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EAN : 9791032903056
Éditeur : Éditions de l'Observatoire (22/08/2018)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Lorsque Hajiya Binta Zubaïru surprend Reza en pleine effraction chez elle, couteau à la main, son destin s'enlace à celui du jeune dealer. Malgré l'étrangeté de leur attirance réciproque, à leurs yeux interdite, éclot entre cet homme de main d'un politicien corrompu et cette veuve musulmane de trente ans son aînée une passion illicite, sensuelle et déchirante. À travers l'histoire tragique de cette union au parfum de scandale, composée de colères contenues et d'émot... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
mumuboc
  03 novembre 2018
Rencontrer un jeune homme de 30 ans son cadet alors que celui-ci est en train de rafler dans la maison, bijoux et objets de valeur et se sentir irrésistiblement attirés l'un vers l'autre, voilà déjà une histoire d'amour qui débute d'une manière peu banale. Même si elle sent à l'avance l'odeur des mauvaises journées, elle n'aurait jamais pu imaginer découvrir à 55 ans le plaisir, le désir pour cet homme de 25 ans.
Ce fut à ce moment précis, devait-elle songer plus tard, que les pétales de sa vie, pareils à un bourgeon qui avait enduré un demi-siècle de nuits, se mirent à s'ouvrir enfin. (p62)
Dans ce roman qui est un premier roman récompensé par le Nieria Prize for Literature en 2016, Abubakar Adam Ibrahim évoque beaucoup de thèmes : l'amour mais sous l'angle d'un couple où c'est la femme qui est plus âgée que l'homme, sur un continent, comme sur bien d'autres, où l'inverse ne choque pas, plus. Scandale….. Autre thème abordé : la délinquance : drogue, trafic en tout genre mais aussi celle liée aux milieux politiques, où l'argent circule pour obtenir le pouvoir quitte à faire disparaître les éléments gênants.
Le livre comporte deux parties : portant chacun le nom des deux héros. Hajiya Binta (Binta), veuve d'un homme à qui elle a été marié, sans amour mais qu'elle respectait, dont elle a eu quatre enfants mais qui surmonte difficilement la perte d'un de ses fils : Yaro, abattu par la police.
Depuis la mort de son époux, elle se consacre à l'enseignement et élève Fa'iza, sa nièce de 15 ans, traumatisée par un massacre perpétré sous ses yeux, enfoui dans sa mémoire et qu'elle peine à surmonter. Dans sa maison vit aussi depuis quelques temps sa petite-fille Ummi, dont la mère est en conflit avec son deuxième mari car celui-ci veut prendre une seconde épouse.
L'espace d'un instant, Binta songea comment le destin avait cruellement uni son sort et celui de cette enfant qui luttait encore pour trouver un sens à son existence. Comment elles avaient toutes les deux perdu les hommes de leurs vies, à environ dix ans d'écart, dans les conflagrations de la foi et des identités ethniques qui déchiraient Jos. (p110)
C'est une maison vivante où l'on retrouve les activités d'adolescentes de notre époque, épluchant les magazines où elles retrouvent leurs idoles, se maquillant, ayant leurs premiers émois, les enfants devenus adultes, revenant avec leurs vies, leurs soucis, mais aussi l'amoureux de Binta, qui a demandé sa main à son fils aîné mais que celle-ci ignore, refuse. Mais c'est une maison où flotte encore les fantômes des absents, tués, massacrés dans des conflits ethniques, religieux ou politiques.
La rencontre avec Reza, ce jeune homme de 25 ans va faire l'effet d'une bombe dans la vie de Binta, dont la vie était toute tracée. Il va lui ouvrir les portes du plaisir charnel, elle va découvrir son corps, des sensations inconnues jusque là. L'amour va lui donner une nouvelle jeunesse et elle prend des risques inouïs pour retrouver son jeune amant dans une ville où tout le monde se connaît, où tout se sait, où tout se voit, où les rumeurs soufflent aussi vite que le vent.
Si Reza devient son initiateur au plaisir, Binta va tenter d'éveiller en lui, l'envie de reprendre des études, de ce que l'éducation peut lui offrir, elle va planter une graine en lui qui va germer, s'amplifier avec une autre rencontre, celle de Leila, jeune fille cultivée qui va croiser sa route.
Les histoires d'amour finissent mal en général, dit la chanson et celle de ces deux amants est foudroyante car ils n'en sont pas les seuls acteurs. Beaucoup d'ingrédients vont entrer dans la ronde : les fantômes de chacun, les manques, les morts, les absents mais aussi les traumatismes de guerres civiles, de bandes armées qui circulent, de la drogue qui abîment les êtres.
Reza est loin d'être un enfant de choeur, il règne sur une bande de voyous vivants de trafics et de travaux commandités par des hommes puissants qui manipulent à leur profit ces jeunes avides de d'argent et de reconnaissance.
Pendant toute la lecture on est imprégné de la vie du pays : les journées rythmées par les prières, les parfums, la moiteur et la chaleur. La condition féminine est omniprésente : la bigamie, le mariage forcé, la place de la femme, de la veuve, de la mère dans la société africaine. Il y a beaucoup de détails sur le quotidien de cette femme : parfum, tissus etc….. c'est très sensuel, très féminin d'autant que la maison de Binta est une maison où vivent principalement que des femmes de générations différentes mais où le poids des traditions et de la famille reste très fort.
L'écriture est très agréable, très descriptive même si j'ai trouvé que la deuxième partie (celle sous l'identité de Reza) était beaucoup plus vive, plus dynamique. J'ai lu cette dernière partie avec avidité : on sent que l'histoire prend un tour dramatique, les pions se mettent en place, un à un. Binta, elle, a la charge d'une famille même si elle devient une femme amoureuse, oubliant toute règle, quant à Reza, c'est un jeune loup solitaire, intelligent, mais chef d'un réseau de voyous, de petites frappes qui vont tous se trouver enrôlés dans un événement qui va les dépasser. Ils pensent être les maîtres du jeu mais ils vont trouver sur leurs routes bien plus manipulateur qu'eux, bien plus puissant.
L'auteur avec ce roman, qui est un premier roman, fait preuve d'une maîtrise dans la construction du récit, où les sentiments des deux personnages principaux mais surtout ceux de Binta, dont on suit la lente transformation mais aussi les doutes, les désirs mais les douleurs qui restent ancrées en elle. Pour les deux protagonistes cette rencontre va les faire se pencher sur leurs existences, leurs passés, leurs présents et jouer un rôle dans leurs futurs.
Comme je l'ai déjà dit concernant la qualité des couvertures des livres édités par les Editions de l'Observatoire, celle-ci est très représentatif de l'ambiance du récit : une histoire de femme, peu commune dans un contexte de traditions, de religion et de violence.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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SeriallectriceSV
  24 avril 2019
« Hajiya Binta Zubaïru naquit à cinquante-cinq ans, le jour où un voyou aux lèvres sombres et aux cheveux hérissés pareils à de minuscules fourmilières escalada sa clôture et atterrit, bottes aux pieds et tout le reste, dans le marasme de son coeur. »
Une histoire d'amour passionnante entre Binta, la soixantaine, et Reza, jeune dealer, qui pourrait être son enfant. Une histoire d'amour qui titille la morale convenue, les habitudes, la norme, et qui dans un pays de traditions, dérange, suscite jalousie, haine et colère.
Le corps exulte, les passions ne demandent qu'à éclore, les pétales [d'une] vie, pareils à un bourgeon qui avait enduré un demi-siècle de nuits, [qu'] à s'ouvrir enfin.
Mais ... on est au Nigéria. La romance à l'eau de rose, on oublie. Il faut composer avec la drogue, la corruption politique, les interdits, la bigamie des maris, la violence, la pauvreté, la guerre civile. Un décor qui fait pas franchement rêver. C'est le portrait pourtant bien réel et actuel du Nigéria que brosse Abubakar Adam Ibrahim dans "La saison des fleurs de flamme".
« L'espace d'un instant, Binta songea comment le destin avait cruellement uni son sort et celui de cette enfant qui luttait encore pour trouver un sens à son existence. Comment elles avaient toutes les deux perdu les hommes de leurs vies, à environ dix ans d'écart, dans les conflagrations de la foi et des identités ethniques qui déchiraient Jos. »
J'ai aimé la poésie, la sensualité qui transparaît dans cette histoire.
Je salue les talents du traducteur : un voyage sans anicroche, sensoriel et enivrant.
Nous devrions tous être libres d'aimer ! Merci Abubakar Adam Ibrahim pour ce beau message, c'est celui-ci que j'ai envie de retenir.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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voyagelivresque
  28 octobre 2018
Victor Hugo disait « Naît-on deux fois ? Oui. La première fois, le jour où l'on naît à la vie ; la seconde fois, le jour où l'on naît à l'amour » et c'est ce qui va arriver à Hajiya.
Très gros coup de coeur pour le magnifique roman de Abubakar Adam Ibrahim , la saison des fleurs de flamme. Une sublime saga familiale et romanesque qui éveillent l'ensemble de nos sens, vertiges et effluves de l'amour, un corps à corps sensuel et passionnel, un coeur à coeur enflammé et poétique et empli de pudeur, un corps à coeur flamboyant, une écriture quasi charnelle , l'auteur avec maestria nous dépeint le corps, le corps qui est toujours présent dans le roman , corps des amants , corps fugitifs, corps opprimés, corps oppressés, corps meurtris.

Un roman subversif, mélange de thriller socio-politique courageux , l'auteur dénonce la corruption politique, rien n'est gratuit, tout à un prix, tout se vend, tout s'achète, il évoque la bienséance, la morale, les tabous tout ce qui a trait à la tradition. Mais surtout, il dresse un hymne à la liberté et à l'indépendance d'aimer.
Il met donc en scène une histoire d'amour qui va braver les interdits, les normes, les dictates entre Hajiya, une veuve musulmane pieuse de cinquante cinq ans et Reza un jeune dealer qui, un jour, entre chez elle par effraction avec un couteau... Il entre dans sa vie, comme il entre dans son coeur et notre Hajiya nait à la vie. Une passion coupable, cachée, presque pourrait-on dire semi incestueuse car Reza voit en Hajiya sa mère qui l'a abandonné et Hajiya voit en Reza son jeune fils Yaro, mort avant qu'elle ne puisse lui dire qu'elle l'aimait... mais qu'importe le pourquoi, le comment , Hajiya connait enfin la jouissance , son corps libre et libéré. Elle aime, elle vit.
Des personnages secondaires pittoresques, sa nièce Fa'ïza, ado provocante éprise de romans à l'eau de rose, ses trois enfants, Hadiza, qui voudrait qu'elle se remarie, Hureira qui larmoie sans cesse et Mallam que Hajiya a éconduit.
Un roman qui est une vrai pépite et que je vous recommande ....
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Luneblanche
  10 octobre 2018
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio pour son opération Masse Critique dont j'ai pu bénéficier. Merci donc pour leur confiance et pour l'opportunité. Merci aussi à « Les éditions de l'Observatoire » pour le livre offert et bravo pour la première de couverture qui est pour ma part à tomber. Et enfin merci à l'auteur Abubakar Adam Ibrahim pour m'avoir entrouvert la porte de son pays que je connaissais peu.
« La saison des fleurs de flamme » est une histoire d'amour non conventionnelle entre Binta, femme de 55 ans de confession musulmane et Reza, jeune homme de 25 ans, chef de gang, junkie et homme de main d'un sénateur véreux.
Leur rencontre est impromptue. Lors d'un cambriolage de Reza chez Binta, la magie opère de suite. L'amour a pour particularité de se moquer des convenances. Il tisse sa toile, c'est lui qui décide et ils n'y pourront rien.
Le décor est planté au Nigéria, pays de l'auteur, où le contexte politico-véreux et religieux sont présentés. L'auteur aborde le quotidien de la femme musulmane, qui par son écriture donne un regard très respectueux, compréhensif et empathique.
J'avoue que j'ai eu un peu de difficulté à m'y retrouver avec les noms et surnoms des personnages ainsi que des différents groupes religieux. Au début cela m'a beaucoup gênée mais je dois dire que je ressors de cette lecture très charmée. J'ai aimé cette histoire d'amour non commune et j'ai aimé découvrir ce pays, le Nigéria. Oui vraiment charmée, l'auteur donne en plus une impulsion pour permettre une fin rythmée.
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Allaroundthecorner
  14 octobre 2018
Excellente lecture ? Coup de coeur ? J'hésite encore. La Saison des fleurs de flamme d'Abubakar Adam Ibrahim est en tout cas un roman plein de surprises.
J'aimerais en premier lieu remercier Babelio et les éditions de l'Observatoire pour ce roman
Cette histoire, c'est celle d'une découverte, une rencontre impromptu entre Hajiya Binta, mère de famille ayant la cinquantaine et Reza, la vingtaine et voyou comme c'est pas permis.
On va directement entrer dans leur quotidien, leur intimité. Cette histoire interdite apparaît comme banale de prime abord, mais la religion, la morale s'en mêle et alors, une histoire un brin scandaleuse chez nous, va apparaître comme catastrophique là-bas.
À côté de cette liaison, on suit bien évidemment les deux personnages de manière alternative. C'est alors l'occasion de découvrir les coutumes et les moeurs du Nigéria. de prendre conscience du fait que la religion occupe une place centrale dans la vie des nigérians - Reza et ses branleurs de copains semblent néanmoins s'en moquer - et notamment dans la vie des femmes.
On comprend rapidement que l'honneur est quelque chose de fondamental là-bas. le fait d'être une personne respectable compte énormément, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'un petit village et que tout le monde se connait.
Binta est une femme respectable, elle a toujours suivi les traditions, elle s'est mariée très jeune à un homme qu'elle n'aimait pas, elle a eu des enfants avec lui, elle lui a survécu et maintenant elle est une veuve de 50 ans qui prend conscience de certaines choses, notamment du fait qu'elle n'a jamais aimée qui que ce soit. Jamais elle a pu sortir de ce moule conçu pour les musulmanes.
En réalité, ce que l'on attend de Binta est simple : elle doit aller à la madrasa (en gros c'est un établissement d'enseignement islamique, un lieu d'apprentissage donc) et se remarier avec son cher voisin. Mais malgré le poids des convenances, le désir prend toujours le dessus.
La Saison des fleurs de flamme, c'est une pépite. Une écriture (traduction) absolument addictive et délicate. Un gros plus aussi, le fait que l'auteur a inséré des tournures de phrases provenant de l'arabe ainsi que du haoussa (une des langues officielles du Nigéria). Ces insertions m'ont énormément plu, ça rajoute de l'épaisseur à l'histoire, ça la rend plus crédible dans le sens où ça l'insère bien plus dans son environnement - surtout si comme moi, nous n'avez jamais lu de roman nigérian auparavant !
C'est pour moi une réussite que ce livre, il figure d'ailleurs parmi mes meilleures lectures de cette année 2018.
Mon avis en intégralité :
Lien : http://allaroundthecorner.bl..
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critiques presse (3)
LaCroix   30 novembre 2018
À travers une histoire d’amour subversive, la vie des Nigérians du Nord, contraints à la religion et assujettis aux violences d’une société corrompue
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   26 octobre 2018
Sexe et religion, pauvreté et glamour, vaudeville et tragédie emportent « La Saison des fleurs de flamme », premier roman d’un écrivain du nord du Nigeria.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   28 août 2018
Tout est vécu par les personnages de La Saison des fleurs de flamme par les sens ou par la perte de certains sens : des odeurs d’encens ou de sueur, des coups, des douleurs, des larmes, des rêves, du sang… Permettant de vivre ou d'imaginer les non-dits, les ressentis ou encore les interprétations de ceux-ci.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
mumubocmumuboc   03 novembre 2018
L'espace d'un instant, Binta songea comment le destin avait cruellement uni son sort et celui de cette enfant qui luttait encore pour trouver un sens à son existence. Comment elles avaient toutes les deux perdu les hommes de leurs vies, à environ dix ans d'écart, dans les conflagrations de la foi et des identités ethniques qui déchiraient Jos. (p110)
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   20 avril 2019
...il avait planté dans le cœur de Binta la graine d'un renouveau qui finirait par donner une fleur d'arum titan, dont le parfum entêtant continuerait à flotter d'une façon qu'elle était bien loin d'imaginer.
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   29 octobre 2018
C’était la première fois que leurs coeurs tourmentés se rejoignaient, se fondaient véritablement l’un dans l’autre. La première fois que celui de Reza touchait le sien. Jamais, au-delà de leur ardeur partagée et de la litanie des souvenirs, il n’avait été aussi proche de ressentir de l’amour pour elle.
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   25 octobre 2018
Les cendres de la mémoire s’agitèrent et elle eut l’impression de sentir le temps disparaître. Elle retrouvait le goût des larmes amères, elle revoyait les sourires, les clins d’oeil mystérieux et les petits fragments de vie quotidienne qui fusionnaient les uns avec les autres pour former le trésor de son passé.
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LuneblancheLuneblanche   10 octobre 2018
- C 'est pas dans mes habitudes , vous savez, d'entrer comme ça chez les gens... vous me suivez ? Personne de ma bande viendra jamais plus vous déranger, insha Allah.
Elle releva la tête vers lui, et parce qu'elle pensait à Yaro, un éclair humide lui passa dans les yeux.
- Merci
Il hocha le menton et tourna les talons
- Attends
Il fit volte-face.
- Comment tu t'appelles ? Tu ne me l'as pas dit ?
- Reza. On m'appelle Reza.
- Reza.
Elle fit rouler les deux syllabes dans sa bouche comme quand on savoure une bouchée d'un plat qu'on n'avait jamais goûté.
- Mais tu dois aussi avoir un vrai prénom.
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Video de Abubakar Adam Ibrahim (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Abubakar Adam Ibrahim
Reconnaissable au premier coup d??il grâce à son immense baobab coloré, le salon africain vous fait découvrir la richesse de la littérature du continent noir en mêlant des auteurs encore méconnus à des écrivains réputés. Et c?est également au salon africain qu?a lieu chaque année la remise du prix Ahmadou Kourouma.
Autour du thème « Les chercheurs d?Afriques », les romanciers et essayistes invités reviennent sur les blessures du continent, mais aussi sur ses gloires, sa grandeur et ses aspirations.
Outre les hôtes vedettes de cette édition 2019, Maryse Condé, Prix Nobel « alternatif » 2018 et le rappeur Abd al Malik qui présente son livre/album le jeune Noir à l?épée (Présence africaine/Musée d?Orsay/Flammarion) inspiré de l?exposition du Musée d?Orsay « le modèle noir de Géricault à Matisse », sont annoncés Abubakar Adam Ibrahim, Eugène Ebodé, Mia Couto, Françoise Vergès, Adame Ba Konaré, Elizabeth Tchoungui, Boualem Sansal, Beyrouk, Clemente Bicocchi, Jean Bofane, Tania de Montaigne, Armand Gauz, Ndèye Fatou Kane, Henri Lopes ou Bessora.
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