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ISBN : 2264034076
Éditeur : 10-18 (01/11/2001)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 174 notes)
Résumé :
Par l'ingestion de mescaline, Aldous Huxley rejoint à son tour le paradis artificiel de Nerval et Baudelaire. Mais l'originalité de cette expérience tient à la volonté scientifique qui l'anime: en 1954, c'est sous contrôle médical que le romancier absorbe la drogue dans le but d'ouvrir, selon l'expression de William Blake, " les portes de la perception " et de " connaître, par l'intérieur, ce dont parlaient le visionnaire, le médium, et même le mystique, le miracle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
  02 avril 2016
Ouvrir les portes de la perception, certes, mais pour faire quoi ? Parce que c'est bien beau de se les voir ouvertes, les portes, mais si on est seul à les franchir ça peut risquer de virer malédiction très vite. Admettons que vous reveniez ensuite à notre réalité deux pixels, qu'est-ce que vous allez en faire de vos visions toutes écoutilles épanouies ? Comment allez-vous pouvoir supporter le reste de votre vie ? N'allez-vous pas vous mettre progressivement à douter de votre expérience ? Et vous dire que vous avez tout loupé : ce monde et l'autre ? Bien sûr, si vous êtes sages, vous ferez comme Aldous Huxley : vous bâtirez fièrement votre vie, vous vous instruirez des sagesses antiques, vous écrirez des livres et transmettrez votre savoir. Mais enfin, ceci n'est pas donné à la première larve venue.

J'en connais un d'ancien qui me racontait que la consommation de drogue ça peut être quelque chose qui prend la forme d'une initiation constructive si on fait ça bien, dans les règles de l'art. La transmission, vous connaissez ça, vous ? Vous savez ce que ça veut dire, vous ? Quelqu'un vous a-t-il jamais transmis quelque chose ? C'est rare, hein, on est d'accord. le gars qui te transmet quelque chose, dans la vie, tu n'as plus envie de le lâcher après, c'est une manne tombée du ciel, un don de la providence, c'est exceptionnel. Alors, quant à trouver quelqu'un qui te transmettra le savoir relatif à la consommation raisonnée et spirituelle des drogues, il va falloir lutter. Ton père, il t'a peut-être bien transmis l'idée qu'on pouvait devenir vieil ivrogne quand les choses vont pas comme il faut, mais le salaud aurait mieux fait de t'apprendre comment s'enivrer dans les règles de l'art –la préparation mentale, l'accueil physique, la gestion des doses.

Bref. Aldous Huxley n'est pas là pour nous faire la transmission. Voire, je pense qu'il souffrait du même manque que nous tous et qu'il a essayé, par les petits moyens de la prospection intellectuelle, de faire son picotin tout seul dans son coin. La mescaline est un alcaloïde actif du peyotl. Ingéré à dose convenable, elle modifie profondément la qualité du conscient. Slotkin, c'est un vieux de la vieille qui l'a bien étudiée –sans doute qu'il voulait s'en mettre un petit coup dans la cravate, comme on dit pour d'autres situations- et il a remarqué qu'elle ne semblait pas créer de dépendance accrue et qu'elle était moins toxique que toute autre substance pharmaceutique. Bref, le gros trip. Attention, le père Huxley qui prend de la mescaline, c'est pas pour aller faire la fête avec toto et nono. Il demande à des vieux cerbères de la science de lui poser des questions tout au long de son trip genre : comment tu ressens le temps ? l'espace ? qu'est-ce que tu vois ? c'est joli ? tu veux aller faire un petit tour ? Là, c'est vraiment génial parce qu'Aldous exprime ses sensations comme un petit enfant qui découvre le monde : la texture des pétales de fleurs, les couleurs irisées, la présence du fauteuil, la lumière qui tombe dessus, le caractère incongru d'une grosse automobile garée dans la rue, la profusion du temps. L'expérience de l'immortalité plus la volupté d'être quand même un être matériel. L'expérience du non-agir des philosophies orientales. Un genre de version de la joie spinoziste. Aldous par exemple, lorsqu'il regarde les plis de son pantalon sous mesca, ça lui inspire des pensées franchement jouasses :

« Voilà le genre de choses qu'il faudrait regarder. Des choses sans prétention, satisfaites d'être simplement elles-mêmes, suffisantes en leur réalité, ne jouant pas un rôle, n'essayant pas, d'une façon insensée, d' « y aller » seules, isolées du Corps-Dharma, en un défi luciférien à la grâce de Dieu. »

Aldous a fait son initiation en aval, s'instruisant des sagesses antiques, pour interpréter le plus précisément possible son expérience de consommation de mescaline. Si quelqu'un l'a guidé dans son trajet, ce sont des mecs qui connaissaient déjà tout ça, comme touchés par la science infuse, depuis des millénaires. Des morts dont il a intégrés tous les secrets mi-dits.

Les autres essais s'inscrivent dans le prolongement de cette recherche spirituelle. Pas à renier : Aldous ne fait pas partie de ces pauvres petits gars qui causent de spiritualité et de sagesses antiques pour nous aider à surmonter nos petits maux quotidiens, genre je m'entends pas avec mon conjoint, je voudrais devenir plus rigolo, j'aimerais avoir des amis plus sympas. Si on s'ouvre les portes de la perception, c'est pas pour aller s'asseoir dans un coin, ouvrir les pages blanches et essayer de recontacter les potes restés de l'autre côté pour savoir si leur raclette est bien bonne, parce qu'en ce mystique pays on se morfond que le fromage fondu ne soit pas à l'honneur. Au contraire, sors de ce corps !

« Tout épanouissement du moi personnel et séparé produit une diminution correspondante de la conscience de la réalité divine. »

Finalement, s'ouvrir les portes de la perception peut être possible à n'importe qui. Les substances, c'est pour catalyser la réaction d'intellection des plus lents d'entre nous. En vrai, l'expérience fondamentale qui permet de voir s'élargir les portes, c'est celle de la Solitude. Et ça, y a que les plus heureusement mal placés d'entre nous qui peuvent deviner de quoi ça cause. Plus un murmure, plus une ombre : le saut dans le vide.

Lien : http://colimasson.blogspot.f..
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TristanPichard
  30 octobre 2014
Outre le célèbre texte qui donne son nom à l'ouvrage, se retrouve réunis ici une vingtaine d'essais sur divers questions liées à la mystique, à la méditation, au pouvoir des mots, au progrès, bref à la philosophie de Huxley. Et même quelques poèmes. Tous sont des années 40 et montrent les préoccupations de l'auteur à cette période. On y découvre un homme d'une grande culture, au style remarquable et aux idées pour le moins novatrices cherchant à faire le lien entre orient et occident, bouddhisme zen et tradition chrétienne.
Certains textes sont passionnants, d'autres mes sont passés au-dessus de la tête ! Soit que le thème abordé ne m'ait pas fait frétiller plus que ça, soit qu'il nécessite la maîtrise de concepts religieux et philosophiques que je ne possède pas.
Les Portes de la perception, d'une soixantaine de page, est le plus abordable des textes mais reste assez peu représentatif du reste. Ceux qui cherche des délires psychédéliques en seront pour leur frais et abandonneront sans doute leur lecture très rapidement...
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gill
  29 juin 2012
C'est la relation d'une expérience à laquelle s'est prêtée Aldous Huxley, par l'ingestion de mescaline, alcaloïde actif qui provoque des hallucinations colorées ainsi que troubles psychologiques qu'on trouvera décrits ici par l'auteur du meilleur des mondes.
Ce livre est intrigant et ouvre les portes d'une introduction à la vie mystique.
Cet ouvrage d'un grand auteur, poète, journaliste et romancier est assez difficile à ouvrir mais l'est encore plus à refermer, et sa lecture est accessible à tous.
Il se révèle au fil des pages passionnant.
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Bunee
  30 mai 2008
(...)
En matière de littérature c'est un peu comme au cinéma: on est toujours un peu déçu par ce dont on attend beaucoup. le livre se divise en un peu plus d'une vingtaine de chapitres. le premier d'entre eux "les portes de la perception", s'attache à une analyse descriptive des effets liés à une ingestion de mescaline. N'imaginez pas une débauche de visualisations chaotiques et trash ou un trip du même acabit que Las Vagas Parano: plutôt qu'à un délire coloré, le lecteur assiste à l'épluchage lucide de l'intensité accrue de la perception induite par l'usage des psychotropes (l'auteur y aborde notamment la notion d'Istigkeit). Selon Huxley, qui reprend à son compte les écrits de Blake, la conscience humaine agit de façon systématique comme un filtre, ne laissant passer que les informations utiles. La mescaline est un moyen idéal d'éliminer la fonction filtre dans la mesure où son usage comporte le moins d'effets secondaires si on le compare avec les autres psychotropes.
J'ai décroché au fur et à mesure: le début était vraiment prenant, instructif, presque fascinant. Mais, à mon goût, le reste de l'essai l'était bien moins. Les tentatives d'Huxley visant à expliquer les phénomènes religieux et méditatifs en les mettant en parrallèle avec les mécanismes psychiques humains sont intéressantes mais pas franchement convaincantes.
(...)
http://lelabo.blogspot.com/2005/11/les-portes-de-la-perception-aldous.html
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Bruno_Cm
  30 avril 2015
On ne le dira jamais assez combien Aldous Huxley est brillant, un visionnaire, une ouverture d'esprit remarquable et une clarté d'esprit tout autant remarquable.
Ce livre s'ouvre sur le court essai Les portes de la perception. Où l'auteur explique et relate de façon étonnante car claire son expérience de prises de mescaline. Comparaisons, réflexions... Il nous aide à bien comprendre, même si, évidemment, l'expérience personnelle reste indicible.
Plein de petits textes suivent sur des thèmes spirituels et terrestres. Sur Dieu, dieu, Dieux et dieux. Entre autres. Il y a à boire et à manger, Huxley semble vraiment toucher sa bille, est un vrai expert. Je trouve en tout cas qu'il reste cohérent de bout en bout dans sa pensée, attitudes et actes. Alors qu'on le suive ou pas, ce fait est déjà en soi plus qu'appréciable. Et perso, je le suis.
Une lecture plus qu'intéressante donc, qui je crois est accessible même à ceux qui n'ont encore jamais ou rarement ouvert de livre "spirituels". Il est accessible, et la porte vous est ouverte, vous reste ouverte et vous restera ouverte longtemps car ce livre n'est pas près de s'épuiser.
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Citations et extraits (176) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   11 septembre 2019
Ce n'est que lorsque nous avons renoncé à notre préoccupation de «je», «moi», «mien», que nous pouvons vraiment posséder le monde dans lequel nous vivons. Tout est à nous, à condition que nous ne considérions rien comme notre propriété. Et non seulement tout est à nous; c’est aussi tout le monde
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LutopieLutopie   21 août 2019
Pour ceux qui vivent à l'intérieur de ses limites, les lumières de la ville sont le seul luminaire du vaste ciel. Les réverbères des rues éclipsent les étoiles, et l'éclat des réclames de whisky réduit même le clair de lune à une inconséquence presque invisible.
Ce phénomène est symbolique ; c'est une parabole en action. Mentalement et physiquement, l’homme est ainsi l’habitant, pendant la majeure partie de sa vie, d’un univers purement humain, et en quelque sorte « fabriqué-maison », creusé par lui-même dans le cosmos immense et non humain qui l’entoure, et sans lequel ni cet univers, ni lui-même ne pourraient exister. À l’intérieur de cette catacombe privée, nous édifions pour nous-mêmes un petit monde à nous, construit avec un assortiment étrange de matériaux – des intérêts et des « idéals », des mots et des technologies, des désirs et des rêveries en plein jour, des produits ouvrés et des institutions, des dieux et des démons imaginaires. Là, parmi les projections agrandies de notre personnalité, nous exécutons nos bouffonneries curieuses et perpétrons nos crimes et nos démences, nous pensons les pensées et ressentons les émotions appropriées à notre milieu fabriqué par l’homme, nous chérissons nos folles ambitions qui seules donnent une signification à une maison de fous. Mais pendant tout ce temps, en dépit des bruits de la radio et des tubes à néon, la nuit et les étoiles sont là - juste au-delà du dernier arrêt des autobus, juste au-dessus du dais de fumée illuminée. C’est là un fait que les habitants de la catacombe humaine trouvent trop facile, hélas, d’oublier ; mais, qu’ils oublient ou se souviennent, cela demeure toujours un fait. La nuit et les étoiles sont toujours là.
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SlySly   30 octobre 2014
Nous vivons ensemble, nous agissons et réagissons les uns sur les autres; mais toujours, et en toutes circonstances, nous sommes seuls. Les martyrs entrent, la main dans la main, dans l'arène; ils sont crucifiés seuls. Embrassés, les amants essayent désespérément de fondre leurs extases isolées en une transcendance unique; en vain. Par sa nature même, chaque esprit incarné est condamné à souffrir et à jouir en solitude. les sensations, les sentiments, les intuitions, les imaginations - tout cela est privé, et, sauf au moyen de symboles, et de seconde-main, incommunicable. Nous pouvons mettre en commun des renseignements sur des expériences éprouvées , mais jamais les expériences elle-mêmes. Depuis la famille jusqu'à la nation, chaque groupe humain est une société d'univers-îles.
La plupart des univers-îles se ressemblent suffisamment pour permettre une compréhension par inférence, ou même une "empathie" naturelle ou pénétration par le sentiment. C'est ainsi que, nous souvenant de nos propres pertes et humiliations, nous pouvons prendre part à la douleur des autres en des circonstances analogues, nous pouvons (toujours, bien entendu, dans un sens légèrement pickwickien, nous mettre à leur place.
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ValdimirValdimir   23 juin 2017
Le monde extérieur est ce à quoi nous nous réveillons tous les matins de notre vie, c'est le lieu où, bon gré mal gré, il nous faut essayer de faire notre vie.
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enkidu_enkidu_   21 mai 2017
La croyance au progrès a affecté la vie politique contemporaine en revivifiant et popularisant, sous une forme « à la page » et pseudo-scientifique, l’ancien apocalyptisme judaïque et chrétien. Un destin splendide attend l’humanité, un âge d’or à venir, dans lequel des appareils perfectionnés, des plans économiques plus grandioses, des institutions sociales plus complexes, auront, d’une façon ou d’une autre, créé une race d’êtres humains plus vertueux et plus intelligents. La fin ultime de l’homme n’est pas (comme l’ont toujours affirmé tous les maîtres de la spiritualité) dans le maintenant intemporel et éternel, mais dans l’avenir utopique et non trop éloigné. Afin d’actualiser cette fin ultime temporelle, les masses doivent accepter, et leurs dirigeants ne doivent éprouver aucun scrupule à imposer, n’importe quelle quantité de souffrance et de mal moral dans le présent. Il est éminemment significatif que tous les dictateurs modernes, qu’ils soient de droite ou de gauche, parlent sans cesse de l’avenir doré, et justifient les actes les plus atroces, ici même et maintenant, sous le prétexte que de tels actes sont des moyens en vue de cette fin splendide. Nous voyons donc que le progrès scientifique et technologique a produit une croyance sans bornes à l’avenir, comme une chose nécessairement meilleure que le passé ou le présent. Mais la seule chose que nous connaissions au sujet de l’avenir, c’est que nous sommes profondément ignorants de ce qui va advenir, et que ce qui arrive effectivement est en général fort différent de ce que nous avions prévu. En conséquence, toute foi fondée sur ce qui est censé devoir se produire dans un avenir lointain doit toujours et nécessairement manquer désespérément de réalisme. Mais agir d’après des croyances non réalistes est généralement funeste.

Dans la pratique, la foi en le progrès de l’humanité vers un avenir postulé plus grand et meilleur que le présent, est l’un des ennemis les plus puissants de la liberté, de la paix, de la morale, et des convenances communes ; car, comme l’a fait voir nettement l’histoire récente, les gouvernants se sentent fondés, en vertu de ce qu’ils croient savoir de l’avenir, à imposer les tyrannies les plus monstrueuses et à engager les guerres les plus destructrices, au nom des fruits entièrement hypothétiques que ces tyrannies et ces guerres doivent (Dieu sait pourquoi !) produire quelque jour, – mettons au XXIe ou au XXIIe siècle. (pp. 209-210)
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Videos de Aldous Huxley (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aldous Huxley
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58814&motExact=0&motcle=&mode=AND
ALDOUS HUXLEY, LE PROPHÈTE OUBLIÉ et Michel Houellebecq en contrepoint
Jean-Claude Mary
Mal-être personnel et vive critique des comportements humains ont conduit Huxley vers une quête éthique et spirituelle incessante. Auteur d'un des livres les plus célèbres, le meilleur des Mondes, si son nom est aujourd'hui connu, le reste de son oeuvre est oublié. Pourtant, ses intuitions quant à l'évolution de la société furent prémonitoires. Comme Houllebecq, il avait compris que l'hégémonie de l'économisme et du divertissement présente tous les risques de désarroi des individus face à leur condition de mortels. L'un et l'autre ont en commun le souci premier du destin humain individuel et collectif auquel Huxley, à la différence de Houellebecq, donna une réponse religieuse.
Jean-Claude Mary, avec son expérience de professeur de sciences économiques et sociales, d'élu local pendant 20 ans, de militant écologiste, ne pouvait qu'apprécier un auteur qui, dès les années 20, avait compris le système économique et ses effets destructeurs.
Broché - format : 15,5 x 24 cm ISBN : 978-2-343-13976-0 ? 1 février 2018 ? 312 pages
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