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ISBN : 233008952X
Éditeur : Actes Sud (30/08/2017)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 290 notes)
Résumé :
Douze convives réunis pour conjurer leur solitude, et accessoirement fêter Thanksgiving autour d'une dinde, se perdent dans les méandres de leurs souffrances singulières, sans savoir qu'en haut lieu leur destin est irrémédiablement figé. Qu'auront-ils fait de leur vie, eux qui auront tant souffert, écorchés par mille blessures et maints tourments ? Des drames de la vie aux affres de la douleur physique, qu'auront-ils... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
06 juin 2017
Heureux qui n'a pas vécu un Thanksgiving entre amis fidèles depuis au moins trente ans. Se goinfrer et s'empiffrer comme des porcs, boire et se saouler comme des cochons. le soleil se lève et les préparatifs démarrent déjà pour cette soirée illuminée de retrouvailles et discussions animés. Ce n'est pas encore la porcherie à laquelle je me prépare, jean délavé et chemises à carreaux, rêve d'être bûcheron, que l'on sort une fois dans l'année au sein de la civilisation.
Je ne te fais pas la présentation de tous les invités, de douze à table, voir treize si on compte le marmot qui tête le sein de sa mère, sein bavant d'un lait maternel sucré au sirop d'érable. Sean, Patrizia, des hommes, des femmes, des couples, des divorcés et au milieu de tout ce beau monde, il y a moi l'insignifiant et Dieu le maître d'orchestre.
Première séquence : la préparation du repas où comment bien fourré une grosse dinde. Non, je ne parle pas de Patrizia toujours aussi callipyge avec son âge et des hanches à prendre encore d'envie, de désir, de plaisir. L'animal, la bête, d'abord l'épiler, puis lui mettre un doigt dans le cul. Non carrément la main pour la fourrer. La mettre au four. Plusieurs heures, de nombreuses heures. Pendant ce temps-là se souvenir du passé, des rencontres, des autres. Autre point crucial d'un repas de fête, la préparation du punch. Avec une triple dose. J'ai envie que les gens soient bourrés, alors je ne lésine pas sur les bouteilles de rhum et de cognac. Il n'y a qu'avec un coup dans l'aile – en revenir toujours à la dinde – que les langues se délient et que les gens apparaissent comme ils sont sans inhibition ni appréhension. le secret d'une fête réussie : le pourcentage d'alcool dans un verre de punch, sachant que moi, je vais m'enfiler une bonne bouteille de single malt, importation directe.
Deuxième séquence : les arrivées et les petits fours. Une tenue affriolante, robe noire mini et bien ajustée aux courbes encore gracieuses même vieillissantes. Et toujours cette même envie de la culbuter direct sur la table de la cuisine ou dans la cave. Non (clin d'oeil amusé)… il a ramené sa nouvelle femme qui a l'âge... d'être sa fille. Voilà de quoi entretenir une certaine jalousie entre les femelles de la soirée et de voir les hommes jouer au coq à la plus belle crête. Cocorico, me voilà sortir de la cave, quelques bouteilles de vin à la main. Les premiers verres, les premiers sourires, premiers échanges sur le souvenir. Tu te souviens quand on avait vingt ans et qu'on l'a fait dans le vieux combi Volkswagen ? Et tu t'en souviens quand tu m'as sucé pour la première fois, dans ce motel entre désaffecté et délabré ? Que de souvenirs, nostalgie, mélancolie. L'âge avance, les souvenirs restent. Encore… Signe que nous sommes tous en vie, pour combien de temps.
Effectivement, quand allons-nous mourir ? Dieu est là, entre chaque séquence, entre chaque plat, entre chaque moment de détente. Mc God, le maître de cérémonie, le chef d'orchestre, celui qui dirige et qui donnera la mort à chacun d'entre eux. Dans un an, dans dix ans, dans quarante ans encore. Dans un lit d'une belle mort après la fellation d'une putain de Vegas, ou contre un arbre après une soirée arrosée et un virage mal anticipée, ou sur des rails écrasés par un train de marchandise, un nombre incalculable de wagons venus broyés la chair de ce cher suicidé…
Troisième séquence ou quatrième, j'ai trop bu pour retenir les chiffres : les au-revoir, les embrassades, les oeillades et les mains sur les cuisses. J'ouvre la porte… Câlisse, de la neige, des monticules de neige qui ont enseveli la vallée. Tabarnak ! où est mon char ? Un blizzard à te faire dresser les seins et avoir frette. Fuck le blizzard. Impossible de repartir. Je me pose de nouveau sur le fauteuil en cuir. Un cigare. Un whisky. Juste un doigt. Pas un whisky, d'abord ? J'adore cette réplique, mon majeur en frétille de sourire. Sortir des couvertures, des sacs de couchages, ouvrir le canapé, déplier des draps. Tout le monde dort ici, comme une fête d'étudiant, l'âge en plus, mais les rides et le sourire encore plus charmants. Il faudra donc attendre demain. le café noir, les cheveux en batailles, l'haleine fétide…
Quelles monstrueuses fêtes, ces Thanksgiving américains. Et moi dans tout ça, où je me trouve ? Juste à côté de la cheminée (« un feu vous donne autre chose à regarder que vos pensées »), un coin sombre, un verre qu'une nana vient me remplir de temps en temps (« La vraie question est peut-être la suivante : ton Prozac peut-il s'entendre avec mon scotch »). J'observe, je ne parle pas. de toute façon, je n'ai jamais rien à dire (« Les gens ne changent jamais d'avis au cours d'une conversation. Ils ne le font que dans le silence et la solitude »). Parler ? Mais pour dire quoi… je ne sais même pas. du bulletin météorologique ? du prix d'une pipe dans le bois ? de la vie qui est derrière soi ? Peur d'ennuyer les autres assurément avec une conversation sans intérêt, une vie transparente. Mais est-ce ça, donc, les mondanités d'usage entre amis, parler pour ne rien dire, à tout va à tout vent, pour combler le silence au-dessus de la trompette de Miles. Alors j'observe, en silence, je passe une bonne soirée, je découvre ces vies, ces tranches de vie, ces morts. Je suis bien au chaud, la neige dehors, la chaleur d'un feu et d'un whisky, et Bitches Brew qui distille ses notes.
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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Malivriotheque
26 août 2016
Dieu se remémore, y a des fois où il aime bien se rappeler des évènements. Et s'il y en a bien un qui l'a marqué, aussi banal soit-il, c'est la soirée chez Sean à l'occasion de Thanksgiving. Plusieurs personnes lors de ce dîner se côtoient et se souviennent. Si eux nous parlent de leur passé, Dieu, lui, aime bien nous mettre au jus sur leur avenir, histoire de rendre la sauce encore plus amère...
Voilà une lecture peu réjouissante, assez triste, qui touche à l'idée que nous avons tous à un moment ou à un autre : et moi, quand vais-je quitter ce monde et comment ? Nancy Huston, grâce à ses personnages, dépeint des vies banales ou moins touchées par la maladie, la perte d'un être cher ou qui ont tout quitté pour une vie meilleure. En somme, l'histoire de vous, de moi, de n'importe qui. Derrière les volutes de fumée émanant de la dinde rôtie appétissante se cache le malheur, le mal-être de chacun. Derrière toutes ces bougies et ces tartes aux cranberries se terrent les réflexions, les idées, les souvenirs, ce qui fait quelqu'un. On parle, mais on pense beaucoup. Ça gamberge, les souvenirs pullulent et envahissent la moindre parcelle de cerveau dès la moindre madeleine de Proust. C'est un roman pur stream of consciousness, qui relate admirablement les mécanismes du cerveau humain en matière de déclics sensoriels ou de réaction à un mot, une phrase, un évènement.
Nancy Huston nous embarque dans du réalisme assez poussé, toutefois bien trop long pour ce que c'est. Au final, la forme dialogue => souvenir est extrêmement répétitive et lasse avant même la moitié du livre. Car en définitive, que se passe-t-il vraiment ? Quelle est la finalité de ce récit ? Cela reste un mystère. Nos personnages sont ancrés dans leur vie, et finalement c'est aussi plat que nos propres vies. L'instant présent opposé au passé et à l'avenir, c'est tout bonnement ça le coeur de ce livre. Peut-être de nous rappeler (encore et toujours mais visiblement l'Homme n'a toujours pas bien compris) que la vie ne tient qu'à un fil et qu'un rien peut tout changer, que nous ne sommes qu'amas de chair et d'os qui n'existent que temporairement mais qu'il faut bien occuper en attendant. Rien de bien plaisant, et encore moins divertissant.
Certes, l'auteur a un style appréciable, le propos est bien pensé, bien tourné. L'idée de l'intervention de Dieu est vraiment bonne, lui-même étant le personnage central sans lequel rien ne serait. Il y a une réelle mise en abyme quelque part, quelque chose qui nous rend tout petits à la lecture, notamment grâce au fait que nous savons quand et comment va mourir tout un chacun. C'est à la fois dérangeant, perturbant, mais qui ne s'est jamais posé la question s'il aimerait connaître sa fin et le moment où elle interviendra ?
Au bout du compte, ce livre est bien trop long pour le format choisi, ne doit pas figurer dans la liste des bouquins qu'on embarque en vacances, touchant beaucoup trop à un réel douloureux et ô combien commun à tous, mais il fait preuve d'un grand symbolisme dans son ensemble. de là par contre à le recommander, je ne suis quand même pas sûre, il faut savoir dans quoi on s'embarque. Public averti !
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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LePamplemousse
11 août 2013
Douze convives sont réunis pour fêter Thanksgiving chez Sean Farrell. Il a invité des collègues romanciers et poêtes, d'anciennes maîtresses, son avocat, mais aussi le peintre de sa maison et son boulanger, ainsi que leurs conjoints respectifs.
Pourquoi avoir choisi de convier des personnes aussi différentes ? Il a ainsi voulu rassembler ceux de ses amis pour qui la solitude aurait ravivé de trop grandes blessures.
Parce que chacun d'eux porte en lui une souffrance qu'il comprend, Sean les aime tous et leur offre cette parenthèse de sérénité, puisqu'il ne croit plus à la joie.
Au cours de cette longue soirée, des préparatifs du repas jusqu'à la nuit qu'ils passeront ensemble à cause d'une tempête de neige, des propos seront échangés, révélant leurs désirs et leurs failles.
Qu'ils soient ambitieux ou blasés, jeunes mères de famille ou vieil homme au seuil de la mort, tous ces personnages nous touchent, tant leur fragilité affleure sous leur carapace de cynisme, de dureté, de froideur parfois.
Le narrateur de ce texte magnifique n'est autre que Dieu lui-même. C'est lui qui nous présentera chacun des protagonistes et surtout nous révèlera, chapitre après chapitre, les circonstances de leur mort future.
Ce roman est extrêmement fort, nous y sommes confrontés aux espoirs déçus, à la solitude, à des souffrances inimaginables chez des êtres ordinaires qui, par leurs introspections, leurs rêves, leur force face aux drames, nous donnent à voir en chacun un être d'exception. La « fatalité » de leur existence nous renvoie à la nôtre, chaque destin ne semblant finalement éclairé que par l'amour.
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Gwordia
24 juin 2012
Quel délicieux huis clos ! Oscillant entre dialogues, moments d'introspection et prophéties divines, le dîner auquel on assiste nous propose un formidable moment d'amitiés et de rancoeurs entre les différents convives. L'on apprend à les connaître très subtilement au passé, au présent et au futur par l'entremise de leurs relations, de leurs pensées et de Dieu lui-même, treizième des douze invités, invisible mais bien présent. Toute une mise en cène...
Cette soirée bouleversante à plus d'un titre nous entraîne à notre insu à revenir sur le chemin parcouru, sur celui, non quantifiable, qui nous reste et à nous interroger sur ce que nous aimerions en faire, si tant est qu'on ait le choix. Car là aussi est l'originalité de l'oeuvre : la conception très spécifique du Dieu qui nous gouverne, petites marionnettes...
Une atmosphère exquise, des présages et une conception de la vie quelque peu glaçante, là est toute l'ambivalence du récit, parfaitement résumée dans le titre qui n'aurait pu être plus adéquat. Une oeuvre incontestablement maîtrisée de bout en bout.
Dans une certaine mesure, cette histoire m'a rappelé le magnifique film Les amis de Peter de Kenneth Branagh.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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aaahhh
04 avril 2012
Genial ! Brillant ! Dolce Agonia est un roman très original, au style poignant, dans lequel on plonge avec plaisir et qui laisse, même longtemps après la lecture, la porte ouverte à de nombreuses réflexions sur la vie, la mort et les relations humaines.
C'est Thanksgiving et douze personnes sont réunies pour l'occasion. Comme tout un chacun, ces douze convives ont une histoire, des pensées, des convictions, des souvenirs et des sentiments à la pelle, et le lecteur va pouvoir les découvrir tour à tour car face à cette étrange tablée, il est omniscient ! En effet, le narrateur de ce récit très particulier n'est autre que Dieu lui-même et il nous guide à travers les méandres de ces douze âmes en ne nous cachant rien de leurs vies, publiques et intimes, ni même de leurs morts...
C'est avec beaucoup de finesse et de sensibilité que Nancy Huston aborde le thème de la fragilité humaine. C'est un roman un peu triste, un peu noir, mais délicieusement doux et saisissant !
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Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison16 février 2017
Je voulais te poser une question, dit Leonid.
- Hm ? dit Sean
- Où est-ce que tu achètes tes chaussettes ?
- Mes chaussettes ?
- Oui... Elles ont l'air de bonne qualité. Elles le sont ?
- Celles-ci ? Euh... c'est à dire...
- Tu vois, parce que je ne sais plus comment faire. Je n'arrive pas à m'habituer à l'idée que les chaussettes de bonne qualité n'existent plus. Ça me donne le cafard. Tu achètes une paire de chaussettes, tu les mets deux, trois fois et voilà que ton gros orteil sort au bout. Je suis prêt à payer plus cher, à condition qu'elles tiennent plus d'une semaine.
- C'est sûrement un complot capitaliste, dit Sean un peu distraitement.
- Ça me met hors de moi ! insiste Leonid. Je vais au supermarché, j'étudie les étiquettes sur les chaussettes et tu sais ce que je vois ? "Acrylique majoritaire." C'est une tragédie, Sean, tu te rends compte ? Ils n'essaient même plus à nous rassurer avec du coton ou de la laine : non, "acrylique majoritaire" ! Si c'est ça le seul ingrédient qu'ils osent avouer, on se demande ce qu'il y a d'autre là-dedans !
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le_Bisonle_Bison17 mai 2017
Quel veinard, ce Hal. Peu importe de savoir si sa nouvelle idylle sera durable ou non ; l’important c’est que, tout récemment encore, il a connu la joie de serrer contre lui le corps d’une belle inconnue en se disant qu’il lui ferait l’amour sous peu. Quand me suis-je retrouvé pour la dernière fois avec une belle inconnue – courant libres et insouciants sur la plage, main dans la main, s’embrassant sauvagement, s’arrachant les vêtements, plongeant nus dans les vagues, se jetant corps contre corps (A dire vrai il ne s’est jamais adonné à ce genre d’activité, mais il tient à aller jusqu’au bout de son idée.) De nos jours, on ne sait plus faire l’amour, on ne sait faire qu’attention. Attention au sida, attention à la grossesse, attention surtout au plaisir de votre partenaire : les femmes ne veulent plus s’envoler avec vous au septième ciel, non, elles veulent que vous suiviez un stage de six semaines en stimulation clitoridienne, après quoi, ayant rédigé votre mémoire et vous sentant prêt à passer l’examen, elles vous annoncent qu’elles aiment autant faire ça avec une femme(Cela non plus, Sean ne l’a jamais vécu, mais il est emporté par ses propres effets rhétoriques.) Ah, Hal. Le veinard. Le veinard, d’avoir trouvé une fille si simple et si douce à épouser.
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le_Bisonle_Bison13 avril 2017
La vocation littéraire est à ses yeux la plus élevée de toutes : elle avait vibré en lui autrefois, quand, adolescent boutonneux au lycée de Los Angeles nord, il avait dévoré le canon américain depuis Melville jusqu’à Carver, sûr de les surpasser tous un jour… Et qui sait ? Se dit-il maintenant, amer. J’y serais peut-être arrivé, si la guerre n’avait pas bousillé mon amour-propre… Les vétérans du Vietnam étaient des anti-héros, méprisés et rejetés par leurs pairs. Après son retour au « monde », Brian avait connu une année de désarroi absolu au cours de laquelle il avait roulé en jeep de la Californie jusqu’au Yucatan, embarquant en chemin une minable hippie défoncée à la marie-jeanne. Il avait commencé à fumer avec elle et, l’ayant bêtement mise enceinte dans un motel de Chihuahua grouillant de cafards, s’était résigné à l’épouser et à passer le reste de sa vie avec elle au Mexique.
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le_Bisonle_Bison31 mai 2017
Qu’est-ce que je cherchais encore merde, ah oui le sirop d’érable : tout au fond du réfrigérateur, Sean aperçoit un gracieux petit flacon de sirop d’érable du Vermont, cadeau de cette brillante romancière rousse – Lizzy ? Zoé ? – je suis sûr qu’il y avait un z dans son nom – qui, venue à l’université il y a deux trois ans, ayant donné une brillante lecture et l’ayant accompagné chez lui après, attiré par son nom et sa célébrité sinon par, bon, passons, lui avait fait une fellation merveilleuse à la lumière des bougies en refusant de le laisser réciproquer de quelque façon que ce soit, il ne sait plus pourquoi, peut-être avait-elle ses règles ou alors un petit ami, toujours est-il que le lendemain matin elle lui avait fait des crêpes et s’était scandalisée de ne pas trouver dans sa maison la moindre goutte de sirop d’érable.
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le_Bisonle_Bison05 avril 2017
il vérifie la liste d’ingrédients pour sa propre contribution au repas. De l’ananas frais (il l’a acheté en boîte), des fraises fraichement cueillies (il les a acheté surgelées), un demi-litre de rhum, un demi-litre de jus de citron, un tiers de litre de jus d’orange, un quart de litre de grenadine, deux bouteilles de cognac et deux litres de Canada Dry. Il a envie qu’à la fin de la soirée tous ses invités sans exception soient imbibés – même Beth la vertueuse, Beth l’abstinente – et rien ne vaut le punch pour la consommation involontaire de grandes quantités d’alcool.
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