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ISBN : 2246862515
Éditeur : Grasset (31/08/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 29 notes)
Résumé :
L'Incandescente, c'est Marcelle, une adolescente vive, casse-cou, seize ans au début du roman, vingt-deux à la fin. Ce sont ses lettres écrites à Emma, la mère de la narratrice (la romancière Claudie Hunzinger), qui tissent la trame de ce roman d'amour. Autour de Marcelle et d'Emma, évoluent d'autres jeunes filles. Toute cette joyeuse bande est guettée par la maladie de ce temps, la tuberculose, ici vécue et racontée par une « enfant terrible », Marcelle, ce qui don... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  25 janvier 2017
Emma rencontre Marcelle à un bal. Adolescente Emma n'ose la regarder, Marcelle est en dehors des codes de l'époque. Pourtant elles s'aimeront. D'autres jeunes filles graviteront autour de cette étoile double, quelques garçons aussi. Amour et désamours en ces temps d'insouciance au détour de la fin des années vingt.
La narratrice, la fille d'Emma, retrouve les lettres de Marcelle au fond d'un placard. La tuberculose les a séparées, Marcelle se retrouve en sanatorium à l'autre bout de la France. Emma s'entiche de Thérèse. Marcelle, elle se désespère, avec ces lettres, elle essaye encore d'ensorceler, d'envouter, de retenir Emma.
Avec des mots bien choisis, emplis de poésie, Claudie Hunzinger, nous fait revivre au travers de leur correspondance la vie de ses femmes. Leurs quotidiens, leurs espoirs, leurs coups de gueules, leurs déprimes …
Dans ce placard au secret, Claudie n'y trouvera pas que des lettres, s'y trouve aussi un uniforme. Un uniforme surgit du passé. Un uniforme chargé de secret.
La lecture est un peu déstabilisante au début, l'auteur nous livre les événements pas forcément dans un ordre chronologique. Elle les écrits comme les lettres viennent et nous révèle par petite touche une histoire de famille.
Ce tableau prend tout doucement forme, comme un puzzle avec une myriade de couleurs ou les asphodèles se balance tout doucement dans le vent protégeant une couleuvre verte endormie à leurs pieds.
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livrevie
  04 septembre 2016
C'est un roman singulier que nous livre Claudie Hunzinger, un roman-immersion dans l'histoire de sa mère, Emma, la belle Emma qui fascine tant, un roman-plongée dans ses amours avec Marcelle, cette relation débutée à l'adolescente et qui se prolongera dans le temps. L'auteure, au gré de la lecture de lettres que sa mère écrivait à/ recevait de Marcelle, va exhumer le passé pour tenter de comprendre sa personnalité insaisissable.
Claudie Hunzinger flirte avec les genres littéraires, autobiographie, biographie, autofiction, elle dialogue avec le passé et restitue une époque, des moments de vie à partir d'extraits de lettres, de photos ou même de ses propres interrogations. Elle intervient régulièrement dans le récit et interpelle Marcelle, cette fille au désir si brûlant et qui elle aussi a souffert de l'abandon de la belle Emma. Marcelle finit d'ailleurs par occuper totalement l'espace du récit, l'on vit avec elle cette maladie qu'il ne faut pas nommer -la tuberculose-, son amour pour Emma, et la perte de ses amies.
Les premières pages de ce récit m'ont beaucoup déstabilisée et auraient pu me faire sortir de ces mots. Il y règne une certaine confusion, celle de la mémoire qui tente de se souvenir, celle de ces lettres qu'on lit, qu'on ne comprend pas tout de suite, mais qui finissent par s'imbriquer pour compléter le puzzle. Mais le contraire s'est produit. Je me suis plongée moi aussi dans cette découverte d'Emma, dans cette rencontre avec Marcelle sans pouvoir m'arrêter, et cette Marcelle tourmentée, je l'ai énormément appréciée. J'ai eu le sentiment que Marcelle -l'aimée-, celle qui a vécu dans l'ombre de Marcel-l'élu- était soudain libérée et prenait vie dans ce qui, en plus d'être une sorte d'enquête sur une femme, est aussi le fidèle reflet d'une époque. le récit est vraiment très efficace et nourri par une plume travaillée, portée par la simplicité du coeur.
D'ailleurs, je n'espère qu'une chose, que viendra aussi celui de Marcel, le père de Claudie Hunzinger, ce fantôme qui flotte entre deux lignes et qui ressurgit ponctuellement pour nous rappeler sa présence. Il m'a réellement interpelée, ma curiosité est piquée.
Ce roman est le deuxième volet d'une trilogie, je vais vite me procurer le premier.
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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lucia-lilas
  13 septembre 2016
De toute façon, c'est vrai, je suis une inconditionnelle de Claudie Hunzinger : je guette son nom sur les présentoirs des librairies et lorsqu'un livre d'elle sort, je me jette littéralement dessus. Je ne le lis pas tout de suite, oh non… je fais durer le plaisir. Je le tourne et le retourne, scrute dans les moindres détails la couverture, lis quelques pages, par ci, par là, pour me mettre l'eau à la bouche, et puis j'y vais, je fonce.
Je ne suis jamais déçue. Jamais. Je reconnaîtrais son écriture entre mille, pleine de sensualité, de poésie, de couleurs, d'odeurs, de sensations. Parfois je m'arrête dans ma lecture, comme frappée de beauté : une phrase toute simple, là, inattendue, légère, pleine de poésie, me transporte. C'est magnifique. Je fais une pause et la relis.
Et je crois que pour L'incandescente, Claudie Hunzinger s'est surpassée (mais je dis peut-être ça à chaque fois que je termine un de ses livres !)
Le sujet ?
La narratrice (Claudie ?) a quinze ans lorsqu'elle trouve, au fond d'une vieille armoire de famille, dans les affaires de sa mère disparue, un carton de lettres de jeunes femmes, des « enfants terribles », condisciples de l'École normale d'institutrices. Celles qui retiennent particulièrement son attention sont signées : Marcelle.
La narratrice, en parcourant cette correspondance, se rend compte que la jeune femme « habitait un recoin » de sa famille, qu'elle était là, sans être là.
Parce que sa mère l'avait aimée.
Marcelle écrit beaucoup, plusieurs fois par jour. «Voulant vous cacher que vous me plaisiez, je ne vous cachais pas que vous me déplaisiez ». Elle est une séductrice, Emma ne résiste pas.
Les deux femmes sont très différentes : « Si dès le début, Emma écrivait avec un projet littéraire derrière la tête, Marcelle, elle, écrivait pour envoûter Emma. »
Marcelle ne compte pas, elle donne, elle s'offre, écrit des « lettres sauvages, exquises, vénéneuses ». Elle aime les fleurs, en dispose dans toute sa maison, en envoie par la poste, en parle dans ses lettres : « Je voudrais voir des roses, je voudrais voir du lilas, du lilas lourd, du lilas chaud, du lilas qui s'écroule ». Elle a « des crises d'adoration pour les fleurs ».
Tandis que l'une veut devenir adulte, l'autre court dans l'autre sens, appelle les adultes « les barbares », grimpe aux arbres, court pieds nus dans la neige, se disperse, jaillit, rayonne, fille de feu insoumise. Elle « dit que le monde la possède et qu'elle veut le posséder en retour. » Emma, la sérieuse, la puissante, apprend, travaille, se concentre, aime aussi mais supporte mal que Marcelle lui fasse « connaître l'insoutenable expérience de la dépossession d'elle-même. » Elle a besoin de « garder le contrôle », de se maîtriser.
La fille d'Emma va donc écrire le roman de Marcelle. Peut-être est-ce ce qu'Emma aurait voulu. Qu'elle « prenne en charge ce ballot de lettres ».
Deux ans mythiques, de folies amoureuses, de danses dans les herbes. Puis, la séparation : Marcelle prend un poste en maternelle à Châtillon-sur-Seine, Emma poursuit en troisième année à Dijon et écoute attentivement les cours de Mademoiselle Aymé.
Marcelle écrit : « J'aime ton sommeil mieux que ta vie. Tu m'appartiens mieux quand tu dors. », « Je déteste Mademoiselle Aymé et son règne qui vous intellectualise. Vous allez disséquer même mes lettres. », « J'exige votre affection », « Emma, vous avez l'amour de l'équilibre ; moi, celui de l'excès. Vous, plus de puissance de compréhension ; moi, plus de puissance de sensation. »
1928, Marcelle tombe malade : la tuberculose. Elle doit se rendre au sanatorium des Instituteurs de Sainte-Feyre, dans la Creuse, « genre de paquebot immobilisé au milieu du murmure des eaux… On y meurt atrocement. On meurt sans en avoir l'air. Lentement. »
« Emma, si je meurs, m'écrirez-vous ? » lui demande-t-elle…
On y vit aussi, comptez sur Marcelle pour faire du bruit, rire aux éclats, lire des poèmes… un vrai gang de jeunes filles tenant à peine debout et qui courent à perdre haleine dans les couloirs et les jardins… au risque de se faire renvoyer.
Chaque jour, la narratrice, fille d'Emma, se plaît à lire les lettres de Marcelle, à retrouver Marcelle. Elle lui ressemble, songe-t-elle…
Il y aura aussi les autres filles : Hélène, Thérèse, Marguerite dont les portraits et les mots parcourent les lettres : « Des êtres un peu fantastiques, hybrides, moitié chevelure de fée et sabre, moitié dragon et pieds nus. »
Des femmes qui resurgissent, qui renaissent à travers les lettres : elles ont étudié, se sont aimées, ont souffert. Certaines sont mortes bien prématurément, d'autres ont été torturées, anéanties par l'Histoire. Mais, elles ont vécu. de chacune d'elles, il eût été possible d'écrire un livre, la tentation est grande parfois de s'aventurer du côté de Thérèse, petite Antigone, ou d'Hélène.
Et puis, il y a un autre paquet de lettres dans l'armoire : celles de Marcel avec un seul l, écrites en allemand… C'est l'Histoire qui s'invite, « avec sa grande hache », comme disait Perec. le mari d'Emma s'appelait Marcel : « les deux grandes passions d'Emma portaient le même prénom ». Il est des hasards dans la vie… En 1940, suite à l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, il faisait partie de ceux qui avaient dû se reconvertir par la force « de Français en nazi ».
Parler du père aussi, peut-être, un jour…
Des portraits flamboyants, généreux et sauvages de femmes vivantes et aimantes, sans retenue. Un hymne à la vie et à l'amour à l'état pur comme un diamant. Un texte de toute beauté qui brûle de sensualité et de folie, la folie de celles qui aiment, malgré tout.

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Renatan
  19 octobre 2016
« J'aime ton sommeil mieux que ta vie. Tu m'appartiens mieux quand tu dors. Au moins tu ne changes pas. Tu ne ris pas avec d'autres. Je ne voudrais pas que tu aies de petites intrigues avec d'autres. Je ne suis pas capable comme tes nouvelles camarades de vivre dans la haute atmosphère des livres. »
WOW quel roman ! Je viens vraiment de vivre une belle rencontre littéraire, à la fois tendre et intense. J'aurais tellement voulu que cette histoire ne prenne jamais fin et que je puisse la retrouver chaque soir, ne serait-ce qu'à travers quelques lignes, que je parvienne à lire entre les marges les sentiments amoureux qui y sont évoqués avec fougue et spontanéité. L'auteure et narratrice, Claudie Hunzinger, nous raconte les amours de sa mère Emma, dont elle ignorait l'existence jusqu'à ce qu'elle reçoive à ses funérailles un colis contenant des centaines de lettres. En parcourant les pages de ces mots tendres, elle redonnait vie à un amour plus grand que nature. Un amour passionnel, foudroyant, celui de sa rencontre avec Marcelle au début du siècle dernier, vers 1907.
L'auteure se souvient de sa mère comme d'une femme peu affectueuse, distante et incapable de proximité. Elle se questionne sur les raisons qu'elle a eu de rester toute sa vie silencieuse sur les sentiments qu'elle éprouvait envers Marcelle. Elle avait 17 ans à l'époque quand, dans un village de la Côte-d'Or, Marcelle et sa famille viennent s'installer tout près de chez Emma. Elles s'aperçoivent de loin, d'abord farouchement, puis se revoient à un bal du village. Au cours d'une deuxième rencontre, lors d'un mariage, elles se regardent à peine, toutes en émotions retenues. Marcelle « 2 ailes E », femme casse-cou, sauvage, troublante, excessive et « hautement inflammable » - est-ce suffisant pour la décrire tant le personnage est beau ? - a été amoureuse de sa mère. Elles ont vécu deux années d'amour passionné, période durant laquelle Emma est devenue femme, jusqu'à ce qu'une distance se crée. Marcelle, souffrante, la supplie de revenir, de se souvenir de leurs nuits et du désir profond installé sous les draps de leurs jouissances. Emma s'intellectualise. Dans le fossé qui s'est creusé entre elles, cette intellectualisation n'y est pas pour rien… Jalouse du savoir d'Emma, qui la plonge dans un sentiment douloureux d'infériorité à son égard, elle tente tout pour lui plaire. En vain…
Il y aura aussi Thérèse, Lucie, Marguerite… Mais le coeur du roman pivote autour de cet amour entre Emma et Marcelle. Déchirement de chaque instant, elles se quittent, renouent, se quittent encore jusqu'à la rupture finale. Claudie Hunzinger revient souvent sur la souffrance infligée par sa mère à sa partenaire. Elle exprime ouvertement lui en avoir voulu, ne pas comprendre, puis finit par se prendre d'affection pour Marcelle, l'incandescente. Sa mère pousse l'audace jusqu'à lui demander l'autorisation d'en aimer une autre. Qui était donc cette femme, secrète, puissante, indépendante et spontanée ?
Quoi qu'il en soit, les femmes qui habitent cette histoire sont toutes éprises de liberté. Elles vivent hors d'une époque, affirmées et rebelles. Elles sont belles et vivantes. Et l'auteure nous les raconte en épousant leurs sentiments aux beautés de la nature. Ce récit est une grande métaphore, un poème d'amour…
« Emma, vous avez l'amour de l'équilibre ; moi, celui des excès. Vous, plus de puissance de compréhension ; moi, plus de puissance de sensation. »
******************
« Vous êtes la fille la plus vivante que j'ai jamais rencontrée »
Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
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rapha511
  22 juillet 2017
L'incandescente... ou la brulure d'un amour passion...
Je découvre l'écriture de Claudie HUNZINGER sous les yeux de Marcelle et Emma qui tisse une histoire d'amitié profonde et sur la durée...
Je traverse ce temps d'avant au temps des non-dits... Même si toujours encore il y en existe aujourd'hui. Livre poème littéraire ode à l'amour classique... Histoire d'adolescence vers le monde adulte. Une jolie découverte...
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critiques presse (1)
Culturebox   27 septembre 2016
Un beau récit sur des passions féminines vécues dans le huis clos des écoles normales ou des sanatoriums, et une écriture envoûtante.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   21 janvier 2017
Le temps peut aller très vite. Parfois, il bondit sur une proie. La tue d'un éclair. On a même pas le temps de le voir, c'est fait. Parfois, il ralentit, se repose et s'étire avant de repartir à la chasse sur ses pattes de velours.
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NadaelNadael   17 octobre 2016
« Elle rêve maintenant, le regard levé vers la fenêtre, accoudée à la table, visage posé dans sa main. Puis, elle prend un crayon, se lance : Emma, vous avez l'amour de l'équilibre ; moi, celui des excès. Vous, plus de puissance de compréhension ; moi, plus de puissance de sensation. Donc je vis davantage avec moins de matériaux que vous. C'est ma supériorité. Mais vous êtes plus instruite. Il me déplaît que la différence s'accentue. Et comme vous avez besoin de travail, d'étude, vous allez encore vous développer. Prendre en envergure. Le large. Vous éloigner. Moi, j'ai déjà atteind mon maximum. Je resterai inachevée. Sauf en amour. Enfant, je savais déjà tout de l'amour même si je n'ai vraiment aimé qu'à partir de vous, et je voudreais ne jamais quitter ces zones d'autrefois, d'une légèreté brûlante, où rien n'était encore formé, où tout attendait. »
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michelekastnermichelekastner   11 juillet 2017
Une écriture contient-elle une conscience ? Non. Mais peut-être bien davantage qu'une conscience, et plus mystérieux : une efficacité symbolique, un fluide, un pouvoir, ce qui émane de vous, ce qu'on appelle "mana". Il est possible, me disais-je, que malgré l'aridité de la mort, ses déserts, ses offices funèbres, ses ruines promises à tout ce que l'on entreprend, à tout ce que l'on aime, il est possible que le mana de Marcelle agisse encore en moi. Et si ce n'était pas moi qui me glissais dans la peau de cette petite insurgée ? Mais elle dans la mienne ? Elle qui me soufflait, impérieuse, vas-y, écris, prends mes mots. Nous avons un air de famille. Prends mon désordre. Mon manque de logique. Déplie mes souvenirs. Délivre leurs secrets. Accomplis leurs promesses.
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paul208paul208   30 juin 2016
Marcelle se levait à 7 heures du matin, pour aller grimper vers les sommets. Le danger était grand. Crevasses, glissades et avalanches. Le lendemain d'un jour où il avait neigé, elle est montée au col de l'Eychauda, à 2500 mètres. Elle marchait dans la neige craquante. Soudain un nuage est arrivé. Il l'a pressée; elle courait; lui aussi. Elle n'avait pas fait 50 mètres qu'il l'enveloppait, neige durcie, cinglante. C'était exquis. Si on ne dépasse pas le nuage, on se trouve enseveli.
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NadaelNadael   17 octobre 2016
« Comme la vie passe et comme elle nous entraîne ! Je me demande quel est son but car je ne crois pas qu'elle ait un but. Quand je descends à Beaune, que je marche dans la rue, le soir, à l'heure où il y a beaucoup de monde, je me dis toujours : voilà, nous sommes tous là, tous, et dans cent ans, il n'y aura plus personne de nous, mais d'autres, des étrangers. Et l'on ne parlera plus de nous. Tout anéanti. Pourquoi passe-t-on ainsi par fournées dans la vie ? »
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