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Christiane Armandet (Traducteur)Anne Bruneau (Traducteur)
EAN : 9782070408610
440 pages
Éditeur : Gallimard (23/03/2000)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Frances Farthingoe s'ennuie.
Elle se sent délaissée par ce mari qui passe ses journées devant son ordinateur ses nuits à observer les animaux au fond des bois. Elle décide d'organiser une fête somptueuse dans son manoir d'Oxford et y convie ses amis les plus chers : Rachel et Thomas Arkwright, qui n'ont plus rien à se dire depuis longtemps, Mary et Bill Lutchins, tendrement unis dans leur passion pour la nature, Martin Ursula Knox, le couple au bonheur insole... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  25 août 2014
Qu'est ce qui fait qu'un couple fonctionne ?
L'amour qui subsiste même au bout de vingt ou trente ans de vie commune ? Une forme d'adaptation aux habitudes de chacun ? Une tolérance absolue aux défauts de l'autre ? La résignation et l'acceptation d'une vie qui ne nous convient que moyennement ? Ou alors l'exaltation des petits plaisirs cachés que chacun s'accorde ?
Angela Huth sait nous rendre attachants les personnages les plus antipathiques au départ.
Grâce à son écriture pleine de tendresse et de respect envers chacun de ses personnages, nous nous sentons pleins d'empathie pour ces hommes et ces femmes qui aspirent à une vie agréable, sereine, pleine de fantaisie, mais qui tous se sentent englués dans un quotidien morne, comme des insectes pris au piège d'une toile d'araignée et qui voient au loin, la lumière et les plaisirs de la vie qui ne sont plus à leur portée.
Le roman débute par l'arrivée chez plusieurs couples d'une invitation pour un bal qui aura lieu dans quelques mois et c'est ce même bal qui clôt le roman.
Pendant quelques mois, nous suivons plusieurs couples, qui travaillent, qui sortent dîner avec des amis, qui élèvent plus ou moins facilement des enfants, qui font des emplettes, qui se consacrent à une passion ou une autre...Certains semblent parfaitement heureux de leur vie, d'autres pas du tout.
Ce roman décortique des vies sans jamais être ennuyeux, il nous dévoile des pans de vie, des espoirs, des désillusions, des chagrins et des joies avec subtilité et poésie.
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syannelle
  01 mai 2012
"Elle avait, depuis longtemps, appris à ne pas troubler les soirées de son mari par le récit de la banalité de ses propres journées.(...) Des millions de femmes, à la vie plus sinistre que la mienne, doivent survivre quotidiennement à ces expériences, s'était-elle dit. Mais elles ne pleurent pas. Pourquoi suis-je en train de pleurer?" (p.45)
Rachel et Thomas, un couple entre deux âges parmi d'autres dans cette histoire de sentiments humains comptée par Angela Huth. Il vivent ensemble depuis si longtemps qu'ils ne se rappellent plus la flamme du début, qu'ils vivent dans une horrible routine, un marasme quotidien.
Comme d'autres couples dans le texte que l'on suit au fur et à mesure de leur vie, ils vont recevoir l'invitation d'une amie pour passer une soirée chez elle. Contrairement à d'autres de ces couples, ils ne semblent pas heureux ensemble. Thomas est tiraillé par l'envie de partir, mais ne le peut décidément pas, et Rachel, comme le montre cet extrait, est prisonnière de sa vie, de son mari, de la peur de le déranger.
J'aime bien cette phrase car c'est l'une des plus sombres de ce livre. Il y en a des rayonnantes, mais celle-là me glace. Elle résume la déprime, l'ennui, l'austérité et la culpabilité d'une femme qui n'est pas si différente de moi que cela. Cela peut arriver de ne pas vouloir se confier, d'avoir peur de déranger, et aussi de se dire qu'il y a toujours plus malheureux que soi. Soit. Mais il y a aussi toujours quelqu'un de plus heureux également. Il n'y a pas de mal à confier son malaise, et cette phrase me met mal à l'aise car elle me touche.
Martin et Ursula. Un autre couple.
"Même après seize ans de mariage avec une femme qu'on aime profondément, avec laquelle on partage enfants, maison, proximité quotidienne, on ignore quatre-vingt-dix pour cent de ce qui lui traverse l'esprit. (...) On devait simplement espérer qu'à l'intérieur tout allait bien." (p.151)
Martin et Ursula semblent s'aimer malgré leurs années de mariage, malgré le temps, ce qui veut dire que c'est possible? Ralph, un ami proche du couple, est amoureux d'Ursula, mais d'un amour non réciproque ni partagé. On se demande comment le mari, Martin en l'occurrence, accepte cet ami vénéneux dans son entourage proche quotidiennement. Comment fait-il pour ne pas être jaloux à en crever? Moi, je serais jalouse à en crever. Enfin, encore une problématique de couple.
Il y a aussi Bill et Mary, le couple le plus âgé, et pour ma part, le plus touchant.
Un jour, Bill se demande: "Balzac a posé une très bonne question: un homme peut-il éternellement désirer sa femme? (...) Oui, définitivement oui." (p.136)
Quelle étonnante réponse. Pour ma part, je pense que le désir ne peut pas être éternellement le même mais qu'il change et ainsi peut vivre éternellement. Donc je suis d'accord. On change, on vieillit, on aime et on déteste, on aime et on hais tour à tour, mais au final, on vit. Et ce couple est étonnant malgré son âge, ils sont juste attachants. On dirait que l'un et l'autre savent s'écouter et dire ce qu'ils ont à dire, simplement.
Et en même temps, on ne sait pas pourquoi entre eux ça marche et pas avec d'autres. Pourquoi avec eux ça marche, qu'est ce qui fait qu'ils s'aiment encore, au delà de l'amour physique et de la passion?
Je n'ai pas encore lu la soirée d'invitation elle-même, qui ne comporte que quelques pages. La plus grande partie du livre se focalise sur les couples et leurs sentiments respectifs, sur leurs émotions, et je dois dire que la manière de décrire ces dernières est très fine, précise et réussie. Ce livre ne part pas à cent à l'heure, n'a pas un rythme rapide, mais s'attelle à pénétrer dans la relation de couple de chaque personnages, dans leur vécu au jour le jour. J'imagine que la soirée finale va bouleverser leurs vies d'une manière ou d'une autre. Je vous tiendrai au courant. Un livre qui fait assurément réfléchir en tout cas...
...
Le repas a finalement eut lieu. Nos couples se sont retrouvés. Il y a eu des surprises, comme pour Thomas, qui après avoir avoué son amour à Rosie, et s'être rendu compte de l'impossibilité d'une telle relation, a finalement décidé qu'il resterait avec Rachel, sa femme.
Cette dernière, contre toute attente, à trouvé en Ralph, le célibataire impénitent, un être avec qui tout partager, y compris ses désirs les plus enfouis. Ainsi, le bal des surprise se referme sur la joie de certains qui trouvent chaussure à leur pieds.
D'autres repartent à leur routine quotidienne.
Mary se retrouve seule, car Bill son mari s'est éteint quelques temps avant, la laissant, là aussi contre toute attente, étrangement sereine.
Ursula et Martin restent fidèles à eux-même.
Un livre qui retrace la profondeur du sentiment de solitude qui peut étreindre chacun d'entre nous, mais aussi la force des liens d'entraide. Par dessus tout, chaque destin s'écrit au fur et à mesure des jours qui passent. Certaines choses changent, des sentiments d'amour se transforment mais restent présents.
J'aime la douceur de la langue d'Angela Huth, et viens de me commander un autre de ses livres, que je commenterai sans doute largement un jour prochain.
Bonne lecture à toutes et tous!
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diablotin0
  05 mars 2017
Angela Huth nous fait découvrir des tranches de vie de plusieurs couples . On découvre alors à travers ces couples les liens conjugaux que je qualifierais de ternes, voir tristes. Ce n'est pas ici, que l'image du couple va redorer son blason. Certains personnages sont attachants. Ainsi Rachel m'a émue et Rosie me plait bien.
J'ai eu parfois un peu de mal à m'y retrouver, on passe d'un couple à l'autre et il n'est pas toujours facile de resituer l'histoire. La dernière partie du livre est celle que j'ai préférée mais je n'ai pas eu un coup de coeur, loin s'en faut.
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mumuboc
  16 avril 2020
"Même après seize ans de mariage avec une femme qu'on aime profondément, avec laquelle on partage enfants, maison, proximité quotidienne, on ignore quatre-vingt-dix pour cent de ce qui lui traverse l'esprit. (p125)"
Je le dis et je me répète peut-être (sûrement) j'adore la littérature anglaise et ce roman le confirme. J'ai découvert Angela Huth avec Valse hésitation que j'avais beaucoup aimé et je me suis aperçue en rangeant mes étagères que j'avais déjà un exemplaire de ce roman mais dans une autre édition, tout aussi charmante comme quoi je voulais vraiment découvrir cette invitation.
Oxford - Angela Huth nous invite à observer plusieurs couples aux vies très différentes même si les apparences sont souvent trompeuses. Certains s'aiment presque insolemment, d'autres profondément depuis de longues années, d'autres se masquent, se trompent et puis il y a, au milieu de tout cela,  les célibataires comme Ralph et Rosie (que j'ai particulièrement aimée).
Que de justesse dans l'observation des couples, des ressentis de chacun des personnages. L'auteure nous offre un éventail des sentiments de chacun, de façon très délicate mais que je trouve très vraie. C'est finement observé et même analysé, les ambitions oubliées, déçues, les routines qui s'installent, les regards ou les gestes qui s'habituent ou ne se voient plus et tout cela dans le charme de ces cottages anglais, dans cette ambiance si particulière faite à la fois de conventions mais aussi de libertés.
Je n'ai pu m'empêcher de retrouver un style à la manière de Virginia Woolf en particulier dans l'attitude de Frances, sorte de Mrs Dalloway qui se prépare à l'organisation de sa réception mais également avec l'évocation d'Un lieu à soi dans l'importance d'avoir une pièce, un domaine, un univers pour une femme dans lequel elle peut s'épanouir.
C'est un roman très féminin mais aussi féministe car les femmes sont souvent décrites comme coincées dans une vie familiale, leurs obligations ménagères, frustrées parfois de ne pas avoir le sentiment d'exister ou seulement à travers leur famille, enfants ou époux. Les hommes sont soit assez volages, inconstants, absents, radins.
"Elle devait se libérer l'esprit, complètement, des inépuisables listes de courses pour le dîner ou de vêtements à porter à la blanchisserie, et se donner, un moment, l'illusion d'être aussi libre que n'importe quel homme de se concentrer uniquement sur son travail. (p126)"
Chacun a son jardin secret comme une chambre pour refuge, des pensées intimes qui tourmentent comme celles de savoir comment son conjoint se débrouillera si c'est elle qui part la première, les préoccupations matérielles d'organisation pour que tout soit parfait, l'envie pour une autre d'exister à travers le regard d'un autre quand son propre époux ne la voit pas ou plus etc....
C'est une sorte de roman choral où à partir de la réception des invitations pour la fête organisée par Frances et Toby jusqu'à son déroulement nous suivons chacun et chacune, avec des petits événements, révélations qui vont peu à peu se rejoindre et trouver lors de la réception un aboutissement parfois surprenant.
La lecture de ce livre peut déplaire à certain(e)s car il n'y a pas vraiment d'action, c'est la peinture de la vie conjugale après quelques années, des sortes de tableaux de la vie de couples peints par petites touches. C'est à la fois cynique mais aussi tendre, rien de forcément optimiste ou pessimiste,  simplement le constat de l'usure du temps, de l'emprise parfois d'un des deux sans que l'autre ne s'en plaigne ouvertement. On retrouve tout le flegme anglais, la distance prise par rapport aux événements, aux habitudes prises dans les couples, sans cri, sans heurt.
Si vous avez été marié(e) vous retrouverez des situations vécues, des ressentis pas toujours avoués, par contre si vous n'êtes pas marié(e) cela vous donnera pas forcément l'envie de franchir le pas mais Angela Huth laisse malgré tout la porte ouverte au bonheur conjugal avec Ursula et Martin ou Mary et Bill.
L'écriture est très agréable à la fois légère et teintée parfois d'humour, un brin sarcastique, sans complaisance mais jamais agressive ni méchante. C'est une sorte de petit bonbon à la fois sucré et acidulé que l'on déguste en se remémorant ses propres souvenirs.
J'ai passé un délicieux moment à me promener dans la campagne "Oxfordienne", je me suis invitée dans les vies conjugales des couples, leurs quêtes de l'amour, du bonheur, leurs mensonges. Chaque couple tente, comme pour Frances avec l'organisation parfaite de sa réception,  de se trouver dans leur vie conjugale, à rester soi tout en vivant à deux.
Je me suis empressée d'aller voir si je n'avais pas d'autres romans d'Angela Huth sur mes étagères et j'ai trouvé (oh joie) Un fils extraordinaire que je lirai dans quelques temps, quand j'aurai besoin du charme "so british" de cette littérature.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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MissG
  21 juin 2015
J'ai entendu quelques bons échos concernant Angela Huth, je me suis donc décidée à découvrir cette auteur et à juger par moi-même, mon choix s'est porté par le plus grand des hasards sur "L'invitation à la vie conjugale".
En lisant la quatrième de couverture, je m'attendais à un roman un peu cynique sur le mariage, où des couples tombés dans la routine et l'ennui allaient mettre à profit la grande fête organisée par Frances Farthingoe pour se délasser et faire tomber les masques.
Bref, je m'attendais à quelque chose de mordant et au final je me suis ennuyée pendant ma lecture à peu près autant que les personnages dans leur vie.
Certes, la vision du mariage qui est dépeinte dans ce roman est loin d'être idyllique, mais alors à ce point ... disons que quand on lit ce roman et que l'on est déjà pas forcément partisan(e) de cette institution, on est carrément vacciné(e) en le refermant.
L'un des personnages féminins décrit d'ailleurs ainsi l'amour conjugal : "En fait, l'amour conjugal est quelque chose d'irrégulier, et comme ce serait ennuyeux si ce n'était pas le cas.", je suis bien d'accord que tout n'est pas toujours rose, sauf que c'est plutôt comique de faire penser cela à un personnage dont la vie conjugale n'est pas folichonne et qui pourtant s'ennuie et dans sa vie quotidienne et dans sa vie conjugale.
La plupart des femmes qui sont dépeintes dans ce roman auraient bien besoin de prendre quelques pilules du bonheur, elles ont tout : le mari avec une bonne situation, la maison, l'argent, la réussite sociale; pourtant elles ne sont pas satisfaites de leur vie et passent leur temps à se demander ce qu'elles pourraient bien en faire : reprendre un travail ou continuer à être "l'épouse de" ?
N'ayons pas peur des mots, elles sont dépressives et n'ont plus goût à rien : "En vérité, son ardeur pour tout travail, quel qu'il soit, s'était tarie. Et le conflit empirait : culpabilité devant une vie futile d'un côté, manque d'inspiration à propos de ce qu'elle pouvait faire de l'autre.".
Quant aux hommes, ils ne sont pas forcément mieux puisque soit ils trompent leur femme soit ils envient celle de leur ami, à l'image d'un Thomas qui est un véritable coeur d'artichaut et cherche à conquérir à peu près toutes les femmes qui croisent son chemin.
Heureusement qu'il y a le couple Luchtins, sinon c'était un tableau noir du mariage que dressait Angela Huth.
Les interactions et les liens entre les personnages ne sont pas trop mal, mais il m'a manqué quelque chose tout au long de ma lecture pour que je m'intéresse sincèrement à tous ces personnages.
Je n'ai pas apprécié les deux parties du roman qui sont trop disproportionnées, la première couvre plus des trois-quart du roman tandis que la deuxième tient en une centaine de pages.
Et puis j'aurais bien aimé que les masques tombent un peu plus que ça, car le soufflé redescend très vite au cours de la fête : pas de crêpage de chignons, pas de coups de feu, oui j'ai peut-être attendu un peu trop à lire une version moderne de "Gastby le magnifique", mais au final il n'y a ni faste ni grandeur, juste une fête lambda.
Le tout reste très conventionnel, trop, c'est très British : pas de vague, tout le monde prend les choses avec flegme et retenue.
Quant à l'analyse des relations conjugales entre des couples qui ne se comprennent plus ou n'ont plus rien à se dire, n'est pas Richard Yates qui veut et c'est bien loin de valoir le formidable "La fenêtre panoramique".
Au final, j'ai été peu convaincue par "L'invitation à la vie conjugale" d'Angela Huth, dans tous les sens du terme, et j'en suis arrivée à la conclusion que je n'ai peut-être pas choisi la meilleure oeuvre de cette auteur pour découvrir son univers et son style.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
NeigelineNeigeline   01 juillet 2010
- Balzac a posé une très bonne question : Un homme peut-il éternellement désirer sa femme ?
- Et qu'a t-il répondu ?
- Oui. Définitivement oui." Bill embrassa Mary sur le nez. "Je ne l'oublierai jamais. Cela m'a formidablement encouragé quand j'ai pensé à t'épouser. Il était très éloquent , le vieux Balzac, là-dessus. Il a dit qu'il était aussi absurde de dénier qu'un homme puisse aimer toujours la même femme que de croire qu'un musicien célèbre a besoin de plusieurs violonts pour jouer un morceau de musique. Je n'ai pas eu besoin d'un autre violon, pourrais-tu dire".
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oliviersavignatoliviersavignat   15 juin 2020
Cette soirée, pensa Frances, leur serait profitable à tous les deux, puis Toby s'éloignerait à nouveau. Dans son nouvel état d'esprit, (...), elle aspirait à faire cesser l'habitude qu'avait Toby de vivre à l'écart. Mais elle savait qu'elle n'y parviendrait jamais. De plus, dans le mariage, les marées changeantes sont plus saines que les eaux dormantes. Elle s'était donc résignée aux rencontres, séparations, rencontres, séparations, à cette invariable bascule. C'était leur façon de traiter le gouffre qui sépare toutes les âmes humaines et cela marchait très bien.
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kathykathy   08 juillet 2011
Elle s'était installée au milieu du chaos de la cuisine du nord d'Oxford (réfrigérateur ronronnant, gravures de Hockney, casseroles sales empilées dans l'évier qui attendaient qu'on s'occupe d'elles), et s'était absorbée dans des catalogues d'horticulture. Elle avait dégagé un espace pour son carnet de croquis et ses crayons, qui étaient cernés par une haie d'objets, semblaient à jamais réunis sur la table -deux pots de géraniums parfumés, un vase de lilas, une bouteille de jus de pomme fait à la maison, trois romans, un pot de marmelade d'orange sans sucre, un dauphin miniature, une écharpe aux couleurs de l'école et la lyre en strass, scintillante dans sa boîte ouverte. Ursula, en contemplant cette barrière exotique entre elle et le reste du monde, sourit : cela en disait long sur les occupants de la maison, pensait-elle, de même que toutes nos possessions tracent notre portrait. Ou devait-elle dire : nous trahissent?
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diablotin0diablotin0   05 mars 2017
Rachel regardait les autres maris et leurs épouses qui dansaient ensemble, sans passion, chacun seul avec ses soucis. C'était peut-être une habitude banale de la vie conjugale que de garder ses observations pour le trajet du retour à la maison.
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NeigelineNeigeline   01 juillet 2010
Rachel regardait les autres maris et leurs épouses qui dansaient ensemble, sans passion, chacun seul avec ses soucis. Tout comme eux, ils ne disaient rien. C'était peut-être une habitude banale de la vie conjugale que de garder ses observations pour le trajet du retour à la maison.
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Videos de Angela Huth (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Angela Huth
Bande annonce du film Trois anglaises en campagne (1998), adaptation du roman d'Angela Huth, paru en français sous le titre Les filles de Hallows Farm.
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