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ISBN : 154209528X
Éditeur : AmazonCrossing (23/10/2018)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 6 notes)
Résumé :
À sa naissance, Lisbeth est enlevée à sa mère pour être confiée à Mattie, une esclave, qui se voit contrainte de se séparer de son propre bébé pour devenir la nourrice de l'enfant. Une relation intense, qui va influencer leurs vies pendant des décennies, se développe entre elles et Lisbeth trouve auprès de Mattie et des siens sa famille de cœur. Mais un tel lien entre deux personnes que tout sépare est-il vraiment sans conséquence ?

Le Crocus jaune es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  05 novembre 2018
****
Sur la plantation de Fair Oaks, vivent les maîtres Blancs et les esclaves Noirs. Quand Lisbeth naît, c'est la première des enfants du couple. Elle ne sera pas élevée par sa mère, mais par Mattie, une nourrice noire qu'on arrachera aux siens dans le quartier des esclaves pour venir vivre dans la grande maison, auprès de la fillette. Lisbeth et Mattie sont inséparables, et leur couleur de peau est invisible à leurs yeux. Pourtant, dans l'Amérique des années 1850, il existe bel et bien non seulement des inégalités mais surtout des supériorités... Lisbeth et Mattie devront faire avec, grandir et se libérer...
Laïla Ibrahim signe ici un très beau roman sur l'appartenance, l'attachement et l'innocence. Une petite fille blanche qui aime une nourrice noire comme sa mère, qui ne voit pas les différences et qui souhaiterait que la vie soit aussi simple que ces journées passées ensemble. Un nourrice noire qui se prend d'affection pour cette petite blanche, qu'elle a nourrit, endormi et protégé pendant toutes ces années...
Deux mondes diamétralement opposés, que tout sépare mais que cet amour relie. Deux femmes courageuses et dont l'envie de liberté dépasse l'obéissance aux codes...
Une relation attachante et bouleversante de sincérité, empêchée par des lois et des idéaux archaïques...
Un immense merci à NetGalley et à Amazon Crossing pour leur confiance...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2018..
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coquinnette1974
  07 novembre 2018
Le crocus jaune de Laila Ibrahim m'a été envoyé par Amazon Publishing France via net galley, et j'en suis ravie :)
Nous sommes aux Etats-Unis, à partir de 1830 et sur une période d'une trentaine d'année.
Mattie est esclave dans une plantation. Elle vient d'avoir un bébé. Elle va devoir le laisser et cesser le travail dans les champs pour s'occuper du bébé de ses patrons : Elisabeth (surnommée Lisbeth). Elle est la nourrice attitrée de la petite et va s'en occuper pendant de nombreuses années.
Lisbeth est une fillette blanche élevée par une femme noire. Un attachement fort va naître entre elles deux.
La famille de Mattie devient la famille de coeur de Lisbeth... Mais un tel lien entre deux personnes que tout sépare est-il vraiment sans conséquence ?
Le crocus jaune est un très joli roman, très touchant.
J'ai beaucoup apprécié les personnages de Lisbeth et Mattie, elles sont très attachantes chacune à leur manière.
J'ai aimé l'histoire, bien ficelée avec quand même un petit reproche : c'est un peu lisse par moment.
C'est une très jolie histoire mais ça parle de l'esclavage or il n'y a pas réellement de scènes dures. Il y en a quelques unes, mais peu et du coup ça manque un peu de dureté par moment.
On a une très jolie histoire, réussie, des personnages forts mais je pense que la vie des esclaves à cette époque était quand même plus difficile que présenté.
Même si vers la fin une scène choque Lisbeth et montre à quel point la vie des femmes, quelle que soit leur couleur, était compliquée !
Je vous conseille la lecture de le crocus jaune, j'ai appréciée ma lecture et je mets avec plaisir quatre étoiles :)
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LourseLit
  28 octobre 2018
Lorsque j'ai vu passer cette couverture sur Netgalley, j'ai beaucoup aimé le fond clair et ces deux mains unies, l'une blanche, l'autre noire. le thème de l'esclavage est un thème sur lequel j'aime lire et j'ai donc beaucoup apprécié de pouvoir découvrir ce titre qui est le premier de l'auteure.
Le roman s'ouvre aux côtés de Mattie et son fils de 3 mois, Samuel. Cette mère noire très aimante, sait que ce sont ses derniers jours à profiter de son fils. Et en effet, elle est appelée à « la grande maison » auprès d'Ann qui accouche de son premier enfant. La jeune maîtresse, comme toute femme blanche de son époque, confie le nouveau-né à une nourrice. Et c'est donc auprès de Mattie qu'Elisabeth dite Lisbeth va grandir. La petite fille développera très vite un attachement très fort, trop fort même à sa nourrice.
Mattie est très émouvante, en manque de son fils qu'elle voit grandir de loin et avec qui elle ne peut partager que quelques heures par semaine, jamais elle n'en voudra à Lisbeth de l'avoir retirée aux siens. Elle encouragera la petite fille à grandir, lui transmettra les anecdotes de sa vie passé et notamment celle des crocus jaunes, première fleur à éclore au printemps. Mattie prendra aussi garde à ce que l'une et l'autre restent à leurs places respectives car il n'est pas question d'élever la petite blanche autrement que comme une future maîtresse de maison.
Le roman se déroule au moment où le nord et le sud du pays s'affrontent autour de la condition des esclaves et nombreux d'entre eux tentent la fuite pour pouvoir vivre libre. Même si les maîtres de Mattie sont plutôt bons, la jeune femme n'en est pas moins angoissée dans sa vie de famille. En effet, les maîtres ne tiennent absolument pas compte des familles constituées lorsqu'ils se séparent de certains esclaves et ainsi, chaque année, des familles sont séparées. Mattie le sait bien puisque c'est ainsi que sa propre mère lui a été arrachée alors qu'elle n'avait que 8 ans.
Et un jour, cette menace vient encore toucher la famille de Mattie. Alors celle-ci n'aura d'autre solution que d'envisager la fuite. Lisbeth se verra ainsi séparée de sa chère nourrice et la jeune adolescente va grandir avec le manque de la femme qui lui a tout transmis. A ce moment-là du récit, c'est alors la vie de Lisbeth qui va nous occuper et j'en étais plutôt déçue, je ne voyais pas trop ce que la jeune fille allait pouvoir nous apporter. Et je me suis bien trompée. de sa place de riche jeune fille appelée à faire un beau mariage, Lisbeth va pourtant ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure et se rendre compte des pratiques liées à l'esclavage qui l'entourent. Et cette découverte lui sera tellement intolérable qu'elle ne pourra se résoudre à continuer sa vie comme si de rien n'était.
J'ai été très surprise du revirement amené dans le roman par la réaction profonde de Lisbeth à tout cela. Et en fait c'est très beau, Lisbeth est une vraie héroïne, une femme forte et intelligente qui parviendra à construire une vie dans laquelle elle se sentira bien. La fin du roman conclut magnifiquement la destinée des deux femmes, unies par la petite enfance de Lisbeth mais séparée à jamais par leur classe sociale et leur couleur de peau.
Lien : https://liseusehyperfertile...
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mellyfrance
  09 juillet 2018
Le Crocus jaune de Laila Ibrahim est un petit bijou. J'ai passé un excellent moment lors de ma lecture. Je tiens à remercier Netgalley ainsi que Amazon Publishing pour cette très belle découverte.
Ce roman met en scène la relation fusionnelle entre Lisbeth, une petite fille blanche, et Mattie sa nourrice noire, dans les Etats du Sud des Etats-Unis entre 1830 et 1850.
Nous suivons la vie de la jeune Lisbeth depuis sa naissance, nous suivons aussi son évolution, sa prise de conscience des disparités entre les Noirs et les Blancs. Nous l'accompagnons dans ses apprentissages dans sa vie d'adolescente puis d'adulte.
Nous suivons aussi la jeune Mattie, obligée de laisser son fils Samuel pour s'occuper de la fille des maîtres, de la nourrir et de l'élever. Elle fait tout pour ne pas s'attacher à la petite Lisbeth, pourtant elle apprend à l'aimer comme sa propre fille.
L'auteur passe d'un point de vue à l'autre ce qui permet de s'identifier aux deux femmes, de les comprendre et de les aimer, car on s'attache profondément à elles. Ce roman évoque la difficulté d'être une femme dans les années 1830-1850, qu'on soit blanche ou noire d'ailleurs! Mattie et Lisbeth vont pourtant se faire une place dans cette société, une place rudement gagnée!
J'ai vraiment eu du mal à quitter ces deux femmes,et lorsque j'ai tourné la dernière page, j'ai ressenti un pincement au coeur!
Un premier roman à découvrir!
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Valerielle
  27 mai 2018
Les crocus jaunes sont le symbole d'un moment partagé entre Lisbeth, petite fille blanche, et sa nourrice noire Mattie : ils sont le signe du printemps revenu.
Lisbeth est élevé dans l'affection de Mattie. Mais régulièrement ses parents lui rappellent quelle doit être la distance avec les esclaves.
Même si Lisbeth aime Mattie, elle ne saisit pas bien les enjeux de l'esclavagisme : Mattie est très affectée par la fuite de son fils âgé de 10 ans. Lisbeth, elle ne voit que sa propre peine si jamais Mattie décidait à son tour de partir.
L'histoire suit donc le parcours de ces deux femmes qui pourraient être mère et fille, abstraction faite de leurs conditions sociales et de leurs couleurs de peau.
Il m'a rappelé un autre livre, L'invention des ailes de Sue Monk Kidd, qui raconte l'amitié entre deux jeunes filles au temps de l'esclavage.
J'aime lire sur cette thématique : cette histoire m'a paru vraisemblable mais ne m'a pas autant touchée. Peut-être est-ce dû à une écriture plus légère ?
Elle reste cependant un agréable moment de lecture et peut être proposée au lycée pour aborder le thème de la traite.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
Elle avait si hâte de toucher, de caresser Samuel ; le besoin de le serrer contre elle, de lui donner le sein, d’être sa mère pendant un court instant la dévorait. Chaque jour, elle avait guetté sa famille à la fenêtre pendant des heures. Une ou deux fois ces derniers mois, elle avait brièvement aperçu les allées et venues de son fils. Elle avait vu s’arrondir ses joues et son cuir chevelu se couvrir d’un duvet noir. Elle avait cherché des indices qui lui auraient révélé sa personnalité – sa façon de bouger la tête, par exemple, ou de regarder autour de lui.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
Mattie n’a jamais vraiment été à moi. J’ai possédé cette certitude aussitôt et aussi sûrement que je me suis abreuvée du lait de son sein. Elle avait beau appartenir à ma famille, elle avait beau occuper le centre de mon univers, son affection la plus profonde ne m’était pas destinée. Aussi, au réconfort qu’elle me procurait s’ajoutait ma peur de la perdre un jour.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
Beaucoup d’hommes disaient rêver de s’enfuir, mais rares étaient ceux qui s’y risquaient. Elle se contenta de l’écouter parler de liberté.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
Elle désirait être une bonne mère, mais elle n’avait aucune idée de ce qu’être une bonne mère signifiait. Jusqu’à présent, on lui avait dit de se reposer et de confier son bébé aux bons soins de la nourrice. Rien d’autre.
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sorayabxlsorayabxl   21 mai 2018
Mère se glorifiait de ce qu’à Fair Oaks, on ne fouettait pas les esclaves. Le fouet, disait-elle, c’était seulement pour les planteurs cruels et les esclaves indisciplinés.
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Video de Laila Ibrahim (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laila Ibrahim
Writing Fun | 226 : Yellow Crocus with Laila Ibrahim
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