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EAN : 9782809711660
192 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (03/03/2016)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Gros-Yeux a quatorze ans lorsqu’il arrive avec sa mère dans l’immense décharge à ciel ouvert de Séoul. Là vivent pas moins de deux mille foyers, dans des cahutes accrochées au flanc de la montagne d’ordures, en une société fortement hiérarchisée dont le moindre aspect – travail, vêtements, nourriture, logement – provient des rebuts du monde extérieur.
Gros-Yeux se lie d’amitié avec un garçon disgracié, un peu simple d’esprit, qui lui fait découvrir les ancien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
gavarneur
  05 décembre 2018
Deuxième lecture de Hwang Sok-Yong, qui est décidément un auteur « sérieux », bien différent des coréens plus jeunes que les éditions Picquier nous aident aussi à découvrir. Il a vécu en Corée du Nord et a connu dans sa chair les soubresauts de la guerre et de la dictature. Son Princesse Bari m'avait remué, décrivant les souffrances de l'émigration et de ses trafics, mais avec quelque chose de magique.
Toutes les choses de notre vie, pour les personnages de ce roman, ce sont des objets glanés sur une gigantesque décharge publique, qui fournit le gîte et le couvert à une communauté en marge, victime d'une forme d'apartheid (par l'odeur, entre autres). Aujourd'hui encore dans d'autres parties du monde, et dans un passé proche en Corée, le traitement des ordures se réduit à un entassement, à petite distance des villes, et la survie de familles délaissées passe par l'utilisation de ces déchets, dans des conditions que ce roman nous aide à imaginer.
Ce n'est pourtant pas un ouvrage désespérant. Maître Hwang nous invite à suivre quelques adolescents et leur entourage, leur adaptation à ces conditions de vie démentes, le fonctionnement de cette communauté très organisée. Mais il le fait par le regard de ces jeunes qui malgré la violence, l'alcoolisme, la misère qui les entourent arrivent à rester optimistes, solidaires. Un élément fantastique apporte une vision à la fois nostalgique et qui donne espoir, il n'apparaît pas comme une facilité de l'auteur mais comme un supplément de complexité. L'auteur ne me semble pas donner de leçons, juste porter un regard et laisser chacun réagir. J'ai été plus sensible aux émotions positives et à l'entraide entre ces jeunes qu'à l'horreur objective de leur situation.
La postface des traducteurs est très utile : elle permet au non-coréen de décoder quelques scènes et expressions liées à la période de la dictature (je parle bien de Corée du Sud) qui a suivi la guerre. Mais lisez ce livre plus naïvement, sans tout savoir, laissez-vous remuer par cette communauté et par ces mystères, sans avoir besoin de tout comprendre tout de suite.

PS : quelques notes plus personnelles, en vrac.
Cette lecture m'a incité à réviser ce que signifie Lumpen prolétariat, et les visions différentes de Marx et Bakounine. le mot Lumpen n'est pas dans le roman, Hwang aborde la politique par l'exemple, pas par la théorie, et ce terme n'est d'ailleurs pas forcément approprié. C'est mon amie Nam-Ju qui a qualifié l'auteur de « sérieux », en me confirmant que ses livres ont des gros tirages en Corée. Et je me souviens de cette colline au bord du fleuve Han en aval de Seoul, aujourd'hui lieu de promenade arboré, autrefois empilement des ordures de la ville. Je ne sais plus si je souriais ou si je frémissais à cette évocation ; ce livre m'y fera repenser intensément et avec compassion. Il me rappelle aussi qu'au début des années 2000, même le centre ville était parcouru par des personnes très âgées, le dos cassé, promenant des ballots de papier ou de métal à recycler, probablement pour des sommes ridicules, probablement faute de retraite permettant de vivre. Je pense à elles et à celles qui leur ont sans doute succédé.
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Annette55
  03 août 2019
Ce roman décrit le quotidien vraiment peu enviable de deux mille foyers qui travaillaient au tri des ordures dans l'immense décharge à ciel ouvert à l'ouest de Séoul pendant quinze ans de 1978 à 1993, date de sa fermeture.
C'est là que la Mégapole déversait la quasi totalité de ce qu'elle rejetait chaque jour :—- ferraille, ordures ménagères, plastiques, vêtements , cartons de toute taille, bouteilles, déchets industriels érigeant sur près de quatre kilomètres , une Montagne d'Ordures de cent mètres de hauteur.
Gros - Yeux a quatorze ans lorsqu'il y arrive avec sa mère : cet endroit appelé « l'Ile aux fleurs » autrefois connu pour sa beauté , prisé des peintres , des poètes et des oiseaux migrateurs.
L'auteur y allait jouer dans son enfance ....avant de devenir un Dépotoir ...
Gros - Yeux et sa mère vont travailler douze heures par jour...
Chaussés de bottes, ils portent ——des casques de chantier avec une lampe frontale —-semblables à ceux des mineurs, ainsi que d'énormes gants de caoutchouc et un large masque devant la bouche.
Gros - Yeux se lie d'amitié avec un garçon disgracié , qui lui fait découvrir les anciens habitants du site , ou plutôt leurs esprits bienveillants lorsque l'Ile était encore vouée aux cultures agricoles(dont les habitants ont été chassés par le « développement ») et aux cultes chamaniques : les fameuses lueurs bleues ....que ne voient que les êtres au coeur pur , ( cultes chamaniques déjà évoqués dans « Princesse Barri » ), autre roman de l'auteur ...
L'écrivain dresse une peinture incroyablement réaliste, angoissante, effrayante , de la dure vie de ceux qui ont usé leur santé sur le chantier, l'organisation du travail, la « hiérarchie »qui s'instaure au sein des équipes et entre les équipes , leur existence dans des «  cahutes » , ces cabanes accrochées au flanc de la montagne d'ordures, en Plexiglas carton, linoléum ,contreplaqué , assemblage d'anciennes enseignes de magasins : tous matériaux extraits des rebuts du monde extérieur....la nourriture aussi, sauce de soja mijotée ou brûlée, nourriture avariée recyclée, bouillie , ou en soupe ....
Puanteur infecte, remugles nauséabonds , essaims de mouches , conflits, salaires de misère, hiérarchisation, pestilence, violence et entraide, bagarres , couples formés dans l'urgence sous les yeux des enfants, ivresse , peur, marginaux, l'auteur ne juge pas.
Il donne à voir la pauvreté et la misère de ces laissés-pour-compte du développement industriel et économique , conduit à marche forcée le long des routes du capitalisme —- une violence d'Etat exercée à l'encontre de toute une frange de la société ——
Roman de la mémoire—-l'histoire d'une époque —-
Roman Politique, en ce sens qu'il fait revivre un chapitre douloureux de son pays .
Roman Écologique car l'écrivain y affiche le lourd tribut imposé à nos sociétés par « Le développement » .
Un livre fort doté d'une très belle écriture imagée et visuelle, puissante dont «  les odeurs » les couleurs, les lueurs ....nous enveloppent, nous interpellent , nous font réfléchir à la manière de consommer .....nous poursuivent à la manière d'un long travelling cinématographique ....
Des images difficiles à oublier ....
Mais ce n'est que mon avis bien sûr , tout relatif ...
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Sachenka
  03 juin 2017
Toutes les choses de notre vie… Qu'en dire, si ce n'est que cette lecture fût, pour moi, une perte de temps. L'idée de départ de Sok-Yong Hwang est assez originale et je trouve preque regrettable de ne pas en avoir apprécié le roman. On se crorait en pleine science-fiction, anticipation, alors qu'on se retrouve au milieu d'une histoire réaliste et actuelle, bien qu'elle soit le reflet d'une Corée des années 70, soit presque cinquante ans en arrière. Un jeune garçon (Gros-Yeux) vit avec sa mère dans un dépotoir à ciel ouvert. Ces pauvres hères, et plusieurs autres que l'on rencontre à mesure qu'on avance dans cette lecture pénible, tirent leur subsistance des déchets, des rejets des millions de citadins de Séoul et des environs. Ces individus, laissés pour compte, sont eux-mêmes des rejets de la société. Toutefois, le jeune Gros-Yeux, sa mère, son presque-beau-père, et tous les autres (plutôt unidimensionnels), ils me laissaient indifférents. Les quelques moments de tendresses n'ont pas pu racheter les longueurs et l'ennui que j'ai ressenti tout au long de ma lecture. L'auteur a su décrire correctement leur mode de vie, leurs conditions (de travail, d'hygiène, etc) pénibles, même inhumaines, mais n'a pas réussi à m'intéresser à leur sort et encore moins à me captiver. Surtout que sa plume est plutôt ordinaire. J'ai terminé le roman parce que je déteste ne pas aller jusque'au bout, point à la ligne. Sous couvert d'une histoire simple, Sok-Yong Hwang critique «notre» société de consommation. Son message est assez : « Vive l'écologie ! » ou bien « Profitez plutôt des petits moments du quotidien ! » Malheureusement, ce n'est pas avec ce roman qu'il gagnera des adeptes. Si j'y crois, ce n'est pas grâce à lui ni à son roman.
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kuroineko
  18 septembre 2018
Avec Toutes les choses de notre vie, Hwang Sok-yong m'a de nouveau transportée dans son univers littéraire. Tout comme il montre à chaque roman sa capacité de traiter avec brio de sujets et thèmes fort différents.
Bienvenue ici à Klotseom, l'Île aux Fleurs. La gigantesque décharge à ciel ouvert de Séoul. Nulle ironie dans cette poétique toponymie, c'est juste le nom du territoire agricole et horticole qui fut repoussé peu à peu par les services d'urbanisme pour créer le vaste dépotoir.
Gros-Yeux, ado de 14 ans mais qui se grandit de deux années supplémentaires, et sa mère arrivent pour vivre ici et travailler comme collecteurs.
Une grande communauté de plusieurs milliers de personnes vivent à demeure dans des cabanes montées en deux temps trois mouvements avec ce qu'on peut trouver parmi les ordures. Choqués au départ par l'atroce odeur et les mouches omniprésentes, ils s'habituent. Pas le choix, il faut bien vivre et gagner un peu d'argent, de quoi tenir. Pour manger, quelques achats et beaucoup de récupération parmi tout ce que les gens gaspillent comme nourrir. La date de péremption est dépassée depuis un moment? Quelle importance, au pire on en sera quitté pour une diarrhée. Il faut bien se nourrir.
Les conditions de vie et le travail sont difficiles. Douze heures par jour à creuser dans les tas d'ordure que les bennes apportent quotidiennement, douze heures à récupérer plastiques, verre, métal, cartons, au milieu des chats crevés, des feuilles de chou pourries et des détritus de poissons. Les collectes sont ensuite revendues à des entreprises de recyclage ou à des ferrailleurs.
Un monde violent, où l'alcool provoque souvent des flambées de colère, des empoignades. Mais aussi un monde où la solidarité n'est pas un vain mot.
Hwang Sok-yong offre ici un éclairage cru et sans complaisance sur le consumérisme, le gaspillage à tout va; sujets ô combien d'actualité avec justement les luttes entreprises contre ces phénomènes en France et ailleurs. le roman renvoie sur ce point chaque lecteur à sa propre façon de consommer.
On s'attache très vite à Gros-Yeux et à l'ami qu'il se fait d'emblée, le Pelé, un gamin de onze ans qu'une blessure à la tête a rendu, selon ses termes, "pas très dégourdi". On se rend pourtant vite compte de ses profondes qualitéshumaines. Sa sensibilité en fait un enfant d'une surprenante intelligence du coeur, plein de bienveillance et attentif à ce que les autres ne voient pas.
Dans ce territoire où s'echouent sans cesse les fondements matérialistes du monde moderne, lui distingue les âmes des précédents résidents de l'Île aux Fleurs. Hwang Sok-yong aborde avec le Pelé un monde d'entre deux, où la réalité s'efface pour rejoindre le passé ritualiste et proche des esprits d'une Corée qui tend à disparaître sous l'abondance des biens consommables du progrès.
Les choses de notre vie révèle avec beaucoup d'acuité les relations que l'on entretient aujourd'hui avec les objets. Dans la majorité des cas, ils sont jetés sitôt usés ou parce qu'on s'en est lassé ou qu'un modèle plus récent arrive sur le marché. L'auteur signe un roman à la fois social, économique et poétique. Les personnages des deux enfants, tout comme le vieux ferrailleur et sa fille offre un contre-poids humaniste à ce qu'il dénonce en parallèle.
J'ai trouvé beaucoup de belles émotions dans ce livre, beaucoup d'amertume également face aux gâchis de nos vies modernes. Pourtant jamais le ton ne sombre dans un misérabilisme ou une sinistrose flagrante en dépit de tout ce qui arrive. Hwang Sok-yong sait maintenir un délicat équilibre. de plus, son style est merveilleux et envoûtant.
Merci aux traducteurs qui parviennent à rendre toute la magie de son écriture. Ouvrir un livre de Hwang Sok-yong, c'est avoir la certitude d'être transporté jusqu'à la dernière page dans son monde. Merci à vous, Monsieur Hwang! Et à bientôt!
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Mimeko
  08 octobre 2019
Gros-Yeux, quatorze ans mais se vieillissant de deux ans pour paraître plus fort, arrive avec sa mère dans cette banlieue de Séoul...Elle a quitté sa province et sa famille avec une promesse de travail, après l'arrestation de son mari, envoyé dans un camp de rééducation. le lieu de travail - la décharge à ciel ouvert avec le partage de zones en concessions âprement défendues par les gros bras, les zones les moins rentables étant les concessions communales. Rapidement la vie s'organise, la mère travaillant dur et Gros-Yeux, sympathisant avec les gosses du coin, à commencer par le Pelé, une casquette vissée sur la tête, un gamin un peu retardé, dont la mère a ébouillanté une partie du visage...mais le Pelé habitué des lieux, intercesseur, s'avère dégourdi et lui présente les autres gamins et les Kim, les esprits des habitants qui connaissaient l'île aux fleurs quand elle en diffusait tous les parfums, avant de devenir cette décharge nauséabonde et gigantesque.
Toutes les choses de notre vie est un roman instructif assez édifiant sur l'existence de ces travailleurs, souvent paysans et ouviers appauvris, les familles d'hommes incarcérés dans des camps de redressement pour y être rééduqués et y devenir des hommes nouveaux. On y apprend le fonctionnement selon les concessions privées - qui réceptionnent les meilleurs déchets comme ceux de la base américaine ou communales plus modestes, les récupérations de tout : ferraille, plastiques, papiers, bouteilles, légumes, fruits, aliments dont la date de péremption est dépassée, et qui permettent tout de même une certaine survie alimentaire. Et dans ce marasme, le regard des gamins qui s'accommodent de leur univers et les esprits des chamans qui transcendent la petite île pour lui redonner sa poésie. Des récits durs mais dont la narration de Sok-yong Hwang reste distanciée et un peu froide, sans affect et sans véritable empathie, juste la description de ce qu'il voit, une sensation quelque peu dérangeante et qui peut mettre mal à l'aise.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
ASAIASAI   19 septembre 2020
Gros-Yeux pensait à son père. Jusqu'à quand serait-il retenu dans ce camp de rééducation dont l'objectif était de faire des hommes nouveaux ? C'est quoi un homme nouveau ? La première fois qu'il en avait entendu parler, il avait posé la question au postier de son quartier. C'est un homme droit, avait répondu celui-ci. Qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire, vivre droit dans un dépotoir ? Il se disait que, eux, qui vivaient dans la décharge, ils ne seraient pas comme ces objets que les gens avaient achetés, utilisés puis abandonnés une fois qu'ils n'en avaient plus besoin.
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ASAIASAI   19 septembre 2020
Il y avait, disposés en pyramide sur un plateau, des chocolats de toutes les couleurs, rouges, bleus, argent, emballés dans de beaux papiers, des carrés, des ovales en forme d'oeuf, des fourrés aux amandes. Une jeune fille en uniforme les distribuait aux enfants qui se pressaient autour d'elle, juste un chacun. Gros-Yeux se rua sur le plateau, s'empara d'une poignée de chocolats et s'enfuit. L'hôtesse, médusée, faillit crier, mais elle renonça.
Gros-Yeux partagea son butin avec son copain, lequel, après avoir avalé deux chocolats de suite, s'exclama :
- Grand Frère, qui c'est qui a fait ces trucs ? Ca fait fondre la langue, hi hi !
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gavarneurgavarneur   02 décembre 2018
Ce qu'ils foulaient aux pieds leur paraissait sale, bien sûr, dégoûtant. C'était blanc, noir, jaune, vert, bariolé, scintillant, poli, carré, anguleux, rond, allongé, ramolli, raide, c'était coincé ou à peine émergé, ça roulait, c'était âcre, nauséabond, suffocant, pestilentiel, répugnant et toujours étrange. Bien qu'il s’agit de choses tout à fait communes, quand ils en découvraient des éléments tronqués, comme par exemple une fois une jambe de poupée, cela faisait peur. Une fois, Gros-Yeux enfonça bêtement son râteau dans quelque chose qui avait fait reculer sa mère horrifiée : ce qu'il souleva éclata en laissant s'écouler un liquide. Cela ressemblait à un chat. A l'endroit des yeux, il y avait deux cavités vides. Les deux oreilles pointues de chaque côté de la tête ne laissaient aucun doute, il s'agissait bien d'un chat. Il avait des canines, mais point de ventre. A la place, un tas d'asticots grouillants. Il en pleuvait sur les bottes du jeune garçon.
Page 38
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kuroinekokuroineko   17 septembre 2018
Cela faisait déjà plus d'un mois que Gros-Yeux et sa mère étaient arrivés à l'Île aux Fleurs. Le premier jour, la mère avait dit que c'était un endroit comme les autres, un lieu où vivaient des gens comme tout le monde. Pourtant, c'était bel et bien un dépotoir, un emplacement où venaient échouer les objets que les gens n'utilisaient plus, les choses qu'ils délaissaient, bref, tout ce dont ils ne voulaient plus; et ceux qui vivaient ici, c'était aussi des gens que la ville avait abandonnés et chassés.
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gavarneurgavarneur   04 décembre 2018
Mentionnons aussi cette scène pittoresque et finement ironique où l'on voit les évangélistes à l’œuvre. Ce prosélytisme-là, fortement encouragé par l’État, avait pour mission, en répandant la parole de l’Évangile, de soustraire les pauvres à la tentation socialiste – et Dieu sait s'ils avaient des raisons d'être tentés ! -, les églises protestantes étant devenues les hautes lieux de la propagande anticommuniste.
Postface des traducteurs
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