AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2809712735
Éditeur : Editions Philippe Picquier (05/10/2017)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Park Minwoo, directeur d’une grande agence d’architecture, a la satisfaction d’avoir réussi sa vie. Né dans une famille pauvre d'un quartier misérable de Séoul, il s’est arraché à son milieu par ses études, son mariage et sa carrière. Cet homme désormais célèbre et sûr de lui reçoit un jour un message d’une amie d’enfance qui l’a aimé. Les souvenirs du passé ressurgissent, l’invitant à replonger dans un monde qu’il avait oublié, peut-être renié, et à redécouvrir ce ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Annette55
  13 novembre 2017
J'ai toujours grand plaisir à lire un livre édité chez Philippe Picquier que (j'apprécie beaucoup ).
J'ai lu déjà deux livres de cet auteur : "Princesse Bari "et " Monsieur Han ".
Cet ouvrage évoque les souvenirs de Paul Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture .
Au soir de sa vie il reçoit un message d'une amie chère d'enfance. .....
Il a la satisfaction, pour sa part, d'avoir réussi , et contribué grandement à la modernisation et à l'urbanisation de son pays, mais à quel prix?
Né dans une famille pauvre: ses parents avaient un petit magasin dédié à la friture de la pâte de poisson au marché de Dalgol, leur condition de vie était misérable....
Grâce à ses talents et à une certaine chance, Paul Minwoo s'est arraché à son monde pour faire des études en devenant le précepteur logé d'un fils de Général.
Satisfait de ses leçons et du chemin qu'il a fait parcourir à son fils, pourtant peu motivé au départ, le Général, haut dignitaire, réussit à le faire rentrer dans une université !
Il échappa à la pauvreté et à la misére qui étaient le lot de tous ces gens entassés sur les collines de Dalgol, miracle !
Un jour, il reçoit un message d'une amie d'enfance qui l'a aimé .
Par ce biais, il replonge dans ce monde oublié, qu'il avait plus ou moins renié !
Il s'interroge longuement sur son métier d'architecte , la corruption dans le milieu immobilier qui contribuait à accentuer les inégalités entre les différents quartiers, les pots de vin , les dessous de table , les méthodes expéditives qui enfreignaient constamment les régles tout en dopant le même marché , les scandales étouffés ......" Nous vivions arc- boutés sur la justice fondée sur le Pouvoir "......
Il revoit comme en rêve , avec douleur, les visages souriants des gamins d'autrefois qui ont été chassés de ces quartiers.
Oú vivaient - ils à présent ?
Les petites masures collées les unes aux autres, conviviales , ce monde chaleureux vivant en harmonie avec les voisins, avait été remplacé par de gigantesques tours inhumaines, sans chaleur , laides, ces tours d'appartement défiant le ciel !
Précarité des jeunes diplômés, systèmes mal adaptés ou aberrants , ce livre doux- amer, violent, âpre, dénonce la corruption qui a construit "en grande partie "le système économique de cette Corée "modernisée" dont il fut "l'un des acteurs ".

Les constructions " architecturales " selon l'auteur , " ne sont que la figure hideuse de la Cupidité Coréenne ".
En parcourant le passé des personnages , on constate que désillusion, amertume , regrets se partagent le roman.
Au final, un ouvrage doux - amer, qui ne remonte pas le moral, mais qui fait réfléchir !
"Un roman traduit du Coréen par Choi Mikyung et Jean - Noël Juttet , par le biais de la fondation Daesan , Seoul."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          271
anlixelle
  26 septembre 2017
Je remercie vivement Babelio, masse critique,  ainsi que les Éditions Philippe Picquier ( que j'apprécie grandement ) pour l'envoi de Au soleil couchant de l'auteur coréen HWANG Sok-yong.
C'est sur un rythme  binaire que se déroule le récit d'un long et intime retour en arrière pour les deux personnages coréens principaux, un directeur d'agence d'architecture et une étudiante en théâtre - vendeuse la nuit.
Le roman (qui se lit rapidement)  est écrit à la première personne, et il m'a été difficile de suivre les discours de chacun. Bref, de m'y retrouver....surtout au départ, car personne n'est réellement nommé.
Je pense par ailleurs que c'est un roman qui appelle à une seconde lecture,  car le mystère sur les protagonistes se fait jour très doucement. Ce qui peut charmer ceux qui apprécient ce genre de tempo doucereux.
L'intérêt de ce roman est la dénonciation d'un système vacillant construit sur la corruption économique. Fragilisés, les êtres se promènent alors entre résignation et abattement donnant à  cette histoire un visage de la Corée (sud ! ) moderne bien triste.
Les constructions architecturales ne  sont-elles qu' "une figure hideuse de la cupidité coréenne ? " nous crie  le narrateur (et l'auteur HWANG Sok-yong) dans ce texte qui montre du doigt les situations extrêmement précaires de nombre de coréens dans un brûlot  social très noir.
J'en ressors avec un sentiment assez mitigé, car j'ai apprécié le fond et l'immersion dans cette société dont on n'entend assez peu parler, mais n'ai pas adhéré avec le style trop épuré.
La forme m'ayant donc posé une difficulté ; il m'a été délicat de m'attacher aux personnages, qui, pourtant font un voyage nostalgique intéressant dans leur passé.
J'aurais aimé lire par exemple des propositions subordonnées circonstancielles de temps et de lieu pour qu'elles donnent à ce roman .... un petit supplément d'âme !


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
kuroineko
  28 septembre 2017
Livre lu dans le cadre de Masse critique. Un grand merci à Babelio et aux éditions Picquier, maison qui rime avec qualité.
Après le marquant Shim Chong, fille vendue, je retrouve la plume de Hwang Sok-yong dans un registre plus contemporain. Autre époque, autres thèmes, mais même volonté de dénonciation de systèmes aberrants et inhumains.
Au soleil couchant est un roman à deux voix qui alternent au fil des chapitres. La première appartient à Park Minwoo, la soixantaine, directeur d'un cabinet d'architectes issu d'un milieu défavorisé. La seconde est celle de Jeong Uhee, vingt-neuf ans, dramaturge en quête de mise en scène et vendeuse de nuit dans une supérette pour pouvoir (sur)vivre.
Autant le dire tout de suite, mieux vaut éviter de lire ce roman un jour de grosse déprime. Qu'il s'agisse des souvenirs de Minwoo, de la réalité des politiques d'urbanisme et de construction ou les conditions de vie de Uhee et ses semblables, l'ensemble décline nombre de tonalités allant du gris foncé au noir. Violence, corruption, projets dans lesquels l'humain ne compte pas, précarité actuelle des jeunes diplômés, peu de place ou de temps pour l'espérance. Et même quand on a réussi professionnellement, comme Minwoo, le tableau ne s'éclaire pas plus. Que signifie au final réussir sa vie? Juste sortir de son bidonville de départ?
Amertume et désillusion se partagent le ton général de ce roman. L'écriture de Hwang Sok-yong garde une certaine retenue et, comme souvent dans la littérature asiatique, beaucoup de choses passent par ce qui est tu. Si les thèmes abordés se révèlent durs et âpres, Au soleil couchant n'en reste pas moins une lecture envoûtante. Elle m'a également confrontée à tout ce que j'ignore encore sur la Corée du Sud. Quelques films comme le Locataire ou Memories of Murder m'avaient fait découvrir une réalité plutôt glauque des services de l'État, une petite enveloppe glissée en douce faisant beaucoup...
Hwang Sok-yong porte également le flambeau de la dénonciation des incuries et corruptions avec brio. Un auteur à lire sans retenue!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          213
ckdkrk169
  15 octobre 2017
On ne peut rester insensible aux romans de cet auteur coréen, qui nous entraîne au coeur des problématiques actuelles de son pays.
L'auteur oppose la Corée moderne et riche aux banlieues isolées et défigurées.
La corruption dans le monde immobilier a contribué à accentuer les inégalités entre les différents quartiers.
Pour nous intéresser au sort de ces compatriotes les plus pauvres, il a imaginé un roman à deux voix avec un architecte célèbre et une jeune femme qui fait théâtre par passion et vendeuse pour survivre. Deux personnages opposés reliés par leur envie de réussir de leur passion : l'architecte se bat pour sortir de sa condition, faire des études et devenir un grand architecte. Dans son enfance, il vivait dans un quartier très pauvre qui a continué à se dégrader sous la pression immobilière.
Un constat difficile pour cet homme qui a réussi et oublié d'où il venait. Est-ce trop tard ? Comment agir pour retrouver ses racines et s'accepter ?
On peut aussi se demander : quel avenir pour ce pays coupé en deux ?
Un roman qui nous invite à poser un autre regard sur ce pays.
Lien : http://www.despagesetdesiles..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   12 novembre 2017
"Dans cent ans, en effet, quasiment tous ceux qui cohabitent sur cette terre auront disparu.
Le monde sera peuplé de têtes nouvelles.
Les architectes, eux, auront une consolation: ils laissent des constructions derrière eux.Mais ce qu'ils laissent , ce peut n'être rien d'autre qu'une figure hideuse de la cupidité ....."
Commenter  J’apprécie          140
Annette55Annette55   12 novembre 2017
" Avec le temps, on filtre les choses, on les déforme, on les rejette. Et même la petite quantité qu'on garde finit par rester enfermée dans le grenier de la mémoire comme autant d'objets vétustes et sans utilité . Cela dit, avec quoi construit- on un immeuble?
Ce qui décide de tout , c'est L'argent et le Pouvoir . Et ce qu'on retient et qui demeure, ce sont les formes que l'argent et le pouvoir ont dessinées."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
kuroinekokuroineko   27 septembre 2017
Mon père a perdu son emploi de petit fonctionnaire à la mairie de Yeongsan dans les années 1960, période particulièrement mouvementée en Corée. Il aurait reçu un pot-de-vin d'un type qui avait construit un immeuble sans autorisation. De quel cadeau notre famille a-t-elle profité? Nul ne le sait. Vu l'époque, il a dû toucher tout au plus une cartouche de cigarettes. Quand on n'a pas bénéficié d'une éducation normale, qu'on est autodidacte, il ne faut pas s'attendre à un avenir très reluisant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
kuroinekokuroineko   27 septembre 2017
Quand on se retrouve après plus de vingt ans de séparation, on ne sait pas trop quoi se dire, même entre frères de sang. On parle un peu de sa famille, de sa situation, on pose les mêmes questions à l'autre, on sirote son café, on échange des cartes de visite et on se quitte en se promettant, sans trop insister, de se revoir un jour prochain autour d'un verre. En général, on ne se revoit pas, ou, à la rigueur, on échange quelques coups de fil. Et, si on parvient tout de même à se retrouver autour d'un verre, le dialogue n'avance qu'à tâtons et bien vite la rencontre s'enlise parce qu'on n'a pas grand-chose à se dire. On a chacun ses propres centres d'intérêt, et lorsqu'on n'a plus rien en commun, même au sein de la famille, les rencontres se limitent aux funérailles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
kuroinekokuroineko   27 septembre 2017
Dans cent ans, en effet, quasiment tous ceux qui cohabitent aujourd'hui sur cette terre auront disparu. Le monde sera peuplé de têtes nouvelles. Les architectes, eux, ont une consolation: ils laissent des constructions derrière eux. Mais ce qu'ils laissent, ce peut n'être rien d'autre qu'une figure hideuse de la cupidité.
Commenter  J’apprécie          40
autres livres classés : misanthropieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Littérature et politique

"Famille, je vous aime : Politique et vie privée à l'âge de la mondialisation". Qui est l'auteur de ce livre?

Michel Onfray
Bernard-Henri Lévy
Luc Ferry
Franz-Olivier Giesbert

10 questions
166 lecteurs ont répondu
Thèmes : politique , écrits politiquesCréer un quiz sur ce livre