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EAN : 9782221113790
162 pages
Éditeur : Robert Laffont (20/08/2009)
3.63/5   111 notes
Résumé :
Je préfère la photo où tu me serres dans tes bras. On a l'air de s'aimer à la folie. On s'aime à la folie. » De l'enfance à aujourd'hui, l'histoire bouleversante d'une petite s ur « normale » et de son frère « pas comme les autres ».

Il a cinq ans de plus qu'elle, ils dorment dans la même chambre, leurs lits en diagonale, et il est son grand frère adoré, son héros. Anne a à peine sept ans - « l'âge de raison » - quand sa mère lui dit que Philippe est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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sur 111 notes
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Magenta
  13 février 2013
A lire!!! Ce livre est touchant. Parce qu'il nous parle de la vie de tous les jours, d'un l'amour fraternel absolu, de la vie. de tous les sentiments qui nous submergent, de la petite enfance à l'âge adulte, de notre façon de réagir selon notre vécu.
Il nous parle surtout de la différence.
Parce qu'Anne Icart, en nous racontant sa vie avec un frère handicapé, nous fait aussi prendre conscience de notre attitude face à cette différence.
Il est rare qu'on entende le témoignage d'un frère ou d'une soeur quand on parle du handicap, en général c'est la douleur des parents qu'on évoque. Mais le handicap touche toute la famille.
Un superbe témoignage, une histoire d'amour et pour nous en quelque sorte, une claque! Qui remet certaines idées en place et c'est nécessaire pour chacun je pense. Mais ça, ce n'est que mon avis...
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brigittelascombe
  08 janvier 2012
Dans une famille frappée par le handicap, sont souvent évoquées la blessure narcissique des parents (ex: Où tu vas Papa de Jean Louis Fournier) ou la souffrance du porteur de symptome (ex:Eloge de la faiblesse d'Alexandre Jollien).
L'originalité de Les lits en diagonale (premier roman autobiographique) est de pointer le doigt sur la soeur, Anne Icart donc, tout ce qu'il y a de plus normale mais en très grande souffrance psychologique face à la "maladie qui ne guérit pas" de Philippe, les non-dits,le refoulement,l'angoisse de mort,les perturbations,la déception, la honte puis la révolte d'avoir un frère anormal.
"J'ai les pieds dans du béton", confie Anne Icart. Malgré la connivence partagée de lit à lit en diagonale,les contes, les rires et les jeux,les souvenirs, les anniversaires et fêtes,les goûts communs,les vacances; l'acceptation est difficile, d'autant plus que les parents exigent de l'enfant normal qu'il comble les manques de l'imparfait.
Les lits en diagonale: un témoignage fort,pudique et courageux, une belle preuve d'amour d'une petite soeur à son grand frère, malgré la différence et la démonstration qu'un traumatisme dans une famille peut parfois la pousser à l'effondrement.
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Levant
  07 août 2016
Enfant né handicapé. Quel regard sur toi ?
Pitié, tu me fais horreur. Indifférence, tu me brises le coeur.
Enfant né handicapé, j'ai fait connaissance avec ta compagne la plus fidèle, la solitude.
Solitude mortifère.
Les hommes naissent libres et égaux en droit nous dit la grande déclaration. Quel droit pour celui qu'on ne regarde pas ? Droit de voir les autres sourire à la vie. Droit de vivre en spectateur. Pas en acteur. Surtout pas.
Quand il n'y a d'espoir d'amour que dans une autre vie.
Tu sais bien de quoi je parle. L'amour sincère. Celui qui fait se rapprocher les corps. Pas celui qu'on te sert dans un élan de compassion. Pas celui de ce regard fugace qui fait de toi le pauvre.
Pauvre en amour.
Le sujet de cet ouvrage d'Anne Icart est lourd et émouvant. Même si je n'ai pas beaucoup adhéré à la forme, j'ai été touché par ce grand cri contre l'indifférence.
Je vais bien. J'ai de la chance.
Les hommes ne naissent pas libres et égaux devant la chance.
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Ziliz
  27 mars 2012
Anne apprend à 7 ans que Philippe, son grand frère adoré de 12 ans, a "une maladie qui ne se guérit pas" (p. 28) : il est handicapé mental suite à un accouchement difficile... L'auteur parle de ce frère avec beaucoup d'amour, un grand respect et une admiration d'éternelle petite soeur. Elle ne cache pas l'ambivalence de ses sentiments : "La honte à l'adolescence d'avoir un frère handicapé, le remords ensuite, comme elle s'en est voulu, la fierté maintenant. Les regrets de tout ce qui aurait pu être et de tout ce qui est vraiment." (p. 108). Cette famille qui reste soudée est terriblement attachante : le frère, aimé par tous ceux qui prennent la peine de le connaître, le père, "solide comme un chêne", la mère qui traverse des moments d'intense désespoir ("Maman hurle en pleurant. Elle est comme folle. "Un jour je le tuerai, je l'étoufferai avec un oreiller et je me tuerai ensuite." Elle ne dit pas ça parce qu'elle en a marre de toi. Elle dit ça parce que tu es malheureux et qu'elle ne peut pas le supporter." (p. 67)).
Ces deux jolies phrases pour finir : "J'ai compris qu'on pouvait aimer et haïr à la fois. [...] Mais que l'éventail de sentiments, du pire au meilleur, qu'offre cette fraternité bancale est un véritable don." (p. 109-110).
Voilà une belle histoire d'amour, l'hommage émouvant, tendre et sincère d'une femme à son frère handicapé. Un témoignage qu'il faudrait pouvoir lire sans s'arrêter. C'est poignant sans être pesant, il y a par exemple de jolis souvenirs d'enfance...
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UnChapitreDePlus
  07 novembre 2017
Ce livre raconte l'histoire d'Anne et de sa relation avec son grand frère Philippe. L'auteur retrace sa propre vie, à travers son quotidien, ses souvenirs, pendant l'enfance puis l'adolescence et enfin à l'âge adulte.
Tout d'abord, lorsqu'elle est enfant, Anne voit son frère comme un protecteur, un héros. Elle raconte cette enfance à travers les yeux et les mots d'une enfant. Une enfance mêlée de rires, de jeux, d'insouciance, des souvenirs de vacances à Saint-Lizier.
Puis, un jour lorsqu'elle a 7 ans, elle apprend que son frère est malade et qu'il ne guérira pas. En effet, suite à un accouchement difficile, Philippe est handicapé mental.
Elle se rend compte que finalement c'est elle qui devra veiller sur lui, et cela change complètement sa vision des choses. C'est un bouleversement qui la touche elle, aussi bien que leurs parents.
Ensuite, vient l'adolescence, une période durant laquelle l'auteur a ressenti des émotions contradictoires. Partagée entre, l'amour fraternel qu'elle voue à son frère et la difficulté d'affronter le regard des autres, la culpabilité et les remords. Elle a assisté à la souffrance de sa mère. Durant cette période, elle commence à se poser des questions sur l'avenir, sur le fait qu'un jour elle devra s'occuper seule de son frère.
Lorsqu'Anne Icart aborde la période de sa vie adulte, elle nous raconte sa difficulté à s'engager et créer un lien avec les autres, que ce soit dans ses relations amicales puisqu'elle a peu d'amis, ou dans ses relations amoureuses, à cause du regard que les hommes qu'elle fréquente portent sur son frère. Elle préfère rester seule que d'être avec des personnes qui ne la comprennent pas, et ont un jugement sur son frère. A ce moment de sa vie, elle se rend compte également, qu'elle tire une certaine fierté à avoir un frère handicapé mental, que ça lui apporte une richesse, et qu'elle voit cela comme un don en fin de compte.
Tout au long du livre, Anne Icart nous montre l'impact que le handicap de son grand frère a pu entrainer sur sa vie et celle de leurs parents, aux différents stades de leur vie. Un impact qui ne cesse d'évoluer, qui lui a fait ressentir le pire comme le meilleur.
Un livre sur le thème du handicap mental, du point de vue de la fratrie. J'ai trouvé original que pour une fois ce genre de thème soit abordé par une soeur qui parle de son frère et non pas par des parents qui parlent de leur enfant.
Cependant, le style de l'auteur ne m'a pas plu. J'ai trouvé le récit déstabilisant surtout au début du livre. On passe d'un souvenir à un autre, c'est assez décousu, ce qui fait que cette lecture est en demi teinte en ce qui me concerne.
Je vous recommande toutefois ce livre, parce que c'est le genre de livre « nécessaire », qui ouvre les yeux sur un sujet encore malheureusement délicat aujourd'hui, et il est assez court (une centaine de pages à peine).
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
MagentaMagenta   13 février 2013
J'ai compris qu'on pouvait aimer et haïr à la fois. Et le dire . Regretter, en vouloir, mais admirer. Et le dire. Qu'être la sœur d'un handicapé, ce n'est pas plus facile que d'en être la mère ou le père. Et le dire. Que c'est différent. Qu'on s'en prend aussi pour toute la vie. De sa naissance à sa mort. Qu'on passe par tous les états. Mais que l'éventail de sentiments , du pire au meilleur, qu'offre cette fraternité bancale est un véritable don. Et le dire . Je te le dis .
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HaliasHalias   17 juillet 2012
J'ai compris qu'on pouvait aimer et haïr à la fois. Et le dire . Regretter, en vouloir, mais admirer. Et le dire. Qu'être la sœur d'un handicapé, ce n'est pas plus facile que d'en être le mère ou le père. Et le dire. Que c'est différent. Qu'on s'en prend aussi pour toute la vie. De sa naissance à sa mort. Qu'on passe par tous les états. Mais que l'éventail de sentiments , du pire au meilleur, qu'offre cette fraternité bancale est un véritable don. Et le dire . Je le dis .
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vanilledesilesvanilledesiles   08 octobre 2015
Ce n'est pas très drôle d'être la petite soeur d'un frère handicapé. J'ai l'impression d'avoir des tas de choses très lourdes à porter, en plus de tes ailes en miettes. Que Maman te protège plus que moi et que c'est normal. Que Papa veut que je sois brillante et que c'est normal. Que je dois tout comprendre et que c'est normal. Que je dois tout accepter et que c'est normal. Que je n'ai pas droit à l'erreur. Parce que je suis normale.
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brigittelascombebrigittelascombe   08 janvier 2012
Je pourrais te demander si tu sais ce que c'est,toi,un fou.Parce que pour moi ça ne veut pas dire grand-chose.Mais je sens bien que c'est méchant et que ça fait mal.Je sens bien aussi que les rôles sont en train de changer,quand monte en moi cette haine féroce vis-à-vis de ces mômes.Et elle me restera,cette sauvagerie surprenante,dés que je te sentirai en danger.
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brigittelascombebrigittelascombe   08 janvier 2012
Ton lit est en diagonale du mien.J'aime y venir et m'endormir avec toi.Ce sentiment de quiétude,de sécurité que j'éprouve quand nous sommes collés l'un à l'autre me suivra pendant de longues années.Allongée contre toi, il me semblait que rien ne pouvait m'arriver.La nuit,je pouvais bien venir, je ne risquais rien puisque tu étais là.
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Anne Icart est sur WebTvCulture, avec son roman "Lettres de Washington Square"
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