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Christophe Marchand-Kiss (Traducteur)
ISBN : 2742753044
Éditeur : Actes Sud (29/12/2004)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :

Un homme opère, ici ou ailleurs, pour le compte d'une vaste et nébuleuse organisation criminelle internationale. Apparemment coupable d'avoir échoué clans la mission qui lui avait été confiée, cet improbable agent secret à la vocation chancelante a choisi d'attendre le châtiment qui ne saurait manquer de le frapper et dont il a tout lieu de croire qu'il sera mortel. Dérivant dans un monde peuplé de pe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Charybde2
  30 septembre 2014
Exceptionnel roman noir beckettien, où tout est non-dit, le tabou transgressé et prix à payer.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/09/30/note-de-lecture-une-impossibilite-laird-hunt/
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   30 septembre 2014
À cette époque, deux ou trois choses m’occupaient qui semblaient me prendre sans nécessité beaucoup de mon temps, et qui, bien entendu, étaient incontournables. L’une de ces choses consistait à enclencher le processus d’acquisition d’un article qui se révélait très difficile à obtenir. Une autre consistait à élaborer une méthode susceptible d’établir si oui ou non mon lave / sèche-linge qui fonctionnait mal était sous garantie, etc. On m’avait dit qu’il y avait des papiers. Je savais qu’il y avait des papiers, mais où étaient-ils ? Puis au milieu de la nuit, littéralement au milieu de la nuit, je sus. Je dis à l’homme au téléphone que les papiers – derrière le lave / sèche-linge, par terre, quand la fuite s’était produite – avaient été mouillés, puis détrempés, et qu’on ne pouvait plus maintenant, bien que je me fusse employé à les faire plus ou moins sécher, à les détacher les uns des autres. Il y eut un silence à l’autre bout de la ligne, puis on me dit d’apporter les papiers au magasin où l’on saurait les déchiffrer et où, pus-je ajouter, une fois que j’eus mis devant lui ce fouillis chiffonné, ils ne l’avaient pas été.
Donc, il y avait cette chose et une ou deux étonnamment identiques, quoique tout à fait différentes, bien entendu, qui m’occupaient en ce temps-là, ou qui m’occupaient au moins une partie de ce temps. L’autre partie, je ne m’occupais à rien, un rien qui consistait pour l’essentiel à me coucher sur le plancher et à fixer le plafond.
Le plafond était nouveau pour moi.
Comme l’était le plancher.
La disposition des fenêtres, elle aussi, ne cessait de me déconcerter, et mes épaules ne cessaient de heurter des morceaux de maçonnerie inattendue, et je ne cessais de me réveiller le matin ou au milieu de la nuit, effrayé.
Bien que la chose, dans mon cas, n’eût jamais rien eu d’inhabituel.
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Charybde2Charybde2   30 septembre 2014
Alors, je le répète, nous étions arrivés.
En ville et dans mon appartement qui avait été saccagé.
John me regarda, regarda les décombres de l’appartement, puis devint fou furieux.
Merde, dis-je, quant à moi. Plusieurs fois.
Lorsqu’il fut plus calme, quelques minutes plus tard, il demanda une explication.
Il dit ceci, les tiens ou les leurs ?
Les miens.
Les tiens ?
Oui.
Quelle merde, hein ?
Je sais.
Tu ne sais rien.
Exact.
Tu ne sais rien de rien.
Non.
Il ramassa quelque chose sur le plancher et dit, j’ai acheté ce chouette souvenir sur un petit marché à flanc de montagne pendant un orage.
Il en attrapa un morceau.
Il attrapa un morceau de quelque chose d’autre.
Je dis quelque chose.
Il dit, va te faire foutre, nous entreprîmes alors une espèce de mtach de catch, puis il fut sur moi.
Maître ? dit-il.
Ouais, maître, dis-je.
Dis maître John.
Je le dis.
Il me libéra.
Il marcha quelques instants dans la pièce.
Puis s’assit.
Parfait, dit-il. Parfait, excellent. Impeccable.
Je hochai la tête.
Il me regarda.
Nous étions assis.
Bon, mais pourquoi ils ont fait ça ?
Je haussai les épaules.
Il me saisit par la nuque, m’attira à lui, et me donna un coup de poing.
Alors je lui dis. Tout.
Il convint avec moi, à cent pour cent, comme il dit, que mes actes et mes non-actes, je les appelais comme je voulais, avaient été stupides.
Beau travail, tête d’âne, telles furent ses paroles exactes.
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Videos de Laird Hunt (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laird Hunt
Le jeudi 3 septembre 2015, la librairie Charybde recevait pour la deuxième fois l'écrivain américain Laird Hunt, après son passage en février 2014, cette fois pour la sortie en français chez Actes Sud de son dernier roman, "Neverhome".
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