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EAN : 9782365772365
144 pages
Urban Comics Editions (05/07/2013)
3.93/5   36 notes
Résumé :
Il est l'un des plus grands ennemis de Batman, mais également l'un des citoyens les plus en vue de Gotham. Mais la légende du Pingouin s'est bâtie sur une affaire de famille glauque et vicieuse.
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Stockard
  18 avril 2022
Bon, autant le dire tout de suite puisque de toute façon ça va se voir : je ne connais pas grand chose à l'univers de Batman (et des super-héros en général), mais j'ai toujours eu un intérêt douteux pour les vilains, qu'importe le support culturel. Parce que, honnêtement, de Diana à Folcoche en passant par Skeletor, force est de reconnaître que ce sont souvent les personnages les plus captivants, et il paraîtrait que du côté de Gotham City on en trouve à foison, des gros affreux. Affreux dont Oswald Cobblepot, dit le Pingouin, semble n'être pas des moindres. Pour le coup, j'ai eu envie de me pencher sur son cas et La Splendeur du Pingouin, outre son titre classieux semblait pouvoir répondre à cette un peu glauque, soit, mais irrésistible fascination.
Espérance largement comblée ! Je n'ai pas simplement découvert l'histoire d'un anti-héros fictif parce qu'il faut bien un côté pile à la face du gentil protagoniste, non, je me suis embarquée pour une lugubre et désespérante balade dans les dessous bien crades de Gotham en compagnie de l'oiseau de malheur et des trois histoires qui composent ce recueil (la première, la plus longue et la plus dense, étant largement au dessus des deux autres segments)
Comics sombre dans tous les sens du terme, du Pingouin (qui préfère la nuit et les ambiances ténébreuses, on le comprend) à l'atmosphère crépusculaire de la ville, on suit un personnage pour lequel on n'aurait sûrement jamais imaginé éprouver la moindre affinité (le Joker remportant largement la mise de ce côté-là). Oswald Cobblepot, de par son physique, sa roublardise et sa cruauté inspirant plutôt dégoût et antipathie mais après l'ouvrage de Gregg Hurwitz, les cartes sont rebattues et on ressent une certaine tristesse, j'ose à peine dire de la compassion (il détesterait savoir ça) pour ce bonhomme difforme et magouilleur. Ouais à la fin, Oswald, on l'aime carrément.
Mais quoi de plus normal, après tout c'est un super vilain !
Très envie de m'intéresser à l'Épouvantail maintenant...
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Presence
  19 mars 2015
Ce tome regroupe les 5 épisodes de la minisérie parus en 2011/2012, écrits par Gregg Hurwitz et illustré par Szymon Kudranski, ainsi que l'épisode "Joker's asylum : Penguin" écrit par Jason Aaron, et illustré par Jason Pearson (2008), et unze présentation en 2 pages du personnage (extraite des bonus de la série "Countdown to final crisis").
Douleur & préjudice - À la naissance, Oswald Cobblepot avait déjà un appendice nasal hors du commun, à tel point que son père découvrant son visage l'a laissé choir par terre. de nos jours, il est connu sous le sobriquet de Pingouin (Penguin). Il dirige un restaurant Iceberg Lounge, ainsi que des opérations criminelles. À ce moment de son existence, il est plus particulièrement intéressé par l'acquisition frauduleuse d'un énorme rubis monté en pendentif, puis d'une paire de boucles d'oreilles assorties. Cet intérêt est lié à la situation d'Esther Cobblepot (sa mère) et au fait qu'il souhaite lui faire plaisir. Il se remémore les souvenirs les plus marquants de son enfance, sa relation avec sa mère, l'ostracisation imposée par ses camarades, la relation entre son père et sa mère. Lors d'une de ses visites régulières au zoo, il aide Cassandra, une jeune aveugle, à se débarrasser de jeunes garçons tournant en dérision son infirmité. C'est le début d'une belle amitié (et plus si affinités).
Premier avertissement : prévoyez une source lumineuse puissante pour lire cette bande dessinée. Szymon Kudranski s'est fait connaître en dessinant les aventures du nouveau Spawn (Jim Dawning) à partir de Liens de sang. Il réalise ses illustrations à l'infographie. Il aime beaucoup le noir, et son coloriste (John Kalisz) réalise des camaïeux également assez sombres. le style de Kudranski peut être un peu énervant de temps à autre car il affectionne particulièrement les personnages sur fond totalement noir. Malgré tout ses compositions de page permettent toujours au lecteur de savoir où se déroule la scène et chaque décor est spécifique avec des particularités propres. Pour ces décors, il a recours à l'infographie de différentes manières : soit pour insérer une photographie retouchée en arrière plan, soit pour inclure un motif géométrique sur un sol ou un mur, soit pour rendre flou l'arrière plan comme si le réglage était prévu uniquement pour le premier plan.
Kudranski n'est pas un adepte du photoréalisme à tout prix, il compose chaque case pour y mettre certains éléments réalistes, mais sans risque de surcharge visuelle pour le lecteur. Par contre, le recours à des teintes sombres donne l'impression au lecteur de devoir lutter pour distinguer les formes dans certaines cases. Au final, Kudranski donne une apparence crédible à chaque personnage, optant pour les rendre tous réalistes, en minimisant tous les éléments propres aux superhéros. Les combats sont brutaux et les gadgets technologiques sont à la fois inventifs, tout en restant assez maîtrisés pour s'inscrire dans une réalité pas trop éloignée de celle du lecteur, et pas trop infantile.
Deuxième avertissement, Hurwitz dépeint le Pingouin comme un vrai criminel endurci (et un peu troublé mentalement) qui dirige ses opérations sans entraves morales. Il expose les fondamentaux du personnage pour un lectorat plutôt adulte. Il suffit de savoir par exemple que les relations entre Oswald et maman Cobblepot ne sont pas très saines. Sans tomber dans l'inceste, Hurwitz indique sans montrer qu'Oswald n'a pas très bien digéré son Oedipe. Il développe également le fait qu'Oswald était la risée de ses camarades et leur souffre-douleur du fait de son apparence particulière. Hurwitz sait raconter cet aspect sans tomber dans les clichés inhérents à un enfant qui se fait maltraiter par ses camarades. Il montre les 2 aspects d'Oswald Cobblepot : le parfait gentleman, et l'homme d'affaires cruel qui a un don inné pour faire souffrir ceux qui sont sur son chemin. Ce dernier point donne lieu à des scènes éprouvantes dans lesquelles Cobblepot explique à la personne en face de lui comment il s'est remboursé de l'affront qu'il a subi, comment tout ce qui était cher à la personne a servi à payer. Hurwitz insère également quelques rares pointes d'humour noir, et quelques dialogues sarcastiques (une popstar qui fait le nécessaire pour que "plus jamais d'autres oreilles ne souffrent comme les siennes").
D'un autre coté, Hurwitz sacrifie à quelques codes propres à ce genre de récit. La minimisation des aspects superhéros (malgré 2 apparitions de Batman) lui permet de renforcer les aspects les plus sinistres et dérangés de la personnalité d'Oswald Cobblepot, sans que jamais sa silhouette ou ses parapluies ne lui fassent perdre de crédibilité, ne le renvoient dans le rôle du supercriminel coloré, aux gadgets idiots. de l'autre, cela signifie que ce récit devient plus un polar dans lequel quelques clichés deviennent inévitables, tels une police à l'inefficacité catastrophique, ou des meurtres à gogo sans que les criminels ne soient inquiétés. C'est la raison pour laquelle je ne mettrais que 4 étoiles à cette histoire.
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Joker's asylum : Penguin - Afin d'augmenter le nombre de pages et d'arrondir le prix, DC Comics a rajouté une histoire de tonton Joker qui explique que les filles se moquaient d'Oswald au lycée et qu'il ne fait pas bon froisser ou irriter Oswald maintenant qu'il est un adulte capable de se défendre et de rendre les coups vicieusement et au centuple.
Il s'agit en fait d'exactement la même trame que celle d'Hurwitz (moins la figure de la mère). Jason Aaron a écrit un scénario ramassé et rapide autour d'une histoire où le caractère dérangé du Pingouin transparaît pleinement. Les illustrations de Jason Pearson sont incroyables d'expressivité et de moquerie, avec une exagération à la Kyle Baker irrésistible. 5 étoiles pour une histoire rapide pétrie d'humour noir et de méchanceté.
Pour l'anecdote, il est amusant de voir que DC Comics a réuni dans un même recueil la minisérie de 2011 (post-Flashpoint), et une histoire d'avant ce point de rupture dans la continuité de DC Comics (sans parler de la double page de présentation du Pingouin, inutile et obsolète).
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LesMotsPourRever
  03 novembre 2016
Oswald Chesterfield Cobblepot est l'une des personnes les plus influentes et les plus redoutées de Gotham City. Si sa fortune colossale lui permet tous les excès, il n'hésite pas à voler ce qui ne peut s'acheter. Quiconque le regarde de travers ou lui manque de respect verra sa vie littéralement s'effondrer en un claquement de doigts sans pouvoir rien y faire.
Le Pingouin est incontestablement l'un des méchants que je préfère dans l'univers de Batman, même si on ne le voit que trop peu souvent. Ma fascination pour ce personnage a commencé avec Batman, returns, de Tim Burton. J'étais jeune, je ne comprenais pas tout, mais j'adorai à un point inimaginable. La série animée des années 90 n'a fait que me conforter dans mon choix, même si le personnage y était moins sombre. Quel plaisir donc, de découvrir un album qui lui soit entièrement consacré ! Album un peu maigre, il faut bien le reconnaître, et c'est vraiment dommage. J'aurais tellement aimé en apprendre encore plus ! Même si je reconnais que Hurwitz nous en dit déjà beaucoup, du moins sur sa version de l'histoire.
Ici Oswald n'est pas issue d'une famille déjà riche et influente, pas plus qu'il n'a été abandonné à la naissance. Aimé sans limite par sa mère, Oswald ne trouve pas grâce aux yeux de son père à cause de sa difformité, de sa stature chétive, peut-être même de son incapacité à tenir tête à ses trois grands frères. Raillé et martyrisé à l'école comme chez lui, peu aidé par sa mère malgré l'amour qu'elle lui porte, Oswald trouve la compagnie dont il a besoin auprès des oiseaux. C'est une enfance froide qui l'a conduit à devenir l'homme qu'il est aujourd'hui. Charismatique, certes, mais empli de méchanceté, de cruauté et de machiavélisme. S'il ne tue pas lui-même, il a toujours des hommes de main prêts à le faire pour lui. Aux yeux du Pingouins peu importe les méthodes de ses sbires tant qu'ils obtiennent ce qu'il convoite. C'est ainsi que pour récupérer un énorme rubis monté en pendentif, ses hommes n'hésite pas à décapiter la propriétaire en pleine rue. Je dois reconnaître que je ne m'attendais pas à une telle violence. le Pingouin auquel je suis habitué a un peu plus de classe et de principes moraux. Voleur oui, meurtrier non.
Mais il faut cependant préciser que ce Pingouin vu par Hurwitz n'est pas le plus sain d'esprit. La relation qu'il a avec sa mère n'est pas des plus normales. Son propre père l'avait remarqué à l'époque : Oswald ne regarde pas sa mère comme un enfant. Rien n'est dit clairement, peut-être pour ne pas repousser les limites des lecteurs, mais Oedipe n'est pas très loin. L'affection qu'il porte à sa mère le pousse à faire des choses inconsidérées mais aussi à « éliminer la concurrence », quelle qu'elle soit. Oswald commet son premier meurtre alors qu'il n'a pas dix ans.
Hurwitz s'efforce donc avec La splendeur du Pingouin de nous dépeindre l'enfance du Pingouin comme pour nous expliquer l'homme qu'il est devenu. Au final, si l'on veut simplifier les choses, tout ça n'est plus qu'une histoire de vengeance : contre sa famille, contre ces enfants qui se sont moqués de lui, contre cette société qui l'a rejeté. Ce Pingouin inspire la crainte et l'horreur, certes, mais il fait aussi pitié. Je n'ai pu m'empêcher de ressentir une certaine empathie pour lui quand on voit tout ce qu'il a traversé. Je ne dis pas que tout cela excuse son comportement actuel, mais les scènes de son enfance font qu'au final l'homme qu'il est devenu ne nous surprend pas, on en vient à comprendre pourquoi il agit ainsi (même si évidement on ne le cautionne pas). le plus triste dans tout ça est que sans son argent, Oswald ne serait rien. C'est la crainte et la peur qui inspire le respect aux gens qui l'entourent mais qui voudrait de ce genre de respect ? Inconsciemment, le Pingouin lui-même sait que son empire n'est qu'illusion. Il suffit que Batman se dresse contre lui pour que les railleries reprennent, pour que son assurance vacille.
Apparait alors Cassandra, comme une petite lueur d'espoir. Aveugle, elle ne peut avoir conscience de la difformité du Pingouin (qui se garde bien de la laisser le toucher). Leur histoire est belle mais on sait déjà que ça ne peut que mal finir. La seule question qui reste est de savoir comment. Honnêtement, je ne m'attendais pas à un tel acte de la part du Pingouin et pourtant avec le recul, tout est parfaitement logique. Paradoxalement cette romance me fait éprouver encore plus de pitié pour le Pingouin si avide de tendresse et d'affection. Sans oublier qu'il donne l'impression d'avoir honte d'être ce criminel craint et redouté, lui qui en était pourtant si fier jusque là.
Mon plus gros regret concerne la vitesse du récit. On passe de l'enfance d'Oswald a sa vie en tant que Pingouin, mais nous ignorons tout de ce qu'il s'est passé entre ces deux époques. Comment est-il devenu un personnage influent de Gotham ? Comment a-t-il construit son réseau ?
Côté graphismes, je suis partagée. L'ambiance est très sombre, malsaine, oppressante, ce qui colle parfaitement avec les sentiments qu'inspire le Pingouin. Ce choix desserre malheureusement parfois le récit : les scènes d'action sont bizarrement confuses, on peine parfois à comprendre ce qui se joue pourtant devant nos yeux. Les personnages ne retrouvent parfois noyés dans les ténèbres qui composent le décor. D'ailleurs lorsque vous lirez ce livre prévoyez une bonne source de lumière. Les couleurs vives y sont rares et le noir (sous toutes ses nuances) y abonde.
Côté bonus, cet opus s'accompagne d'une histoire de Jason Aaron et Jason Pearson où le Joker nous raconte l'histoire de ce petit garçon difforme qui deviendra plus tard le Pingouin. Ce récit est bien moins sombre graphiquement parlant mais le personnage principal n'y est pas plus stable ‘l'inceste en moins). Je comprends l'idée d'avoir rassemblé les deux histoires en un même volume puisque le Pingouin y a le rôle principal, mais malheureusement cela produit un effet redondant. Ici aussi Oswald se met à changer au contact d'une jeune femme, le rendant moins cruel pour un temps. Et ici aussi la romance ne peut que mal finir.
La splendeur du Pingouin se révèle être un titre particulièrement glauque pour l'univers de Batman. On ne peut s'empêcher d'éprouver un certain malaise à la lecture et pourtant il est impossible d'arrêter de lire. On veut savoir jusqu'où ira le Pingouin et si quelqu'un sera capable de l'arrêter. Les scènes de combat ne sont pas légion et le scénario n'a rien d'exceptionnel, mais ici il s'agit avant tout de psychologie. Jamais le Pingouin n'avait été pensé avec autant de profondeur.
Lien : http://lesmotspourrever.com/..
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Ladydede
  10 juillet 2013
La Spendeur du Pingouin relate les origines d'un des plus grands ennemis de Batman : le Pingouin.
Oswald Chesterfield Cobblepot dit le Pingouin naît avec des malformations physiques : un nez crochu, une petite taille et une certaine corpulence. Il devient alors le souffre-douleur de ses frères et de son père ainsi que ses camarades de classe qui le délaissent et le détestent plus que tout. Oswald, surprotégé par sa mère, est alors un être solitaire qui vit avec des oiseaux... Une personnalité sombre est en train de se créer...
Je ne suis pas une lectrice assidue et passionnée des comics mais je dois avouer que cet ouvrage autour de la psychologie du Pingouin est vraiment intéressant... Pour moi, le Pingouin est un personnage tellement complexe que je voulais en savoir plus. A travers La Splendeur du Pingouin, le lecteur découvre à la fois un être infâme et cruel et, une victime de moqueries et de railleries. Malgré son côté obscur, je dois avouer qu'à certains moments, le Pingouin m'a touché dans le sens où j'avais presque pitié de lui. Les auteurs alternent entre le passé et le présent du Pingouin, créant un récit rythmé et bien organisé. le lecteur suit son enfance, la mort de ses proches ainsi que les violences présentes du Pingouin. Dans ce volume, le Pingouin tombe même amoureux. On découvre donc un être très difficile à cerner et je me suis même prise au jeu que le Pingouin avait un côté sensible. Même Batman (qui apparaît que brièvement) se pose la question de la barrière du bien et du mal...
La Splendeur du Pingouin est un ouvrage incontournable dans la série des Batman pour connaître un de ses adversaires récurrents : le Pingouin.
(certains passages sont assez violents, âmes sensibles s'abstenir !)
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Deslivresetlesmots
  18 avril 2020
C'est bien connu dans le monde des comics « mainstream » que dans les récits Batman, la plupart des antagonistes sont tout aussi intéressants que le Chevalier Noir lui-même, ce qui explique la place qu'iels peuvent prendre dans les différentes histoires ayant lieu à Gotham, ou même qu'iels aient leurs propres récits.
Comme le titre l'indique, ce livre-ci est consacré à Oswald Cobblepot, plus connu sous le nom du Pingouin (petite mention du titre original, Pain and Prejudice, qui en dit plus que sa traduction). En nous faisant suivre ce qui semble être un jour lambda de son quotidien, on en apprend beaucoup sur lui. Contrairement à d'autres antagonistes comme l'Épouvantail, Harley Queen ou Edward Nigma qui sont à la marge de la société, Oswald est présenté ici comme en faisant partie intégrante, et même d'une frange élevée et respectée de cette société. de son club, La Banquise, il mène diverses affaires et manigance divers plans pour obtenir ce qu'il veut, ici des bijoux.
Mais le récit ne tourne pas autour de ces vols de bijoux. L'intrigue porte principalement sur le comportement d'Oswald, qui n'accepte aucun semblant de manque de respect envers sa personne. La moindre remarque, le moindre rire, devient prétexte à tout faire brûler (métaphoriquement ou littéralement d'ailleurs) autour de la personne qui s'est permis un tel écart : cette dernière verra son monde détruit, ses proches six pieds sous terre, le tout en quelques minutes, le temps que le Pingouin explique tout ce qu'il a mis en oeuvre.
Quelques flashbacks permettent de mieux comprendre l'homme qu'est devenu Oswald, mais aussi de prendre la mesure de son instabilité – et ce depuis l'enfance – bien qu'il donne tout à fait le change au premier coup d'oeil. Suite aux nombreuses moqueries sur son physique, s'il ne réagissait pas et ne disait rien sur le moment, c'était pour mieux préparer, orchestrer et mettre en oeuvre ses vengeances (qui finissent bien en meurtres, ne nous le cachons pas).
Les illustrations sont assez sombres, ce qui correspond tout à fait à l'histoire, et j'ai beaucoup apprécié le trait, qui a un rendu un peu « brut », acéré et violent. En revanche, par moment le style rend les cases assez illisibles, j'ai dû m'arrêter sur plusieurs d'entre elles pour comprendre ce qui s'y passait, ou bien revenir à des cases précédentes parce que je ne comprenais pas la transition.
J'ai beaucoup apprécié que le récit laisse toute la place au Pingouin, bien sûr Batman y fait quelques apparitions puisque si ce n'était pas le cas, nous ne serions pas à Gotham, mais il fait partie du récit du Pingouin et pas l'inverse. J'ai passé un très bon moment de lecture, si vous êtes intéressé·e par les antagonistes de manière générale, ou ceux de Batman en particulier, La Splendeur du Pingouin vous plaira certainement !
Lien : https://deslivresetlesmots.w..
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critiques presse (3)
Bedeo   26 juillet 2013
Sans pour autant réinventer les origines du Pingouin, ce tome nous donne une autre vision du Pingouin et de sa vie tragique, le tout dans la veine du film de Tim Burton !
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario   24 juillet 2013
Le Pingouin n'a jamais été aussi "palpable", aussi "présent". Ce personnage "secondaire" gagne ici une véritable existence qui le sort du cadre du Bat-verse pour lui donner une aura inquiétante et quelque peu fascinante.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BullesEtOnomatopees   18 juillet 2013
Un récit qui donne un éclairage nouveau à ce vilain, doté d’une vie tragique et qui recherche désespérément un amour impossible auprès de femmes qu’il n’arrive pas à garder. Une mini-série dotée d’un graphisme sombre comme le coeur de Cobblepot, qui sied parfaitement à l'histoire...
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LadydedeLadydede   08 juillet 2013
On dit que certains souvenirs ne vivent pas dans nos esprits. Ils vivent dans nos os. Dans nos cellules. Toujours là. Nous définissant. Nous changeant. Nous façonnant. Nous plaçant dès le départ sur une voie difficile. Avant la logique... avant la raison... il y a tant de leçons à apprendre. Le réconfort... et la peur. Mais une chose, au moins, était claire pour moi depuis l'âge tendre...ce monde est froid.
+ Lire la suite
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StockardStockard   15 mars 2022
Alors, comme d'habitude, le pingouin a eu le dernier rire.
Mais ce qu'il n'a pas compris, c'est que celui qui rit le dernier, rit généralement seul.
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YaneckYaneck   31 janvier 2014
Je ne veux plus qu'il dorme dans le lit avec nous.
_ Les bébés ont besoin de contact. Et puis il se sent en sécurité près de sa maman. Il aime me regarder.
_ Bien qu'il regarde ça
_ Chéri... Fais attention.
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LesMotsPourReverLesMotsPourRever   03 novembre 2016
Il met une salle sous son emprise par sa seule présence. La puissance émane de lui. À quoi peut ressembler le monde de son point de vue ? Qu’est-ce que ça doit faire ?
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olidenistyolidenisty   09 mai 2021
Il est plutôt mignon,tu trouves pas ?

Tu sais ce qu'on dit sur les mecs qui ont un grand nez...
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Videos de Gregg Hurwitz (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gregg Hurwitz
Interview de Gregg Hurwitz par Barbara Peters. 1/6
Non sous-titré.
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