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ISBN : 2370560029
Éditeur : Super 8 éditions (21/08/2014)

Note moyenne : 2.87/5 (sur 113 notes)
Résumé :
Construit en 1875 à New York dans les profondeurs d'une ancienne mine de grès, l'hôpital Brinkvale renferme les criminels les plus extrêmes : trop dangereux pour l'asile, trop déséquilibrés pour la prison. C'est là que Zachary Talylor, thérapeute, doit analyser la personnalité de Martin Grace, afin de déterminer si celui-ci est suffisamment sain d'esprit pour répondre pénalement des crimes dont on l'accuse. Soupçonné de douze homicides, Grace a annoncé à chaque fois... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  11 septembre 2014
Oh, que je suis en colère !
Comment peut-on écrire 400 pages d'un roman palpitant, légèrement angoissant et qui va à 100 à l'heure et le terminer par une fin sans queue ni tête qui tombe complètement à plat ?
Le début s'annonçait plus que prometteur : en compagnie d'un jeune homme art-thérapeute de profession, on était tout de suite immergé dans les entrailles d'un institut psychiatrique creusé au coeur d'une ancienne carrière de grès, dans le but d'évaluer l'état d'un homme aveugle, soupçonné d'avoir massacré une douzaine de personnes.
Franchement, moi, ça me faisait carrément vibrer une histoire pareille, d'autant que très vite, des rebondissements se produisent et qu'on a envie d'en savoir toujours un peu plus.
Sans compter que l'ambiance de l'institut psychiatrique est vraiment glauque à souhait.
Je ne donnerais aucun détails concrets, mais une fois le roman fini, la plupart des trucs annoncés ne tiennent plus la route, et l'intrigue secondaire, ayant un rapport avec la vie personnelle du héros, ne connaît même pas de fin, alors qu'on a couru et tremblé avec lui pendant 400 pages...et tout ça pour rien !
Donc, je suis plus que déçue et franchement ce n'est rien de le dire !


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Foxfire
  24 mars 2015
Lorsque je m'attaque à un thriller, j'attends un récit accrocheur et addictif qui me prend au piège d'un suspense tel que devoir interrompre sa lecture est pénible, j'attends une histoire qui me retourne le cerveau et me vrille les nerfs. Avec "Chambre 507" J.C Hutchins et Jordan Weisman remplissent parfaitement le contrat. Et de belle façon ! Tout au long de ces quelques 400 pages qui tournaient toutes seules, j'ai été tenue en haleine.
A travers une intrigue alambiquée (peut-être un petit poil trop) mais rondement menée, les auteurs tissent une histoire à tiroirs à la mécanique bien huilée et font preuve d'une grande habileté narrative.
Le point de départ du thérapeute (ici un art-thérapeute, ce qui est une magnifique idée) confronté à un psychopathe dans une institution psychiatrique pouvait laisser présager un thriller psychologique à la Thomas Harris. Même si cet aspect psychologique n'est pas complètement absent du récit, "chambre 507" propose un traitement totalement différent. On n'est donc pas ici dans le registre du thriller psychologique mais bien dans celui d'un thriller purement ludique.
Les entretiens entre le thérapeute, Zachary, et son patient, Martin Grace, sont d'ailleurs très peu nombreux. Cela a dû frustrer certains lecteurs. Je trouve, au contraire, ce choix très judicieux. La rareté de ces confrontations accentue leur intensité, jusqu'à susciter une véritable angoisse.
Le roman ne bascule jamais vraiment explicitement dans le fantastique. le surnaturel y est disséminé par petites touches subtiles de plus en plus inquiétantes. D'ailleurs cet élément fantastique n'est jamais avéré et sa véracité toujours laissée dans le doute. Zachary est-il en train de sombrer dans la folie ?
Le thème de la peur est habilement développé. Et les passages où la peur semble être une entité vivante, tangible, s'insinuant physiquement et mentalement en Zachary m'ont un peu rappelé Stephen King.
Les auteurs assaisonnent leur diabolique intrigue avec ça et là divers ingrédients, espionnage, terreur pure, humour..., qui permettent de dynamiser encore plus le récit.
La fin assez ouverte, qui laisse libre cours à l'interprétation du lecteur, a certainement laissé nombre de lecteurs sur leur faim. Pour ma part, je la trouve très réussie. Je pense même qu'il n'y avait pas de meilleure façon de conclure ce récit. Plutôt que de pondre une fin calibrée qui aurait pu être déceptive, les auteurs préfèrent laisser planer le doute (ce qui est cohérent avec le reste du récit) et le lecteur est laissé seul avec d'un côté ses angoisses irrationnelles et de l'autre sa raison pour tenter de se faire une idée.
Challenge Variété 18 (catégorie "un livre dont le titre contient un nombre")
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gruz
  30 août 2014
Vous avez peur du noir et des environnements hospitaliers ? Votre séjour dans la Chambre 507 risque donc bien de vous marquer durablement.
Les deux compères J.C. Hutchins et Jordan Weisman nous ont concocté un thriller d'une rare paranoïa, admirablement bien construit et qui va vous faire douter de tout, y compris de vous.
Le roman débute un peu sur le mode du Silence des agneaux, avec un aveugle enfermé en hôpital psy dans le rôle d'Hannibal et un art-thérapeute à la place de Clarice Starling. Les échanges entre le patient et son thérapeute sont en effet particulièrement réussis.
Mais très vite, Chambre 507 bascule dans une autre dimension, vous plongeant dans l'antichambre de la folie en vous enfermant dans le cagibi accompagné de vos pires terreurs.
Tout au long de cette histoire, ce thriller filtre avec le fantastique. Réalité ou non ? Vous allez vous poser mille questions et douter effectivement de tout.
Car le doute est l'un des sujets principaux de ce thriller machiavélique. Doutes sur la culpabilité des protagonistes, doutes sur ce que perçoit le personnage principal, doutes sur la matérialité des faits. Chaque lecteur y verra midi à sa porte.
Les deux auteurs jouent (se jouent) admirablement avec nous (de nous) à travers ce récit, éclairant tout à tour chaque alvéole de la cellule, pour ensuite la replonger brusquement dans les ténèbres.
Voilà l'autre thème principal du roman : la peur du noir (ou nyctophobie). le personnage principal en souffre, et vous risquez d'en éprouver également les symptômes au sortir de cette lecture. Il est rare de ressentir une peur aussi palpable durant des scènes de roman. Oui, Chambre 507 fout les pétoches parfois, tout en suggestion, sans jamais en faire des caisses.
Cette ambiance pesante tout au long du récit, de la cave au grenier, rend ce thriller tout bonnement impossible à lâcher. Et ce n'est clairement pas l'écriture d'excellente facture qui freinera cet engouement.
Et puis il y a cette fin. Elle va faire parler dans les chaumières, cette fin. le genre de final à vouloir se retrouver entre potes pour en discuter longuement. Une chose est certaine, tout le monde ne réagira pas de la même manière à cette conclusion.
Comme quoi, il est encore possible d'enthousiasmer avec une recette pourtant connue. Chambre 507 en est une preuve anxiogène, mais éclatante.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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InMyBookWorld
  22 juin 2015
Les avis sur ce roman sont assez mitigés, du peu que j'ai pu voir en survolant rapidement sur Goodreads les notes. Et je ne comprends pas pourquoi. J'ai accroché immédiatement avec le style des auteurs, avec le héro, les personnages secondaires, et j'ai été complètement emportée dans l'histoire à en rêver la nuit ! Vous l'aurez compris, c'est un coup de coeur encore une fois pour une publication Super 8 éditions, décidément, je suis archi fan ! Et en plus, une lecture partagée avec ma binôme, la seule et l'unique Férilou, le top quoi !
Le style est super agréable à lire, entrainant et pas barbant du tout. On est dans la tête du héro et on se laisse porter par ses mots, par son humour et son sens de la répartie.
On découvre son lieu de travail et là je dois dire que je suis archi fan de ce genre d'endroit complètement glauque, un hôpital psychiatrique en sous-sol, avec des histoires flippantes, des histoires de fantômes etc. Déjà le lieu me plaisait d'entrée.
Nous rencontrons les collègues de Zachary, Z pour les intimes, sa famille, et je suis encore une fois charmée. Les personnages sont tous super intéressants, chacun ayant sa particularité pour le rendre inoubliable, le rendre réel et attachant à nos yeux. Que ce soit la collègue de nuit, ou bien le gardien chargé de la sécurité de la chambre 507, ou encore le mec de l'entretien, même un personnage qu'on ne voit pas mais dont on entend parler reste dans nos souvenirs. Et la famille de Z n'y échappe pas. Son frère, sorte de yamakasi toujours à la recherche du frisson, mais aussi du petit truc qui fera la différence et le rendra célèbre nous offrant des mots et des expressions complètement délurés, son humour, sa loyauté envers son frère, la relation qu'ils entretiennent tous les deux, est belle et attendrissante. Ce sont des frangins, des vrais. Il y a aussi la "chérie" de Z, sa "déesse geek". Elle aussi est inoubliable à sa façon d'aimer Z, de le soutenir, d'être là pour lui. Il y a beaucoup d'amour entre ces trois-là, et pas mal de petites chamailleries qui font sourire.
Z est un jeune homme qui traine derrière lui des casseroles, dont certaines ne le rendent pas fier. Nyctalope, il a une peur maladive, mais une vraie peur à en s'évanouir, du noir. Et malgré cela, il est d'un courage sans faille, de toutes façons, c'est bien connu, il n'y a pas de courage sans peur. Il croit en ses patients, il sait qu'il peut les aider, et il fait tout pour.
Et puis, comment parler de ces personnages sans évoquer peut-être le plus important, celui par qui tout arrive : Martin Grace. Quelle énigme, quel homme troublant et effrayant ! Et pourtant...
Je pourrais continuer longtemps sur les personnages, même les plus "petits" tant ils ont ce petits trucs qui fait la différence.
Ce que j'ai le plus aimé c'est cette impression de folie qu'on a tout au long du roman. On oscille entre rêves ou plutôt devrais-je dire cauchemars, et réalité, sans pouvoir deviner parfois ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. On est emporté dans ce tourbillon de folie et de noirceur, et nos pires cauchemars prennent forme devant nous. On frissonne et on ne sait plus quoi croire.
La tension est là dès le début, dès que notre héros apprend qu'il va devoir s'occuper de Martin Grace, cet homme accusé de plus de 10 meurtres, des meurtres abominables, cet homme qu'on dit cruel et vicieux. On tremble avec Z quand on découvre les meurtres dont Grace est accusé, et puis on tremble quand on entre dans cette chambre 507, on tremble de se retrouver devant cet homme qui a perdu la vue mais qui semble voir au-delà du possible.
Les mystères apparaissent, et créent une tension, une envie de tourner les pages. Certaines questions resteront sans réponses, et rien que pour ça, j'adorerais que les auteurs nous offrent une suite. Car avec cette fin, on ne sait finalement pas trop quoi penser, mais c'est à l'image du récit dans son intégralité : ce flou entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, cette sensation un peu dérangeante qu'il y a quelque chose, mais que peut-être on l'a imaginé.
Je veux retourner à Brinkvale, retrouver Z dans une autre aventure, comprendre enfin ce qu'il s'est passé, mais surtout pourquoi, quand il était petit. Mais surtout, j'ai envie de retrouver cette ambiance complètement glauque à vous faire froid dans le dos, et tous ces personnages que j'ai adoré !
En bref, un coup de coeur pour ce roman dont j'ai aimé chaque passage, c'est sombre, déstabilisant, ça fait froid dans le dos, et pourtant on en redemande ^^
Lien : http://www.inmybookworld.com..
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NathalieAtom
  27 septembre 2014
Ce qui fait le succès d'un roman, c'est, en partie, le volume d'encre qu'il fait couler après sa sortie. Certains en produisent des hectolitres pouvant remplir des fûts de bière à Munich tandis que d'autres transpirent péniblement quelques gouttes délavées.
Chambre 507, sorti le mois dernier aux Éditions Super 8, n'en est pas encore une source inépuisable mais, à mon humble avis, est en passe de le devenir.
Preuve en est les avis complètement divergents surfant sur la toile. J'ajoute mes quelques gouttes d'encre afin d'alimenter ce ru et je m'explique :
Sans conteste, Chambre 507 fait partie de ces romans qui attirent le lectorat. Un hôpital psychiatrique en toile de fond, un tueur en série aveugle, un jeune art-thérapeute combattant ses propres démons...autant dire que la quatrième de couverture en a séduit et en séduira plus d'un, tout bon amateur de thriller étant, à mon avis, attiré par les romans se déroulant dans une chambre capitonnée autant qu'une mouche par un ruban collant.
En ce qui me concerne, je n'ai pas eu le temps de battre des ailes et ai foncé dans le piège aveuglément, et ma foi...me voilà fort partagée...
Partagée par le talent d'écriture à quatre mains et deux cerveaux de messieurs Hutchins et Weisman et un certain ennui que j'ai ressenti pendant ma lecture.
Partagée par une histoire mi figue mi raisin, qui ne fait pas débarquer à la destination promise et les étapes surprises flirtant avec le fantastique.
Partagée par un manque de frisson malgré un décor propice à la tension et une fin faisant polémique qui, pourtant, a donné tout son intérêt et son originalité à ce récit.
Partagée, donc. Entre un manque de plaisir évident mais une (fin) non conventionnelle que j'ai beaucoup aimée et qui risque de faire couler un peu, voir beaucoup d'encre...

Lien : http://sous-les-paves-la-pag..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 août 2014
Comme le basket-ball – une forme d’art en soi, qui à mon avis relève davantage de la danse que du sport –, l’art-thérapie a ses règles. Il existe des tactiques pour percer une défense efficace, et ces méthodes sont les pierres angulaires des séances. Afficher une attitude calme et sans jugement. Demander au patient de dessiner un arbre ou une famille, ou une personne… L’amener à commenter son dessin, à réfléchir à ce qu’il a couché sur le papier et à ce que cela peut représenter. Armé de ces techniques… et de suffisamment d’éléments de contexte… on peut lentement le guider vers la compréhension. Et la compréhension engendre la vision. La vision engendre la révélation. La révélation engendre des avancées décisives.
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rkhettaouirkhettaoui   23 août 2014
L’inspiration était insistante et je l’ai laissée faire, comme toujours, sans réfléchir, remplissant à présent l’espace blanc sous les paupières… oui, encore plus, me chuchotait le picotement… et voilà que le noir jaillissait de ses canaux lacrymaux pour se déverser sur les pommettes, giclant et gargouillant comme du pétrole brut, gris foncé, puis plus sombre, non, noir, encore plus noir, où sont mes pinceaux, où est mon encre de Chine, il faut que ce soit plus noir…
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rkhettaouirkhettaoui   23 août 2014
Les gens qui ont l’âge de mon père s’imaginent que je suis une bête en technologie parce que je suis capable d’utiliser un ordinateur et un téléphone portable en ayant l’air de savoir ce que je fais. Mais c’est faux. Je suis un homme de l’analogique, moi. J’apprécie la tangibilité de ce que l’on fait sans passer par une souris : l’odeur poudrée des rognures de crayon, l’éclat de la peinture sur une toile. Je préfère un coup de fil à un message sur Facebook, une carte postale qui a mis une semaine à arriver à un mail instantané.
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rkhettaouirkhettaoui   23 août 2014
Les thérapeutes doivent être réactifs, capables de s’adapter et d’improviser. L’interaction entre thérapeute et patient – tout comme les productions artistiques de ce dernier – doit être aussi unique que l’individu traité. Malheureusement, l’aveugle qui m’attendait à la cave était tellement « unique » qu’il occupait une région de la psychologie à lui tout seul.
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rkhettaouirkhettaoui   23 août 2014
Elle, mon ancre et ma voilure, l’autre moitié de mes battements de cœur. Elle qui me relie à la terre, m’électrise, m’excite, me stupéfie par son intelligence et son talent ; l’aimer est la chose la plus facile que j’aie jamais faite… c’est sans effort, c’est naturel – tellement vrai. Toujours là pour moi, ma pom-pom girl, mon coach, ma coéquipière, ma parfaite compagne.
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