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EAN : 9782072730184
336 pages
Éditeur : Gallimard (28/03/2019)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Marion Delorme, de son vrai nom Marie de Lon, demoiselle de Lorme (née à Baye dans la Marne, 3 octobre 1611 - 2 juillet 1650 ) était une femme célèbre pour sa beauté et ses aventures sous Louis XIII.

Courtisane, née d'une famille bourgeoise ou plutôt d'une noblesse de robe (son père mort en 1639 était président et trésorier général des Finances en Champagne), elle était riche (elle aurait pu avoir 25000 écus de dot dit Tallemant des Réaux), elle bril... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
5Arabella
  03 mai 2020
Deuxième pièce de Victor Hugo après Cromwell, écrite en 1829 (avec comme premier titre Un duel sous Richelieu), elle ne sera créée qu'en 1831 au théâtre de la Porte-Saint-Martin, c'est à dire après les représentation d'Hernani à la Comédie Française, et la bataille du même nom. Acceptée en 1829 par les comédiens français, Marion de Lorme est interdite par la censure, l'image peu flatteuse de Louis XIII est perçue comme une allusion à Charles X, le roi en titre. Entre temps Hugo est devenu le porte drapeau du théâtre romantique, un auteur en vue. La version de la pièce qui est créée est une version avec des coupures, pour échapper à la censure, ce n'est qu'en 1873 qu'elle pourra être jouée dans son intégralité.
Nous sommes donc au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII, et avec Richelieu premier ministre. le duel est interdit et puni de mort. Marion de Lorme, une célèbre courtisane a quitté Paris car elle est amoureuse, d'un jeune homme, Didier, à l'origine inconnue, et qui qui ignore qui elle est. Un de ses amants, Saverny, l'a retrouvée. Forcée, elle lui confie une partie de son histoire. Saverny, attaqué par des voleurs, est sauvé par Didier dont il ne voit pas le visage. Mais quelques jours plus tard, ignorant que c'est l'homme qui lui a sauvé la vie, il provoque Didier en duel. Ce dernier arrive à s'échapper avec Marion, Saverny considéré comme mort est juste blessé. Notre trio se retrouve chez le marquis de Nangis, l'oncle de Saverny, qui prépare son enterrement. Marion et Didier quant à eux, se sont dissimulés dans une troupe de comédiens ambulants. Mais Saverny apprend à Didier l'identité de femme perdue de Marion. Il ne souhaite plus que mourir, et donc lorsque l'âme damnée de Richelieu, Laffemas, qui convoite Marion, démasque les deux hommes en fuite, il ne fait rien pour s'échapper. Ils sont condamnés à mort. Marion et le marquis de Nangis arrivent à obtenir la grâce de Louis XIII, mais elle est révoquée par le cardinal. Je passe sur quelques péripéties, parce que la pièce est très chargée, et vous laisse imaginer la fin.
Comme je le disais plus haut, la pièce est très chargée en rebondissements, actions diverses, et tout cela est moyennement bien agencé, c'est plus confus que palpitant. Didier est tout d'une pièce, au final pas très sympathique, peut-être un peu à la toute fin. Il est jaloux, ombrageux, prêt à dégainer l'épée au moindre prétexte. Ce qu'en fin de compte j'ai trouvé le plus intéressant, c'est sont les références au théâtre du XVIIe siècle, que Hugo connaissait parfaitement. Il y a une grande discussion, en particulier sur Corneille (il semble que nous soyons en plein dans la querelle du Cid), dans laquelle Hugo fait preuve de grande causticité et d'un esprit étincelant. Il faut dire que pour les romantiques, Corneille était le grand auteur du XVIIe siècle, transgressant les règles trop rigides, inventeur de formes, créateur de personnages héroïques et grandioses, il correspondait bien à l'état d'esprit romantique. Il y a aussi une scène dans laquelle Laffemas fait réciter à chaque comédien le bout d'une tirade, Marion choisissant une tirade de Chimène.
Une oeuvre de jeunesse, qui contient les thématiques et les types de personnages que Hugo va développer plus tard, mais qu'il arrivera à beaucoup mieux exprimer dans ses pièces futures.
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Nelja
  24 septembre 2013
Marion Delorme est une ancienne courtisane repentie qui a décidé de se refaire une honnêteté, tombe amoureuse d'une jeune homme pur et farouche, Didier. Mais ce dernier provoque en duel, sans comprendre la situation, un de ses anciens amants qui flirtait, et c'était l'époque où Richelieu interdisait les duels, donc prison ! Poursuites ! Personnages se faisant passer pour morts ! Dissimulation dans une troupe de comédiens ! Condamnations à mort ! Quiproquos ! Fin terrible ! le tout avec une alternance continuelle, et bien menée, de passages drôles et de passages tragiques.
Du moins, c'est cette partie centrée sur les aventures que j'ai appréciée dans la pièce, Marion est douée et Didier héroïque. Mais pour être honnête, je dois avouer qu'Hugo se concentre plus sur l'arc de romance, les secrets, la rédemption par l'amour, etc. Et celui-là me plait moins parce que, pour des raisons d'époque, on a plus de mal à empathiser avec les personnages. J'ai peu de sympathie pour un homme qui considère qu'une femme qui a déjà eu des amants est salie pour toujours, et le fait de pouvoir apprécier que les gens peuvent changer ne me semble pas un exploit bien remarquable par rapport à une évasion de prison - mais la pièce le présente autrement.
La bonne surprise est l'ancien amant de Marion, qui est présenté au début comme quelqu'un de pas très plaisant, mais dont le sens de l'honneur, le courage, et les limites intellectuelles amusantes en font finalement un des personnages les plus sympathiques de la pièce.
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Laureneb
  17 novembre 2018
Certes, Marion est un personnage de courtisane bien prude, ayant même pris le nom de Marie pour bien signifier qu'elle est devenue chaste - et donc bien trop niaise pour être intéressante. Dans cette pièce, ce sont les personnages secondaires qui sont marquants, le bouffon l'Angely qui, tel un Chicot ou un Triboulet, est le plus sage de tous, le respectable et émouvant marquis de Nangis qui en appelle au roi pour obtenir la grâce de son neveu au nom des services rendus à son défunt père, le léger Saverny qui affronte la mort avec dignité et courage. Et il y a la grande réussite, ce personnage du cardinal-duc Richelieu qui n'est qu'une présence fugitive traversant la scène, qu'une voix qui a le pouvoir de vie et de mort, alors que tous parlent de lui depuis le début, que le 5ème acte porte même son nom. Dans la lignée de la tradition romantique, de Vigny à Dumas ou Gauthier, c'est le génie tout-puissant mais implacable, cet homme rouge comme le sang.
Les goûts théâtraux de Hugo apparaissent également avec la troupe de comédiens dignes du Capitaine Fracasse mais célébrant l'autre génie, Corneille.
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henrimesquida
  07 juin 2014
La pièce de Hugo a quelques beaux vers. pour moi la thématique romantique est presque insupportable. Je rentrerai volontiers dans la pièce donner deux bonnes gifles à l'insupportable Didier. Je ne peux m'intéresser à des personnages qui sous couvert de romantiques me paraissent surtout d'une bêtise affigeante. Biensûr lecteur de Hugo de l'époque j'aurai probablement apprécié. Mais voilà le temps passe et tout ne vieillis pas bien
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Chrisbookine
  15 mars 2017
J'adore ce drame de Victor Hugo même dans une pièce de théâtre, il insuffle actions et romantisme. J'ai lu la pièce très rapidement emportée par l'enchaînement des événements.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   01 mai 2020
Didier
Vous m'aimez ! Prenez garde. Une telle parole,
Hélas, ne se dit pas d'une façon frivole.
Vous m'aimez ? Savez-vous ce que c'est que l'amour ?
Qu'un amour qui devient notre sang, notre jour,
Qui, longtemps étouffé, s'allume, et dont la flamme
S'accroit incessamment en purifiant l'âme,
Qui seul au fond du coeur, où nous les entassions,
Brûle les vains débris des autres passions !
Qu'un amour, à la fois sans espoir et sans borne,
Et qui, même au bonheur, survit, profond et morne !
Dites, est-ce l'amour dont vous parliez ?
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5Arabella5Arabella   02 mai 2020
Villac
Puis monsieur veut créer ! inventer ! Insolent !
Créer après Garnier ! après le Théophile !
Après Hardy ! Le fat ! Créer, chose facile !
Comme si ces esprits fameux avaient laissé
Quelque chose après eux qui ne fût pas usé !
Chapelain là-dessus le raille d'une grâce !

Rochebaron
Corneille est un croquant !
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LaurenebLaureneb   17 novembre 2018
Et en effet, dans les dernières années de la restauration, l’esprit nouveau du dix-neuvième siècle avait pénétré tout, reformé tout, recommencé tout, histoire, poésie, philosophie, tout, excepté le théâtre. Et à ce phénomène, il y avait une raison bien simple : la censure murait le théâtre. Aucun moyen de traduire naïvement, grandement, loyalement sur la scène, avec l’impartialité, mais aussi avec la sévérité de l’artiste, un roi, un prêtre, un seigneur, le moyen-âge, l’histoire, le passé. La censure était là, indulgente pour les ouvrages d’école et de convention, qui fardent tout, et par conséquent déguisent tout ; impitoyable pour l’art vrai, consciencieux, sincère. Ainsi la censure tenait l’art en échec devant le théâtre. Vidocq bloquait Corneille.
Extrait de la préface.
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genougenou   13 août 2015
Savez-vous,
Vous dont l’œil est si pur, dont le front est si doux,
Savez-vous ce que c'est que Marion de Lorme?
Une femme, de corps belle, et de cœur difforme,
Une Phryné qui vend à tout homme, en tout lieu,
Son amour qui fait honte et fait horreur!
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kv945kv945   17 juillet 2016
Seul, à vingt ans, la vie était amère et triste.
Je vis les hommes, et j’en pris
En haine quelques-uns, et le reste en mépris ;
Car je ne vis qu’orgueil, que misère et que peine
Sur ce miroir terni qu’on nomme face humaine.
Si bien que me voici, jeune encore et pourtant
Vieux, et du monde las comme l’on est en sortant;
Ne me heurtant à rien où je ne me déchire ;
Trouvant le monde mal, mais trouvant l’homme pire
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Vidéo de Victor Hugo
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=62444
Les Jumeaux, cette pièce inachevée de Victor Hugo en alexandrins, écrite en 1839, reprend l'histoire du masque de fer : un inconnu, en réalité frère jumeau de Louis XIV, est emprisonné à vie, son visage dissimulé sous un masque. Hugo introduit dans sa pièce un grand seigneur aventurier à moitié saltimbanque, haut en couleur, dans la lignée de Don César de Bazan, et une jeune fille amoureuse au caractère énergique et fougueux. Malheureusement, il a interrompu la rédaction des Jumeaux au milieu du troisième acte. Pour que la pièce puisse être mise en scène au théâtre du Nord-Ouest, Monique Lancel a conçu une suite, deux actes et demi, « à la manière de » Victor Hugo, en s'inspirant des notes laissées par l'auteur.
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