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ISBN : 2266131052
Éditeur : Pocket (15/11/2002)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 289 notes)
Résumé :
Toutes les dictatures n'ont pas la même origine et bien des chemins mènent au "meilleur des mondes", mais le plus direct et le plus large est peut-être celui que nous parcourons aujourd'hui. Le cauchemar de l'organisation intégrale est déjà pour plus d'un milliard d'hommes une expérience quotidienne. Voilà qui préfigure peut-être, pense Aldous Huxley, l'avènement d'une dictature scientifique dont les sujets encadrés par une armée de policiers "pavloviens" en viendro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  31 octobre 2012
De même que plus tard, dans un genre bien différent, « le nom de la rose » aura son apostille, « le meilleur des mondes », aura son « retour »…vingt cinq ans après.
Le but de ce petit texte n'était pas de donner une suite au plus connu des romans d'Aldous Huxley, mais un prolongement.
Dans « le meilleur des mondes », Aldoux Huxley décrivait une évolution possible de l'organisation humaine, partie d'une utopie pour finalement accoucher d'une dictature… Ce petit essai tente de faire le point sur l'évolution de l'organisation humaine qui semble déjà s'accélérer en 1958 ; entre deux on aura connu Hitler et Staline.
On est effrayé à l'idée de ce que penserait Huxley s'il nous voyait nous débattre dans une société « managée » par le principe de précaution. Une société qui finit par convenir au plus grand nombre dans ce qu'elle a de sécurisant, voire d' infantilisant; " mère patrie"… Attention cependant a rester « dans les clous »…Ne pas fumer dans les lieux publics… ne pas faire rouler sa « bagnole » dans les villes… Faire contrôler ses seins, son colon, sa tension, sa glycémie… et tout ça pour notre plus grand bien …
Un ouvrage déroutant tant il présente très tôt l'évolution de nos démocraties vers un totalitarisme qui ne dirait pas son nom…
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Luniver
  17 août 2012
Si vous espériez une suite au «Meilleur des mondes», passez votre chemin, rien de ça ici ! Environ trente ans après avoir écrit son roman, Huxley revient dans un petit essai de 130 pages sur les mécanismes du totalitarisme de son livre, et donne son avis sur leurs applications dans le monde réel. Son constat était plutôt pessimiste. Il prévoit un contrôle des naissances plus strict pour éviter 1) la surpopulation et 2) la détérioration de notre condition physique et intellectuelle moyenne : Huxley ne voit pas d'un très bon oeil que les porteurs de «vices héréditaires graves» puissent survivre grâce à la médecine et les transmettre à leur descendance, et estime qu'un jour ou l'autre, les gouvernements devront mettre en place des mesures eugénistes.
Mais la plus grande partie du livre porte sur le danger de voir disparaître les démocraties. Tout d'abord à cause des grandes entreprises et des grosses institutions qui ne peuvent que réduire l'individu à une grossière caricature et à piétiner sa liberté. Et ensuite à cause des moyens de propagande de plus en plus perfectionnés : médias de masse, récupération des résultats de la science (notamment Pavlov).
Le ton est assez sombre, ce qui peut se concevoir puisqu'entre ses deux livres, l'auteur a connu les totalitarismes européens et une guerre mondiale. Les problèmes qu'il soulève n'ont pas beaucoup évolué depuis la publication du livre (1957). Les quelques solutions que l'auteur a proposé (amélioration de l'éducation, retour à des structures locales ou régionales) ne semblent toutefois pas avoir eu un grand succès.
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DrJackal
  12 juillet 2013
Après avoir lu le meilleur des mondes que j'avais adoré à l'époque adolescente, me voilà confronté à une pseudo suite, ou l'auteur tente de faire une critique, et de son oeuvre et du monde lui même...
Une première remarque : 150 pages et j'ai rarement lu un livre qui me paraissais aussi long...
En effet Huxley, s'enfonce dans les méandre de son oeuvre première, en essayant de la comparer d'abord à d'autre oeuvre contemporaine (1984 entre autre) et la politique de certaine pays plus ou moins totalitaire sans les citées (même si on pressent de façon évidente que la guerre froide est en plein boum, que les communiste sont des gros pas beau ... mais pas que).
Donc chaque chapitre est un genre de mini manuel du parfait dictateur, en allant de propos eugéniste sur la régulation des naissance, à de magnifique théorie du complot, tout ça pour essayer de démontrer qu'on tant vers une société totalitaire ou la liberté aura bientôt disparu pour finir dans un monde semblable à son livre...
Je m'arrêterais vite dans mon commentaire de ce livre qui ne m'as clairement pas plus, et qui m'a fait penser au moment de solitude que l'on ressent quand on tente vainement d'expliquer une blague que personne n'a compris, et qui est juste mauvaise et sans intérêt, que l'ont oubliera si tôt le dos tourné.
Restez sur votre première impression du meilleur des mondes, et n'allez pas vers cette suite qui n'en est pas une.
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bioprof
  22 mars 2015
Entre essai et analyse sur son ouvrage phare « le meilleur des mondes », ce livre tente de montrer les mécanismes capables de contrôler une société qu'elle soit démocratique ou non. Certaines sont pertinentes et trouvent leur écho dans notre époque actuelle alors que d'autres nous ramènent vers de l'anticipation de bas étage.
Une seule chose est sûr c'est que le contrôle des masses ne fait pas intervenir les mêmes mécanismes que le contrôle d'une individualité quelle qu'elle soit.Contrôler une société pour son bien en utilisant certains ressorts vieux comme le monde est une chose, utiliser la science et ses progrès pour le contrôle (la manipulation) de chacun est autrement plus compliqué.
Finalement, cet ouvrage ne fait qu'effleurer les points sensibles, dont on déjà conscience les personnes prenant un tant soit peu de recul. Il manque une analyse profonde des interactions intervenant dans les différentes strates de la société, entre les différents pays, un retour sur l'histoire de l'avènement des empires et leur chute et surtout qu'elles seraient les conséquences de certaines des mesures évoquées dans les derniers chapitres.
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yeKcim
  20 novembre 2015
Ce livre n'est pas un roman mais une analyse du Meilleur des mondes par son auteur avec le recul des années, excellente critique de la société. À lire si vous avez lu « le meilleur des mondes».
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   17 août 2012
Pour la plupart des gens, la musique est attrayante en elle-même; de plus, les airs ont tendance à se graver dans l'esprit de l'auditeur qu'ils peuvent hanter pendant une vie durant. Voilà, par exemple, une affirmation ou un jugement de valeur totalement inintéressants; sous cette forme, personne n'y prêtera la moindre attention. Mais mettons les paroles sur un air entraînant et facile à retenir, aussitôt elles acquièrent une puissance étonnante, et qui plus est, elles tendront à se répéter automatiquement chaque fois que la mélodie sera entendue ou spontanément remémorée. Orphée a fait alliance avec Pavlov - la puissance des sons avec le réflexe conditionné! Pour le propagandiste commercial, de même que pour ses collègues en politique et en religion, la musique a encore un autre avantage : des inepties qu'un être raisonnable aurait honte d'écrire, de dire ou d'entendre, peuvent être chantées et écoutées par ce même être avec plaisir et même une sorte de conviction intellectuelle.
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nikiteamnikiteam   18 juillet 2013
Nos « maladies mentales toujours plus fréquentes » peuvent trouver leur expression dans les symptômes de névroses, très voyants et des plus pénibles. Mais, « gardons nous », écrit le docteur Fromm, « de définir l’hygiène mentale comme la prévention des symptômes. Ces derniers ne sont pas nos ennemis, mais nos amis là où ils sont, il y a un conflit et un conflit indique toujours que les forces de la vie qui luttent pour l’harmonie et le bonheur résistent encore. »
Les victimes vraiment sans espoir se trouvent parmi ceux qui semblent les plus normaux. « Pour beaucoup d’entre eux, c’est parce qu’ils sont si bien adaptés à notre mode d’existence, parce que la voix humaine a été réduite au silence si tôt dans leur vie, qu’ils ne se débattent même pas, ni ne souffrent et ne présentent pas de symptômes comme le font les névrosés ». Ils sont normaux non pas au sens que l’on pourrait appeler absolu du terme, mais seulement para rapport à une société profondément anormale et c’est la perfection de leur adaptation à celle-ci qui donne la mesure de leur déséquilibre mental. Ces millions d’anormalement normaux vivent sans histoires dans une société dont ils ne s’accommoderaient pas s’ils étaient pleinement humains et s’accrochent encore à « l’illusion de l’individualité », mais en fait, ils ont été dans une large mesure dépersonnalisés. Leur conformité évolue vers l’uniformité. Mais « l’uniformité est incompatible avec la liberté, de même qu’avec la santé mentale… L’homme n’est pas fait pour être un automate et si il en devient un, le fondement de son équilibre mental est détruit »
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nikiteamnikiteam   18 juillet 2013
Dans le passé, la plupart n’avaient jamais la possibilité de l’assouvir complètement (distraction) ; ils le désiraient avec ardeur, mais on ne leur en fournissait pas l’occasion. Noël venait, mais une fois l’an seulement, les fêtes étaient « solennelles et rares », il y avait peu de lecteurs, très peu à lire et ce qui se rapprochait le plus d’un cinéma de quartier, c’était l’église paroissiale où les représentations, bien que fréquentes, étaient quelque peu monotones. Pour trouver une situation comparable, fût-ce de loin, à celle qui existe actuellement, il nous faut remonter jusqu’à la Rome impériale, où la populace était maintenue dans la bonne humeur grâce à des doses fréquentes et gratuites des distractions les plus variées, allant des drames en vers aux combats de gladiateurs, des récitations de Virgule aux séances de pugilat, des concerts aux revues militaires et aux exécutions publiques. Mais même à Rome, il n’existait rien de semblable aux distractions ininterrompues fournies par les journaux, les revues, la radio, la télévision et le cinéma. Dans Le meilleur des mondes , les distractions les plus alléchantes sont délibérément utilisées et à jet continu, comme instrument de gouvernement pour empêcher les populations d’examiner de trop près les réalités de la situation sociale et politique. L’autre monde de la religion n’est pas le même que celui du plaisir, mais ils ont assurément en commun le fait de ne pas être « de ce monde ». L’un et l’autre sont des distractions et leur pratique continuelle pourrait faire des deux, selon la formule de Marx, « l’opium du peuple ». Seuls les vigilants peuvent sauvegarder leurs libertés et seuls ceux qui ont sans cesse l’esprit présent et l’intelligence en éveil, peuvent espérer se gouverner effectivement eux même par les procédures démocratiques. Une société dont la plupart des membres passent une grande partie de leur temps, non pas dans l’immédiat et l’avenir prévisible, mais quelque part, dans les autres mondes inconséquent de sport, des feuilletons, de la mythologie et de la fantaisie métaphysique, aura bien du mal à résister aux empiétements de ceux qui voudraient la manipuler et la dominer.
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MimimelieMimimelie   06 décembre 2017
Au cours de l'évolution, la nature s'est donné un mal extrême pour que chaque individu soit différent de tous les autres. Nous nous reproduisons en mettant les gènes du père en contact avec ceux de la mère et ces facteurs héréditaires peuvent donner des combinaisons en nombre pratiquement illimité; Physiquement et mentalement, chacun d'entre nous est un être unique.
Toute civilisation qui, soit dans l'intérêt de l'efficacité, soit au nom de quelque dogme politique ou religieux, essaie de standardiser l'individu humain, commet un crime contre la nature biologique de l'homme.
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sabine59sabine59   21 décembre 2016

La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident.La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter.
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Videos de Aldous Huxley (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aldous Huxley
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58814&motExact=0&motcle=&mode=AND
ALDOUS HUXLEY, LE PROPHÈTE OUBLIÉ et Michel Houellebecq en contrepoint
Jean-Claude Mary
Mal-être personnel et vive critique des comportements humains ont conduit Huxley vers une quête éthique et spirituelle incessante. Auteur d'un des livres les plus célèbres, le meilleur des Mondes, si son nom est aujourd'hui connu, le reste de son oeuvre est oublié. Pourtant, ses intuitions quant à l'évolution de la société furent prémonitoires. Comme Houllebecq, il avait compris que l'hégémonie de l'économisme et du divertissement présente tous les risques de désarroi des individus face à leur condition de mortels. L'un et l'autre ont en commun le souci premier du destin humain individuel et collectif auquel Huxley, à la différence de Houellebecq, donna une réponse religieuse.
Jean-Claude Mary, avec son expérience de professeur de sciences économiques et sociales, d'élu local pendant 20 ans, de militant écologiste, ne pouvait qu'apprécier un auteur qui, dès les années 20, avait compris le système économique et ses effets destructeurs.
Broché - format : 15,5 x 24 cm ISBN : 978-2-343-13976-0 ? 1 février 2018 ? 312 pages
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