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EAN : 9782809712735
192 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (05/10/2017)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 18 notes)
Résumé :


Park Minwoo, directeur d’une grande agence d’architecture, a la satisfaction d’avoir réussi sa vie. Né dans une famille pauvre d'un quartier misérable de Séoul, il s’est arraché à son milieu par ses études, son mariage et sa carrière. Cet homme désormais célèbre et sûr de lui reçoit un jour un message d’une amie d’enfance qui l’a aimé.

Les souvenirs du passé ressurgissent, l’invitant à replonger dans un monde qu’il avait oublié, peut-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  13 novembre 2017
J'ai toujours grand plaisir à lire un livre édité chez Philippe Picquier que (j'apprécie beaucoup ).
J'ai lu déjà deux livres de cet auteur : "Princesse Bari "et " Monsieur Han ".
Cet ouvrage évoque les souvenirs de Paul Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture .
Au soir de sa vie il reçoit un message d'une amie chère d'enfance. .....
Il a la satisfaction, pour sa part, d'avoir réussi , et contribué grandement à la modernisation et à l'urbanisation de son pays, mais à quel prix?
Né dans une famille pauvre: ses parents avaient un petit magasin dédié à la friture de la pâte de poisson au marché de Dalgol, leur condition de vie était misérable....
Grâce à ses talents et à une certaine chance, Paul Minwoo s'est arraché à son monde pour faire des études en devenant le précepteur logé d'un fils de Général.
Satisfait de ses leçons et du chemin qu'il a fait parcourir à son fils, pourtant peu motivé au départ, le Général, haut dignitaire, réussit à le faire rentrer dans une université !
Il échappa à la pauvreté et à la misére qui étaient le lot de tous ces gens entassés sur les collines de Dalgol, miracle !
Un jour, il reçoit un message d'une amie d'enfance qui l'a aimé .
Par ce biais, il replonge dans ce monde oublié, qu'il avait plus ou moins renié !
Il s'interroge longuement sur son métier d'architecte , la corruption dans le milieu immobilier qui contribuait à accentuer les inégalités entre les différents quartiers, les pots de vin , les dessous de table , les méthodes expéditives qui enfreignaient constamment les régles tout en dopant le même marché , les scandales étouffés ......" Nous vivions arc- boutés sur la justice fondée sur le Pouvoir "......
Il revoit comme en rêve , avec douleur, les visages souriants des gamins d'autrefois qui ont été chassés de ces quartiers.
Oú vivaient - ils à présent ?
Les petites masures collées les unes aux autres, conviviales , ce monde chaleureux vivant en harmonie avec les voisins, avait été remplacé par de gigantesques tours inhumaines, sans chaleur , laides, ces tours d'appartement défiant le ciel !
Précarité des jeunes diplômés, systèmes mal adaptés ou aberrants , ce livre doux- amer, violent, âpre, dénonce la corruption qui a construit "en grande partie "le système économique de cette Corée "modernisée" dont il fut "l'un des acteurs ".

Les constructions " architecturales " selon l'auteur , " ne sont que la figure hideuse de la Cupidité Coréenne ".
En parcourant le passé des personnages , on constate que désillusion, amertume , regrets se partagent le roman.
Au final, un ouvrage doux - amer, qui ne remonte pas le moral, mais qui fait réfléchir !
"Un roman traduit du Coréen par Choi Mikyung et Jean - Noël Juttet , par le biais de la fondation Daesan , Seoul."
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anlixelle
  26 septembre 2017
Je remercie vivement Babelio, masse critique,  ainsi que les Éditions Philippe Picquier ( que j'apprécie grandement ) pour l'envoi de Au soleil couchant de l'auteur coréen HWANG Sok-yong.
C'est sur un rythme  binaire que se déroule le récit d'un long et intime retour en arrière pour les deux personnages coréens principaux, un directeur d'agence d'architecture et une étudiante en théâtre - vendeuse la nuit.
Le roman (qui se lit rapidement)  est écrit à la première personne, et il m'a été difficile de suivre les discours de chacun. Bref, de m'y retrouver....surtout au départ, car personne n'est réellement nommé.
Je pense par ailleurs que c'est un roman qui appelle à une seconde lecture,  car le mystère sur les protagonistes se fait jour très doucement. Ce qui peut charmer ceux qui apprécient ce genre de tempo doucereux.
L'intérêt de ce roman est la dénonciation d'un système vacillant construit sur la corruption économique. Fragilisés, les êtres se promènent alors entre résignation et abattement donnant à  cette histoire un visage de la Corée (sud ! ) moderne bien triste.
Les constructions architecturales ne  sont-elles qu' "une figure hideuse de la cupidité coréenne ? " nous crie  le narrateur (et l'auteur HWANG Sok-yong) dans ce texte qui montre du doigt les situations extrêmement précaires de nombre de coréens dans un brûlot  social très noir.
J'en ressors avec un sentiment assez mitigé, car j'ai apprécié le fond et l'immersion dans cette société dont on n'entend assez peu parler, mais n'ai pas adhéré avec le style trop épuré.
La forme m'ayant donc posé une difficulté ; il m'a été délicat de m'attacher aux personnages, qui, pourtant font un voyage nostalgique intéressant dans leur passé.
J'aurais aimé lire par exemple des propositions subordonnées circonstancielles de temps et de lieu pour qu'elles donnent à ce roman .... un petit supplément d'âme !


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Sachenka
  23 juillet 2020
Park Minwoo est un homme qui a réussi sa vie, apparemment : riche, employé dans une firme ayant la cote, marié et père d'une fille. La vie rêvée. Mais est-ce vraiment le cas? Qu'est-ce qui permet de déterminer si on a bel et bien réussi sa vie? Dans tous les cas, un message d'une amie d'enfance l'amène à replonger dans le passé, dans des souvenirs oubliés. le roman Au soleil couchant est bien écrit, de cette écriture égale comme celle d'autres romans de Sok-yong Hwang, mais il y manque toujours ce petit quelque chose qui le ferait se démarquer. Et je ne parle pas de grands drames, non, pas obligé d'aller d'un extrême à l'autre. Juste un petit je-ne-sais-quoi pour que le roman prenne son envol dans la tête des lecteurs. (Pour tout dire, il y en a bien un, vers la fin du roman, qui m'a légèrement ému, mais c'était trop peu trop tard.) le roman est assez court mais j'ai dû en étaler la lecture pour éviter de sombrer dans la léthargie. Bon, j'exagère un peu... Certains lecteurs apprécient ce type d'oeuvres, au rythme lent, avec des personnages tout en retenue et une intrigue nuageuse qui se déroule avec la douceur dont sont capables les Coréens. Il m'arrive d'accrocher parfois à de telles histoires mais pas cette fois-ci. Donc, Au soleil couchant n'est pas un mauvais roman mais pas non plus une lecture chérissable. Un livre que j'oublierai rapidement.
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kuroineko
  28 septembre 2017
Livre lu dans le cadre de Masse critique. Un grand merci à Babelio et aux éditions Picquier, maison qui rime avec qualité.
Après le marquant Shim Chong, fille vendue, je retrouve la plume de Hwang Sok-yong dans un registre plus contemporain. Autre époque, autres thèmes, mais même volonté de dénonciation de systèmes aberrants et inhumains.
Au soleil couchant est un roman à deux voix qui alternent au fil des chapitres. La première appartient à Park Minwoo, la soixantaine, directeur d'un cabinet d'architectes issu d'un milieu défavorisé. La seconde est celle de Jeong Uhee, vingt-neuf ans, dramaturge en quête de mise en scène et vendeuse de nuit dans une supérette pour pouvoir (sur)vivre.
Autant le dire tout de suite, mieux vaut éviter de lire ce roman un jour de grosse déprime. Qu'il s'agisse des souvenirs de Minwoo, de la réalité des politiques d'urbanisme et de construction ou les conditions de vie de Uhee et ses semblables, l'ensemble décline nombre de tonalités allant du gris foncé au noir. Violence, corruption, projets dans lesquels l'humain ne compte pas, précarité actuelle des jeunes diplômés, peu de place ou de temps pour l'espérance. Et même quand on a réussi professionnellement, comme Minwoo, le tableau ne s'éclaire pas plus. Que signifie au final réussir sa vie? Juste sortir de son bidonville de départ?
Amertume et désillusion se partagent le ton général de ce roman. L'écriture de Hwang Sok-yong garde une certaine retenue et, comme souvent dans la littérature asiatique, beaucoup de choses passent par ce qui est tu. Si les thèmes abordés se révèlent durs et âpres, Au soleil couchant n'en reste pas moins une lecture envoûtante. Elle m'a également confrontée à tout ce que j'ignore encore sur la Corée du Sud. Quelques films comme le Locataire ou Memories of Murder m'avaient fait découvrir une réalité plutôt glauque des services de l'État, une petite enveloppe glissée en douce faisant beaucoup...
Hwang Sok-yong porte également le flambeau de la dénonciation des incuries et corruptions avec brio. Un auteur à lire sans retenue!
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LePamplemousse
  19 juillet 2018
Qu'est-ce que réussir sa vie ?
Voilà une question qui résume bien ce court roman coréen.
Est-ce avoir un métier qui nous plaît, être riche, avoir une famille, être entouré d'amis, être resté fidèle à ses envies de jeunesse, avoir atteint un niveau social plus élevé que celui de ses parents ?
Autant de questions que se pose Park Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture qui va se souvenir de sa jeunesse quand une amie d'enfance le recontacte après plus de 40 années sans nouvelle.
J'ai eu du mal à entrer dans le roman car les premiers chapitres mettent tous en scène des personnes différentes sans qu'on comprenne bien qui ils sont et quels sont leur lien avec Park Minwoo.
Le mystère ne s'éclaircit que vers la toute fin et cela a un peu gâché ma lecture.
J'ai toutefois beaucoup aimé cette introspection dans une Corée moderne où la vie de plusieurs personnages est décortiquée et où le héros s'interroge sur le sens profond de notre existence.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   27 septembre 2017
Mon père a perdu son emploi de petit fonctionnaire à la mairie de Yeongsan dans les années 1960, période particulièrement mouvementée en Corée. Il aurait reçu un pot-de-vin d'un type qui avait construit un immeuble sans autorisation. De quel cadeau notre famille a-t-elle profité? Nul ne le sait. Vu l'époque, il a dû toucher tout au plus une cartouche de cigarettes. Quand on n'a pas bénéficié d'une éducation normale, qu'on est autodidacte, il ne faut pas s'attendre à un avenir très reluisant.
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kuroinekokuroineko   27 septembre 2017
Quand on se retrouve après plus de vingt ans de séparation, on ne sait pas trop quoi se dire, même entre frères de sang. On parle un peu de sa famille, de sa situation, on pose les mêmes questions à l'autre, on sirote son café, on échange des cartes de visite et on se quitte en se promettant, sans trop insister, de se revoir un jour prochain autour d'un verre. En général, on ne se revoit pas, ou, à la rigueur, on échange quelques coups de fil. Et, si on parvient tout de même à se retrouver autour d'un verre, le dialogue n'avance qu'à tâtons et bien vite la rencontre s'enlise parce qu'on n'a pas grand-chose à se dire. On a chacun ses propres centres d'intérêt, et lorsqu'on n'a plus rien en commun, même au sein de la famille, les rencontres se limitent aux funérailles.
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Annette55Annette55   12 novembre 2017
"Dans cent ans, en effet, quasiment tous ceux qui cohabitent sur cette terre auront disparu.
Le monde sera peuplé de têtes nouvelles.
Les architectes, eux, auront une consolation: ils laissent des constructions derrière eux.Mais ce qu'ils laissent , ce peut n'être rien d'autre qu'une figure hideuse de la cupidité ....."
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5Arabella5Arabella   07 mars 2019
Le quartier était vraiment pauvre, il y avait très peu de maisons avec des vitres aux fenêtres. La plupart des ouvertures se fermaient avec une planche de contreplaqué. Je me souviens encore de la joie que j'ai ressentie le jour où mon père a fait poser des vitres à la fenêtre de ma chambre. C'était un jour de printemps, j'allais encore au collège. Avant, même en plein jour, il faisait sombre à l'intérieur ; pour voir dehors, il fallait enlever la planche. Après, la nuit, même couchée, je pouvais regarder les étoiles dans le ciel ; dans la journée, les rayons de soleil, doux et lumineux, entraient dans ma chambre comme une bénédiction. Quand il pleuvait ou neigeait, je restais collée aux vitres à regarder dehors.
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5Arabella5Arabella   07 mars 2019
Quand on se retrouve après plus vingt ans de séparation, on ne sait pas trop quoi se dire, même entre frères de sang. On parle un peu de sa famille, de sa situation, on pose les mêmes questions à l'autre, on sirote son café, on échange des cartes de visite et se quitte en se promettant, sans trop insister, de se revoir un jour prochain autour d'un verre. En général, on ne se revoit pas, ou à la rigueur, on échange quelques coups de fil.
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