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ISBN : 2290111333
Éditeur : J'ai Lu (19/06/2019)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 33 notes)
Résumé :
« La nuit où j’ai rencontré Kat-Epadô, j’étais seule dans une baraque isolée, porte fermée à double tour. Autour de moi, la tempête. À perte de vue, des forêts. »

ZsaZsa, une romancière, quitte Paris pour aller dans les montagnes étudier la langue des oiseaux.

Elle n’imaginait pas que le soir même, allumant l’écran, elle allait rencontrer une étrange Japonaise dont l’écriture la fascine aussitôt par son charme maladroit.

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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  07 novembre 2014
Une lecture fortement appréciée… même si je reste frustrée de sa brusque conclusion…. Toutefois il me reste de cette lecture un goût de mystère, de poésie, intenses, des univers très captivants comme la nature, l'ornithologie, la poésie chinoise, le chinois appris à la narratrice par son père… Il est aussi beaucoup question de solitude, solitude dans l'enfance mais aussi solitude de deux femmes adultes…. Qui vont se croiser de façon singulière sur le Net :
« je ne m'étonnais même plus de cette rencontre entre deux filles, par le plus grand des hasards. Je n'ai pas dit entre deux femmes, non, j'ai dit entre deux filles, car il y avait en chacune de nous deux quelque chose d'échappé de l'arène, du sexe, du ring , et de la société. Aucune de nous deux n'avait à ce moment-là d'homme dans sa vie, ni de famille. Encore moins d'enfants. Ni de métier. Loin de tout ça. En cavale toutes les deux. (p.72)

La narratrice que l'on imagine proche de son auteur dans ses questionnements sur la littérature, sur l'écriture, sur les ambivalences et situations sensibles comme celles d' utiliser comme personnages de roman, des personnes dont on est proche…
Il est question des interrogations, doutes multiples du romancier qui fait néanmoins, le plus souvent, « feu de tout bois » !!! Eternel dilemme de l'écrivain…Jusqu'où peut-il aller ?
« Ecrire un roman est un truc très pervers quand on y mêle un ami. Mais était-elle une amie ? Plus que ça. A mon retour à Paris, j'avais cru que j'aurais préféré faire davantage confiance à Sayo, dès le début, ne pas avoir perdu du temps à la suspecter, ne pas l'avoir trahie par mes doutes, et que le malheur n'arrive pas- plutôt que d'écrire ce roman. Je m'entendais déjà parler de la nullité de la littérature au regard de l'amitié perdue, avec des sanglots -- romantiques- contenus au fond de ma voix. Mais plus profonde que les sanglots, quelqu'un à l'oreille fine aurait aussitôt perçu la jouissance -romanesque- du vampire, profitant de la trahison, celle de son ami ou la sienne (cela revient au même), pour écrire un roman.(p.260) «

Je viens d'achever cette « langue des oiseaux »… qui possède une véritable atmosphère, un suspens, une musique particulière, une magie absolue, même si la conclusion de cette histoire m'a laissée franchement sur ma faim !!!
J'ai lu, à sa parution, avec infiniment de plaisir son « autofiction »… : « La Survivance »… où on retrouve de nombreux éléments de la vie, et du parcours de son auteur…dont l'amour de l'écriture et des livres…Eléments qui sont déclinés ici… sur un nouveau registre...
Je ne vais pas digresser sur l'histoire en elle-même, ce qui a déjà été fait par ailleurs, avec beaucoup de précision…et qui enlèverait beaucoup de l'univers insolite, original de ces deux femmes, qui vont apprendre à « s'approcher » par le Net : l'une s'est isolée dans une maison de montagne, pour débuter un nouveau roman, de l'autre, une jeune japonaise, dans une situation difficile pour survivre en France, rédige des annonces poétiques et fantaisistes pour vendre sur e-bay ses vêtements…
Et , cerise sur le gâteau !...ma curiosité a été émoustillée par Claudie Hunzinger pour aller admirer au Musée Cernuschi , à Paris, le tableau du peintre chinois, Zhao Zhiqian, intitulé de façon très mystérieuse , « La falaise aux livres empilés »…
Malgré une légère déception quant à la fin de ce roman, j'ai passé un très beau moment, entre de magnifiques descriptions de la nature, des oiseaux, de la montagne…et cette histoire d'une » amitié » fugace, déroutante mais intense, avec au centre du récit « le travail du romancier » qui prolonge , sublime les instants, les rencontres d'existences anonymes mais singulières comme la voisine de la narratrice, Marguerite, paysanne âgée, vivant seule ,éprouvée par l'existence, incomprise des autres, car vivant trop en symbiose avec ses bêtes ; Marguerite fait figure d'originale, car cette femme qui , à 83 ans, s'est toujours battue, s' effondre subitement à la perte de son cheval, âgé de 28 ans. Un compagnon, à l'égal d'un parent…. Amour des êtres vivants, Humains comme animaux, de la nature….et des hommages nombreux à toutes les manifestations de la Vie….

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Amorina
  27 janvier 2015
Voici une lecture qui m'a laissé un sentiment bien singulier ! de cette immersion dans une vie soudainement éloignée de tout, je retiens des images, des mots, des couleurs, comme autant de pierres précieuses : le vert des arbres, le chant délicat des oiseaux, la poésie des vêtements aux odeurs du passé, la magie des secrets, l'ombre, la neige, l'emprise et la solitude.
Car qu'est ce roman sinon l'histoire de deux solitudes, de deux âmes qui se cherchent elles-mêmes, qui se dévoilent et se cachent l'une à l'autre au travers des mots ?
C'est l'idée d'une rencontre, d'un coup de foudre presque, né de quelques phrases empreintes d'une mystérieuse nostalgie. L'inattendu de ces petites annonces, poèmes déchirants égarés sur le web, ceux de Kat-Epadô, qui donnent de la vie aux choses, à ces vêtements emplis de secrets et de souvenirs. Et les bois, la montagne sauvage, servent de cadre à cette subite amitié, virtuelle et pourtant réelle, où deux femmes semblent se fasciner l'une l'autre.
Plus loin que l'histoire, c'est la beauté des images qui fait de ce roman un objet rare. Comparer la langue chinoise au chant des oiseaux, faire naitre le mystère et l'insaisissable, jusqu'à la rencontre de ces deux femmes et l'apparition de Kat-Epadô, véritable bijou noir et merveille d'étrangeté. Et cette aura presque inquiétante, qui plane encore une fois la dernière page tournée.
Une oeuvre très poétique, indéfinissable. Un coup de coeur.

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jostein
  23 septembre 2014
ZsaZsa a 43 ans et elle fuit la ville, la reconnaissance pour un premier roman édité, l'amour de Thomas pour vivre en solitaire dans la forêt plusieurs mois. Là, elle retrouve la solitude, "cadeau" de parents qui ne se sont pas beaucoup occupés d'elle dans sa jeunesse et les deux passions de son père, la traduction chinoise et l'ornithologie.
Toutefois, une rencontre tout d'abord virtuelle puis physique va bouleverser sa quiétude. Son attention est attirée par des annonces Ebay de vente de vêtements de la célèbre marque japonaise "Comme des garçons" écrites par une mystérieuse magicienne des mots.
" Comme des garçons Blouson noir
Il est en laine noire pour le torse très menu
En velours de coton noir pour les épaules matelassées, incroyablement larges et comme musclées. Il renverse l'ordre ordinaire des choses: une femme adorable en homme costaud (^^!)
Grâce à lui, j'ai fait fuir des molosses.
Peur de rien.
Il se ferme d'un zip."Après l'achat de ce blouson, ZsaZsa ne cesse de surveiller les nouvelles annonces et entre en contact virtuel avec Kat-Epadô ( première personne du verbe ensorceler), pseudonyme de Sayo ( un pseudonyme "vous camoufle et en même temps vous révèle.") .
Claudie Hunzinger construit ainsi deux romans imbriqués. La retraite solitaire ou presque, puisque ZsaZsa rencontre tout de même la vieille et attachante fermière Marguerite, donne naissance au roman sur Sayo, personnage vivant qui trouble son auteur. le roman se construit ainsi au fil de notre lecture.
ZsaZsa, figure proche de l'auteur, et Sayo ont la même magie et le même jaillissement des mots. Une langue des oiseaux que l'une met au service de la nature et l'autre à la description de ses vêtements ou dans son rire de corbeau. ZsaZsa se sent liée avec quelque chose de plus profond que l'affection à cette jeune femme "exilée, corps et langue, et sous menace d'expulsion."
"Sayo était pour moi cette part d'innocence qui résiste en tout lieu, malgré les horreurs, et qu'il fallait aider à ne pas se faire prendre. Aider à se faire entendre."
Au delà de cette rencontre ambigüe, Claudie Hunzinger excelle à nous faire découvrir la beauté de la nature, la vertu et la complexité du roman.
En citant le tableau de Zhao Zhiqian, La falaise aux livres empilés, Claudie Hunzinger image son roman comme un mélange de beauté naturelle et de composition littéraire sous un imaginaire chinois.
Voici une fois de plus, un livre de cette rentrée littéraire qui permet agréablement de sortir des sentiers battus sous la riche plume d'une auteure discrète et talentueuse, maître dans la description d'une nature qu'elle aime tant et des gens inattendus, fragiles et auréolés de grâce.
Lien : http://surlaroutedejostein.w..
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Florel
  17 septembre 2014
Je ressors de ce livre avec un sentiment indéfinissable. Ce n'est pas un mauvais livre, mais il n'est pas non plus inoubliable. L'histoire est, ma foi assez bizarre. Très bizarre même, mais pas désagréable du tout. L'écriture est fluide et cache quelques belles phrases.
Mais à côté de ça, la manière dont a été tournée l'histoire me dérange un peu.
Alors déjà je trouve que c'est un peu long à se mettre en place, disons que l'auteure prend son temps pour décrire la japonaise qui est le centre de l'histoire et responsable de cette mystérieuse fuite dans la forêt.
Ensuite un autre petit problème, c'est qu'en plus d'être ouverte, la fin paraît un peu trop rapide comme bâclée. Alors bien que bizarrement avec le recul cela me parait faire sens, vu que ça colle à l'ambiance générale du livre, le point d'interrogation restant vraiment la marque de ce livre, j'avoue que sur le coup je l'ai trouvé un peu frustrante, car voilà on ne sait rien de concret et ça fait peu une aventure sans la faire.
Pourtant malgré ces premières impressions pas vraiment positives, ça reste une agréable lecture, car comme ZsaZsa (la romancière retirée dans les bois), je ne savais pas trop où j'allais, ce qui se cachait, ce qui allait arriver. J'étais complètement dans la brume, tout comme cette romancière. Et ça c'est vrai que peu de roman de ma connaissance peuvent se vanter de faire vivre en même temps au lecteur les sentiments d'un personnage. Il y a des livres où on sait comment ça va finir ou au moins on sait à peu près à quoi s'attendre, et il y a les autres où on ne peut vraiment pas tirer de plan.
Alors je vous ai parlé de cette ambiance vaporeuse et incertaine qui entoure le lecteur et ce livre, mais une autre ambiance mérite d'être aussi soulignée c'est ce goût de la poésie qui ressort dans ces pages. Alors pour Kat-Epadô cette poésie se retrouve dans l'écriture des annonces sur Ebay, mais en ce qui concerne ZsaZsa c'est un peu plus « subtile », car elle se retrouve plus dans sa retraite, ce quasi dénuement qu'elle vit au quotidien dans la petite baraque de la forêt. Dans cette vie toute simple qu'elle a choisie pour un an, où là elle va se balader, découvrir la vie d'une forêt –et aussi d'une vielle dame- et réentendre au détour d'un arbre un chant d'oiseau. Ce livre joue beaucoup sur les impressions et ça c'est quand même un bon point. Ca a un côté authentique pas désagréable, d'ailleurs ça colle bien avec la fascination du personnage pour l'Extrême-Orient asiatique.
En résumé, malgré une certaine lenteur et une fin un peu frustrante, c'est un livre que je recommande pour sa poésie, son ambiance particulière et son inaccessibilité.
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laurentbaussart
  21 décembre 2015
Levé ce matin de dimanche 13 décembre 2015 à potron-minet, il est 9h et je viens d'aller voter avec, à la main, mon livre « La Langue des Oiseaux » de Claudie Hunzinger.
Beau temps dégagé, air piquant de l'hiver qui s'annonce. Tout ira bien ? Je me dirige alors vers le « Café des Sports » de Gaillac, ma ville depuis bientôt dix ans, et y commande prestement un double expresso. Ambiance de voix entremêlées, 90% masculines, 90% de retraités. Sujets entendus dans le brouillard de mon esprit non encore bien caféiné : les femmes, les retraites, les jeux de carte (Pépé à l'entrée ne triche-t-il pas ?), les maladies, le sport et… l'acte citoyen fraîchement effectué. Les questions fusent, quelques voix montent, un dimanche matin comme les autres à Gaillac ?
Un mois après le 13 novembre, ce 13 décembre résonne en moi ; est-il une nouvelle clé pour que le monde puisse avancer ou bien reculer dans sa sombre histoire pas si lointaine, faite de suspicions, de libertés bafouées, d'infraternité, d'inégalités entre les hommes ?
Donc « La Langue des Oiseaux » de Claudie Hunzinger. Un livre étonnant terminé il y a quelques jours, entre les deux tours. Doit-on tous se poser, trouver un repaire (des repères ?), réfléchir et faire sa retraite, spirituelle ou non ? En venir aux extrémités, aller s'isoler dans les montagnes quelques mois ? La narratrice Zsa Zsa a tranché. Après avoir écrit et édité son premier roman elle loue une rare maison spartiate dans les Vosges. Maison conçue par l'architecte Jean Prouvé après La Libération et située dans les bois pas toujours hospitaliers des Vosges mais où les oiseaux chantent, lui « parlent » même quelquefois. Confond même leur langage avec celui du chinois ancien qu'elle peine à traduire, y trouve des similitudes…
Isolée mais étrangement connectée, une rencontre virtuelle, improbable et fortuite, via Ebay, arrive très rapidement dans cette écriture de repli pressé. de l'autre côté de l'écran Kat-Epadô, chinoise en exil (forcé ?) permanent, poète francophone et francophile débute chichement mais avec éblouissement son oeuvre par l'écriture d'annonces d'enchères sur Ebay en vendant ses uniques biens : l'ensemble de 108 cartons pleins de jupes, manteaux, pantalons et autres vêtements inclassables et uniques, tous estampillés de la marque japonaise « Comme des Garçons ». Kat-Epadô serait presque l'exacte inverse de Zsa Zsa. Toujours en fuite alors que son opposée se terre dans les Vosges. L'une maniant un français iconoclaste et original alors que l'autre croit foncer vers la rigidité, le cadre. Son refuge n'est-il pas d'ailleurs un simple carré ?
Forcément, la fascination entre elles opère peu à peu au fil des longs mois et des saisons qui se succèdent. Et c'est là que la magie de l'écriture de Claudie Hunzinger opère. Ce livre restera en moi bien sûr. Résonance. Imprégnation. Pourtant sorti durant l'été 2014, le « destin » a mis ce livre entre mes mains maintenant où je me pose beaucoup de questions, comme certains d'entre nous. L'humanité est-elle vouée à l'échec ? Doit-on résister coûte que coûte ? Partir pour un autre chemin, en ermite, du moins quelques temps ?
« La Langue des Oiseaux » de ces forêts des Vosges dont il n'est finalement que très peu question ici est distillée de façon subreptice et subtile par l'auteur. Une manière d'apaiser le monde fou de l'extérieur et de faire montre de son inconsistance parfois mais aussi de sa beauté. Les vecteurs de la poésie Zsa Zsa : un troglodyte perdu, les sons inconnus et inquiétants de la forêt ou encore une hermine blanche surgissant de nulle part.
Kat-Epadô, de l'autre côté de son écran, avec son « français inférieur » crée avec une maladresse enchantée une autre forme de langage poétique, une vision d'avenir : quitter tout, se débarrasser du matériel lourd pour sa psyché, pour mieux recommencer.
La rencontre improbable aura lieu… Avec ce livre, pour vous qui me lisez ce matin…
Claudie Hunzinger La Langue des Oiseaux
Par Laurent Stephan Baussart ©
13 décembre 2015
PS : Si vous avez l'occasion lisez aussi les 3 romans de Béatrice Leca mais notamment l'hypnotique « Aux bords des forêts » (Melville – 2004)
Lien : https://www.facebook.com/lau..
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   28 octobre 2014
Sayo croyait que c'était moi qui possédais cette langue tellement désirée, parce que je la maniais mieux qu'elle. Moi, je savais que c'était elle qui s'en approchait le plus parce qu'elle la saisissait par éclats seulement et de façon plus inventive. Plus enfantine. J'enviais en effet ses brisures, comme si la langue était d'abord ce qui se cache sous les mots, entre les mots (...) (p.85)
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fanfanouche24fanfanouche24   07 novembre 2014
Je m'étais dit, cette nouvelle année qui vient, essaie simplement de capturer ces moments de surprise où la vie, -la vie exactement-, il ne s'agit que d'elle, où la vie surgit sous tes yeux comme une surprise que tu surprends, et je revois ce bosquet de roses de Noël, elles conversaient à cinq ou six dans leur feuillage découpé, vert sombre d'ellébore, larges, pâles et éblouies, en bordure de la baraque, je m'apprêtais à en cueillir une, elles ont sursauté, et j'ai fait semblant de ne pas les avoir vues, et j'ai seulement ramassé une poignée de neige. (p.104)
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fanfanouche24fanfanouche24   28 septembre 2014
Un clin d'oeil à Piatka !....

"Une fois le feu lancé, entre deux rafales de neige, je suis sortie chercher Emily Dickinson laissée dans la voiture. Je l'ai transportée à l'intérieur de la baraque. Je l'ai déposée sur le plancher. Poèmes et Lettres, leurs différentes traductions en regard du texte original, ont alors formé un petit tas, une présence. (...)
Et j'avais du mal, à vrai dire un vague à l'âme insurmontable, à me retrouver en pleine forêt dans la seule compagnie d'un ange américain du XIX e siècle, qui sur la couverture des deux Corti, l'un sépia, l'autre gris, comme dédoublé, ne me regardait pas. (p.18)
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fanfanouche24fanfanouche24   30 octobre 2014
Noter sur le vif, rêver, noter ses rêves, tendre l'oreille, observer, structurer, imaginer, tailler, aiguiser, c'était mon boulot de romancière. Sayo,ele, avait reçu un immense cadeau de naissance, sans les outils pour les façonner. Elle fabriquait de toutes petites choses, d'instinct. Seule. Lui avait manqué la lecture. J'écrirai pour elle, voilà ce que je m'étais dit. (p.135)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 novembre 2014
(....) sur ma table une carte postale du -Cauchemar- d'Heinrich Füssli (...)
Ce monstre tassé, grimaçant, affreux, à l'écoute, est pour moi la figure du romancier, celui qui se nourrit de la vie des autres, de leur innocence ou de leurs crimes, qu'importe, pourvu qu'il capte la frêle palpitation d'un être humain. (p.166)
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Vidéo de Claudie Hunzinger
Claudie Hunzinger est lauréate du Prix Décembre pour son dernier roman, "Les grands cerfs" (Grasset, 2019), "le roman de notre époque", où elle fait résonner ce qu'elle nomme "la bigarrure du monde".
La Grande table Culture d?Olivia Gesbert ? émission du 19 novembre 2019 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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