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ISBN : 2246772915
Éditeur : Grasset (25/08/2010)

Note moyenne : 3.16/5 (sur 51 notes)
Résumé :
C’est l’histoire d’amour entre Emma et Thérèse qui se sont rencontrées à Nancy, dans une classe préparatoire au concours d’entrée à Fontenay, dans les années 20.

Cette histoire, Emma l’a relatée dans la correspondance et les cahiers qu’elle a tenus tout au long de sa vie, et dont s’est inspirée Claudie Hunzinger, sa fille, pour écrire le roman de ces deux femmes. Cet amour est un modèle d’audace et de liberté.

Eloignées l’une de l’aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
VanilleBL
  18 septembre 2013
En dépit des pierres
A figure d'hommes
Nous rirons encore.
En dépit des coeurs
Noués et mortels
Nous vivons d'espoir.
Paul ELUARD
"L'une émettait de la lumière, l'autre la contenait." On devine à travers ces mots, plein de pudeur et de sens, toute la délicatesse et toute la profondeur avec lesquelles Claudie Hunzinger a abordé et tenté de mettre en mots la relation nimbée de clair-obscur, passionnée et mystérieuse, singulière et tourmentée, entre sa mère Emma, et Thérèse, une amie de jeunesse, rencontrée en prépa à Nancy, dans les années 30. Pour toile de fond de cette aventure amoureuse et humaine, l'histoire politique et sociale, la lutte pour l'émancipation féminine mais aussi l'ombre de la guerre.
C'est à l'occasion d'un documentaire réalisé par son fils Robin en 2005 que Claudie Hunzinger s'est plongée dans les quatre cahiers laissés par Emma, sa mère et dans ses lettres écrites à son amie Thérèse. Quatre couleurs, vert amande, rouge, vert vif et gris pour quatre cahiers qui marquent quatre périodes de sa vie. Des lettres, des missives, des cartes postales qui rassemblées dessinent les contours de l'intimité entre Emma et Thérèse.
Au commencement du travail d'écriture, le respect vis-à-vis de sa mère, Emma, est une difficulté supplémentaire : comment sélectionner, éliminer, supprimer parmi tous ces écrits pour ne conserver que l'essentiel sans trahir le vécu de sa mère ?
Elle mène d'abord le récit au présent, puis au passé composé, les temps s'entremêlent... Et Claudie parvient à se glisser dans la narration, aux côtés d'Emma et de Thérèse.
Peu à peu, les éléments se rassemblent et s'unifient, les voix se mêlent, le rythme et le ton sont donnés. Et nous faisons la connaissance d'Emma et de Thérèse, deux jeunes filles que tout oppose et que tout unit, Thérèse la brune, discrète et fragile, Emma la blonde, solaire et passionnée. Thérèse est scientifique, Emma est littéraire, toutes deux rêvent de devenir professeur, elles s'entraident dans leurs études. "Emma, d'emblée, [a] voulu aller dans sa vie comme dans un roman", elle est sensuelle, elle veut "goûter le charme de tout". Thérèse, elle, est plus mystérieuse, plus sauvage aussi bien que secrète. Leurs affectations respectives les éloignent l'une de l'autre, elles profitent des vacances pour se retrouver. Elles ont le désir de vivre ensemble et d'avoir un enfant avec un géniteur... Se dévoile ici toute la modernité de ces femmes libres, en avance sur leur temps – et sur le nôtre même, parfois encore frileux sur ces questions... –. Emma a des amants, c'est une grande amoureuse et surtout une femme de désir.
"L'amour a été la trop grande affaire de sa vie". La liberté aussi, qui ne supporte aucun compromis. Bien qu'elle porte le prénom de l'héroïne de Flaubert, Emma n'a rien de Mme Bovary, elle veut croquer la vie à pleines dents. "Comme on peut avoir par moments des envies de marcher, de courir, de nager, j'ai une envie obscure d'aimer. Notre tort est de regarder toujours la vie sous un angle tragique. Je veux être simple et solide. Cette aventure est une expérience et une émancipation", écrit-elle dans une lettre à Thérèse. On est surpris et impressionné, comme le fut Claudie Hunzinger par "la modernité de leurs désirs : leur revendication de la liberté, l'homosexualité, l'importance des corps, l'immersion dans la nature, les phalanstères, l'engagement politique... Ces deux femmes ont été des pionnières." Il faudra un homme et la guerre pour séparer ces deux grandes amoureuses...
Emma aura hésité, beaucoup. Elle aura eu des remords, des regrets peut-être de s'être engagé vis-à-vis de Marcel quand il lui a demandé de devenir sa femme. Elle, la pasionaria, libre et forte, bien que pleine de doute jusqu'au jour même de son mariage, s'abandonne à cet homme, "si complètement attirée vers lui", touchée par "la loyauté de son visage, l'anxiété de son regard"... En complète opposition avec sa vie d'avant, Emma apprend à se taire, à vivre avec et pour son mari en Alsace, trop près de l'Allemagne nazie et des Allemands. Elle ne peut approuver ni ses choix ni sa violence – il se compromettra avec le régime d'Hitler – mais elle lui restera fidèle et sera à ses côtés jusqu'au bout, malgré tout.
Pendant ce temps, la discrète, la réservée, la fragile Thérèse devient responsable d'un réseau communiste en Bretagne. Arrêtée par le SPAC (Service de Police Anti-Communiste) de la Gestapo, elle est torturée pendant quatre jours et meurt dans le silence, en héroïne sans avoir parlé ni laissé de traces ou de preuves pour ne compromettre ni ne condamner personne...
Claudie Hunzinger a voulu écrire "pour donner un abri aux fantômes", "pour sauver leurs vies, les rendre à la littérature." Elle a magnifiquement réussi, dans ce roman plein d'énergie, d'engagement et de poésie, ce que Roland Barthes appelait "une protestation d'amour contre l'oubli"...
Lien : http://www.paroles-et-musiqu..
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Herve-Lionel
  11 avril 2014
N°488– Décembre 2010.
Elles vivaient d'espoir – Claudie Hunzinger- Grasset.
Au départ, un cahier de toile vert-amande entre les mains de la narratrice qui va ainsi remonter le temps. Il contient des lettres recopiées, écrites jadis par Emma, sa mère. Elle en retrouvera d'autres qu'elle va « visiter comme les pièces d'une maison abandonnée ». Elle trouvera aussi des photos où des personnages figés sur papier glacé regardent l'objectif et l'hypothétique spectateur pour l'éternité, toute une histoire en pointillés de deux femmes qu'elle va faire revivre...
Ces cahiers commencent à la Toussaint 1927. Emma, née en 1906, fille et petite-fille d'instituteur de la Côte d'Or sort de l'adolescence et veut entrer dans la vie par la grande porte qui ouvre sur l'émancipation, la liberté, le savoir... Thérèse, née en 1908, fille elle aussi d'instituteur fait la connaissance d'Emma à Nancy. Elles ne se ressemblent pas, Emma est littéraire, amoureuse de la vie et Thérèse est scientifique, plutôt réservée et souffreteuse, « l'une émettait la lumière, l'autre la contenait ». Elles préparent ensemble le concours de Normale Supérieure qu'Emma réussit mais pas Thérèse. L'une sera professeur de lettres modernes à Mende et l'autre surveillante à Felletin, ce qui lui permet de travailler le concours d'entrée. A partir de ce moment, elles ce cesseront de s'écrire, de se voir...avec, comme en toile de fond, des hommes, Pierre de Villeneuve mais surtout Karl, étudiant communiste, juif allemand qui fuit son pays mais pourtant y retourne avec dans ses bagages un amour tout neuf pour Emma.
Entre Emma et Thérèse naît un amour fou et définitif. Emma jouit pleinement de sa liberté, alternant une passion vertigineuse pour Marcelle et une aventure passionnée avec François, un homme marié et établi, qui est différent d'elle mais dont elle espère un enfant(« Oui, cet homme est moins cultivé que moi et la société me l'interdit... Ce que je cherche c'est ma propre force, ma force en face de lui, de la société »). Peu lui chaut l'opinion des autres et elle est prête à tous les compromis pour assouvir ses passions même les plus passagères ( « Je trouve plus honorable d'être au ban de la société qu'en ses trônes d'honneur ».) Elle semble ne pas pouvoir choisir mais n'oublie pourtant pas Thérèse avec qui elle veut vivre de toutes manières et quoi qu'il lui en coûte (« l'amour, lui, le nôtre n'est pas un événement, c'est un chant continu »). Emma qui puise dans la littérature ses propres des références comme si elles lui servaient de justificatif, recherche la jouissance de l'instant, le plaisir que ressent son corps (« Je ne suis coupable, Thérèse, que de trahisons momentanées »).Thérèse, elle, travaille pour le but qu'elle s'est fixée, échoue pourtant toujours. Mais déjà le nazisme monte en Allemagne et la guerre couve. Karl est de retour en France et lui fait prendre conscience de la nécessité de l'action politique ! Emma réfléchit, vient d'avoir trente ans et ne sait quoi penser «  Ce n'était pas non plus le mariage qui lui manquait. Mais elle ne savait pas quoi faire d'elle. Elle se disait que les prisons conjugales sont aussi redoutables que les prisons politiques. Mais que la solitude aussi est une prison ». Face à cette contradiction, celle qui aime passionnément une femme va se marier avec un homme, Marcel, rencontré par hasard. Il ne lui ressemble pas, il est alsacien, chef d'entreprise, veuf avec deux enfants mais, à ce moment de sa vie, quand la guerre menace, elle ressent, comme le dit Gide « l'impérieuse obligation d'être heureu(se). ».
La guerre va donc la séparer de Thérèse qui, mutée en Bretagne en tant que professeur de Sciences va se jeter dans la lutte politique, embrasser le communisme et la Résistance. Elle ne la reverra plus !
L'écriture qui épouse si bien le rythme intime des bouleversement humains reprend en 1940, à la naissance de la narratrice. Un autre cahier de toile, rouge comme l'enfer, débute, suivi d'un autre, et d'autres photos.... Emma devenue mère de famille nombreuse dans une Alsace redevenue allemande, écrit pour elle-même. Malgré son idéal et ses convictions, elle choisit, à la suite de son mari, l'idéologie nazie ! ( elle parle elle-même de « l'âme féminine toujours en mal d'un maître »). Celle qui aimait tant la vie et la liberté lui sera soumise, par amour, par dépit peut-être, comme si elle avait épuisé cette formidable envie de brûler sa vie. Il y aura des silences et des écrits personnels, comme pour exorciser cette brisure ! « J'écris pour donner abri aux fantômes » dira-t-elle.
Thérèse qui refusait tous les pouvoirs, surtout celui d'un homme, sera arrêtée, torturée, massacrée, mais ne parlera pas. Elle ira rejoindre « le terrible cortège » des ombres qu'évoquera Malraux et un établissement scolaire portera plus tard son nom !
De toutes les lettres qu'il lui ont été envoyée, Emma n'a conservé que celles des femmes. Celles des hommes qui furent éperdument amoureux d'elle ne trouvèrent pas leur place dans ses cahiers. Seule une signature masculine s'y rencontre, celle qui lui annonce la fin tragique de Thérèse.
J'ai aimé ce livre qui tire son titre d'un vers de Paul Eluard. le style est empreint de sensibilité, de sobriété et de tragédie. L'écriture est pleine d'émotion, comme seule en est capable une fille qui recherche sa mère dans ses passions, ses contradictions, ses renoncements.

©Hervé GAUTIER – Décembre 2010.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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maylibel
  09 décembre 2012
Plongée dans les archives laissées par sa mère décédée, une femme retrace l'être étrange mais fascinante qu'elle a été. Cahier après cahier, elle découvre l'histoire d'une jeune fille complexe aux sentiments exacerbés, qui n'avait rien d'un ange.
Elles vivaient d'espoir, superbe titre inspiré d'un poème d'Eluard. Les deux héroïnes de ce roman ont en effet été étudiantes puis professeures de lettres dans la France de l'entre-deux-guerres. Emma, mère de la narratrice (qu'on peut identifier à l'écrivaine, qui semble inspirée ici par l'histoire de sa propre mère), noue notamment durant ses études une relation intense avec une jeune fille, Thérèse. C'est en se focalisant ses amitiés et ses amours (une amie résistante, un époux qui s'engage dans la version alsacienne du NSDAP...) que l'auteure choisit ainsi de nous faire découvrir le personnage difficile d'Emma et parvient à nous le faire aimer. Son style, délicat mais factuel, s'accorde bien à ce qu'elle nous raconte. Elle n'atténue pas les responsabilités de sa mère, évite tout pathos ou culpabilisation tardive. Et peu à peu, elle parvient à brosser un bel hommage à ces personnalités d'exception.
Un beau roman, trop peu connu. À découvrir, si ce n'est déjà fait.
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ADAMSY
  04 mars 2017
La vie de deux jeunes femmes, Emma et Thérèse sont dévoilées, par la fille d'Emma, notamment grâce à leur correspondance. Dans les années 30, Emma et Thérèse sont amoureuses, ivres de liberté, intellectuelles et communistes. Peu à peu, leur relation s'émiette. Emma est aussi attirée par les hommes et finit pas se marier avec un Alsacien. La guerre éclate et ce dernier se rallie au parti nazi. Emma est-elle vraiment elle-même ? Comment a-t-elle pu s'amouracher d'un tel homme ? Elle ne peut plus ni lire, ni enseigner et se rattache à ses enfants. Quant à Thérèse, elle est un temps oubliée mais la fille d'Emma décide de partir à sa recherche, ce qui met un peu d'intrigue au roman qui m'a semblé un peu long. Il m'a fallu plus de 150 pages pour réellement m'y accrocher. L'écriture est pourtant belle.
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isanne
  04 avril 2019
Troisième roman de Claudie Hunzinger que je lis et je l'ai trouvé différent des autres. Dans le sujet bien sûr, le style et les sentiments qu'il m'en reste, une fois la dernière page tournée.
L'histoire en parallèle de deux femmes qui s'aiment et qui n'auront pas le même trajet de vie.
Je n'ai pu m'empêcher d'avoir une affinité plus prononcée pour l'une plutôt que pour l'autre...Même si j'essayais de rester neutre, l'égoïsme de l'une face à l'abnégation de l'autre me dérangeait.
En regard de leurs vies intimes partagées ou non, gronde la montée du nazisme et donc des choix vont être à faire...
Durant toute la deuxième partie du roman qui est le récit d'un réseau de résistance dans le pays de Fougères, en Bretagne, je n'ai pu éloigner, de mes pensées, le souvenir lu de la vie de Thérèse de Moëlien, égérie de la Chouannerie bretonne au destin tragique. (Et Claudie Hunzinger en parle dans les dernières pages du roman.)
Cette partie du roman m'a captivée et je pense désormais, souvent, à Thérèse Pierre et à son courage. J'ai refermé le livre encore plus partagée sur le récit de la vie de ces deux femmes : et si elles avaient fait d'autres choix personnels ?
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
saphoosaphoo   13 novembre 2010
Dans le désespoir, l’écriture d’Emma reste déliée (un cavalier sur son terrible cheval, disait Marcelle). Elle est d’Emma ce qui va le mieux travers cette époque effroyable. Il faut voir ses cahiers, son écriture, comme elle tend vers la lumière, droite, de page en page, t quand Emma dit que la révolte n’est ni utile ni sage, son écriture affirme le contraire, personnelle, intérieure, résolument aimantée. Qui a raison ? Emma ou son écriture ? les deux. Elle est donc repartie à noter toutes les flèches reçues, façon de les extirper : elle aurait voulu retrouver sa dignité, écrit-elle. Depuis longtemps, Marcel la lui avait prise. Il pensait que c’était le droit du seigneur. Un seigneur à qui il arrivait de tonner, de hurler, de casser. Un colérique incapable de se maîtriser, et qui alors piétinait tout et avilissait tout. Il avait le droit, disait-il.
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saphoosaphoo   13 novembre 2010
Mais voici les roses de noël se dressent sur leurs feuilles aplaties par la neige; Et que le carrelage de la cuisine est tacheté de soleil. Emma, partie donner leur grain aux oies, est revenue par les chemins sableux, sous une petite pluie sans méchanceté. C’est nouveau, j’adhère maintenant aux choses autour de moi, j’accepte ces fractions de durée, je leur souris, s’étonne-t-elle. Ce qui ne l’a pas empêchée d’écrier le lendemain : impossible apaisement. Condamnation, au fond de moi, de ce à quoi je ne me résignerai jamais. je me suis réfugiée en Claudel comme dans l’herbe d’une prairie haute; Tache de clarté immobile qu’a laissée en moi cette lecture. Pour autant le jour de la Saint-Sylvestre 44 fut étrange de violent désespoir. Seule parmi les loups, déprise de moi-même, abandonnée de tout
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saphoosaphoo   13 novembre 2010
Mais comme on peut avoir par moments des envies de marcher, de courir, de nager, j’ai une envie obscure d’aimer. Notre tort est de regarder toujours la vie sous un angle tragique. Je veux être simple et solide. Cette aventure est une expérience et une émancipation. Je m’oriente vers une liaison. Non par un mariage, voyons. Ne me dis pas que tout cela est vulgaire, que tu m’aimerais plus fière, plus intransigeante. Elle est ensuite partie avec François, en auto, à Saint-Affrique. Il y avait dans l’air les promesses d’un extraordinaire beau temps. Les collines étaient d’un vert intense. On faisait partout les foins. Ils croisaient des chars tremblants d’herbe. Il faut vivre naïvement, se disait-elle. Ce que tu n’auras pas de François, tu le sais bien. Tu n’auras ni de grands mots ni de grands sentiments.
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ADAMSYADAMSY   04 mars 2017
Désormais elles allaient beaucoup s'écrire. Ecrire des lettres est une activité mystérieuse qui fait naître l'amour. Les lettres donnent soif de lettres. Elles allaient le découvrir.
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charlottelitcharlottelit   09 décembre 2015
alors, il faut plutôt chercher, pour Emma femme en jouissance :
Il avait suffi que cet homme ait besoin d'elle
pour que son âme exulte de servitude.
Il y a, pour la feme qui aime, une espèce de volupté à
renoncer à elle-même.
Elle s'exalte dans la mesure même où elle acquiesce
à ce qu'elle n'était pas.
On aurait pu souhaiter pour Emma une autre voie.
Mais l'amour a été la trop grande affaire de sa vie.
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Vidéo de Claudie Hunzinger
Si vous deviez résumer votre nouveau livre en dix secondes... Si vous pouviez changer une chose chez vous et dans le monde... Si vous n'étiez pas écrivain... Si vous pouviez écrire le livre idéal... Si vous aviez un super pouvoir... Si vous ne deviez garder qu'un seul livre... Avec des "si" on mettrait certes Paris en bouteille mais on dresse aussi un portrait touchant et habité de nos auteurs et autrices de la rentrée littéraire. Ici, Claudie Hunzinger, qui publie chez Grasset le 28 août "Les grands cerfs". . En savoir plus sur "Les grands cerfs" : https://www.hachette.fr/livre/les-grands-cerfs-9782246821373
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