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Mathilde Treger (Autre)
ISBN : 2266202898
Éditeur : Pocket (04/03/2010)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Bienvenue à Pala, une île où l'Orient et l'Occident s'embrassent, où tout est pour le mieux dans le plus juste, le plus sage, le plus pacifique environnement qui soit. Utopie ? Soit. Mais pour Will Farnaby, journaliste et heureux naufragé, le rêve est bien réel. Communion des hommes et de la nature, paradis artificiels, méditation, sagesse, liberté, respect des ressources et des individus...

On la disait imaginaire : Pala s'ouvre à lui, bien réelle.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  06 novembre 2012
Quand on dit : le meilleur des mondes, on pense souvent à celui d’Aldous Huxley, bien qu’à y regarder de plus près, il ne soit pas « si meilleur que ça », si j’ose dire ; tant l’utopie s’est transformée en régime totalitaire chargé d’organiser le bonheur de tous, jusque et y compris contre leur gré…
Mais il y a l’île, Pala…symboliquement placée par Aldous Huxley entre Orient et Occident….
Will Farnaby, journaliste en même temps que représentant d’un grand groupe pétrolier, se retrouve naufragé sur l’île de Pala, une île sur laquelle se développe depuis cent-vingt ans une société « idéale » bâtie au milieu du XIXe siècle par la rencontre d’un médecin écossais et du Raja de l’île de tradition bouddhiste Mahayana. Une île adossée sur ce que les traditions orientales et occidentales comptent de meilleur….
Mais l’île est convoitée par l’état voisin, Rendang, « suppôt du capitalisme »...
Avec « Ile », dernier ouvrage d’Aldous Huxley publié de son vivant en 1962, l’auteur nous présente ce qu’il aura appelé par ailleurs « la troisième possibilité » ; en opposition totale avec « Le meilleur des mondes », comme une sorte de négatif photographique.
« Ile » présente en effet une société, certes repliée sur elle même et gérant de façon quasi autarcique ses propres ressources naturelles de façon à préserver l’environnement, mais néanmoins une société où les sciences et techniques sont au service de l’homme et non l’inverse dans une organisation décentralisée et collectiviste. Utopiste ? Certes oui, mais l’éternel pessimiste qu’est Huxley se garde bien d’ignorer la nature humaine profonde - dont la cupidité peut remettre en cause toute organisation altruiste - pour le final du roman autour de la découverte d’un gisement de pétrole…
Un ultime ouvrage - et pas le plus facile - d’un auteur qui, il y a bien longtemps, m’a fortement ébranlé dans mes certitudes d’adolescent.
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Tipee
  02 mai 2017
C'est un livre que j'ai eu du mal à lire, qui a eu du mal à me plaire, mais que je trouve très intéressant par certaines approches sur le fond.
Tout d'abord l'écriture d'Aldous Huxley est formidable. Une vraie écriture à l'anglaise qui vous transporte avec des mots techniques et précis. Mais premier défaut pour moi, [Nous sommes sur une île paradisiaque qui a changé son éducation, sa manière de vivre, de penser la « religion », qui s'est affranchi des grands modèles orientaux et occidentaux. Une île en pleine quiétude, malgré ses dirigeants non éduqués à la mode locale et plus porté vers ce qui fait la richesse capitalisme du monde.] je ne ressens pas la magie d'une telle île, un paradis sur terre. L'écriture est belle, mais hachée, elle n'a pas cette magie qu'aurait un René Depestre, un Jean Giono à décrire la nature. Nous avons donc un certain contraste entre l'écriture et son sujet idyllique.
Deuxièmement, le thème. Un journaliste occidental échoue sur cette île et est confronté à ce que j'ai expliqué entre crochets. Les approches psychologiques, philosophiques, religieuses de l'auteur nous emmènent très loin. Cela nous fait beaucoup réfléchir, peut-être trop par moments. Mais cela reste fondamentalement très intéressant et enrichissant. le style de l'écriture est d'ailleurs vraiment adapté à cela.
Troisièmement, les moyens mis en place. Pour mettre en place cette vie idyllique, le gouvernement local a dû s'employer. L'éducation est parfaite. Les enfants apprenant à réfléchir de façon différente des autres pays, avec un travail sur la philosophie du Moi et du monde autour dès les premières classes. Une spécialisation et un traitement des enfants selon les caractères, les facettes d'esprit et les potentiels qui est fait non pas pour exclure, mais donner une voie complémentaire à tout le monde. Pas de spécialisation prévue des activités, mais des jeunes sortant de l'école et pouvant faire n'importe quel travail utile à la communauté. Mais là où j'ai plus de mal, c'est comment l'auteur arrive à montrer ce qui est supérieur aux personnages. Pour s'élever et voir autrement, tous les habitants se droguent (pas souvent, cela est prescrit comme un traitement médical, mais bon il n'y a jamais de médecins quand les gens les utilisent). Cela permet de dépasser l'esprit, de vivre une expérience centenaire en quelques heures et de changer son regard au monde. Aldous Huxley n'a-t-il pas retransmis ici son amour pour la drogue et ses différents tests à des fins « philosophiques » ? Je trouve cela assez mal choisi dans ce livre. Dans une société occidentale, si prendre cette herbe permettrait d'avoir conscience de ce que l'on apprend par l'éducation palanaise ok. Mais cette société est tellement bien structurée sur le psychique, que je trouve étonnant que par la méditation, ces personnes n'arrivent pas à voir la même chose sans drogue. Je pense que c'est une incohérence entre les capacités des hommes de l'île et les moyens de fins.
C'est donc un livre qui m'a plu pour son approche psychologique, philosophique, religieuse qui est très intéressante. Mais qui m'a déçu par sa façon de traiter la nature dans l'écriture, mais aussi par la façon d'atteindre un « nirvana » et de s'ouvrir de manière différente au monde.
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Prudence
  22 janvier 2018
Étrange, très étrange roman. Il est à la fois intéressant mais me laisse une impression de bancalité, de fourre-tout, comme si Aldous Huxley avait voulu bourrer toutes ses consignes pour une société idéale et avait construit un roman autour mais juste pour présenter sa construction. Il y a très peu d'histoire et beaucoup de description de fonctionnement social, des habitudes, systèmes de soins, d'éducation, de travail etc.
Son approche est basée sur plusieurs civilisations, traditions de différentes régions du monde et découvertes scientifiques de l'époque.
Ce livre m'évoque plus un rêve philosophique, utopique, qu'un roman.
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cyberugo
  24 mai 2012
Quelle surprise que cette réédition d'une oeuvre de Huxley. L'auteur semble avoir prit le pendant de son "meilleur des mondes" avec ce qui semble être une utopie. On y trouve en effet les ingrédients du genre, avec un lieu isolé, une société développée selon une philosophie différente, un visiteur-narrateur en faisant la découverte.
Le récit en tant que tel et la description de cette société représentent en réalité un faible volume de l'ouvrage. Celui-ci est plutôt un lieu d'expression et de réflexion spirituelle pour l'auteur, où se mélangent de nombreuses discussions et réflexions des personnages principaux. L'ensemble est assez lourd et parfois indigeste, mais certains autres passages sont plus perméables et bien plus agréables à lire et à comprendre.
Au final, ce roman promet de belles idées, mais celles-ci sont noyées dans de longues pages assez longues à lire et qui rendent cette lecture beaucoup moins agréable que prévue.
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Maphil
  20 juin 2012
Will Farnaby, journaliste et agent secret d'un groupe pétrolier, fait naufrage sur les côtes de l'île interdite. Blessé, il y est accueilli et prend contact avec la mère du Rajah encore mineur, en vue de l'octroi d'une concession pétrolière. Il étudie la civilisation et la philosophie de l'île soigneusement fermée au progrès de l'Occident et où un mélange de sagesse bouddhique, de rationalisme, de physiologie et de chimie permet de réaliser une société humaine idéale où les privilégiés accèdent au dernier sommet de la félicité par l'absorption d'une drogue à base de champignons. Ce "yoga de l'amour" provoque une extase suprême. Will conquis refuse de continuer les négociations et après une nuit d'extase, il assiste à l'invasion de l'île par les troupes de l'île voisine conduite par le Rajah à la solde des pétroliers et qui anéantissent l'existence idéale en imposant le progrès moderne.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
TipeeTipee   30 avril 2017
- Vous aviez coutume de dire que j’étais comme une mouche. Un instant ici et puis, hop ! à des milles plus loin. Rien d’étonnant, que vous ne m’ayez jamais modelée.
- Mais vous m’avez si bien modelé ! assura-t-il. Si vous n’étiez pas venue me tirer les cheveux pour que je regarde le monde, si vous ne m’aviez pas aidé à le comprendre, que serais.je aujourd’hui ? Un pédant à œillères – en dépit de tout mon savoir. Heureusement, j’ai eu la sagesse de vous demander en mariage et, heureusement, vous avez eu la folie d’accepter, puis l’esprit et la finesse de faire du bon travail en moi. Après trente-sept années de pédagogie d’adulte, je suis presque un homme.
- Mais je suis toujours une mouche ! 
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lecassinlecassin   06 novembre 2012
Les armements, la dette universelle et l'obsolescence programmée sont les trois piliers de la prospérité occidentale. Si la guerre, le gaspillage, et les usuriers sont abolis, vous vous effondreriez.
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TipeeTipee   29 avril 2017
- Que vaut-il-mieux ? demanda Will à haute voix tandis qu’il suivait Vijaya à travers l’obscurité du temple vers l’éclat du soleil de midi. Que vaut-il mieux. Être né stupide dans une société intelligente, ou intelligent dans une société insensée ? 
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lecassinlecassin   07 novembre 2012
Lorsque nous forgeons un idéal, il nous est permis de tenir compte de nos désirs ; mais il nous faut écarter l'impossible. ARISTOTE
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laurent35laurent35   31 août 2017
on n'a pas le droit d'imposer sa propre tristesse aux autres. Et pas le droit, bien sûr de prétendre que l'on est pas triste. On n'a que le droit d'accepter sa douleur et ses absurdes tentatives de stoicisme
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Videos de Aldous Huxley (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aldous Huxley
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58814&motExact=0&motcle=&mode=AND
ALDOUS HUXLEY, LE PROPHÈTE OUBLIÉ et Michel Houellebecq en contrepoint
Jean-Claude Mary
Mal-être personnel et vive critique des comportements humains ont conduit Huxley vers une quête éthique et spirituelle incessante. Auteur d'un des livres les plus célèbres, le meilleur des Mondes, si son nom est aujourd'hui connu, le reste de son oeuvre est oublié. Pourtant, ses intuitions quant à l'évolution de la société furent prémonitoires. Comme Houllebecq, il avait compris que l'hégémonie de l'économisme et du divertissement présente tous les risques de désarroi des individus face à leur condition de mortels. L'un et l'autre ont en commun le souci premier du destin humain individuel et collectif auquel Huxley, à la différence de Houellebecq, donna une réponse religieuse.
Jean-Claude Mary, avec son expérience de professeur de sciences économiques et sociales, d'élu local pendant 20 ans, de militant écologiste, ne pouvait qu'apprécier un auteur qui, dès les années 20, avait compris le système économique et ses effets destructeurs.
Broché - format : 15,5 x 24 cm ISBN : 978-2-343-13976-0 ? 1 février 2018 ? 312 pages
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