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Jeremy Haun (Illustrateur)
ISBN : 1632155508
Éditeur : Image Comics (22/03/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 14 notes)
Résumé :
C’est un fait : notre société est obsédée par l’apparence physique. À travers les médias ou la publicité, la beauté nous est imposée comme l’idéal suprême à atteindre. Et s’il y avait un moyen de la garantir éternellement ? Et si ce moyen était une maladie sexuellement transmissible ? Dans un monde où la grande majorité de la population a déjà été « contaminée » par la perfection physique, deux agents du FBI vont enquêter sur les origines de ce mystérieux virus et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Presence
  17 mars 2018
Il s'agit du premier tome d'une nouvelle série, indépendante de toute autre. Il contient les épisodes 1 à 6, initialement parus en 2016, coécrits par Jeremy Haun & Jason A. Hurley, dessinés et encrés par Haun, avec une mise en couleurs de John Rauch. Il commence par une introduction d'une page de Scott Snyder qui en dit tout le bien qu'il pense.
Il y a 2 ans, une nouvelle maladie sexuellement transmissible est apparue sur Terre. le symptôme est qu'elle transforme l'individu infecté en un modèle de beauté, grand élancé, musclé pour les hommes (mais sans excès), avec des rondeurs bien placées pour les femmes (sans aller jusqu'à des tailles de bonnets exagérées), avec une peau discrètement plus satinée et brillante. Aujourd'hui, une femme affectée par ce virus appelé la Beauté entre en combustion spontanée dans une rame de métro. L'affaire est confiée à 2 inspecteurs de police : Kara Vaughn (elle-même affectée par le virus Beauté) et Drew Foster. le matin, ce dernier explique à sa femme Janna qu'il doit partir pour ce cas. Après un temps consacré à l'investigation, ils sont interrompus par l'agent Brandon du CDC (Center for Disease Control) qui les dessaisit de l'affaire car elle s'avère d'importance nationale.
De retour au commissariat, Vaughn et Foster sont affectés sur un autre dossier : interpeller Eddie Bennett, l'un des principaux activistes anti-Beauté. L'interpellation ne se passe pas très bien. L'agent Brandon rend compte des résultats de son intervention au sénateur Timothy Robeson qui a des intérêts pharmaceutiques dans cette histoire (et qui rend lui-même compte aux époux Abernathy). Alors que le nombre de cas de combustion spontanée augmente, l'organisation des activistes anti-Beauté prend contact avec Vaughn et Foster.
Jeremy Haun n'est pas un artiste très prolifique, il a un peu travaillé pour Image (The Darkness rebirth) et pour DC sur Batwoman. Il propose une série toute nouvelle, alimentant ainsi la corne d'abondance de l'éditeur Image dans les années 2010, avec une variété de titres et de genres sans fin. le point de départ du récit est à la fois très malin et un peu convenu. le lecteur est immédiatement séduit par ce concept de maladie sexuellement transmissible qui transforme les individus en canon de la beauté. Il s'agit d'une idée assez ironique puisque finalement c'est la possibilité pour l'humanité d'atteindre un de ses objectifs : devenir beau quel que soit l'individu, sans effort diététique ou physique. C'est assez moqueur car comme achèvement de l'humanité, être physiquement beau reste assez dérisoire par rapport à des aspirations plus sociales, politiques, intellectuelles ou spirituelles. D'un autre côté, c'est un peu convenu car les canons de la beauté retenus par Jeremy Haun sont ceux vendus par les marques de produits de beauté, par les responsables marketing de produits en tout genre, à l'échelle de la planète.
En découvrant la première page, le lecteur est agréablement surpris. Jeremy Haun réalise des dessins de type réaliste avec un bon niveau de détails. Cette page comprend 4 cases de la largeur de la page, un plan fixe sur une rue piétonne. le lecteur observe les différentes personnes avec des morphologies différentes, des tenues vestimentaires différentes, l'impression que ces passants sont effectivement en train de marcher et de se déplacer, des façades d'immeuble plausibles. Les personnes atteintes de Beauté ne disposent pas d'une aura écrasante, mais John Rauch les fait discrètement ressortir avec leur peau mordorée.
Tout au long de ces 6 épisodes, le lecteur apprécie ce niveau d'implication de l'artiste, tant pour les accessoires, les tenues vestimentaires et les endroits. Jeremy Haun a l'art et la manière de donner de la crédibilité à chaque endroit : le bureau du chef de Vaughn & Foster, les toilettes femmes du commissariat, la cuisine des Foster, un parking souterrain, une salle de cinéma désaffectée, un énorme bureau dans les locaux d'un grand magazine, l'installation souterraine des activistes anti-Beauté, etc. Haun apporte le même degré de finition dans les vêtements ou les accessoires, variant même les modèles de monture de lunettes de vue en fonction de qui les porte. le lecteur a donc vraiment l'impression de s'immerger dans des environnements crédibles et plausibles, sans exagération visuelle qui nécessiterait un supplément de suspension consentie d'incrédulité.
Dans la deuxième séquence, le lecteur constate également que Jeremy Haun détoure beaucoup d'éléments avec un trait fin, sans ajouter d'aplats de noir dans ces surfaces, ou de hachures pour leur conférer une texture. Ce parti pris graphique constitue un frein à l'immersion du lecteur pour certains décors. Ces derniers restent bien conçus et bien montrés, mais ils manquent parfois de consistance. Ainsi cette deuxième séquence montre une femme atteinte de Beauté entrer en combustion spontanée. Les parois du wagon sont dépourvues de toute publicité, de tout graffiti, de toute usure ou toute dégradation. John Rauch a beau ajouter de discrets motifs dans ses couleurs, ces parois restent factices. Lorsque le sénateur Robeson se présente à madame et monsieur Abernathy, ils se tiennent dans leur bibliothèque. Les étagères sont remplies de livres, mais uniquement détourés de traits simples, sans spécificité, sans crédibilité. John Rauch a beau varier la couleur des dos de chaque tome, le lecteur a l'impression de regarder un modèle de démonstration rempli de livres factices. Cette absence de texture diminue également l'impact de la représentation des corps dénudés (peu nombreux, mais représentés de face sans fausse hypocrisie quant à a nudité).
Convaincu par la majeure partie des visuels, le lecteur ressent l'impression d'être dans une série télé policière de bonne qualité, sur la base d'une idée très accrocheuse. Il apparaît que les coscénaristes ne se contentent pas de jouer avec la contamination et la réaction des infectés, ni avec des individus qui prennent soudain feu. Ils proposent une vision assez cynique de la société américaine, dans laquelle les intérêts financiers sont entremêlés aux intérêts politiques (le double positionnement du sénateur Robeson), dans laquelle le capitalisme règne en maître (l'entreprise pharmaceutique dont l'objectif premier est le profit et non la santé). Ce qui est le plus terrible est que cette vision provient directement du monde réel. Comme pour les dessins, le scénario n'exige pas beaucoup de suspension consentie d'incrédulité. Néanmoins le point de départ original assure que le lecteur n'ait pas l'impression de lire un journal d'actualités.
Le temps d'une ou deux séquences, le lecteur se demande si les auteurs n'en font pas un peu de trop en intégrant des éléments pour ratisser plus large. Il y a donc 2 ou 3 corps dénudés (mais finalement dénués de séduction érotique du fait de dessins trop académiques), un politique aux pratiques très discutables, et même une relation homosexuelle. Pourtant ces doutes sont atténués parce que finalement Haun et Hurley savent faire exister leurs personnages. Ainsi ces éléments ne sont pas de simples dispositifs narratifs au fonctionnement mécanique. Ils émanent de la personnalité des protagonistes, ils leur donnent plus d'épaisseur, ils servent à nourrir l'intrigue. En particulier les relations entre le couple homosexuel sont basées sur l'affection et la confiance, sans aucune image racoleuse, choquante ou provocatrice.
Comme il est de coutume dans le monde de l'édition des comics, ce tome porte le numéro 1. Début 2016, les épisodes du tome 2 sont en chantier. Les auteurs racontent un thriller rapide sans être frénétique. Les dernières pages apportent une résolution satisfaisante à l'intrigue principale. le lecteur sent qu'une suite est possible, mais il ne ressort pas frustré de sa lecture car l'histoire pourrait également s'arrêter là.
Le tome se termine avec la reproduction des différentes couvertures et couvertures variantes, au nombre total de 20. En particulier, le lecteur apprécie celles de Jeremy Haun, Jenny Frison, la photographie des auteurs singeant l'une des couvertures alternatives de la série Sex Criminals (la quatrième impression du premier épisode), Ben Templesmith, Christopher Mitten, Riley Rossmo, Mike Huddleston, ou encore Greg Hinkle.
Au final, ce tome comprend une histoire complète, un thriller bien troussé qui prend comme point de départ une maladie sexuellement transmissible : la beauté. Les auteurs n'exploitent pas à fond ce concept philosophique, mais ils proposent un récit comprenant plusieurs facettes, noir sans être glauque. Les dessins de Jeremy Haun permettent un bon niveau d'immersion, même s'ils manquent parfois d'un peu de texture.
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Presence
  29 octobre 2016
Il s'agit du premier tome d'une nouvelle série, indépendante de toute autre. Il contient les épisodes 1 à 6, initialement parus en 2016, coécrits par Jeremy Haun & Jason A. Hurley, dessinés et encrés par Haun, avec une mise en couleurs de John Rauch. Il commence par une introduction d'une page de Scott Snyder qui en dit tout le bien qu'il pense.
Il y a 2 ans, une nouvelle maladie sexuellement transmissible est apparue sur Terre. le symptôme est qu'elle transforme l'individu infecté en un modèle de beauté, grand élancé, musclé pour les hommes (mais sans excès), avec des rondeurs bien placées pour les femmes (sans aller jusqu'à des tailles de bonnets exagérées), avec une peau discrètement plus satinée et brillante. Aujourd'hui, une femme affectée par ce virus appelé la Beauté entre en combustion spontanée dans une rame de métro. L'affaire est confiée à 2 inspecteurs de police : Kara Vaughn (elle-même affectée par le virus Beauté) et Drew Foster. le matin, ce dernier explique à sa femme Janna qu'il doit partir pour ce cas. Après un temps consacré à l'investigation, ils sont interrompus par l'agent Brandon du CDC (Center for Disease Control) qui les dessaisit de l'affaire car elle s'avère d'importance nationale.
De retour au commissariat, Vaughn et Foster sont affectés sur un autre dossier : interpeller Eddie Bennett, l'un des principaux activistes anti-Beauté. L'interpellation ne se passe pas très bien. L'agent Brandon rend compte des résultats de son intervention au sénateur Timothy Robeson qui a des intérêts pharmaceutiques dans cette histoire (et qui rend lui-même compte aux époux Abernathy). Alors que le nombre de cas de combustion spontanée augmente, l'organisation des activistes anti-Beauté prend contact avec Vaughn et Foster.
Jeremy Haun n'est pas un artiste très prolifique, il a un peu travaillé pour Image (The Darkness rebirth) et pour DC sur Batwoman. Il propose une série toute nouvelle, alimentant ainsi la corne d'abondance de l'éditeur Image dans les années 2010, avec une variété de titres et de genres sans fin. le point de départ du récit est à la fois très malin et un peu convenu. le lecteur est immédiatement séduit par ce concept de maladie sexuellement transmissible qui transforme les individus en canon de la beauté. Il s'agit d'une idée assez ironique puisque finalement c'est la possibilité pour l'humanité d'atteindre un de ses objectifs : devenir beau quel que soit l'individu, sans effort diététique ou physique. C'est assez moqueur car comme achèvement de l'humanité, être physiquement beau reste assez dérisoire par rapport à des aspirations plus sociales, politiques, intellectuelles ou spirituelles. D'un autre côté, c'est un peu convenu car les canons de la beauté retenus par Jeremy Haun sont ceux vendus par les marques de produits de beauté, par les responsables marketing de produits en tout genre, à l'échelle de la planète.
En découvrant la première page, le lecteur est agréablement surpris. Jeremy Haun réalise des dessins de type réaliste avec un bon niveau de détails. Cette page comprend 4 cases de la largeur de la page, un plan fixe sur une rue piétonne. le lecteur observe les différentes personnes avec des morphologies différentes, des tenues vestimentaires différentes, l'impression que ces passants sont effectivement en train de marcher et de se déplacer, des façades d'immeuble plausibles. Les personnes atteintes de Beauté ne disposent pas d'une aura écrasante, mais John Rauch les fait discrètement ressortir avec leur peau mordorée.
Tout au long de ces 6 épisodes, le lecteur apprécie ce niveau d'implication de l'artiste, tant pour les accessoires, les tenues vestimentaires et les endroits. Jeremy Haun a l'art et la manière de donner de la crédibilité à chaque endroit : le bureau du chef de Vaughn & Foster, les toilettes femmes du commissariat, la cuisine des Foster, un parking souterrain, une salle de cinéma désaffectée, un énorme bureau dans les locaux d'un grand magazine, l'installation souterraine des activistes anti-Beauté, etc. Haun apporte le même degré de finition dans les vêtements ou les accessoires, variant même les modèles de monture de lunettes de vue en fonction de qui les porte. le lecteur a donc vraiment l'impression de s'immerger dans des environnements crédibles et plausibles, sans exagération visuelle qui nécessiterait un supplément de suspension consentie d'incrédulité.
Dans la deuxième séquence, le lecteur constate également que Jeremy Haun détoure beaucoup d'éléments avec un trait fin, sans ajouter d'aplats de noir dans ces surfaces, ou de hachures pour leur conférer une texture. Ce parti pris graphique constitue un frein à l'immersion du lecteur pour certains décors. Ces derniers restent bien conçus et bien montrés, mais ils manquent parfois de consistance. Ainsi cette deuxième séquence montre une femme atteinte de Beauté entrer en combustion spontanée. Les parois du wagon sont dépourvues de toute publicité, de tout graffiti, de toute usure ou toute dégradation. John Rauch a beau ajouter de discrets motifs dans ses couleurs, ces parois restent factices. Lorsque le sénateur Robeson se présente à madame et monsieur Abernathy, ils se tiennent dans leur bibliothèque. Les étagères sont remplies de livres, mais uniquement détourés de traits simples, sans spécificité, sans crédibilité. John Rauch a beau varier la couleur des dos de chaque tome, le lecteur a l'impression de regarder un modèle de démonstration rempli de livres factices. Cette absence de texture diminue également l'impact de la représentation des corps dénudés (peu nombreux, mais représentés de face sans fausse hypocrisie quant à a nudité).
Convaincu par la majeure partie des visuels, le lecteur ressent l'impression d'être dans une série télé policière de bonne qualité, sur la base d'une idée très accrocheuse. Il apparaît que les coscénaristes ne se contentent pas de jouer avec la contamination et la réaction des infectés, ni avec des individus qui prennent soudain feu. Ils proposent une vision assez cynique de la société américaine, dans laquelle les intérêts financiers sont entremêlés aux intérêts politiques (le double positionnement du sénateur Robeson), dans laquelle le capitalisme règne en maître (l'entreprise pharmaceutique dont l'objectif premier est le profit et non la santé). Ce qui est le plus terrible est que cette vision provient directement du monde réel. Comme pour les dessins, le scénario n'exige pas beaucoup de suspension consentie d'incrédulité. Néanmoins le point de départ original assure que le lecteur n'ait pas l'impression de lire un journal d'actualités.
Le temps d'une ou deux séquences, le lecteur se demande si les auteurs n'en font pas un peu de trop en intégrant des éléments pour ratisser plus large. Il y a donc 2 ou 3 corps dénudés (mais finalement dénués de séduction érotique du fait de dessins trop académiques), un politique aux pratiques très discutables, et même une relation homosexuelle. Pourtant ces doutes sont atténués parce que finalement Haun et Hurley savent faire exister leurs personnages. Ainsi ces éléments ne sont pas de simples dispositifs narratifs au fonctionnement mécanique. Ils émanent de la personnalité des protagonistes, ils leur donnent plus d'épaisseur, ils servent à nourrir l'intrigue. En particulier les relations entre le couple homosexuel sont basées sur l'affection et la confiance, sans aucune image racoleuse, choquante ou provocatrice.
Comme il est de coutume dans le monde de l'édition des comics, ce tome porte le numéro 1. Début 2016, les épisodes du tome 2 sont en chantier. Les auteurs racontent un thriller rapide sans être frénétique. Les dernières pages apportent une résolution satisfaisante à l'intrigue principale. le lecteur sent qu'une suite est possible, mais il ne ressort pas frustré de sa lecture car l'histoire pourrait également s'arrêter là.
Le tome se termine avec la reproduction des différentes couvertures et couvertures variantes, au nombre total de 20. En particulier, le lecteur apprécie celles de Jeremy Haun, Jenny Frison, la photographie des auteurs singeant l'une des couvertures alternatives de la série Sex Criminals (la quatrième impression du premier épisode), Ben Templesmith, Christopher Mitten, Riley Rossmo, Mike Huddleston, ou encore Greg Hinkle.
Au final, ce tome comprend une histoire complète, un thriller bien troussé qui prend comme point de départ une maladie sexuellement transmissible : la beauté. Les auteurs n'exploitent pas à fond ce concept philosophique, mais ils proposent un récit comprenant plusieurs facettes, noir sans être glauque. Les dessins de Jeremy Haun permettent un bon niveau d'immersion, même s'ils manquent parfois d'un peu de texture.
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DoVerdorie
  16 mai 2019
Une nouvelle MST a vu le jour, infection qui rend les gens physiquement quasi parfaits. Et dans notre monde où on porte la beauté et l'apparence aux nues, hommes et femmes multiplient alors les relations sexuelles afin d'être « sublimés » à leur tour. Or, personne ne connaît encore les effets secondaires à long terme de cette maladie. Quand -enfin- ils se manifestent violemment, il va falloir trouver rapidement un vaccin. Mais cette solution ne plait bien évidemment pas aux investisseurs et politiques qui se cachent derrière l'industrie pharmaceutique. Deux flics vont payer le prix fort pour avoir osé enquêter...
J'ai été immédiatement immergée dans ce récit à la narration bien rythmée et mélangeant avec adresse polar anticipatif et critique sociale.
Moins séduite, par contre, par le graphisme un peu trop uniformisé de Jérémy Haun. Ce qui ne m'empêche pas d'espérer de voir paraître bientôt le deuxième tome en VF.
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Lesvoyagesdely
  05 septembre 2018
The Beauty a une couverture qui recèle une terrible ironie par rapport à son titre. La couverture a une sorte de beauté démoniaque et effrayante.
Le concept de la beauté a fait parler de tout temps, surtout dans notre société fondée sur les apparences. Une personne belle a de meilleures chances, le regard se retourne sur elle, on lui fait passer plus de choses, etc.
C'est tellement important que des gens font des opérations chirurgicales pour la conserver, prennent des médicaments, or les deux restent risquer. Il y en a toujours un. On a parlé de fontaine de jouvence, de boire le sang d'une vierge, etc.
Alors ici, l'histoire est diablement bien pensée et tellement intéressante. Un virus appelé The Beauty qui vous donne la beauté, fait fondre la graisse, enlève les bourrelets, vous modèle tel que vous ressemblerez à un mannequin. Un virus que les gens quelque part rêvent d'attraper.
C'est une MST (maladie sexuellement transmissible), pour l'avoir il suffit d'avoir des relations sexuelles avec quelqu'un qui l'a, et ensuite vous ne vous reconnaîtrait plus dans le miroir, vous aurez cette chose tant désirée : la beauté. Seulement, cela reste un virus, une maladie, et donc quelque chose de potentiellement dangereux. le prix est aujourd'hui faible mais gênant. Seulement restera-t-il toujours à ce stade ? Quel est-il ?
Cela fait 2 ans qu'elle est entrée dans le monde et près de la moitié de la population l'a. Il est du coup aussi question de réussir à résister à la pression, l'envie en voyant les autres.
Quand une jeune femme meurt d'une atroce façon dans le métro, alors qu'elle avait le Beauty, les foules de déchaînent. Est-ce un attentat terroriste des Anti-Beauty qui cherchent à soulever les consciences, ou est-ce un effet diabolique du virus et une véritable bombe à retardement ?
Des inspecteurs prennent en charge l'enquête, et politiquement il ne faut pas affoler la foule, et surtout ne pas dire que cela pourrait être le virus. L'enquête est intéressante, nous tremblons, nous nous posons des questions, nous avançons avec eux, ces gens restent aussi terriblement humains sur certains aspects qu'on voit au travail voire même dans leur sphère privée. Comme pour la cité des esclaves (manga de Casterman), il reste un risque de l'attraper sans être au courant. La nuit, tous les loups sont gris.
Non seulement, l'histoire est très intéressante et prenante, mais en plus les personnages aussi, et c'est très bien mené. le graphisme est lui aussi très agréable. Un comics à ne pas louper, la seule frustration est de ne pas avoir la suite sous la main.
Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
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Catilina38
  13 novembre 2018
Excellent pitch très original que celui de Beauty! Dans un futur proche un virus sexuellement transmissible contamine une bonne partie de la population, provoquant un effet étonnant: les corps rajeunissent, les traits s'affinent... les malades deviennent beaux! Dans ce contexte, un duo de flics de la section spéciale de la police chargée des affaires autour du Beauty enquête sur des décès par combustion spontanée de malades. Très vite ils constatent une conspiration au plus haut niveau, alors que leu vie privée se retrouve perturbée...
Ce premier tome est vraiment bon, alliant enquête de police, conspiration politico-pharmaceutique et action débridée. Graphiquement c'est très correcte même si la colorisation informatique classique de beaucoup de comics aplatit un peu la qualité du trait. Au-delà de l'intrigue efficace j'aime beaucoup ce qu'apportent les différents effets indésirables du Beauty sur la psychologie des personnages et sur les ambitions personnelles. Série à suivre.
Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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critiques presse (2)
ActuaBD   25 avril 2018
Une MST (maladie sexuellement transmissible) que chacun voudrait contracter: voilà l'étonnant point de départ de "The Beauty", un polar qui mêle thriller, science-fiction et fable politique.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   04 avril 2018
Graphiquement, c'est là aussi du très bon boulot. Un réalisme photographique très agréable et très vivant ! Une nouvelle série qui ne va peut-être rien révolutionner, mais qui nous propose un bon moment de lecture !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AgillianAgillian   13 octobre 2018
Le Beauty est très vite devenu tendance. Du jour au lendemain, il suffisait d'un rapport sexuel pour avoir une peau impeccable, des traits sans défaut et un corps parfait.
[...] Aujourd'hui, à peu près la moitié de la population du pays a contracté le Beauty, et l'autre moitié les a détesté à cause de ça.
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