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EAN : 9781542095280
255 pages
Éditeur : AmazonCrossing (23/10/2018)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 35 notes)
Résumé :
À sa naissance, Lisbeth est enlevée à sa mère pour être confiée à Mattie, une esclave, qui se voit contrainte de se séparer de son propre bébé pour devenir la nourrice de l'enfant. Une relation intense, qui va influencer leurs vies pendant des décennies, se développe entre elles et Lisbeth trouve auprès de Mattie et des siens sa famille de cœur. Mais un tel lien entre deux personnes que tout sépare est-il vraiment sans conséquence ?

Le Crocus jaune es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  05 novembre 2018
****
Sur la plantation de Fair Oaks, vivent les maîtres Blancs et les esclaves Noirs. Quand Lisbeth naît, c'est la première des enfants du couple. Elle ne sera pas élevée par sa mère, mais par Mattie, une nourrice noire qu'on arrachera aux siens dans le quartier des esclaves pour venir vivre dans la grande maison, auprès de la fillette. Lisbeth et Mattie sont inséparables, et leur couleur de peau est invisible à leurs yeux. Pourtant, dans l'Amérique des années 1850, il existe bel et bien non seulement des inégalités mais surtout des supériorités... Lisbeth et Mattie devront faire avec, grandir et se libérer...
Laïla Ibrahim signe ici un très beau roman sur l'appartenance, l'attachement et l'innocence. Une petite fille blanche qui aime une nourrice noire comme sa mère, qui ne voit pas les différences et qui souhaiterait que la vie soit aussi simple que ces journées passées ensemble. Un nourrice noire qui se prend d'affection pour cette petite blanche, qu'elle a nourrit, endormi et protégé pendant toutes ces années...
Deux mondes diamétralement opposés, que tout sépare mais que cet amour relie. Deux femmes courageuses et dont l'envie de liberté dépasse l'obéissance aux codes...
Une relation attachante et bouleversante de sincérité, empêchée par des lois et des idéaux archaïques...
Un immense merci à NetGalley et à Amazon Crossing pour leur confiance...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2018..
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coquinnette1974
  07 novembre 2018
Le crocus jaune de Laila Ibrahim m'a été envoyé par Amazon Publishing France via net galley, et j'en suis ravie :)
Nous sommes aux Etats-Unis, à partir de 1830 et sur une période d'une trentaine d'année.
Mattie est esclave dans une plantation. Elle vient d'avoir un bébé. Elle va devoir le laisser et cesser le travail dans les champs pour s'occuper du bébé de ses patrons : Elisabeth (surnommée Lisbeth). Elle est la nourrice attitrée de la petite et va s'en occuper pendant de nombreuses années.
Lisbeth est une fillette blanche élevée par une femme noire. Un attachement fort va naître entre elles deux.
La famille de Mattie devient la famille de coeur de Lisbeth... Mais un tel lien entre deux personnes que tout sépare est-il vraiment sans conséquence ?
Le crocus jaune est un très joli roman, très touchant.
J'ai beaucoup apprécié les personnages de Lisbeth et Mattie, elles sont très attachantes chacune à leur manière.
J'ai aimé l'histoire, bien ficelée avec quand même un petit reproche : c'est un peu lisse par moment.
C'est une très jolie histoire mais ça parle de l'esclavage or il n'y a pas réellement de scènes dures. Il y en a quelques unes, mais peu et du coup ça manque un peu de dureté par moment.
On a une très jolie histoire, réussie, des personnages forts mais je pense que la vie des esclaves à cette époque était quand même plus difficile que présenté.
Même si vers la fin une scène choque Lisbeth et montre à quel point la vie des femmes, quelle que soit leur couleur, était compliquée !
Je vous conseille la lecture de le crocus jaune, j'ai appréciée ma lecture et je mets avec plaisir quatre étoiles :)
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AlouquaLecture
  27 mai 2020
Lorsque je me lance dans un tel roman, ou si je vais regarder un film qui se déroule dans un milieu où l'esclavage est un des point centraux, eh bien je m'attends à croiser beaucoup de violence, à lire ou voir des scènes très difficiles. Or ici, bien qu'il y en aie, eh bien cela me parait très peu si je regarde dans l'ensemble du lire. C'est vrai que dans notre monde qui n'est que violence, un tel roman où il y en a moins que ce à quoi nous nous attendions, cela devrait faire plaisir, et pourtant, ce n'est pas mon cas. Bien que je ne sois pas du tout pour ce genre de comportement, je trouve qui si nous remettons dans le contexte, eh bien cela en perd finalement de la crédibilité. Après tout, c'est un univers où il ne se passaient pas plusieurs jours sans qu'au moins une personne ne fasse fouetter, alors que ce n'est pas ce que j'ai retrouvé ici. Donc sur ce point je suis un peu mitigée, d'une part, je suis ravie de ne pas avoir dû lire des tas de passages violents, et d'un autre côté, je trouve qu'il n'y a pas assez de ce genre de passages. Je vous rassure, je n'ai jamais dit être une personne totalement logique dans ses raisonnements !
Bref, passons maintenant au reste de ce roman qui n'est que positif et oublions mes états d'âmes un peu étranges !
Comme toujours dans ce genre de récits, il y a des personnages avec de forts caractères, pas tous évidemment, certains sont plutôt du genre à ne jamais avoir envie de se rebeller, alors que d'autres seraient plutôt à vouloir vos broyer un doigt si vous vous avisiez de vouloir ne serait-ce qu'élever la voix.
Dans ce livre, je dirais que l'esclavage et la rude vie des personnages seraient plutôt des points d'arrière-plan, que l'auteure a voulu mettre en avant les relations humaines au lieu de la violence. Ce qui en soit n'est pas mal du tout, j'en conviens sans problème, mais est-ce que justement cela ne retire pas un bon nombre de moments où les émotions auraient été encore plus exacerbées ?
Néanmoins, je ne peux absolument pas nier que c'est un très beau récit, je me suis laissé transporter du début à la fin sans avoir envie de faire autre chose. J'ai découvert une bien jolie plume que j'espère retrouver dans un autre roman, je le lirai sans même hésiter. Et que dire de cette couverture ? Franchement, elle n'est pas superbe ? Ce contraste entre les deux couleurs de peau et ce crocus jaune qui donne de la délicatesse, j'en suis totalement fan.
Malgré mon point « négatif », c'est une très belle découverte que je vous encourage à faire vous aussi si le thème de l'esclavage ou des relations très fortes vous transportent.
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CallieTourneLesPages
  12 février 2020
Un beau premier roman poignant sur l'esclavage. L'auteur nous épargne le trop de violence des fermes esclavagistes de l'époque afin de mieux exprimer l'amour entre les êtres. Mattie jeune esclave se voit obligée de délaisser son nourrisson pour élever le nouveau-né de ses maîtres, Lisbeth. Sa façon d'élever et d'aimer cette petite fille blanche va permettre à l'enfant de se forger un avenir, de se tourner vers le progrès et de dépasser les coutumes familiales en s'opposant seule à sa famille. La violence sera ce qui fait disparaître les oeillères de jeune fille de famille esclavagiste.
J'ai quelque peu était gênée par le dialecte, ça ne m'aurait pas dérangée que les dialogues soient corrigés quitte à perdre du réalisme.
Le dénouement du roman est si beau comme une boucle de bonheur fermée sur elle-même. Mais aussi triste, le poids de la société qui sépare les êtres.
Une lecture à faire. Je suis impatiente de lire la suite.
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Ladybooksss
  09 avril 2020
14 avril 1837. Virginie. le domaine de Fair Oaks est en ébullition. Ann Wainwright met au monde son premier enfant, une petite fille prénommée Elizabeth. Une esclave est rapidement dépêchée pour allaiter le bébé. Cette esclave s'appelle Mattie, elle a 20 ans et vient elle aussi d'accoucher d'un petit garçon, Samuel. Choisie par ses maîtres pour devenir la nourrice d'Elizabeth, Mattie doit quitter le quartier des esclaves et donc son fils. La jeune femme espère pouvoir vite retrouver les siens et voir grandir son fils. Malheureusement elle n'est pas maître de son destin. Seuls M. et Mme Wainwright et l'impitoyable grand-mère Wainwright décideront de son sort.
Au fil des jours, des mois, des années, Elizabeth (tendrement surnommée Lisbeth par Mattie) et sa nourrice vont nouer une relation particulière. Leurs liens ne cesseront de se renforcer. Mattie emmènera même la petite fille dans le quartier des esclaves voir les siens et lui présentera son fils, ce qui est d'ailleurs interdit. Elle lui apprendra également des comptines, lui racontera son passé et lui montrera sa fleur préféré: le crocus jaune

Des moments privilégiés qui ne pourront malheureusement pas durer. Tous les ans, lors du nouvel an, les maîtres du domaine passent en revue leurs esclaves et décident de les garder ou de les vendre. Chaque année, la peur d'être séparés ne cesse de croître. Qu'en sera-t-il de Mattie et de Samuel? Les parents de Lisbeth verront-ils d'un bon oeil l'attachement de leur fille à une Noire?
Pour Elizabeth, sa nourrice est bien plus qu'une esclave ou une domestique, elle est une seconde mère. A juste titre d'ailleurs puisque c'est Mattie qui l'allaite, l'habille, la coiffe, bref qui s'occupe d'elle. J'ai trouvé ce personnage très noble d'ailleurs. A aucun moment, Mattie n'en voudra à Lisbeth mais restera toujours extrêmement bienveillante. Une qualité qui n'est pas très visible chez Ann. Cette dernière ne passe du temps avec sa fille que lorsqu'il s'agit de son éducation et de sa préparation à devenir une jeune fille bonne à marier, bon rang oblige. Ann et Mattie sont des personnages antagonistes en tous points ; l'auteure ne manque pas de relever la douceur et gentillesse de Mattie et la sévérité et distance d'Ann.
Même si le sujet de ce roman a déjà été traité de nombreuses fois, j'ai été très touchée par la relation qui lie Mattie et Lisbeth. La nourrice et la petite fille sont si fusionnelles qu'elles vont se construire une nouvelle famille, hors du clivage esclave/maître et Blanc/Noir. Lisbeth s'intéressera très tôt à ce monde qui lui est interdit et prendra conscience au fil des années du sort réservé aux Noirs, ce qui ne manquera pas de la révolter. Cette relation inédite va forger le destin de Lisbeth.
Mais comment une jeune fille de bonne famille dans l'Amérique du XIX è siècle peut-elle agir? Elizabeth est promise à un beau mariage et à un bel avenir. Pourtant, ce destin est loin de combler la jeune fille, qui, elle, ne rêve que d'une chose. Être libre; libre de choisir son mari et de choisir sa vie.
Mattie et elle sont deux personnages révoltés et épris de liberté. Si Mattie désire s'enfuir et s'affranchir de ses maîtres, Lisbeth se sent elle aussi enfermée, étriquée dans cette bourgeoisie dominatrice et dans ce monde d'apparat qui ne lui ressemble pas. Des mondes différents, des destins opposés mais pourtant la même envie d'évasion.
Je conseille ?
Ce roman est très touchant et émouvant. L'auteure dénonce l'esclavagisme et la suprématie des Blancs à travers la relation qui unit Mattie à Lisbeth. le regard candide et naïf de cette petite fille –qui questionne à de multiples reprises Mattie sur sa vie, son passé-, met en lumière les abominations et sévices subis par les esclaves. J'ai été à la fois révoltée et émue pendant ma lecture. J'avais peur pour Mattie, pour Samuel, pour sa famille. Quel allait être leur sort ? J'ai été agréablement surprise par le dénouement, que je n'avais d'ailleurs pas envisagé de cette manière. Une suite « Un grain de moutarde » est d'ailleurs parue il y a peu, qu'il me tarde de découvrir.

Lien : https://ladybookss.wordpress..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
AlouquaLectureAlouquaLecture   27 mai 2020
– Lorsque vous parlez avec une dame plus âgée, c’est elle qui guide la conversation. Mais de temps à autre, vous devrez engager vous-même le dialogue. Entre demoiselles, la mode et la température sont des sujets appropriés, tout comme le fait de s’enquérir des membres de la famille. Ne parlez pas de fréquentations, de littérature ou de politique là où un gentilhomme risquerait de vous entendre.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
Elle avait si hâte de toucher, de caresser Samuel ; le besoin de le serrer contre elle, de lui donner le sein, d’être sa mère pendant un court instant la dévorait. Chaque jour, elle avait guetté sa famille à la fenêtre pendant des heures. Une ou deux fois ces derniers mois, elle avait brièvement aperçu les allées et venues de son fils. Elle avait vu s’arrondir ses joues et son cuir chevelu se couvrir d’un duvet noir. Elle avait cherché des indices qui lui auraient révélé sa personnalité – sa façon de bouger la tête, par exemple, ou de regarder autour de lui.
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audeLOUISETROSSATaudeLOUISETROSSAT   02 mai 2020
Elle la détailla, fit glisser son doigt sur la peau rougie du visage et sur les sourcils soyeux à peine visibles. Ses yeux étaient d’un curieux bleu terne. Contrairement à Samuel, cette petite créature semblait venir d’un autre monde.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
Mattie n’a jamais vraiment été à moi. J’ai possédé cette certitude aussitôt et aussi sûrement que je me suis abreuvée du lait de son sein. Elle avait beau appartenir à ma famille, elle avait beau occuper le centre de mon univers, son affection la plus profonde ne m’était pas destinée. Aussi, au réconfort qu’elle me procurait s’ajoutait ma peur de la perdre un jour.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
Beaucoup d’hommes disaient rêver de s’enfuir, mais rares étaient ceux qui s’y risquaient. Elle se contenta de l’écouter parler de liberté.
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