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ISBN : 207270152X
Éditeur : Gallimard (01/02/2018)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Une femme s’apprête à accoucher au moment où Londres est menacée par une inquiétante et mystérieuse montée des eaux. Elle et R, son mari, doivent fuir avec leur nouveau-né, qu’ils ont baptisé Z. R et la narratrice sont rapidement séparés. Cette dernière prend la mer avec Z et O, une autre femme poursuivant seule son chemin avec son tout jeune enfant. À l’abri sur une île, elles attendent. Que l'inondation et les incendies cessent, que leurs compagnons réapparaissent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
cathulu
  19 février 2018
La narratrice vient juste d'accoucher quand Londres est envahie par les eaux.Elle, son mari R. et le nouveau-né, baptisé Z., vont devoir faire à cette catastrophe, d'abord ensemble, puis de manière séparée.
Entre la mère et l'enfant le lien se renforce, tandis que se déroule le scénario malheureusement connu de ce type de situations: camps de réfugiés, organisation des secours,le tout entrecoupé de violences évoquées ici de manière succincte et elliptique, en quelques mots dénués de toute émotion apparente.
On est ici à mille lieues des figures imposée et du style afférent à ce type de texte. le récit est distancié, on assiste ici à une quasi dissociation de la narratrice, sans doute pour mieux tenir à distance les sentiments trop forts qui pourraient l'empêcher de mener à bien sa tâche essentielle: survivre afin que son fils survive aussi. Mais cette grande économie de moyens et le petit nombre de pages (167) rendent l'émotion d'autant plus puissante.
Un récit paradoxalement optimiste dont la discrète poésie ajoute au plaisir de lecture. Une parfaite réussite.
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dadotiste
  02 février 2018
Megan Hunter est d'abord poète et cela se ressent dans son écriture. Les mots sont soigneusement choisis, sans excès.
C'est très beau mais malheureusement, un peu creux...
Beaucoup de blancs, surement intentionnels, mais qui laissent le lecteur sur sa faim. le suspense n'est pas vraiment présent. Cela manque de contenu.
J'ai eu beaucoup de mal avec le fait que les différents personnages ne soient nommés qu'avec leur première initiale. R, Z, etc. J'ai eu besoin de leur inventer de vrais prénoms afin de ne pas m'y perdre et qu'ils apparaissent de manière moins floue (c'était probablement encore une fois, une volonté de l'auteur de ne pas permettre d'identification).
En conclusion, une lecture assez sympathique et Megan Hunter sera un auteur à suivre mais j'attends un peu plus de contenu.
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de
  15 février 2019
Quoi que j'imagine, c'est autre chose
Entrecoupés de petits passages en italiques, inspirés ou adaptés de textes mythologiques et religieux, une histoire découpée en paragraphes, le plus souvent de quelques lignes. Cette écriture choisie par Megan Hunter permet de poétiser l'angoisse sourde dégagée par les circonstances. Une montée des eaux et une femmes enceinte, « un animal imprévisible », les désastres écologiques et les migrations forcées.
Une femme et un accouchement prévu « dans l'eau, avec le chant des baleines, de l'hypnose, et peut-être même un orgasme », le temps de la montée des eaux, « plus vite qu'ils ne pensaient », le déménagement hors de la « Zone d'Engloutissement »…
Des personnes désignées par une initiale, l'hôpital, « le troisième jour, ils nous mettent à la porte. Je suis tout juste intacte mais le garçon est entier, complètement fabriqué, auréolé d'un nom qui le portera jusqu'à sa tombe », la perception de l'autre, « son minuscule crâne de chat et sa merde à l'odeur sucrée », le début dans la vie, le sourire qui fissure, « l'irruption de celui qui est sincèrement amusé », la fuite migratoire, le temps de l'allaitement, « voilà son aller-vers concentré, son ouvrir-téter-avalé controlé »…
Les autres lieux, le silence « il existe tant de silences différents, et seulement un mot pour les désigner », un petit être humain et des gestes, les siens et ceux d'adultes bienveillant·es, des circonstances et des lieux peu favorables, les lèvres qui virent au bleu, l'hôpital de nouveau, le chagrin suite à une piqûre, le camps de réfugié·es, le temps des pleurs, les aptitudes sociales, la réduction de la nourriture, « le déjeuner devient une soupe claire. Une tranche de pain par personne », le temps et des événements ressurgis de la mémoire d'hier, « je parle au passé », les apprentissages, les rencontres, les odeurs partagées, les plages vides, la peur transférée et multipliée, quelque chose de différent, « Ce n'est plus un pantin que l'on traîne dans le chaos. Il a une forme », la bienveillance des murs blancs, « les faits exaspérants de l'existence des autres »…
La suite, une énigme à noeuds, être à/au sec, le sommeil et ces nuits « que plus personne ne fait », les rêves et les scénarios de mort, le refuge, accorder un mot ou deux…
Un commencement ?
Lien : https://www.babelio.com/ajou..
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claraetlesmots
  19 février 2018
Ah, vraiment quel plaisir en tournant la dernière page de ce livres court, certes, mais puissant. Par de petits paragraphes (de deux ou trois phrases) écrits avec une véritable poésie, on imagine, on ressent véritablement ce que la narratrice nous raconte. de Londres qu'elle a quitté et où une montée des eaux apocalyptique se prépare aux camps de réfugiés, du départ de R. son mari aux petits progrès de Z. son bébé, ce livre m'a profondément remuée ! Car il y a cette écriture qui cingle, le thème de l'exil de populations sème autant de petites graines chez le lecteur qui interpelle et font réfléchir. Et en tant que mère, j'ai retrouvé tous ces sentiments profonds et personnels abordés avec force et justesse.
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JLDragon
  24 mars 2018
Un livre jetable ou à jeter ?
Il faut arrêter de prendre des vessies pour des lanternes, ce livre n'a rien d'un roman et le faire passer comme tel est une juste une exploitation marketing dans le but de vendre.
Aberrant !
Un roman se doit déjà d'être bien plus consistant avec des phrases, des paragraphes et des chapitres qui, ensemble, apporte une certaine cohésion.
Si le livre ici nous vend une intrigue, celle-ci est voilée et ne tourne pas rond.
C'est en raison du style qui ne me convient pas du tout.
Megan Hunter nous balance des phrases courtes.
On a l'impression d'être en face d'idées sans l'argumentation.
C'est des flashs d'écritures qui passeraient plus pour des SMS d'ailleurs.
Megan Hunter est peut-être une grande poète, mais entre la poésie et le roman, il y a quand même un énorme pont et j'estime que celui-ci n'a pas été franchi.
Dans tous les cas, ce livre ne me convient pas. Donc si ma note est faible, c'est parce que ce n'est pas ma tasse de thé et c'est un point de vue qui reste subjectif.
Certains pourraient aimer, mais pour moi, c'est trop court, trop succinct. On a des idées balancées par-ci par-là, mais elles ne sont pas assez exploitées.
Pour moi, il n'y a aucune accroche.
C'est donc un style qui ne me convient pas (je me répète, jamais deux sans trois). L'histoire est somme toute banale en plus dans le genre SF. Pas de profondeurs dans les personnages, pas de profondeurs nulle part.
Enfin…
L'éditeur nous vend le livre en prétendant que Megan Hunter excelle dans l'expression des sensations, des émotions et des angoisses. J'ai eu plutôt l'impression que la narratrice traînait un boulet en permanence. le ton mélancolique n'arrange rien. L'effet soporifique est garanti ici. du point de vue poétique, aucun effet sur moi.
Il faut vraiment arrêter de prendre le lecteur pour un ahuri.
Ce roman n'en est pas un.
Non, c'est… je ne sais même pas ce que c'est…
Bref…
Lien : http://jldragon.over-blog.co..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
cathulucathulu   19 février 2018
Il existe tant de silences différents, et seulement un mot pour les désigner. le silence dans la maiosn a mûri, de silence comme absence de bruit à autre chose, un silence texturé, granuleux, une épaisseur à traverser en trébuchant.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2018
Il me semble aujourd’hui que la grossesse était la grande aventure. La grande bravoure. Permettre que mes poumons doublent de volume, comme c’est écrit dans les livres. Se soumettre au placenta qui avale.
 
Il n’y a que les humains et les singes qui laissent le fœtus se nourrir de leur propre réserve de sang, ai-je lu.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2018
Elles sont mauvaises, les nouvelles. Mauvaises nouvelles comme elles l’ont toujours été, à jamais, mais pires. Plus pertinentes. C’est ce qu’on ne veut pas, nous nous en rendons compte. Ce que jamais personne n’a voulu : que les nouvelles soient pertinentes.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2018
Nous avons prévu un accouchement dans l’eau, avec le chant des baleines, de l’hypnose, et peut-être même un orgasme.
La peur de la douleur a chassé mon cynisme habituel, la peur de perdre le contrôle, de toutes ces choses qui saignent et s’étirent.
 
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dede   15 février 2019
Le troisième jour, ils nous mettent à la porte. Je suis tout juste intacte mais le garçon est entier, complètement fabriqué, auréolé d’un nom qui le portera jusqu’à sa tombe
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