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EAN : 9782072701528
176 pages
Gallimard (01/02/2018)
3.13/5   30 notes
Résumé :
Une femme s’apprête à accoucher au moment où Londres est menacée par une inquiétante et mystérieuse montée des eaux. Elle et R, son mari, doivent fuir avec leur nouveau-né, qu’ils ont baptisé Z. R et la narratrice sont rapidement séparés. Cette dernière prend la mer avec Z et O, une autre femme poursuivant seule son chemin avec son tout jeune enfant. À l’abri sur une île, elles attendent. Que l'inondation et les incendies cessent, que leurs compagnons réapparaissent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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La narratrice vient juste d'accoucher quand Londres est envahie par les eaux.Elle, son mari R. et le nouveau-né, baptisé Z., vont devoir faire à cette catastrophe, d'abord ensemble, puis de manière séparée.
Entre la mère et l'enfant le lien se renforce, tandis que se déroule le scénario malheureusement connu de ce type de situations: camps de réfugiés, organisation des secours,le tout entrecoupé de violences évoquées ici de manière succincte et elliptique, en quelques mots dénués de toute émotion apparente.
On est ici à mille lieues des figures imposée et du style afférent à ce type de texte. le récit est distancié, on assiste ici à une quasi dissociation de la narratrice, sans doute pour mieux tenir à distance les sentiments trop forts qui pourraient l'empêcher de mener à bien sa tâche essentielle: survivre afin que son fils survive aussi. Mais cette grande économie de moyens et le petit nombre de pages (167) rendent l'émotion d'autant plus puissante.
Un récit paradoxalement optimiste dont la discrète poésie ajoute au plaisir de lecture. Une parfaite réussite.

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Megan Hunter est d'abord poète et cela se ressent dans son écriture. Les mots sont soigneusement choisis, sans excès.
C'est très beau mais malheureusement, un peu creux...
Beaucoup de blancs, surement intentionnels, mais qui laissent le lecteur sur sa faim. le suspense n'est pas vraiment présent. Cela manque de contenu.

J'ai eu beaucoup de mal avec le fait que les différents personnages ne soient nommés qu'avec leur première initiale. R, Z, etc. J'ai eu besoin de leur inventer de vrais prénoms afin de ne pas m'y perdre et qu'ils apparaissent de manière moins floue (c'était probablement encore une fois, une volonté de l'auteur de ne pas permettre d'identification).

En conclusion, une lecture assez sympathique et Megan Hunter sera un auteur à suivre mais j'attends un peu plus de contenu.
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Comme je viens de lire son second opus "Harpie", je me suis intéressée au précédent livre de M. Hunter et je n'ai pas été déçue. Quel talent !
C'est l'histoire d'une femme qui va accoucher, qui accouche, qui élève son enfant, perd son conjoint, survit sans lui avec l'enfant né de leurs amours. Dit comme ça, cela semble simple, mais pas du tout, car le roman démarre dans un Londres post apocalyptique, suite à la montée des eaux due au dérèglement climatique et ressemble fort au parcours des migrants qui fuient une zone de guerre, la misère sauf que nous sommes en Angleterre et que les migrants, sont des gens qui nous ressemblent furieusement, assis dans notre confort et notre quotidien.
L'auteur a pour moi, un don rare pour rentrer dans votre tête, la décortiquer et la retourner. Je n'ai trouvé un tel don que chez Joyce Carol Oates, mon auteur favori (terriblement prolifique et qui passe d'un style à l'autre sans souci). Megan Hunter sait terriblement bien et ça a été confirmé pour moi avec son second roman, plonger dans les abîmes de l'esprit avec âpreté, tout en utilisant des mots simples, en étant au plus près de la chair de ses personnages. Il est intéressant ici de noter que lesdits personnages n'ont pas d'identité complète : ils sont R, le conjoint de l'héroïne, Z, le fils du couple et Q, une femme rencontrée dans un camp de réfugiés. Dans le contexte du roman, les noms n'ont plus d'importance et encore moins la position sociale, seul reste le lien à l'autre : famille, enfant, ami qui permet de survivre.
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Une femme s'apprête à accoucher dans un Londres victime d'une mystérieuse montée des eaux.
Le pitch m'a attiré,  la quatrième de couverture qui fait allusion à la Route, ainsi que la magnifique couverture également...mais le ramage a été totalement trompeur, ou alors je suis passée complètement à côté du roman..et l'heure et demie de lecture (160 pages, de touts petits paragraphes) m'a semblée beaucoup, beaucoup plus longue.

Elle va d'abord trouver refuge dans la campagne écossaise, avec son compagnon, R, et le nouveau-né, Z, chez les parents de ceux-ci.  La vie s'organise, la cohabitation est facilitée par le bébé,  même si les ressources s'épuisent, que les restrictions pèsent. Finalement,  après plusieurs drames, l'alphabet se résout à vivre dans un camp de réfugiés.

Les personnages réduits à des initiales, le mec qui se barre au bout de quelques semaines pour voir si c'est pas mieux ailleurs, ( par pour sa famille, non, juste qu'il ne supporte pas de vivre dans un campement!) et elle qui continue à le voir partout et à espérer le retrouver, une volonté de mêler des textes bibliques, mythologiques à des paragraphes parfois émaillés d'une belle poésie,  parfois totalement hermétiques... beaucoup d'éléments qui ne m'ont donc pas convaincue!
Cependant, certaines ellipses d'événements importants sont glaçantes, dans un style minimaliste percutant, et
il y a de belles images sur la découverte de la maternité,  le lien qui se construit entre la mère et l'enfant,  d'autant plus renforcé par la situation,  ici...mais dans l'ensemble,  je me suis franchement ennuyée.
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Quoi que j'imagine, c'est autre chose

Entrecoupés de petits passages en italiques, inspirés ou adaptés de textes mythologiques et religieux, une histoire découpée en paragraphes, le plus souvent de quelques lignes. Cette écriture choisie par Megan Hunter permet de poétiser l'angoisse sourde dégagée par les circonstances. Une montée des eaux et une femmes enceinte, « un animal imprévisible », les désastres écologiques et les migrations forcées.

Une femme et un accouchement prévu « dans l'eau, avec le chant des baleines, de l'hypnose, et peut-être même un orgasme », le temps de la montée des eaux, « plus vite qu'ils ne pensaient », le déménagement hors de la « Zone d'Engloutissement »…

Des personnes désignées par une initiale, l'hôpital, « le troisième jour, ils nous mettent à la porte. Je suis tout juste intacte mais le garçon est entier, complètement fabriqué, auréolé d'un nom qui le portera jusqu'à sa tombe », la perception de l'autre, « son minuscule crâne de chat et sa merde à l'odeur sucrée », le début dans la vie, le sourire qui fissure, « l'irruption de celui qui est sincèrement amusé », la fuite migratoire, le temps de l'allaitement, « voilà son aller-vers concentré, son ouvrir-téter-avalé controlé »…

Les autres lieux, le silence « il existe tant de silences différents, et seulement un mot pour les désigner », un petit être humain et des gestes, les siens et ceux d'adultes bienveillant·es, des circonstances et des lieux peu favorables, les lèvres qui virent au bleu, l'hôpital de nouveau, le chagrin suite à une piqûre, le camps de réfugié·es, le temps des pleurs, les aptitudes sociales, la réduction de la nourriture, « le déjeuner devient une soupe claire. Une tranche de pain par personne », le temps et des événements ressurgis de la mémoire d'hier, « je parle au passé », les apprentissages, les rencontres, les odeurs partagées, les plages vides, la peur transférée et multipliée, quelque chose de différent, « Ce n'est plus un pantin que l'on traîne dans le chaos. Il a une forme », la bienveillance des murs blancs, « les faits exaspérants de l'existence des autres »…

La suite, une énigme à noeuds, être à/au sec, le sommeil et ces nuits « que plus personne ne fait », les rêves et les scénarios de mort, le refuge, accorder un mot ou deux…

Un commencement ?
Lien : https://www.babelio.com/ajou..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
"J'ai mal aux yeux d'avoir poussé pendant trois heures. Mon châssis est en pulpe."
"Parfois les mères développent des pouvoirs surhumains quand leurs enfants sont en danger. On appelle ça la force hystérique."
"Quand tu as un enfant, la peur est transférée, aurait pu dire ma mère."
"Je pose mes mains sur mon ventre, sur mes seins, pour une fois légers, dérivant dans l'eau telles des anémones."
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Il existe tant de silences différents, et seulement un mot pour les désigner. le silence dans la maiosn a mûri, de silence comme absence de bruit à autre chose, un silence texturé, granuleux, une épaisseur à traverser en trébuchant.
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Les lignes solitaires sur les tests de grossesse avaient des airs d'échec, une simplicité singulière. J'ai pensé être enceinte chaque fois. Je testais la douleur de mes seins, les pressant du haut de mes bras, au travail, tout en tapant sur le clavier.

Un mois, la ligne la plus fine qui soit sur un test de supermarché. Puis, dix jours plus tard, le sang, comme une maladie, un enterrement.

Je l'ai pleuré, ai posé une main sur mon ventre stérile.
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Il me semble aujourd’hui que la grossesse était la grande aventure. La grande bravoure. Permettre que mes poumons doublent de volume, comme c’est écrit dans les livres. Se soumettre au placenta qui avale.
 
Il n’y a que les humains et les singes qui laissent le fœtus se nourrir de leur propre réserve de sang, ai-je lu.
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Elles sont mauvaises, les nouvelles. Mauvaises nouvelles comme elles l’ont toujours été, à jamais, mais pires. Plus pertinentes. C’est ce qu’on ne veut pas, nous nous en rendons compte. Ce que jamais personne n’a voulu : que les nouvelles soient pertinentes.
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