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EAN : 9782234074903
128 pages
Éditeur : Stock (27/02/2013)

Note moyenne : 1.67/5 (sur 70 notes)
Résumé :
« Tu étais vieux, tu étais gros, tu étais petit et tu étais moche. Tu étais machiste, tu étais vulgaire, tu étais insensible et tu étais mesquin. Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n avais aucune culture. Et j ai été folle de toi. Non pas qu il y ait un rapport de cause à effet entre tes défauts et les sentiments océaniques que j ai éprouvés. C est une curieuse coïncidence. Même au temps où ma passion était si fastueuse que j aurais échangé mon avenir contre un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Myiuki
  03 mars 2013
"Belle et Bête" ou la chronique d'un délire médiatique ... ou plutôt, de celui d'une femme. Voilà ce qui me vient à l'esprit quand je pense à ce livre. J'ai tout simplement halluciné d'un bout à l'autre de ma lecture. Mais, je vais trop vite en besogne. Avant d'en dire plus, revenons sur les raisons qui m'ont donné envie de lire ce roman, et que j'aurais mieux fait d'ignorer !
Si j'ai voulu lire ce bouquin en premier lieu, c'est à cause de sa couverture qui m'a fait totalement craqué (j'adore, j'adore, j'adore !), mais c'est surtout à cause du buzz qu'il créait déjà bien avant sa sortie. Oui, oui, je sais, c'est une très très mauvaise idée que de vouloir lire un livre sous prétexte qu'il crée la polémique. Mais, ça m'a fait le même effet que pour "Cinquante nuances de Grey", il fallait que je sache ! Alors, je l'ai lu et ça a été une pilule amère à avaler. D'un ennui mortel, ce livre censé nous rapporter la liaison de la narratrice avec DSK (alias, "le porc") s'annonçait croustillant au possible - "oh mon Dieu ! des révélations, je veux des révélations !!!" -, choquant - dégoûtant, je veux bien, mais choquant ? On repassera ! -, déroutant - ça, il l'a été, pour sûr ! - et totalement hors normes - ô cruelle déception ! -. J'en attendais beaucoup parce qu'on me l'avait encensé, d'un côté, et de l'autre, on l'avait totalement démoli. Quand il n'y a pas de juste milieu, ça a tendance à m'intriguer, et je dois dire après lecture que je comprends parfaitement pourquoi on ne peut que trancher dans le vif à la sortie d'une telle ... fiction ? Impossible d'être "entre-deux", soit vous aimez, soit vous détestez. Clairement, je me positionne dans la deuxième catégorie, même si, je dois nuancer légèrement mon propos en raison de quelques points que j'aborderais plus loin. Un livre qui fait parler de lui, que ce soit en bien ou en mal, est toujours un livre que l'on vend et je pense sincèrement, d'ailleurs le but est clairement avoué à deux reprises dans ce bouquin, que ce roman a été publié avant tout pour son aspect rentable, commercial. Une confession intime qui compare DSK à un porc et qui salit son image (était-il encore besoin de l'enfoncer plus avant alors qu'il est déjà au fond du trou ?), forcément, ça fait vendre ! Les gens sont assoiffés de ragots. A ceux-là je dis, vous n'apprendrez rien que vous ne soupçonniez déjà en lisant ce livre !
On avait tous plus ou moins une opinion sur l'homme en lui-même avant la sortie de ce livre, pour ma part, la lecture de cet ouvrage ne l'a en rien changée. Et j'irai même jusqu'à dire que cette femme qui se dresse en psychologue de bas étages, tentant d'expliquer le pourquoi du comment de la personnalité de DSK, m'a parue bien plus antipathique que le "porc" qu'elle nous décrit sans cesse. Limite, j'ai eu plus de compassion et de pitié pour celui-ci que pour elle, car on sent, dès le départ, qu'il n'a été qu'un jouet pour elle, l'instrument d'une manipulation qu'elle a orchestrée de bout en bout ... Ce livre est une leçon, celle d'une manipulatrice qui prend le dessus sur le roi des manipulateurs, il faut le faire et je lui reconnais ce mérite, elle l'a clairement berné ! Mais, ça va bien au-delà de ça, j'y reviendrai. Pour l'heure, je dois dire qu'au départ, l'idée de la belle et de la bête m'a séduite, je m'explique. Clairement, on ne peut décemment pas considéré DSK (même s'il n'est pas nommé dans le livre, tout le monde sait que c'est lui !) comme un beau gosse, c'est une évidence, du coup, pas de doute, la bête c'est lui, et ça colle, plus ou moins. La belle, Marcela Iacub, donc, puisque c'est ainsi qu'elle se désigne, j'ai de gros doutes. La belle, si on se réfère au conte, je la voyais douce, gentille, attentionnée, bref, tout le contraire de la narratrice. Au début du roman, je me suis placée de son côté à elle, d'office, sans réfléchir, la femme larguée, bafouée, celle qui souffre ... à la fin du roman, j'ai changé de camp. Etrange, hein ? Ce livre qui est censé, de mon point de vue, abattre un peu plus DSK, me l'a rendu plus ... humain. Des deux, c'est elle qui est devenue bête, dans tous les sens du termes, à mes yeux. Je ne peux m'accorder sur sa vision tronquée des choses, sur son appréciation d'elle-même et sur ce qu'elle débite dans ce roman comme autant de vérités séculaires et qui, en dehors du fait que c'est totalement exagéré par moments, m'a paru totalement farfelu.
En effet, comment sentir de la compassion pour une femme qui, non contente de s'ériger en une sorte de réincarnation de Voltaire (le pauvre ! il doit se retourner dans sa tombe !), se qualifie elle-même de, je cite : "sainte", "nonne", allant jusqu'à s'octroyer le rôle de martyre et starifiant son nom et son action ... qui jusqu'alors m'étaient totalement inconnus ! Elle s'approprie dès les premières lignes un pouvoir qu'elle n'a pas et qu'elle a voulu subtiliser dans ce livre a celui qui l'a perdu ... par avidité ? Allez savoir ! La narratrice a la force des mots pour elle, certes, je ne peux lui enlever un certain style qui m'a maintenue éveillée lors de ma lecture et je dois reconnaître qu'elle a eu quelques heureuses tournures de phrases et/ou initiatives. Il est clair que son style est loin d'égaler celui de Voltaire ou de nos grands écrivains et philosophes français, mais elle en a indubitablement un. Elle dit beaucoup sans tout dévoiler. A coups de phrases courtes, elle imprime un rythme rapide à son livre qui ne donne pas le temps au lecteur de trop réfléchir et qui le force plus à subir ce qu'on lui expose. Je ne sais pas comment l'expliquer, ce n'est pas foncièrement mal écrit, parce que j'ai capté un style fort, un potentiel, mais pourtant, je pourrais tout aussi bien dire que tout cela n'est que prétention et qu'il n'y a ici ni forme, ni fond cohérents. Ce livre me déroute. C'est peut-être le but recherché d'ailleurs ... Perdre son lecteur dans ses filets, le laisser dans le flou en lui faisant miroiter des "croustillons" et le laisser ressortir de là les mains vides ... Je n'ai pas, pour ma part, la prétention de comprendre les motivations de l'auteur avec ce livre, je ne cherche pas à savoir, je ne fais qu'exprimer mon avis personnel sur cette lecture. Mais, ce que je peux dire de la narratrice, c'est qu'elle m'a horripilée du début à la fin. Cette femme avec laquelle j'aurais voulu compatir, que j'aurais voulu voir en victime, peut-être aussi quelque part, je l'ai vu en accro des strass et paillettes, en femme avide, d'attention, de pouvoir, d'amour. Impossible de me connecter à elle et comme on a que son point de vue dans l'histoire, impossible de m'impliquer dans le roman et de m'y attacher ... voilà le gros point faible du roman : son héroïne qu'on a envie, clairement, de secouer un bon coup et de ramener sur Terre !
Cela dit, je dois reconnaître que l'idée du porc était originale et bien trouvée, là-dessus, rien à dire ... enfin, en principe. Parce qu'il faut quand même avouer que c'était too much cette histoire. Que ce soit un postulat de départ, ok, c'est un choix d'écriture, très bien, mais en faire des tonnes comme dans tout ce roman, je me pose sincèrement la question : pourquoi ? Finalement, ce porc devient une excuse, un prétexte, plus qu'une justification, comme on veut nous la faire apparaître. Il y a DSK et, en lui, bataille deux personnalités : l'homme, public, et le porc, privé. Waouh ! Quelle révélation ! En même temps, ce principe peut s'appliquer à une grande part de la gent masculine en général, pourquoi le singulariser ici ? Ca n'a rien de neuf ou d'exceptionnel. Franchement, pour moi en tout cas, tous les hommes qui trompent leurs femmes sont des porcs, peu importe leurs déviances "sexuelles". Ils sont dégoûtants, c'est un fait. de facto, on peut considérer DSK comme un porc, très bien. Mais honnêtement, quel est le but de la manoeuvre ? La narratrice nous dit aimer ce porc, limite, lui vouer un culte, elle n'aime pas l'homme, elle aime le porc en lui. Très bien, c'est son choix ! En même temps, elle a effectivement choisi d'entamer une relation avec un homme marié ... Bref, ce qui m'a énervée là-dedans, outre les répétitions à outrance d'un même concept, c'est le fait que ce parallèle avec le porc n'était pas foncièrement nécessaire à mon avis puisque, comme je le disais plus haut, les phrases qu'elle nous débite en les appropriant aux porcs, on peut très bien les généraliser à l'homme, tout court. Pourquoi se cacher derrière une métaphore bidon ? Alors oui, ces phrases-là avaient du sens la plupart du temps, étaient pertinentes, du moins, l'auraient été sans qu'elles soient systématiquement ramenées à l'animal. Je pense qu'elles auraient eu plus d'impact si elles n'avaient pas été obscurcies par l'image porcine qui y était appliquée ... c'est devenait lassant à la fin ! Quel est le but là-dedans ? Je cherche encore ...
Et c'est la le problème majeur du roman, parce que cette métaphore était justement ce qu'il y avait de plus "croustillant" dans l'affaire, parce qu'elle permettait, sous couvert de revisiter le conte de la belle et de la bête, de "balancer" un peu. Eh bien, j'ai un scoop pour vous ! Ici, pas de révélations majeures, pas de choses qu'on ignore ... Non, on nous donne à voir dans trois scènes, des choses intimes, que certains pourraient qualifier de déviantes voire de dégoûtantes, mais, rien de sensationnel non plus, c'est comme si on s'y attendait avant d'ouvrir le roman, du coup, pas de frissons d'excitation, pas de sensations fortes. C'est barbant, ennuyeux, fade. Après, je ne dis pas que c'est "normal" ce qui se passe dans ce roman, loin de là, je pense même que la narratrice aurait besoin d'une bonne thérapie, mais c'est, et là encore le parallèle me paraît évident avec "Cinquante nuances de Grey", beaucoup de bruit pour rien, c'est nettement plus soft que ce à quoi on s'attend quand on écoute la façon dont l'auteur parle de son roman. Je ne sais pas comment décrire cette fiction qui n'en est pas vraiment une, on finit par s'y perdre. Parce que, même si les chapitre sont courts, de même que les phrases utilisées, ça nous paraît long, mais long, mais long. Je l'ai lu au ralenti ce livre, principalement aussi parce que je n'arrivais pas à me remettre tout de suite des énormités que nous sortaient l'auteur (petit spoiler, le coup de la chute systématique après "l'extase", c'est quand même un peu gros, non ???). J'ai eu le sentiment farouche que l'auteur prenait clairement son lecteur pour un imbécile heureux et qu'elle le menait en bateau du début à la fin ! S'érigeant en croisée, en martyre, en prophète, elle se prend définitivement pour ce qu'elle n'est pas ... une star ! Je ne la connaissais pas du tout avant de lire ce livre, même si, apparemment, elle pensait déjà être le centre du monde bien avant ça. Après, et c'est la qu'est le problème avec ce genre littéraire semi-autobiographique, est-ce vraiment l'auteur qui parle ou uniquement la narratrice ? La frontière est si fine que je m'y perds ... est-ce un rôle ou est-elle réellement comme ça ? Si elle est comme ça dans la "réalité, au secours !
Quoiqu'il en soit, ce roman ne peut laisser indifférent son lecteur. On passe par toutes les étapes avec lui, la compassion, le dégoût, la haine, la révolte, la colère, mais, quoique ces émotions soient toutes fortes, il n'y en a pas vraiment de positives, car même la compassion qui devrait venir naturellement est comme forcée. On nous impose des sensations inconfortables, on nous expose des situations sur lesquelles on voudrait fermer les yeux. C'est peut-être ça aussi le but du roman, ouvrir les fenêtres sur ce qui se passe derrière les rideaux. Ce n'est pas beau à voir, ça vous donne envie de vomir, de hurler ... d'agir ! On ne reste pas impassible face à ces pages qui défilent comme autant de bonbons amers fondant dans votre bouche. On assiste, stoïque, à un spectacle qui nous révolte, à une confession qui ne nous émeut pas mais qui nous pousse à réfléchir, d'une manière générale plus que particulière d'ailleurs, sur la relation homme/femme. Comment peut-on accepter ça ? Comment peut-on le vouloir ? C'est un livre étrange, à la fois fascinant et repoussant, qui vous déroute mais qui, fatalement, vous marque d'une manière ou d'une autre. Soit on l'adule, soit on l'immole. Vous devez, quoiqu'il en soit, choisir un camp. Je ne pensais pas me trouver face à ce type de lecture en ouvrant ce roman, j'ai été surprise, par la qualité de l'écrit (même si entâchée trop souvent à mon goût) et par la pauvreté du sujet (tout n'est que répétition d'une même idée laconique), ces deux extrêmes cohabitant dans une sorte de récit indéfinissable, plus une attaque d'une défense. Non, on ne peut pas définir ce texte, parce qu'il n'est pas clair, parce qu'il se cache, qu'il feint, qu'il ne joue pas franc-jeu. Et comment faire confiance à une narratrice qui trouve que se faire appeler "truie" est le plus beau des compliments ? Pour moi, c'est impossible. le fait de ne pouvoir m'attacher à aucun des personnages du texte, fussent-ils réels, m'a totalement distanciée de cette oeuvre que je n'hésiterais pas à qualifier de nauséabonde par bien des aspects. On est franchement pas loin d'un navet monumental. Je ne peux pas être si tranchante dans mon avis final à cause de certaines fulgurances du style qui m'ont frappées (comme le fameux SMS "te voir et mourir") mais, honnêtement, je ne ferais certainement pas partie des supporters de Marcela Iacub ... ni de DSK d'ailleurs.
Pour conclure, une fois encore, le buzz a parlé, et a fait couler beaucoup d'encre sur ce que je qualifierais de "vent". C'est un roman creux, vide, narcissique, que nous propose ici l'auteur. Elle ferait mieux d'arrêter de se prendre pour ce qu'elle n'est pas et redescendre un peu sur Terre, même si on ne peut nier qu'elle a un certain talent. Lu et aussi vite oublié, son roman est loin de valoir tout le bruit qu'il suscite, pour moi, il est sans intérêt ... Mais, comme chacun doit se faire son propre point de vue, n'hésitez pas à le lire ... mais empruntez-le, ne l'achetez pas ;)
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GeraldineB
  14 mai 2013
Abandonné à la page 67..... Ce livre ne présente aucun intérêt du point de vue littéraire. Quant à l'histoire..... L'auteur, qui pourtant se dit végétarienne fait tout au long du récit un usage immodéré des mots "cochon" et "porc". Alors au chapitre cinq, glissant dans les profondeurs de l'ennui, machinalement, je me suis mise à compter le nombre de fois où le mot "cochon" était écrit. Puis j'ai recommencé avec le mot "porc".... Un peu comme avec un journal, quand, ne trouvant rien à lire, on remplit les A et les O....
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Floyd2408
  29 mai 2016
Il faut avoir à l'esprit qu'un livre est l'esprit de son auteur, cet esprit à un instant précis, une aventure littéraire intime crache sa fureur, sa haine, sa folie, sa défection, son vomi, son exutoire, un élan de sentiment confessionnal égoïste et narcissique.Bête et Belle éjacule la frustration jouissive d'une femme érudit au prise à ses démons interdit, ceux du Marquis de Sade, une force attractive vers cette domination abstraite voir abjecte pour basculer vers l'insondable, une vague frémissante bousculant le confort de l'âme caché dans la plume frénétique boulimique obsédante.
Marcela Iacub savoure sa prose, se nourrit des mots glissant entre ses doigts venant nourrir sa nourriture, celle de ce livre de cochon, de porc, de celui qui la rendit l'égal de van Gogh, une vengeance classique ou juste une rupture littéraire indispensable. le cochon comme dans la ferme des animaux Roman culte de George Orwell est le personnage principal de ce roman, une liaison entre l'auteure et un homme-cochon, une relation sans rapport sexuel mais un paroxysme intime fiévreux, une ballade vers le sombre inavouable de l'humain au prise à ses fantasmes interdits.
Un cri bousculant les codes, une dissection au vitriole d'une liaison bestiale avec un homme marié, esclave de l'argent de sa femme et de ses ambitions. Même si la genèse de ce livre s'effondre vers cet homme connu de tous, qui portera plainte pour diffamation, un petit encart au début de Belle et bête souffle le préjudice subit par ce politicien prévenant le lecture de cette souffrance ( amusant cette ironie de ne pas assumer sa cochonnerie ) Christine Angot s 'essaya aussi dans ce style de roman crachant sa vie, ses secrets avec un père incestueux, avec des mots crus et une acidité de langage presque verbale mais Marcela Iacub mène avec plus de brio la langue de Molière. Elle aime écrire, elle adore laisser vagabonder son esprit et sa réflexion vers des cieux diverses, un carrefour en effervescence de chemins différents ou se bouscule l'érudition en fusion de Marcela Iacub.
Je ne parlerai de cet homme connu mais du cochon,celui qui aimanta cette femme vers sa perversion ,vers ce roman d'adieu. un livre qui vous prend aux tripes une claque savoureuse, j'adore à la folie.
Merci
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sandraboop
  24 avril 2013
Qu'en dire ?
Aucune citation je ne ferai de ce livre qui m'a fortement déplu.
J'avoue, innocente, j'ai acheté ce livre à cause de sa couverture (il était mignon le cochon sur la couverture), de son titre (Belle et Bête, ce n'est pas original mais bon) et la quatrième de couverture avait l'air presque drôle.
L'auteure -j'aurai du me renseigner et combler mes lacunes- je ne la connaissais pas !
J'aurai pu, j'aurai du savoir que "son" cochon c'était DSK : oui quand on ouvre le livre, on y voit déjà la condamnation pour atteinte à la vie privée.
Mais non, je n'ai rien vu!
Ma première alerte, c'est en ajoutant ce livre sur le présent site. Et là, je me suis dit "oh non!" sans compter la lecture des critiques.
Comme j'aime me faire mon opinion quitte à être à contre-courant, je l'ai lu comme si "ce pouvait être un bon livre".
Verdict j'ai détesté.
Le cochon toutes les 10 lignes, j'avoue, je n'en pouvais plus.
Qu'elle distingue le cochon de l'homme, et puis quoi encore, pourquoi ne pas le considérer avec un dédoublement de personnalité qui excuserait ses actes.
Ah mais non, elle, ce qui l'attire c'est le coté obscur, le fameux cochon!
Le brillant économiste, elle s'en fout, elle le dit, il est vieux, gros et laid.
Ah l'amour se limitant à une apparence! oui oui à celle du pervers qui lui permet d'être perverse à son tour : ah bon elle a été perverse ?
Non, ce livre m'a vraiment déplu.
Outre parler de l'épouse du cochon dont on se demande quelle finalité elle poursuit à la dépeindre comme la "méchante" qui a fait du cochon un caniche ???
Elle écrit (oui elle ose) page 109 : "Mais rien n'était en mesure de m'apaiser. Même la perspective du livre. J'étais mutilée, mutilée à jamais. J'avais le sentiment d'avoir été trompée et abusée. Je me disais que j'étais une victime comme toutes celles que tu as faites, sauf que moi j'avais ma marque sur le corps, j'avais ce trou à la place de mon oreille, alors que les autres n'étaient que "traumatisées"".
Alors c'est le "trop" que je n'ai pas supporté. Cette femme guidée par l'envie de faire un livre, se prête à des jeux avec ledit cochon, jeux qui tournent mal certes, et alors qu'elle subit les conséquences de son addiction, elle ose minimiser ce qu'on subit des victimes, qui ne voulaient pas jouer, qui ont été, elles réellement abusées, voire trompées
Rien d'autres à dire sinon que ce livre m'écoeure, que l'auteure m'écoeure, et que sa plume m'a agacée.
Encore après cette critique, qui n'engage que moi, je cherche toujours ce que l'auteure a cherché à faire avec son livre (nous donner la nausée?)
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ValerieLacaille
  17 mars 2013
Cela faisait longtemps que je n'avais lu un livre aussi nul!
Il n'y a rien, ni qualité d'écriture, ni histoire qui tienne la route, ni effort de fantaisie. C'est une complainte d'une femme délaissée qui réclame son "cochon". Ce terme est omniprésent et sa répétition est lassante.
Je pensais avoir quelque éclairage sur la personnalité de ce M. Strauss-Kahn, qui semblait si solide et si inébranlable avant que les scandales de ses faiblesses érotiques ne l'éclabousse... Il n'en est rien.
Un livre inutile, donc.
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critiques presse (8)
Lexpress   13 mars 2013
J'enrage de voir, d'entendre la littérature associée à cette Hernani de cul de basse fosse. Injustement rétrogradée dans l'air du temps, elle doit être préservée des saloperies de l'époque.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   06 mars 2013
Au bout de quelques pages, on se fiche totalement des allusions, des clés cachées. L'aventure intérieure de l'héroïne l'emporte, sa descente aux enfers de la passion, telle une religieuse portugaise qui nous écrirait aujourd'hui...
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique   04 mars 2013
Disons d’emblée qu’il se lit très facilement, Marcela Iacub sait écrire, et elle évite - heureusement - les scènes scabreuses. [...] Mais en évitant l’explicite, sa liaison devient très éthérée voire un peu ridicule, on n’y croit plus vraiment.
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Liberation   01 mars 2013
Le propos de Belle et Bête [...] est de faire vivre ce personnage, devenu collectif, qu’il le veuille ou non, dans un monde qu’il a politiquement représenté, puis particulièrement envahi : le fantasme. Il explore donc avec une brutalité ludique les rapports entre sexualité et fantasme.
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Lexpress   26 février 2013
En fait de littérature, l'ouvrage regorge de formules incorrectes (...), d'expressions inélégantes (...), de phrases lourdes (...) et d'incessants verbes "être" débités comme autant de chapelets de saucisses. [...] Fable pour fable, l'héroïne de Belle et Bête ferait plutôt penser à Perrette et son pot au lait de notre bon La Fontaine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   25 février 2013
Marcela Iacub, folle d'un "cochon", a donc écrit un livre de "truie" (page 45) bien calibré pour faire beaucoup de bruit,
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation   25 février 2013
Vous en aviez rêvé ? Marcela Iacub l’a fait. Loin des cabinets psy, fosses d’aisance où faut en chier, baguenauder dans Belle et Bête est une activité de plein-air hautement encourageante.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   25 février 2013
elle produit avec Belle et Bête une performance littéraire inédite. L’un de ces livres dont la lecture stupéfaite transforme ce qu’on vivait jusque-là comme la réalité, et qui n’est toujours qu’une mise en forme possible du monde.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
mellemarsmellemars   27 février 2013
« Tu étais vieux, tu étais gros, tu étais petit et tu étais moche. Tu étais machiste, tu étais vulgaire, tu étais insensible et tu étais mesquin. Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n'avais aucune culture. Et j'ai été folle de toi. Non pas qu'il y ait un rapport de cause à effet entre tes défauts et les sentiments océaniques que j'ai éprouvés. C'est une curieuse coïncidence. Même au temps où ma passion était si fastueuse que j'aurais échangé mon avenir contre une heure dans tes bras je n ai jamais cessé de te voir tel que tu étais : un porc. C'est ma compassion pour ces animaux si dénigrés qui a éveillé mon intérêt pour toi. Tu étais le grand persécuté, le bouc émissaire. Je me suis sentie obligée de prendre ta défense pour dire : Les porcs ont le droit d'être des porcs. Une société qui met ces créatures en prison aux seuls motifs qu'ils ont des goûts propres à leur espèce n'est pas une société libre et juste. »

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Floyd2408Floyd2408   28 mai 2016
Mon immeuble a toujours été atteint de cette maladie, elle lui est congénitale.C’est la faute de l’architecte qui l’a construit. La cage d’escalier est si terrifiante, si belle et si énigmatique que les gens adorent s’y suicider. Elle permet de croire à ceux qui choisissent d’y tomber qu’ils ne cherchent pas la mort mais à dévoiler un secret, à trouver un paradis, à atteindre le bonheur.
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bgnbgn   09 mars 2013
Certe, tu n'étais pas un porc tout le temps. Tu étais aussi un homme. Il t'est même arrivé d'avoir des responsabilités nationales et internationales importantes. Et tu t'apprêtais à en avoir davantage. Tu avais une femme richissime et célébre, plusieurs enfant, une vraie famille. Tu avais des fans, des amis politiques. Tu avais une vie qui n'avait rien à voir avec celle, terrible, fragile, dégoûtante et sublime des cochons.
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EMELOUEMELOU   25 mars 2013
Tu aurais transformé l’Élysée en une géante boîte échangiste, tu te serais servi de tes assistants, de tes larbins, de tes collaborateurs et de tes employés comme de rabatteurs, d’organisateurs de partouzes, d’experts dans l’art de satisfaire tes pulsions les plus obscures. Tu aurais avalé des milliers de créatures consentantes, tu les aurais savourées sur des plateaux d’argent. Des créatures qui t’auraient supplié d’être dévorées par toi. D’avoir le plaisir, le privilège, l’honneur d’être tes proies.
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PrailiePrailie   15 mars 2020
En outre, et ceci est le plus embêtant, la foule avait raison de t'en vouloir, même si elle s'y est mal prise et qu'elle n'a pas bien su formuler ses griefs et ses accusations contre toi. Et moi, au lieu de l'aider à voir ce qu'elle ne pouvait pas voir, à exprimer ce qu'elle n'arrivait pas à exprimer, je lui ai dit qu'elle avait tort. Je me suis même moquée d'elle. Je crois que mon amour des cochons m'a aveuglée. Et à mes yeux, c'était si flatteur de jouer au Christ, de me prendre pour Voltaire.
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