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ISBN : 2246798728
Éditeur : Grasset (03/09/2012)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Jenny et Sils, un couple de libraires, sont soudain contraints de rendre les clefs de leur librairie et de l’endroit où ils vivaient.

Tout loyer étant devenu trop élevé, il ne leur reste qu’une solution : partir s’installer dans une maison perdue, en ruines, dans la montagne au-dessus de Colmar.

Avec leurs cartons de livres, une ânesse et une chienne, ils vont devoir s’acclimater à cette nouvelle existence.

Il va s’agi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
caro64
  15 septembre 2013
Des vauriens. C'est ainsi que Jenny et Sils se définissent. Et quand ils se regardent l'un l'autre, c'est avec une infinie tendresse. Vauriens, ils l'étaient déjà quand ils se sont connus, au lycée et rien ne s'était arrangé avec le temps, pas même le cap de la soixantaine passé. Jusque-là, Jenny et Sils avaient vécu " façonnés de rêves et de lectures ", dans leur librairie sauvage, en bordure d'un village alsacien. Et voici que l'époque les rattrapait. Menace d'expulsion. " Les temps nous demandaient de nous montrer dynamiques, électroniques, immédiats et vifs, hypermodernes, ne sachant même plus ce qu'était un roman. " Un rythme impossible à suivre. Alors le radeau coule, les deux complices n'ont nulle part où aller. Nulle part, sinon une ferme en ruine qui leur appartient, La Survivance, à près de mille mètres d'altitude, dans la montagne vosgienne. Ni eau, ni électricité, un trou béant dans la toiture, tout juste un vieux poêle pour se chauffer. Alors Jenny et Sils prennent congé du monde, chargent dans des caisses leurs auteurs favoris, Hemingway, Bradbury, Ungerer, Francis Ponge et tous les autres, " nos amis de tous les temps et de tous les pays, nos longues connaissances aux longues conversations ". Et les voilà partis pour une aventure rude, chargée de mystères. Avec eux Betty, petite chienne blonde aux yeux noirs, et Avanie, l'ânesse grise et sage, dont les longues oreilles " captaient au loin les présages ". Là-haut, ils vont installer leur vieux canapé rouge au milieu du foin, monter des murs de livres, s'installer " à la guerre comme à la guerre " et observer, apprendre, lire, s'échiner contre les herbes, apprendre l'eau, la chaleur, le froid, les nuits piquées de bruits insolites, les saisons changeantes. Lui cherchera à retrouver le secret des pigments utilisés par Grünewald pour peindre son retable d'Issenheim – Colmar est en bas, dans la plaine. Elle apprendra avec patience et passion la noblesse des cerfs, aux " gueules de grands chefs indiens reliés aux galaxies ". Jenny s'inquiète un jour : " Pourquoi est-ce qu'on vit, Sils ? " Et le vieux renard de glisser : " Mais parce que ça nous fait rire encore. " Mais pour combien de temps ?
Ode aux livres et à la nature, formidable manifeste de résistance face à l'incurie d'une époque gouvernée par la violence et l'impatience, La survivance résonne aussi comme une métaphore amère. Celle d'un monde " fatigué à mort " qui condamne à l'exil les rêveurs, les passeurs d'imaginaire. Claudie Hunzinger propose là un roman insolite, inspiré. Elle a l'art de nous transmettre en quelques mots l'émotion des petits riens. Tout cela forme un roman fort plaisant, un peu nostalgique, un peu bohême, mais tellement touchant ! Et le magnifique couple Jenny et Sils qu'elle met en scène pourrait cheminer longtemps dans les souvenirs d'un lecteur conquis.
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Annette55
  20 mai 2015
Jenny et Sils, la soixantaine, " façonnés de lecture", sont obligés de se séparer de leur logement et de leur librairie , en faillite .Acculés, consternés, habitués toute leur vie à la dèche, ils trouvent refuge dans une baraque en ruines,une vieille métairie perdue dans le massif Breouzard, dans les Vosges..Ils y installent leur ânesse, Avanie, leur chienne,Betty et surtout .....leurs cartons de livres. Tout est à refaire et à découvrir: élaborer un potager,réparer le toit, apprendre à vivre avec la Nature et ses bruits inquiétants...La Survivance est une rêverie , un moment de poésie et de renaissance quotidienne. Une ode vibrante aux livres et à la nature, un manifeste de résistance culturelle face à l'époque impatiente, avide de modernité,oú l'immédiateté, la vitesse, la rentabilité priment....Un ouvrage insolite et original, une fable poignante oú les références littéraires et artistiques abondent. Ces personnes vivent comme des ermites, survivent d'amour pour le vrai , l'amour des livres et de la lecture. Une oeuvre trés émouvante, sauvage, percutante oú liberté rime avec difficulté. Cette fable est aussi une ode à la puissance des oeuvres qui rendent les hommes libres et égaux, un hommage aux rêveurs et aux passeurs d'imaginaire....Magnifique!
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Ellane92
  25 septembre 2015
Jenny et Sils ont 60 ans. Leur librairie dans les vignes est en faillite et leur compte en banque à sec. Il ne leur reste rien, que les livres dont ils ne peuvent se séparer, et une propriété inconstructible dans la montagne vosgienne, une ruine sans eau ni électricité à 1000 mètres d'altitude. Sils part en voiture, avec ses cartons, tandis que Jenny s'y rend à pied, en compagnie de l'ânesse Avanie et de Betty, leur chienne. Cette propriété, c'est Survivance. C'est le mois de mai, le temps pour ces libraires de réparer la toiture de la grange, de planter le potager, de faire des réserves pour l'hiver rigoureux.
Jenny et Sils font, en sens inverse, le chemin qu'ils avaient parcouru quarante ans auparavant, quand jeunes et pleins de projets, ils avaient vécu un été sans contrainte avant de réaliser leur rêve. A l'époque, déjà, une autre ânesse, Utopie, les accompagnait.
La survivance est un livre assez atypique, de par son contenu et son traitement. On y suit Jenny et Sils, soixantenaires "intellectuels", tenter de se préparer à l'hiver rigoureux qui s'annonce. Ils n'ont plus d'argent, plus de maison, plus de jeunesse, pas de but autre que celui de tenir contre l'hiver qui s'annonce. Pour le printemps qui suivra, on verra bien. Ce qui leur reste, ce sont des livres, et des rêves brisés. Chacun d'entre eux tentera de s'acclimater à sa nouvelle vie, avec plus ou moins de bonheur, en en tirant plus ou moins de satisfaction. Ils devront s'acclimater aussi bien au climat qu'à la solitude, se réhabituer à vivre à deux, de peu.
Mais au-delà de ce côté "pourront-ils survivre à leur nouvelle vie", ce livre évoque avant tout, pour moi, l'impossibilité de notre société d'accueillir ceux qui sont un peu différents, dont les normes ne sont pas celles du tout-venant, qui vivent pour et de leur passion, jusqu'à en oublier les prérequis terre-à-terre de notre vie. C'est Jenny qui le dit : "En fait, nous étions façonnés de lectures et de rêves (et d'expériences plus poétiques que stratégiques), ce qui pouvait ne pas sembler malin alors que les temps nous demandaient de nous montrer dynamiques, électroniques, immédiats et vifs, hypermodernes, ne sachant même plus ce qu'était un roman." La survivance est pour moi la réponse de Claudie Huntziger, "artiste et écrivain français, qui place l'écriture au centre de son travail, explorant le concept du livre, construisant des Bibliothèques en cendre, tout en publiant chroniques et récits." selon sa biographie, à cette question, un constat plutôt déprimant, tout comme le nom de l'ânesse, Avanie…
J'ai apprécié les rencontres de Jenny avec ses voisins "peaux-rouges", je me suis sentie moins concernés par les discussions initiées par Sils autour des pigments utilisés par le peintre Grünewald.
La survivance est un roman sensitif, différent, libre, un peu triste et nostalgique. Une nouvelle vie, ce sont de belles conquêtes, mais aussi des abandons, des pertes. Ce livre fait écho à "Bambois, la vie verte" qui raconte l'histoire d'un couple de citadins qui font le choix de s'exiler dans la montagne, pour y vivre une autre vie. La mise en parallèle de ces deux livres (je n'ai pas lu Bambois) donnerait certainement plus de profondeur à leur lecture, et peut-être permettrait de relativiser le constat assez sombre que l'on fait, en tournant la dernière page de la survivance.
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ivredelivres
  06 octobre 2012
Certes ils ont l'âge de la retraite mais ce n'est pas par choix que Jenny et Sils ferment leur librairie, non c'est plutôt un truc du genre coup du sort, adversité, faillite si vous préférez.
Le moment où il ne vous reste que les dettes, où vous n'avez même plus de toit car la librairie était aussi logis et les libraires sont rarement des riches imposés à 75% !
« Qu'est-ce que tu fais de ta vie au moment où la société te lâche pour te balancer à la rue ? » et bien il faut vider les lieux, faire les cartons avec les livres qui échappent aux huissiers, rassembler chienne, l'ânesse Avanie au nom prédestiné et se tourner vers d'autres cieux.

La montagne n'est pas loin et là une maison leur appartient, la Survivance, dans le Brézouard « montagne des merveilles » C'est le gîte assuré, pour le reste on verra.
Une maison ? plutôt une ruine à 1000 mètre d'altitude car en la regardant bien on remarque tout de suite « Un trou béant dans sa toiture, l'air d'avoir été fendue d'un coup de hache, en deux.»
L'eau de la source pas de facteur ni d'électricité.
Il va falloir se faire charpentier, menuisier, maçon, Sils « était devenu un bloc d'énergie » Il allait falloir s'inventer une nouvelle vie.
Les années communes ont tissé une complicité forte car c'était maintenant une « vie de pionniers », tenter de vivre en autarcie, cueillette, potager et frugalité. le mot confort est à rayer du vocabulaire, un coq et des poules sont venus tenir compagnie à l'ânesse et à la chienne Betty.
Printemps, été, c'est possible mais tiendront ils l'hiver venu ?
L'hiver est long et dur dans les Vosges, Sils a fait du bûcheronnage et il y a les livres fidèles compagnons « On a du bois, des livres, du riz, beaucoup de riz…». Il faut apprendre à vivre « violemment ».
Les cerfs magnifiques observés de loin doivent être chassés quand ils s'en prennent au potager. Quand rien ne va plus, Jenny, comme on se défait d'un bijou de prix, vend un livre rare ce qui permet de prolonger un peu la survie.

Quelle belle lecture, c'est un livre à ranger sur le rayon des indispensables. Il transforme l'adversité en une rude mais belle expérience. Hymne à la lecture, à la littérature, à la nature. On ne peut s'empêcher de fredonner la chanson de Brel en les regardant vivre.
En voyant le nom de Claudie Hunzinger ma mémoire s'est mise à carburer à cent à l'heure.....mais oui c'est l'auteur de Bambois la vie verte, ce livre qui m'a tant fait rêver dans les années soixante dix. En lisant Claudie Hunzinger j'ai eu l'impression d'un seul coup d'enjamber les années.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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bvb09
  16 septembre 2014
Un très joli livre sur un couple vieillissant, bohème, qu'on imagine au Larzac il y a une quarantaine d'années, et qui est rattrapé par son incompétence matérielle au seuil de la retraite.
Cet état d'esprit et cet état de fait vont en faire des Robinsons Vosgiens, dans une masure en altitude, en pays sioux, j'ai nommé le clan du Grand Balafré.
Ils sur-vivent d'amour des livres, d'Amour pour l'Autre, d'eau très fraîche.
Le style est très poétique (appréciation sujette à caution, disons que je crois y voir de la poésie....) et compose par petites touches un tableau qui oscille entre le bucolique et la dureté de la vie dans la nature sans concession.
Les nombreuses références littéraires ont failli me laisser sur le bas-côté en début de livre.
Elles m'ont semblé moins nombreuses par la suite.
Une très jolie parenthèse.
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critiques presse (2)
Telerama   17 septembre 2014
Ni récit écologique, ni leçon de survie ou roman de terroir, La Survivance est une rêverie, un moment de poésie et de renaissance quotidienne.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   18 octobre 2012
Ce roman est une fable poignante, un vibrant éloge du livre et de la lecture. Indispensable, en des temps où tout n'est qu'immédiateté, rentabilité, vitesse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   28 septembre 2012
Pendant quinze ans, le lieu avait répandu de la lumière, du rêve, de la fantaisie. J'aurais pu y rester le reste de ma vie. Sauf que je n'avais pas pris garde au fait que rien, jamais, ne nous appartient. Ni les chambres qui donnent au soleil, ni les tulipes sauvages aux pétales aigus, jaunes à perte de vue sous les fenêtres, ni même la bouteille d'eau posée sur la table, aucun des détails de chaque instant dans la vie, rien, rien ne nous appartient. On allait même les retirer. Et ce n'était pas lié au fait que nous n'avions pas vécu assez prudemment, Sils et moi, et que nous n'avions eu aucun sens de l'argent, ou presque, et qu'il y avait là une défaite pour cause de mauvaise gestion, une sorte de punition que nous infligeait le sens commun. Non. Ce n'était pas dû à ça, mais à une faille fondamentale : nous sommes nés pour ne rien posséder.

Les choses, il faudrait les voir en passant, d'un point de vue nomade, telle qu'elles sont, elles, simples, indifférentes, énigmatiques, posées là dans leur dialogues avec l'éternité. Elle n'est pas pour nous, leur essence, leur tranquillité.
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miladomilado   20 juin 2013
La fac est loin. Pour autant, on n'a pas perdu l'envie de lire. On l'a même davantage. Souvent, on descend faire la tournée des librairies. On s'appelle l'un l'autre, on chuchote, on se montre nos prises. On les empile sur le comptoir sans savoir ce qu'il y a dedans. Le contact de certains livres suffit à vous enflammer. On devine qu'ils contiennent la foudre. On les embarque comme du danger. On veut vivre avec eux comme avec le feu. Parfois on sait que le feu a déjà tout brûlé et que le monde s'y consume...
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keishakeisha   22 octobre 2012
C'était la montagne, et c'était toujours autrement, un jour l'Ecosse, un jour la Transylvanie. Presque jamais les Vosges, ce qui nous plaisait assez, étant dans l'âme de grands voyageurs. Il arrivait ainsi qu'à l'horizon, de gros nuages jaune vif et jaune d'or, gris argent, ou roses, et même vermillon brillant, du cinabre d’après Sils, des nuages immenses, s'élèvent à toute allure jusqu'à nous surplomber de dix mille mètres, pareils à des sommets enneigés. On était transportés dans l'Himalaya, à la Grande Lamasserie. Et aussi, il arrivait, selon les apparitions nuageuses, qu'on se réveille dans une peinture de lettré chinois, au seuil de notre minuscule abri coiffé d'un pin sylvestre, la brume noyant le monde à nos pieds. Et aussi qu'on se retrouve dans le Montana pas loin de Jim Harrison. Il arrivait encore que se forme dans le ciel une sorte de champignon d'un gris maléfique, boursouflé, délirant, là-bas du côté de Fessenheim.
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Annette55Annette55   20 mai 2015
"J'ai appris le plaisir de cuisiner grâce à la dèche qui m'y obligeait, mais surtout aux légumes que j'avais cultivés . Ils avaient un goût d'Ile découverte " dit Jenny.
Si nous voulions nous en sortir, il fallait sortir de nous, plonger direct dans les sensations, la peur , la joie, être aux aguets, il y a quelque chose ´d'excitant, de suffocant dans la lutte pour la vie....."
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Josephine2Josephine2   22 janvier 2015
Page 196
D’après lui, une chose était sûre : Grünewald avait respiré l’air d’ici. Il s’était lavé dans l’eau du torrent. Il avait bouffé du sanglier aux cèpes, de l’omelette aux mûres, celle de l’histoire que raconte Walter Benjamin, d’un enfant-roi, forcé à fuir avec sa cour, et qui sur la route de l’exil trouve refuge dans la forêt. Une vieille femme les accueille. Elle leur prépare une omelette aux mûres. Ayant retrouvé son royaume, le roi, devenu vieux, demande à son cuisinier de lui refaire une omelette pareille, la meilleure de sa vie. Impossible, répond le cuisinier, « car comment pourrais-je l’assaisonner avec tout ce dont tu t’es délecté jadis avec elle : le danger de la bataille et l’esprit en alerte du fugitif, la chaleur du foyer et la douceur du repos, le présent étrange et le sombre avenir ? ».
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Vidéo de Claudie Hunzinger
Si vous deviez résumer votre nouveau livre en dix secondes... Si vous pouviez changer une chose chez vous et dans le monde... Si vous n'étiez pas écrivain... Si vous pouviez écrire le livre idéal... Si vous aviez un super pouvoir... Si vous ne deviez garder qu'un seul livre... Avec des "si" on mettrait certes Paris en bouteille mais on dresse aussi un portrait touchant et habité de nos auteurs et autrices de la rentrée littéraire. Ici, Claudie Hunzinger, qui publie chez Grasset le 28 août "Les grands cerfs". . En savoir plus sur "Les grands cerfs" : https://www.hachette.fr/livre/les-grands-cerfs-9782246821373
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