste pour le brave et courageux Gilliat qui méritait un sort meilleur.
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Citations & extraits (119) Voir plus Ajouter une citation
ZeliglebowskiZeliglebowski25 mai 2017
L'Atlantique ronge nos côtes.

On était perdu. Redoutable blocus que celui-ci : la mer montante. La marée croît insensiblement d'abord, puis violemment. Arrivée aux rochers, la colère la prend, elle écume.

Le rêve est l'aquarium de la nuit.
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dgwickertdgwickert13 février 2017
La solitude fait des gens à talents ou des idiots. (p. 148)

Le vrai pilote est le marin qui navigue sur le fond plus encore que sur la surface. (p. 148)

Cet honnête homme avait eu une vie d'aventurier. En France, il avait appris à lire, à penser, à vouloir. Il avait fait tout, et de tout ce qu'il avait fait, il avait extrait la probité. (p. 163)

La réalité, c'est l'âme. A parler absolument, notre visage est un masque (p.171)

En présence du bateau à vapeur, le point de vue religieux était ceci : l'eau et le feu sont un divorce. (p.177)

On ruine la fortune des gens de coeur, non leur courage. (p.181)

Tout embryon de la science offre ce double aspect ; monstre comme foetus ; merveille comme germe. (p.185)

Mais mess Lethierry dédaignait, ou plutôt ignorait le côté par lequel les choses sont vanité. Il se sentait utile, c'était là sa joie. (p.193)

La nuance entre leur haine et la sienne, c'est que la leur était animosité, et que la sienne était antipathie. (p.208)

Vouloir faire son enfant heureux trop tôt, c'est peut être une imprudence. (p.212)

Quoiqu'il en fut, la contrebande, traquée par la loi, était incontestablement fort bien apparentée dans la finance. (p.249)

Ces vieilles baraques du moyen âge normand ont des profils presque humains. (p.272)




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NatalyaNatalya03 février 2017
On ne pouvait s’empêcher de rêver sous cette crypte, sur cet autel, quelque nudité céleste éternellement pensive, et que l’entrée d’un homme faisait éclipser.

Il était difficile de concevoir cette cellule auguste sans une vision dedans ; l’apparition, évoquée par la rêverie, se recomposait d’elle-même ; un ruissellement de lumière chaste sur des épaules à peine entrevues, un front baigné d’aube, un ovale de visage olympien, des rondeurs de seins mystérieux, des bras pudiques, une chevelure dénouée dans de l’aurore, des hanches ineffables modelées en pâleur dans une brume sacrée, des formes de nymphe, un regard de vierge, une Vénus sortant de la mer, une Ève sortant du chaos ; tel était le songe qu’il était impossible de ne pas faire. Il était invraisemblable qu’il n’y eût point là un fantôme. Une femme toute nue, ayant en elle un astre, était probablement sur cet autel tout à l’heure. Sur ce piédestal d’où émanait une indicible extase, on imaginait une blancheur, vivante et debout.

L’esprit se représentait, au milieu de l’adoration muette de cette caverne, une Amphitrite, une Téthys, quelque Diane pouvant aimer, statue de l’idéal formée d’un rayonnement et regardant l’ombre avec douceur. C’était elle qui, en s’en allant, avait laissé dans la caverne cette clarté, espèce de parfum lumière sorti de ce corps étoile. L’éblouissement de ce fantôme n’était plus là ; on n’apercevait pas cette figure, faite pour être vue seulement par l’invisible, mais on la sentait ; on avait ce tremblement, qui est une volupté.

La déesse était absente, mais la divinité était présente. La beauté de l’antre semblait faite pour cette présence. C’était à cause de cette déité, de cette fée des nacres, de cette reine des souffles, de cette grâce née des flots, c’était à cause d’elle, on se le figurait du moins, que le souterrain était religieusement muré, afin que rien ne pût jamais troubler, autour de ce divin fantôme, l’obscurité qui est un respect, et le silence qui est une majesté.
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RadiganRadigan07 octobre 2014
Tout à coup, prés d'un bouquet de chênes verts qui est à l'angle d'un courtil, au lieu dit les basses maisons, elle se retourna et ce mouvement fit que l'homme la regarda . Elle s’arrêta, parût le considérer un moment, puis se baissa et l'homme crut voir qu'elle écrivait quelque chose avec son doigt sur la neige. Elle se redressa, se remit en marche, doubla le pas, se retourna encore, cette fois en riant, et disparut à gauche du chemin, dans le sentier bordé de haies qui mène au château de Lierre. L'homme quand elle se retourna pour la seconde fois, reconnut Déruchette, ravissante fille du pays.
Il n'éprouva aucun besoin de se hâter, et quelques instants après, il se trouva prés du bouquet de chênes à l'angle du courtil. Il ne songeait déjà plus la passante disparue, et il est probable que si, en cette minute-là, quelque marsouin eût sauté dans la mer ou quelque rouge gorge dans les buissons, cet homme eût passé son chemin, l’œil fixé sur le rouge gorge ou le marsouin. Le Hasard fit qu'il avait les paupières baissées, son regard tomba machinalement sur l'endroit où la jeune fille s'était arrêtée. Deux petits pieds s'y étaient imprimés, et à coté il lut ce mot tracé par elle dans la neige : Gilliatt.
Ce mot était son nom.
Il s'appelait Gillliatt.
Il resta longtemps immobile, regardant ce nom, ces petits pieds, cette neige, puis continua sa route, pensif.
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gwenlaotgwenlaot06 janvier 2012
Cette bête s'applique sur sa proie, la recouvre, et la noue de ses longues bandes. En dessous elle est jaunâtre, en dessus elle est terreuse; rien ne saurait rendre cette inexplicable nuance poussière; on dirait une bête faite de cendre qui habite l'eau. Elle est arachnide par la forme et caméléon par la coloration. Irritée, elle devient violette. Chose épouvantable, c'est mou.
Ses noeuds garrotent; son contact paralyse.
Elle a un aspect de scorbut et de gangrène. C'est de la maladie arrangée en monstruosité.
Elle est inarrachable. Elle adhère étroitement à sa proie. Comment?Par le vide.Les huit antennes, larges à l'origine, vont s'effilant et s'achèvent en aiguilles. Sous chacune d'elles s'allongent parallèlement deux rangées de pustules décroissantes, les grosses près de la tête, les petites à la pointe. Chaque rangée est de vingt-cinq; il y a cinquante pustules par antenne, et toute la bête en a quatre cents. Ces pustules sont des ventouses.
(...) C'est la machine pneumatique qui vous attaque. Vous avez affaire au vide ayant des pattes. Ni coups d'ongles, ni coups de dents; une scarification indicible. Une morsure est redoutable; moins qu'une succion. La griffe n'est rien près de la ventouse. La griffe, c'est la bête qui entre dans votre chair; la ventouse, c'est vous-même qui entrez dans la bête.(...) Il vous tire à lui et en lui, et, lié, englué, impuissant, vous vous sentez lentement vidé dans cet épouvantable sac, qui est un monstre.
+ Lire la suite
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