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Claude Millet (II) (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253160816
448 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (27/12/2001)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Mallarmé le dira : « Dans sa tâche mystérieuse », Hugo « était le vers personnellement ». Et plus encore que le vers, la poésie elle-même qu'il incarne sur près d'un siècle
une poésie ouverte à son univers intérieur comme à l'immensité de la Nature, aux fracas de l'Histoire comme à l'intimité de la famille. Car c'est le même , je qui dans l'oeuvre désigne l'individu, le citoyen et le prophète, et adresse au lecteur une parole où lui-même se retrouve: « Nul de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ewylyn
  07 décembre 2016
Après ma déconvenue sur Baudelaire, je me suis plongée dans un autre ouvrage de poésie, avec un auteur dont j'apprécie déjà le travail. Et je m'en sors plutôt bien, puisque j'ai beaucoup aimé cette lecture, intéressante et chouette comme découverte.
Cette fois-ci, j'ai retenu une bonne leçon : celle de lire une dizaine de pages par jour maximum. Je l'ai souvent dépassées, pas de ma faute, certains poèmes étaient courts et d'autres recueils me passionnaient davantage. Néanmoins, c'est très addictif et prenant, quelques poèmes me plaisent certainement plus que d'autres, mais cette anthologie a le mérite de présenter toute la diversité de l'auteur.
Le style de l'auteur est comme je l'aime, fluide, charmant. Tantôt sombre, vif, grinçant ; tantôt rêveur, nostalgique, doux, positif. J'adore le style d'écriture de Victor Hugo et dans ces poèmes, l'auteur revient sur plusieurs sujets. La politique, son aversion pour Napoléon III, la guerre, la Commune, la mort de sa fille, ses petits-enfants, la mythologie, la mort, la vie... C'est très varié, percutant, agréable à lire et prenant dans les réflexions faites. J'ai passé un super moment à découvrir les pensées de l'auteur.
L'anthologie est divisée en trois parties, avant - pendant et après l'exil. Avant l'Exil propose des poèmes plutôt joyeux, engagés certes, mais j'en garde un très bon souvenir avec Odes et Ballades, Les Orientales - mon recueil favori avec Les Contemplations et Feuilles d'Automne. L'art d'être grand-père est très amusant et touchant, j'adore la relation de complicité que Victor Hugo tisse avec Jeanne.
Il y a beaucoup d'émotions dans ces recueils, chacun d'entre eux est introduit avec de petites pages introductives. L'ouvrage est complet grâce à tous ces dossiers à la fin, une chronologie ou encore d'intéressantes explications en début d'ouvrage. Ca rend la lecture vivante, on a - à mon sens - une meilleure approche des poèmes de Victor Hugo, et sans les lire, les poèmes sont loin d'être obscurs grâce aux notes de bas de page. Je ressors de cette lecture avec un bon sentiment d'avoir voyagé, d'avoir vécu de belles émotions avec l'auteur engagé.
En conclusion, on est loin du coup de coeur, la poésie et moi, ça fera toujours deux... cependant, j'attire l'attention sur mon excellent ressenti une fois l'anthologie refermée. Victor Hugo a déjà une très belle plume en tant qu'auteur et j'ai été ravi de le découvrir en tant que poète. C'est un succès total, en raison des sujets prenants, de la plume vive et touchante de l'auteur. Je ne m'attendais pas à aimer autant cette lecture, ce fut une très belle découverte.
Lien : http://la-citadelle-des-livr..
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yuukikoala
  29 avril 2014
Bon, l'histoire commence bizarrement, parce que je m'attendais à ce que ça commence par Jean Valjean ou Gavroche, et pas du tout ! On commence par mon personnage préféré, Monseigneur Bienvenu, un évêque qui était trop adorable, j'ai vraiment adoré ce personnage, sage, calme, et bon. J'ai d'ailleurs retenu l'une de ses citations, bref, tout le long qu'on le voit, j'ai adoré les Misérables, et j'ai eut du mal à décrocher ! Après, on découvre Jean Valjean, que j'ai un peu plains, et puis ensuite, ce qu'il devient, mais là je me souviens plus de son nom d'emprunt, alors je dois juste dire que j'ai adoré ce qu'il faisait. Après, on rencontre Fantine que j'ai vraiment plains, parce que vu ce qu'elle fait, bah j'étais super triste. Surtout qu'elle fait ça pour Cosette. Et si je n'ai pas pu supporter les Thenardier... Je n'ai pas pu supporter Cosette non plus ! Elle est insupportable ! Je me souviens vaguement pourquoi d'ailleurs, ça doit être parce qu'elle se plains tout le temps y me semble.... Ensuite, pour l'écriture, je dois avouer que j'ai beaucoup aimé. Ok, y avait des looongs passages ou je me suis demandé pourquoi il trainait comme ça, mais j'ai quand même aimé, parce que y a des passages ou par exemple y a une sorte de suspens, ou alors des moments ou Hugo parlait au lecteur, ou alors, y a des passages comme celui que j'ai retenu à peu près, ou y dit que Fantina a appelé Cosette, Euphrasie, mais que comme tous les enfants, on l'appelle pas par son prénom mais par autre chose. Après, ce livre est une déchance pur, vu qu'on traine dans une France pauvre, et ça fait beaucoup mal au coeur j'ai trouvé. Je me demande si un jour je continuerais le tome 2, Cosette mais peut-être quand je serais plus grande, et quand j'aurais un vrai livre...
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Pchabannes
  12 février 2017
Par un étrange concours de circonstances, ce que la vie nomme la Providence, m'est offert le théâtre complet du Prince des Poètes, un beau volume de papier bible. Je feuillette et laisse le mouvement du monde choisir pour moi…Hernani…Les pénibles souvenirs scolaire s'effacent devant le souffle du génie, mon âme est emportée par l'élan du romantisme vibrant.
Quelle modernité ! Goutez cette réplique de Doña Sol à Hernani qui discourt sans fin (Acte I scène II)
"Quand aurez-vous fini de conter votre histoire ?
Croyez-vous donc qu'on soit à l'aide dans cette armoire ?"
Humour en alexandrins quand Donc Carlos dit aux Don Ricardo, Matias et Sancho (Acte II, scène II):
"Mes amis, vous allez la voir ! – Mais notre nombre
Va l'effrayer peut-être…Allez tout trois dans l'ombre,
Là-bas épier l'autre. Amis, partageons-nous
Les deux amants. Tenez à moi la dame, à vous
Le brigand.
Grand merci !" (répond Don Ricardo)
Et le summum du romantisme dans cette tirade de Doña Sol à son soupirant, le Roi, Don Carlos (Acte II, scène II)
"C'est un leurre. Et d'ailleurs, Altesse, avec franchise,
S'agit-il pas de vous, s'il faut que je le dise.
J'aime mieux avec lui , mon Hernani, mon roi,
Vivre errante, en dehors du monde et de la loi,
Ayant faim, ayant soif, fuyant toute l'année,
Partageant jour à jour sa pauvre destinée,
Abandon, guerre, exil, deuil, misère et terreur,
Que d'être impératrice avec un empereur !
Que cet homme est heureux" (répond Don Carlos) N'est-ce pas délicieux !

Lien : http://www.quidhodieagisti.c..
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iota47
  18 août 2018
La poésie d'Hugo a coulé en moi comme des rivières de cristal : fluide, claire, scintillante, pure et pénétrante. Je l'ai même préféré aux rares romans lus de lui par moi et oubliés entre temps, j'avoue honteusement. Je la cherche en audios désormais pour reprendre et continuer où je me suis arrêté. Je conseille aussi ses excellents dessins et ébauches : impressionnants !
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Hindy
  16 décembre 2010
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Aurel82Aurel82   07 juillet 2019
Les Martyres

Ces femmes, qu’on envoie aux lointaines bastilles,
Peuple, ce sont tes soeurs, tes mères et tes filles !
Ô peuple, leur forfait, c’est de t’avoir aimé !
Paris sanglant, courbé, sinistre, inanimé,
Voit ces horreurs et garde un silence farouche.

Celle-ci, qu’on amène un bâillon dans la bouche,
Cria – c’est là son crime – : à bas la trahison !
Ces femmes sont la foi, la vertu, la raison,
L’équité, la pudeur, la fierté, la justice.
Saint-Lazare – il faudra broyer cette bâtisse !
Il n’en restera pas pierre sur pierre un jour ! -
Les reçoit, les dévore, et, quand revient leur tour,
S’ouvre, et les revomit par son horrible porte,
Et les jette au fourgon hideux qui les emporte.
Où vont-elles ? L’oubli le sait, et le tombeau
Le raconte au cyprès et le dit au corbeau.

Une d’elles était une mère sacrée.
Le jour qu’on l’entraîna vers l’Afrique abhorrée,
Ses enfants étaient là qui voulaient l’embrasser ;
On les chassa. La mère en deuil les vit chasser
Et dit : partons ! Le peuple en larmes criait grâce.
La porte du fourgon étant étroite et basse,
Un argousin joyeux, raillant son embonpoint,
La fit entrer de force en la poussant du poing.

Elles s’en vont ainsi, malades, verrouillées,
Dans le noir chariot aux cellules souillées
Où le captif, sans air, sans jour, sans pleurs dans l’oeil,
N’est plus qu’un mort vivant assis dans son cercueil.
Dans la route on entend leurs voix désespérées.
Le peuple hébété voit passer ces torturées.
A Toulon, le fourgon les quitte, le ponton
Les prend ; sans vêtements, sans pain, sous le bâton,
Elles passent la mer, veuves, seules au monde,
Mangeant avec les doigts dans la gamelle immonde.
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LestempsmodernesLestempsmodernes   30 mai 2013
A celle qui est voilée

Tu me parles du fond d'un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l'écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l'algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l'ombre
Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l'habitant tranquille
De la foudre et de l'ouragan.

Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l'étoile,
La sombre chanson de la nuit.

Toi, n'es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c'est-à-dire problème,
Et femme, c'est-à-dire exil ?

Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !

Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l'ange pensif !

Sois l'aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;

Car la nuit engendre l'aurore ;
C'est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !

Dans ce ténébreux monde où j'erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !

Tu me dis de loin que tu m'aimes,
Et que, la nuit, à l'horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.

Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l'atome
Ressemblant à l'immensité,

Tu compares, sans me connaître,
L'onde à l'homme, l'ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l'astre étoilant l'infini !

Parfois, comme au fond d'une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l'Inconnu d'où tombe
Le pur baiser de l'Idéal.

A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l'arbre intérieur.

Mais tu ne veux pas qu'on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m'appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L'esprit lion, le coeur enfant ;

Viens voir le désert où j'habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l'ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.

Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes oeuvres sombres
Ton doigt d'où sort une lueur !

Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J'entrevois les choses divines... -
Complète l'apparition !

Viens voir le songeur qui s'enflamme
A mesure qu'il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !

Viens ! viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d'où l'esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.

Tout s'éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.

Avant d'être sur cette terre,
Je sens que jadis j'ai plané ;
J'étais l'archange solitaire,
Et mon malheur, c'est d'être né.

Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d'un oiseau.

Oui, mon malheur irréparable,
C'est de pendre aux deux éléments,
C'est d'avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !

Hélas ! hélas ! c'est d'être un homme ;
C'est de songer que j'étais beau,
D'ignorer comment je me nomme,
D'être un ciel et d'être un tombeau !

C'est d'être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C'est de porter la hotte humaine
Où j'avais vos ailes, mon Dieu !

C'est de traîner de la matière ;
C'est d'être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,
Même quand je m'écrie : Amour !
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coco4649coco4649   20 mars 2015
LA CORDE D'AIRAIN
XXV GRANDES OREILLES


C'est un bel attribut, la longueur de l'oreille.
L'oreille longue, au fond de l'ombre, oscille, veille,
Songe, se couche à plat, se dresse tout debout,
Entend mal, comprend peu, s'épouvante, a du goût,
Frémit au moindre souffle agitant les ramées,
Se plaît dans les salons aux choses mal rimées,
S'émeut pour les tyrans sitôt qu'il en tombe un,
Fuit le poète, craint l'esprit, hait le tribun.
Ayez cette beauté, messieurs, la grande oreille
Avec le crâne altier et petit s'appareille ;
En être orné, c'est presque avoir diplôme; on est
Le front touffu sur qui tombe le lourd bonnet ;
On a l'autorité de l'ignorance énorme;
On dit: — Shakspeare est creux, Dante n'a que la forme ;
La Révolution est un phare trompeur
Qui mène au gouffre ; il est utile d'avoir peur. —
De l'effroi qu'on n'a plus on fait de la colère ;
Pour glorifier l'ordre, on mêle à de l'eau claire
Des phrases qui du sang ont la vague saveur ;
Dès que le progrès marche, on réclame un sauveur ;
On vénère Haynau, Boileau, l'état, l'église,
Et la férule; et c'est ainsi qu'on réalise
Pour les Suins, les Dupins, les Cousins, les Parieux,
Les Nisards, l'idéal d'un homme sérieux,
Et qu'on a l'honneur d'être un bourgeois authentique,
Ane en littérature et lièvre en politique.

24 mai 1872.

p.551-552

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coco4649coco4649   21 mars 2015
Elle passa, je crois qu'elle m'avait souri.
C'était une grisette ou bien une houri.
Je ne sais si l'effet fut moral ou physique,
Mais son pas en marchant faisait une musique.
Quoi ! Ton pavé bruyant et fangeux, ô Paris,
A de ces visions ineffables ! Je pris
Ses yeux fixés sur moi pour deux étoiles bleues.
Fraîche et joyeuse enfant ! Moineaux et hochequeues
Ont moins de gaîté folle et de vivacité.
Elle avait une robe en taffetas d'été,
De petits brodequins couleur de scarabée,
L'air d'une ombre qui passe avant la nuit tombée,
Je ne sais quoi de fier qui permettait l'espoir.

Pendant que je songeais, croyant encor la voir
Même après qu'elle était enfuie et disparue,
Et que debout, pensif au milieu de la rue,
Contemplant, ébloui, cet être gracieux,
J'avais l'œil dans l'espace et l'âme dans les cieux,
Une vieille, moitié chatte et moitié harpie,
Au menton hérissé d'une barbe en charpie,
Vêtue affreusement d'un sinistre haillon,
Effroyable, et parlant comme avec un bâillon,
Me dit tout bas : — Monsieur veut-il de cette fille ?

Ô pauvre colibri que vend une chenille !
1846.

p.683-684

Extrait de : LES QUATRE VENTS DE L'ESPRIT (1981), XXII, POÉSIE 2, l'Intégrale/Seuil, 1972

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coco4649coco4649   09 mars 2016
CHÂTIMENTS - IX

L'ART ET LE PEUPLE - I


L'ART, c'est la gloire et la joie ;
Dans la tempête il flamboie,
Il éclaire le ciel bleu.
L'art, splendeur universelle,
Au front du peuple étincelle,
Comme l'astre au front de Dieu.

L'art est un champ magnifique
Qui plaît au cœur pacifique,
Que la cité dit aux bois,
Que l'homme dit à la femme,
Que toutes les voix de l'âme
Chantent en chœur à la fois !

L'art, c'est la pensée humaine
Qui va brisant toute chaîne !
L'art, c'est le doux conquérant !
À lui le Rhin et le Tibre !
Peuple esclave, il te fait libre ;
Peuple libre, il te fait grand !

p.36
Extrait ŒUVRES POÉTIQUES II, édition établie, présentée et annotée par Pierre Albouy, Bibliothèque de la Pléïade ,Gallimard 1967.
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Vidéo de Victor Hugo
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=62444
Les Jumeaux, cette pièce inachevée de Victor Hugo en alexandrins, écrite en 1839, reprend l'histoire du masque de fer : un inconnu, en réalité frère jumeau de Louis XIV, est emprisonné à vie, son visage dissimulé sous un masque. Hugo introduit dans sa pièce un grand seigneur aventurier à moitié saltimbanque, haut en couleur, dans la lignée de Don César de Bazan, et une jeune fille amoureuse au caractère énergique et fougueux. Malheureusement, il a interrompu la rédaction des Jumeaux au milieu du troisième acte. Pour que la pièce puisse être mise en scène au théâtre du Nord-Ouest, Monique Lancel a conçu une suite, deux actes et demi, « à la manière de » Victor Hugo, en s'inspirant des notes laissées par l'auteur.
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