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ISBN : 2330022654
Éditeur : Actes Sud (21/08/2013)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 140 notes)
Résumé :
Sur un lit d'hôpital, Milo s'éteint lentement. A son chevet, le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve d'un ultime projet commun : un film qu'ils écriraient ensemble à partir de l'incroyable parcours de Milo.

Dans un grand mouvement musical pour chanter ses origines d'abord effacées puis peu à peu recomposées, ce film suivrait trois lignes de vie qui, traversant guerres et exils, invasions et résistances, nous plongeraient dans la tension insolubl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  30 septembre 2014
Une forme de roman toute particulière, Nancy Huston nous offre un scénario, une histoire de famille qu'elle nous invite à visualiser en image et en sons.

Le lit de Milo, un mourant qui, avec son amant cinéaste, revit le film de sa vie. Une grande histoire, avec des décors variés, portant chacun sa part d'émotions et de drames. Des flash-back, des alternances entre les époques dans les différents chapitres, des dialogues aussi, en anglais, mais qu'on imagine en sous-titres français (devenus des notes de bas de page !)

L'Amérique du Sud avec un bébé trouvé parmi les ordures du caniveau, avec le spectacle de la « capoeira », une sorte de danse combat dont la cadence nous suit tout au long du livre.

Le grand-père Neil nous fait découvrir l'Irlande du début du 20e siècle, un pays de poésie avec Joyce et Yeats, mais aussi un pays de troubles sociaux. Pour échapper aux conséquences de la révolte, Neil fuit à Montréal. Un décor de froid, une langue différente, que faire de sa vie ? Amoureux, il épousera une jolie Canadienne française, mais la belle meurt en donnant naissance à son treizième enfant ! Que deviendra la poésie dans sa famille paysanne ? Que faire de la souffrance de l'exil et de la nostalgie du pays ?

Neil fondait beaucoup d'espoirs sur son fils, mais Declan est un rebelle, un vaurien épris d'une jeune Indienne qui vend son corps pour survivre. Amour, sexualité, drogue pour oublier, un décor glauque. Un bébé aussi, qu'on abandonne… Une misère bien peu poétique, des choix qui tissent des chaines de tristes conséquences.

L'enfant c'est Milo, balloté d'une famille à l'autre, maltraité, enfermé dans un noir placard, qui se bâtit une carapace d'indifférence et devient un observateur de son propre destin.

Un roman qui nous entraîne hors des sentiers battus, des chemins pas toujours faciles, mais qui promettent des émotions fortes et des paysages inédits.
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missmolko1
  01 novembre 2013
Je tiens tout d'abord a remercier Price Minister qui m'a adressé ce livre a l'occasion des match de la rentrée littéraire 2013. J'avoue être bien embêtée pour la rédaction de cette critique car je n'ai pas aimé le livre (et puisque je dois lui attribuer une note sur 20, je lui donnerai un 8).
Mon choix s'était porté sur ce roman car Nancy Huston est une auteure que je voulais découvrir depuis un moment alors après lecture de Danse Noire, je pense que c'est une bonne auteure mais que c'est juste pas mon style.
L'intrigue de départ est intéressante, Milo est entre la vie et la mort a l'hôpital. Paul, réalisateur de films est a ses cotes et imagine un long métrage retraçant la vie de Milo (et même un peu plus puisque ce roman se situe sur plusieurs générations durant tout le XXe siècle). Jusqu'à la je n'ai absolument rien a dire, car l'histoire en elle-même est intéressante. Mais ce qui m'a dérangé c'est la manière qu'a choisi Nancy Huston pour traiter le sujet et surtout je voudrais souligner trois points qui m'ont vraiment gâché ma lecture :
- Paul, le narrateur, raconte l'histoire a la facon d'un realisateur, il decrit les scènes façon cinéma avec la musique que l'on va y jouer, les décors et les "clap" de fin. J'ai trouvé cela d'une froideur incroyable, sans sentiment.... Pour moi il m'a été impossible de m'attacher aux personnages car il y a en trop. Et avec ce style "cinéma", les scènes (chapitres) s'enchainent sans lien réel.
- Ensuite le vocabulaire choisit est vraiment très (trop!) argotique, familier voir vulgaire. Peut-être que je suis coincée ou vielle fille mais pour moi ça ne passe pas.
- Et enfin trop de dialogue en anglais. Parfois deux pages sont écrites entièrement en dialogue dans la langue de Shakespeare et il faut se référer au bas de pages pour la traduction. Pourquoi ne pas avoir traduit directement? Je ne sais pas mais pour moi c'est un mauvais choix.
J'accorderai quand même un 8/20 car l'auteure a très bien documente son roman et arrive a nous transporter a différentes périodes. Bien sur, j'ai beaucoup apprécié les passages en Irlande puisque c'est aujourd'hui mon pays d'adoption.
La rentrée littéraire 2013 m'avait réservé de belles surprises, notamment avec le superbe roman de Patricia Reznikov, La transcendante publié chez Albin Michel ou encore en jeunesse le pays des contes de Chris Colfer chez Michel Lafon mais avec Danse Noire, je reste sur ma faim. J'en ressors extrêmement déçue.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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mariech
  28 décembre 2013
Comment parler de ce roman , comment le noter ?
Difficile de répondre , mais si je me pose la question de savoir si le livre m'a plu ou non , il y a déjà une ébauche de réponse .
Si j'aime un livre je ne me pose pas de questions .
J'ai failli abandonner plusieurs fois , y suis revenue et j'ai réussi à le terminer , non je suis pas maso , un j'ai adoré Lignes de faille de l'auteur et pensait que ce livre serait également un coup de coeur , deux les thèmes me plaisaient .
Mais l'alternance anglais - français a contribué aussi à me décourager .
Mauvaise pioche dirais je pour l'auteur
L'histoire donc elle aussi compliquée à souhait , l'histoire de Neil , le grand père qui doit quitter l'Irlande , sa famille , son pays , ses amis pour le Québec , choc intense , immense du déracinement , très bien décrit ' comment peux -t-on devenir écrivain ( le rêve de Neil ) dans un pays glacial , Neil qui rencontrera sa future femme qui aurait pu être heureux mais qui n'y arrive pas . Marie Jeanne sa femme l'aime mais ne le comprendra jamais , il y a une incompatibilité profonde entité les deux dont aucun n'est responsable .
Neil ne vivra pas la vie dont il a rêve , il fera un étrange compromis pour ne pas perdre complètement ses racines , il parlera anglais à ses fils , Marie Jeanne parlera français à ses filles .
Treize enfants en tout et aucun dans lequel Neil ne se retrouvera , pire à sa mort ,sa fille aînée brûlera tous ces livres , ah quoi bon , des livres en anglais .
Il y a Décan le septième fils , alcoolique invétéré qui aura un fils Milo avec une jeune indienne prostituée , qui finira droguée .
Milo , l'enfant illégitime , retrouvé par Neil son grand père , ce petit fils qui lui donnera un peu de bonheur , celui auquel il ne s'attend pas , s'attend plus , Milo aime les livres en digne héritier de son grand père .
Milo qui passera ses années d'enfance ballotté d'un foyer à l'autre , qui toute sa vie sera passif pour se protéger de la souffrance , enfant trop sensible qui se réfugie dans son monde intérieur .
Oui dommage pour le style , ce livre aurait pu être un grand chef d'oeuvre .
Mais ceci n'est que mon avis perso , j'ai survolé les autres critiques et d'autres critiques sont plus élogieuses , et je trouve ça très bien que les avis soient différents .
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Sando
  25 août 2013
Milo s'éteint lentement, rongé par un mal incurable. A ses côtés, son ami et amant le réalisateur Paul Schwartz, avec lequel il doit réaliser un film sur sa vie et celle de ses ancêtres. C'est à travers ce projet cinématographique que l'on va découvrir l'histoire, morcelée, de cette famille où se mêlent des cultures et des langues différentes.
On commence tout d'abord avec l'histoire de Neil, en 1910. le grand-père de Milo, alors jeune irlandais issu de la bourgeoisie, est obligé de fuir l'Irlande, ses combats et ses représailles, pour le Canada, où il rêve de devenir un grand écrivain à l'image de ses amis James Joyce et Willie Yeats. On découvre ensuite, en 1951, Awinita, une prostituée indienne, et Declan, le fils de Neil, qui deviendront les parents de Milo. Puis l'on suit l'enfance de Milo, abandonné dès sa naissance et balloté de foyer en foyer durant sa jeunesse avant d'être récupéré par son grand-père et élevé par une tante méchante et sournoise.
Trois récits donc, qui se répondent, se complètent, se suivent et s'entrecroisent, dans ce roman choral générationnel. Au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue, des liens étroits se tissent entre les différentes histoires. le lecteur devient spectateur et a l'impression d'assister en direct à l'écriture du scénario et à la réalisation théorique du film par Milo, devenu adulte, et Paul, qui n'hésitent pas à inclure leurs propres commentaires et leurs réflexions sur la mise en scène. Les thèmes abordés comme l'exil, l'intégration, l'exclusion, l'abandon, la solitude, le racisme, la drogue, l'alcool, la violence ou encore l'art, sont nombreux et rendent un tel roman difficile à résumer ! Les chapitres sont rythmés par la capoeira, cette danse tant appréciée par Milo et qui symbolise la résistance, le mélange des cultures et le seul moyen d'expression entre des peuples séparés par la barrière de la langue.
« Danse noire » est un roman d'une grande richesse, à la fois dense et bouleversant, dans lequel les cultures se mêlent et se mélangent, à tel point que l'anglais (avec sa traduction, ouf !) s'invite et s'unit au français sans heurt, malgré sa difficulté de compréhension parfois, due à l'oralité et à l'argot. Nancy Huston nous offre un roman magnifique, original, poignant et envoûtant, qui m'a complètement séduite !
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le_Bison
  28 novembre 2013
Tu sais, Milo, pour faire un bon film, faut captiver le public pendant les 10 premières minutes. Si pendant ce laps de temps, il rentre dedans, alors après on peut en faire ce qu'on veut. 10 minutes, simplement. Et je rajouterai que c'est pareil pour la littérature.
Tu sais, Milo, t'as eu une sacrée vie. Et si on tournait un film pour raconter cette histoire fabuleuse, TA VIE. Ok, l'hôpital, le lit sur lequel tu passes tes derniers jours, l'occasion de faire le point sur ta vie. Je t'aime Milo. Par quoi, on commence ? Présenter les personnages… On a 5 minutes pour mettre en place les héros et 5 autres pour dessiner toute la trame du scénario. Ensuite, on pourra tirer sur autant de ficelles qu'on voudra. le début est primordial.
Un bébé, posé sur une poubelle derrière une église, emmitouflé dans une vieille couverture. Il crie, il braille, il a faim, il a froid. Voilà la première image qu'on retiendra de ta vie, Milo. le public va d'entrée pleurer de toutes ses larmes. T'es d'accord avec moi, Nancy ? Il faut de l'émotion pure mélangée avec une pointe de torpeur et de dégoût. Tabarnak !
Une seconde image, ton grand-père Neil Kerrigan. Un nom bien irlandais. 1910, par là. Avant la guerre. Non, pendant la guerre, celle contre ces maudits anglais, celle qui déchirera l'Irlande. Neil rêve d'être poète comme ses compatriotes Yeats et Joyce. Il sera comme eux, même talent. Il luttera, combattra, trahira, avant de s'exiler sous la pression familiale. Une chance pour écrire, tu ne peux pas écrire en Irlande, en ce temps-là, regarde Joyce et Yeats, eux aussi sont partis. le peloton d'exécution ou un fond de cale pour traverser l'Atlantique. Ça pue la merde et le vomi, chaleur étouffante, sensation éprouvante. Tabarnak ! Ne pas ménager le public. D'accord Milo ? Nancy, tu me suis aussi ?
Troisième personnage – les gens vont l'adorer – une pute enceinte dans un bar qui boit avec un client avant de monter dans une chambre. Awinita, elle est indienne. TA MERE. Une paumée, une droguée, scènes de fellation et de sodomie. Mais pas trop, Milo. Il ne faut pas se mettre à dos les bien-pensants et risquer une interdiction des moins de 18 ans. Je propose de faire ça dans la pénombre, en contre jour, de suggérer plus que de montrer. du son plutôt que des images. Des cris, de la chaleur humaine et du désespoir à gogo. Avec elle, cette pute indienne et enceinte, le public sera accroché, ça fera un bon film. Tabarnak ! le meilleur film. Quel scénario Nancy !
Retour sur ce bébé, TOI. Trimballé de familles d'accueil en placards, des brimades, des injustices, un viol, des fugues, des émois. Ton grand-père et ses bouquins, ce père absent, cette mère que tu n'as pas connue, le cinéma, moi. TOI + MOI. Tout le monde va pleurer, personne ne pourra rester insensible à ta destinée. Bon allez, Milo, repose-toi. Je ne vais pas raconter ici, tous les malheurs qui composent ta vie. Mais ton histoire, elle fait un bouquin formidable, puissant, du drame, de l'émotion et des paysages, l'Irlande, le Canada, la chambre d'une pute, le ventre de ta mère et toi, Milo sur ton lit avant le dernier souffle. Et je rajouterai en fond sonore cette musique du Brésil qui trotte dans notre tête depuis quelques années, celle de la Capoeira. Milo, et si on appelait ton film « Danse Noire ». Tabarnak !
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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critiques presse (4)
LaPresse   07 octobre 2013
Danse noire se révèle un véritable roman du monde, un récit qui entrelace habilement trois destins et qui rend un hommage touchant à la langue d'ici (Québec)
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   04 octobre 2013
Et encore une fois, l'auteure réussit avec humanité et érudition à dresser le portrait de destins aux prises avec la grande histoire, leurs ambitions et leurs rêves déchus. Dommage que ces forces soient parfois masquées par des niveaux de narration superflus qui font décrocher le lecteur [...]
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   10 septembre 2013
Quelles est la réelle singularité d’un individu ? Où et comment se joue ce que l’on est ? Un roman ambitieux et audacieux.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LePoint   05 août 2013
De l'Irlande au Canada, en passant par les rythmes obsédants de la capoeira brésilienne, Nancy Huston explore la complexité des origines et de la transmission. Car qui est-on finalement, à part le fruit de destins souvent diamétralement opposés ? Somme toute, le héros de notre film intime.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   02 novembre 2013
Ma mère m'a gavé de la bouillie bien-pensante des prêtres, mes profs y ont ajouté l'eau-de-vie du folklore irlandais ; j'ai englouti de mon propre gré Shakespeare, Milton et Browning, et là je me sens mûr, plus que mûr. Le fruit de mon intelligence est sur le point d'exploser... Semence et sens ! Les millions de mots dans ma tête grouillent et bouillonnent comme les millions de spermatozoïdes dans mes roustons. Terres fertiles de vérités terrifiantes ! Mon cerveau n'attend plus que la secousse de démarrage, après quoi il se mettra à gicler de belles cascades de violence et de beauté, de philosophie et de douleur.
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le_Bisonle_Bison   10 novembre 2013
Comment filmer tes périodes de détention, Astuto ?
Les prisons ont un avantage par rapport aux placards de ton enfance, c'est qu'on peut y rencontrer d'autres prisonniers. C'est au centre d'accueil des délinquants que tu prends langue pour la première fois avec des Indiens. A l'école, on t'avait appris mille choses sur les Britanniques, les Français et leurs descendants fiers, héroïques et capitalistes en Amérique du Nord... Sur les habitants originaux du Canada, par contre, rien que des bricoles folklo. Or, plus tu rencontres d'Indien, plus tu te mets en colère contre eux. Il te semble que, dans toute l'Histoire humaine, aucun peuple n'a accepté aussi pleinement sa défaite. C'est que les hommes indiens, en plus de se voir spolier leurs terres et anéantir leur mode de vie, avaient vu accaparer leurs femmes les plus jeunes et les plus jolies par des hordes de mâles blancs, laids, agressifs, barbus, puants, cupides, avides de profit et en état de manque sexuel aigu, ayant traversé l'océan sans femme, de sorte qu'en l'espace de quelques petites décennies il existait une énorme population métisse. Alors depuis trois siècles, défaits, les hommes indiens s'étaient renfermés dans un ressentiment aussi alcoolisé que muet.
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Myriam3Myriam3   17 septembre 2015
Dans le noir quasi-total de sa cabine exiguë, sous le pont du navire secoué par les tempêtes de la fin novembre, au long des neuf jours et neuf nuits que dure l'interminable voyage de Liverpool à Québec, Neil vomit. Il rend Trinity College, la reine Elizabeth, la reine Victoria, le roi Edouard VII, le roi George V, et Billy Walsh l'archevêque de Dublin. Il rejette le square Saint-Etienne et la mort de son cousin Thom. Il se débarasse de Daisy, Dorothy, sa mère, son père, sa vie d'avant, son soi d'avant, et jusqu'au nom Kerrigan. C'est d'ailleurs un nom qu'il fait bon prononcer en gerbant; il ressemble déjà à un bruit d'expectoration.
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bilodohbilodoh   30 septembre 2014
...les spectateurs raffolent d’images pleines de gore et d’hémoglobine ; ils ricanent pendant que des gens se font décapiter ou couper en mille morceaux, se curent le nez pendant que des bombes réduisent des villes en cendres ; nombre d’entre eux se délectent aussi de voir des fillettes sauvagement violées par des hommes adultes ; mais, ça a beau être une des formes de violence les plus répandues sur la planète, une femme qui frappe un petit garçon les fait se tortiller sur leur chaise… Bizarre, eh? (p. 101)
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KRISS45KRISS45   02 septembre 2015
Ce qu'il y a avec l'exil....c'est qu'il nous ramène à l'enfance. Même la première fois, être enfant était, dans l'ensemble , assez pénible. Dès que l'on est capable de réfléchir, on a la conscience douloureuse d'être plus petit et plus faible que les puissants géants qui vus entourent... Il est donc confondant et humiliant, à près de trente ans, de se trouver ramené en quelque sorte à la case Départ. Si votre exil comporte par ailleurs un changement de langue, votre sentiment de stupidité et de faiblesse n'en sera que renforcé...mais quand jour après jour, il faut se coltiner à un groupe d'individus qui se connaissent depuis longtemps et ont l'habitude de communiquer entre eux à coups d'expressions excentriques, de blagues anciennes, d'onomatopées, de prières marmonnées et de blasphèmes, vous souffrez non seulement autant mais plus encore qu'un enfant... c'est exaspérant.
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