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Jules Castier (Autre)
EAN : 9782266008464
312 pages
Éditeur : Pocket (30/11/-1)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Dans un extravagant manoir gothique du Sud californien, Jo Stoyte, dont la richesse dépasse l'entendement, vit entouré d'innombrables trésors artistiques.
Entre les attentions passionnées de sa maîtresse et les soins prodigués par l'inquiétant docteur Obispo, Jo Stoyte se sent peu à peu vieillir avec une terreur mortelle.
C'est dans cette étrange situation que fait soudainement irruption Jeremy Pordage. un universitaire anglais d'origine aristocratique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
domisylzen
  26 août 2016
Un roman de science-fiction sur le thème de l'immortalité. Slurp slurp ! Je m'en léchais déjà les babines.
J'avais déjà dû le lire dans les années quatre-vingt dix mais n'en gardais aucun souvenir. Et pour cause, ce roman se perd dans les méandres de son récit, tout y est embrouillé au maximum, beaucoup de blablas pour ne guère avancer. Vous arrivez à la page cent et vous vous demandez ce que vous faites là.
Jérémy Pordage arrive d'Angleterre dans le but de lire et de classer les nombreux livres que Jo Stoyte possède. Stoyte est un milliardaire américain obsédé par l'immortalité. Il possède une luxueuse et démesurée villa sur la côte ouest des Etats-Unis, est entouré de sa gouvernante, la très vibrante Virginia, et de l'énigmatique docteur Obispo.
Rien que pour aller de l'aéroport à la villa, vous avez déjà trente pages de passées avec des réflexions diverses et variées. Par exemple sur les noirs ou plutôt les nègres comme les appelle à plusieurs reprises Aldous Huxley, voici un extrait de l'une de ces phrases : Avec inquiétude, il se prit à se demander si, dans leur démocratique "Far West", on donnait une poignée de main au chauffeur - surtout si celui-ci se trouvait être un homme noir, simplement pour démontrer qu'on n'est pas de la race Elue, quand bien même le pays auquel on appartient se trouve avoir assumé le rôle de protecteur de l'indigène.
Bon je ne vous en raconte pas plus : vous n'aurez qu'à ne pas le lire.
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lecassin
  31 octobre 2012
Tout commence avec Jo Stoyte, un milliardaire mégalomane obsédé par la vie éternelle, et avec un médecin, son médecin , le pervers Dr Obispo . ils rencontrent le Comte de Gonister , un aristocrate ayant très largement dépassé les deux cents ans en ingérant quotidiennement des viscères de carpe dont il pratique l'élevage intensif . La méthode lui a si bien réussi que tel l'axolotl de Julian Huxley qui finit par redevenir salamandre, il a atteint le stade adulte de son développement… C'est un singe !
Un roman très anglais dans son allure aristo et déjantée… Mais un roman, publié en 1939, qui me semble avoir pris quelques rides (un comble)… Une structure et un style datés, une lecture malaisée, qui n'avance pas… En un mot : ce n'est pas mon préféré de l'auteur.
Bref, l'immortalité me paraît mieux traitée dans « le grand secret » de René Barjavel.
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Duluoz
  30 juin 2019
Ce n'est pas pour ses talents de romancier que l'on apprécieras ce livre d'Huxley, mais pour l'humanisme du penseur éclairé, et pour avoir été dans la lignée de Jules Verne, un visionnaire, qui aura su voir venir le transhumanisme.
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DANCADEN
  19 février 2019
Un bel exemple de l'opportunisme en chaine et de l'impossibilité d'oeuvrer pour la médecine sans de nombreux compromis. Triste sort pour l'amour et où " aimer " s'échange contre "subsister" par le plus vieux metier du monde (ou pas).
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
CalibanCaliban   24 février 2018
Je me suis souvent demandé pourquoi l'on s'est toujours moqué de l'obésité .Peut-être y a-t-il dans la graisse , quelque chose d'intrinsèquement mauvais . Par exemple, il n'y a pas un seul saint qui ait été gras, sauf, bien entendu, ce vieux Thomas d'Aquin, et je ne vois aucune raison pour supposer qu'il fût un saint véritable, un saint au sens populaire du mot, lequel se trouve être le sens vrai . Si Thomas d'Aquin est un saint, alors Vincent de Paul n'en est pas un . Et si Vincent de Paul est un saint---et il l'est manifestement---alors Thomas d'Aquin n'en est pas un . Et peut-être son énorme ventre a-t-il quelque trait à l'affaire . Qui sait ? Mais peu importe, tout cela n'est dit qu'incidemment .
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CalibanCaliban   28 février 2018
Aux premiers jours de la Révolution française, j'ai rempli de fureur les adhéren(t)s à tous les partis poitiquesen disant : "La Bastille est tombée ; vive la Bastille !" Quarante-trois ans se sont écoulés depuis qu'est advenu cet évènement singulièrement futile , et l'exactitude de mes prognostications a été démontrée par l'apparition de tyrannies nouvelles et la restauration des anciennes .C'est donc en toute confiance que je dis maintenant : "Les privilèges sont morts ; vivent les privilèges ! " Les masses humaines sont incapables d'émancipation , et trop ineptes pour diriger leurs propres destinées . Il faudra toujours que le gouvernement se fasse par des tyrans ou par des oligarques . L'opinion que j'ai de la Pairie et des grands propriétaires fonciers est excessivement peu flatteuse ; mais leur opinion d'eux-mêmes doit être encore plus mauvaise que la mienne . Ils croient, eux, que le droit de vote les privera de leur puissance et de leurs privilèges, alors que je suis sûr,quant à moi, qu'en faisant usage du peu même de prudence et de ruse dont les a dotés la parcimonieuse Nature, ils pourront aisément se maintenir dans la situation d'éminence qu'ils occupent à présent . Cela étant, que la racaille s'amuse à voter . Une élection, ce n'est rien de plus qu'une séance gratuite de guignol, offerte par les gouvernants afin de distraire l'attention des gouvernés .
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domisylzendomisylzen   26 août 2016
Les malades appartiennent à trois catégories : ceux qui s'imaginent être malades, mais ne le sont pas ; ceux qui sont malades et qui, de toute façon, se rétabliront ; ceux qui sont malades, et qui feraient mieux d'être morts.
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domisylzendomisylzen   22 juin 2016
Car, en tant qu'humains, nous sommes obsédés par le temps, nous sommes passionnément préoccupés de notre personnalité et de ces projections agrandies de notre personnalité, que nous appelons notre politique, nos idéals, nos religions.
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lecassinlecassin   31 octobre 2012
Tout avait été convenu par télégramme : Jeremy Pordage devait chercher des yeux un chauffeur « de couleur » vêtu d’un uniforme gris, avec un œillet à la boutonnière ; et le chauffeur de couleur devait chercher des yeux un Anglais entre deux âges tenant à la main les Œuvre Poétiques de Wordsworth. Malgré la foule qui encombrait la gare, ils se reconnurent sans difficulté.

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Videos de Aldous Huxley (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aldous Huxley
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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