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Critiques sur Je reviendrai avec la pluie (97)
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babounette
  16 juin 2018
"Je reviendrai avec la pluie" de TakujinIchikawa - lu en juin 2018
C'est le titre de ce livre qui a motivé mon achat en 2015, seulement lu maintenant car ma pile de livres à lire est énorme !!!
Nous entrons dans le monde de Tak-Kun, de Mio et de Yûji leur petit garçon.
Mio est décédée depuis près d'un an.Yûji dit qu'elle est au pays Arche-vie sans doute parce qu'il veut savoir sa maman vivante ailleurs alors que son père lui dit qu'elle est à Archive. Avant de s'en aller, elle promet à son mari et son petit garçon de revenir à la saison des pluies pour voir comment Tak-Kun et Yûji s'en sortent sans elle. En fait, ils s'en sortent tant bien que mal, Tak-Kun fait ce qu'il peut malgré sa maladie, il est parfois distrait et maladroit. Yûji est un gamin très raisonnable et assez mûr pour son âge, mais sa maman lui manque. le premier jour de la saison des pluies, voilà que Mio réapparaît comme elle l'avait promis, mais sans aucun souvenir de son passé. Son mari tente alors patiemment jour après jour de faire revenir les souvenirs dans l'esprit de son épouse en lui racontant leur quotidien, depuis le moment où ils se sont rencontrés et le moment où elle est partie.
Il écrit dans un cahier tous ses souvenirs pour son petit garçon. Ils retombent amoureux, Yûji est heureux, mais tous deux savent bien qu'elle repartira dès la fin de la saison des pluies tout en espérant qu'un miracle empêchera ce second départ.
Cette histoire, toute en douceur, pleine de poésie raconte le quotidien simple de la vie d'un père seul avec son fils. Une histoire tirant aussi vers le fantastique, car bien sûr, on ne peut pas revenir sur terre une fois parti.
Takuji Ichiwaka m'a entraînée dans un joli rêve. Ce n'est que le second livre d'un auteur japonais que je lis, j'avais lu "Le ruban" de Ogawa Ito, tout aussi léger et poétique et que j'ai beaucoup aimé. Alors, si vous avez besoin de douceur, de tendresse et d'amour, lisez "Je reviendrai après la pluie"
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Annette55
  20 juin 2015
Depuis la mort de Mio, son épouse,Takumi vit seul avec son fils, Yûji, alors âgé de six ans, s'occupant du quotidien et de l'éducation de son fils, du mieux qu'il le peut. Ce qui le fait tenir, c'est la promesse de Mio qu'elle reviendrait avec la pluie....le premier jour de la saison humide, cette prédiction se réalise....Cet ouvrage est un roman d'amour tout en nuances japonaises qui mêle avec délicatesse, à la perfection, réalité et fantastique ,oú les couleurs du rêve se mélangent au quotidien, une histoire de fantôme et de spectre traditionnelle pour évoquer le temps et la mémoire, à la grâce éthérée, oú l'impalpable côtoie le plus pragmatique. C'est une ode à l'amour éternel, au lien maternel, une merveille de poésie , de douceur, un conte philosophique original, à la grande sensibilité pour prêter une voix à la douleur de la séparation définitive qu'est la mort....
Fantaisiste, poétique, bouleversant, touchant, sentimental.....impossible de qualifier l'essence véritable de ce récit comme souvent , certains écrits japonais!
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Sachenka
  14 mars 2016
Je termine avec déception le roman Je reviendrai avec le pluie. Ce roman représente ce que j'aime le moins de la littérature japonaise (ou d'Extrême-Orient), c'est-à-dire son côté mieilleux. Bonbon. Quétaine. « Cheesy ». Qui sort tous les clichés du genre. Takuji Ichikawa est un digne émule de Marc Lévy ou Guillaume Musso. Il raconte l'histoire de Takumi, un veuf troublé et hypocondriaque qui doit s'arranger tout seul pour élever son fils. Mais la conjointe disparue, Mio, revient sous la forme d'un fantôme. Une nouvelle histoire d'amour ?

Dans Je reviendrai avec la pluie, les émotions sont soulignées au gros crayon. Au marqueur. Et deux fois plutôt qu'une. Très peu de subtilité. « What you see is what you get », comme disent les Anglais. Tout est au premier degré, aucune interprétation n'est possible. On est spectateur devant cette histoire qui se déroule sous nos yeux. Moi, j'aime un petit défi intellectuel. Mais ceux que proposent le roman sont d'un ordre très, très léger. Par exemple, « Est-il convenable d'éprouver du désir pour le fantôme de sa femme ? » Vraiment !

Il faut ajouter à cela plein de phrases tirées d'un guide de psychologie pop, dans le genre « Aie confiance en toi. Tu es une personne merveilleuse. » Ou bien « Vis ta vie à fond. » Aussi, il y a trop de dialogues à mon gout, dont plusieurs me semblaient inutiles, faisaient peu ou pas avancer l'histoire. L'humour est enfantin, pour ne pas dire douteux. Il sert visiblement à faire rire les jeunes lycéennes japonaises.

Au moins, il y a cette aura de mystère qui flotte, qui reste en suspens, et qui donne au roman une ambiance précieuse. Et toujours cette écriture japonaise que j'apprécie, si délicate, lyrique, presque poétique. Malheureusement, je suis passé à côté d'une certaine magie qui transpirait du livre mais qui n'a pas opéré pour moi. Au final, Je reviendrai avec la pluie est un livre que je me dépêcherai à oublier.
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paroles
  01 juillet 2015
Lecture merveilleuse. Lecture nuage. Lecture douceur.

A la suite d'une maladie, Mio disparaît mais elle a promis à son conjoint qu'elle reviendrait à la saison des pluies. Takumi fait ce qu'il peut pour élever seul leur fils de six ans. Avec beaucoup de tendresse, mais aussi beaucoup de maladresse, il prend soin de Yûji.
Et ce phénomène incroyable a lieu. Mio est bien là mais sa mémoire est vierge de tout souvenir. Alors son mari entreprend de lui raconter au fil des jours leur histoire. Et tous deux, petit à petit, poco poco, vont s'observer, se parler, se découvrir, se séduire et retomber amoureux...

J'ai goûté avec grand plaisir toute la poésie de cette histoire. J'ai adoré ces personnages tendres, respectueux et mon côté fleur bleue a été ravi de partager avec eux cette redécouverte de l'amour. Je n'ai pu m'empêcher pendant la lecture de penser à une autre belle histoire d'amour, dans le roman de Barjavel "la nuit des temps", entre Eléa et Païkan.

L'amour peut-il être éternel ? A la lecture de ce roman, on est porté à le croire tant la beauté, la simplicité, l'émotion se mêlent à la magie et au surnaturel.
Cinquante nuances de blanc, cinquante nuances de pure douceur.

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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Ellane92
  07 septembre 2015
"Je reviendrai avec la saisie des pluies" m'avait-elle dit, et à l'époque, cela avait été ses derniers mots. Voilà ce qu'elle avait dit. "C'est juste. Je vous rendrai visite, en compagnie de la pluie, pour vérifier que vous vous débrouillez de votre mieux, et puis je m'en retournerai avant l'arrivée de l'été. Car, tu le sais bien, la chaleur ne me réussit pas."
C'est la promesse que fait Mio à son mari, Takumi, avant de mourir.
Un an plus tard, Takumi, avec sa santé fragile et sa tendance à oublier ce qu'il ne devrait pas, tente tant bien que mal d'assurer son quotidien, et celui de son fils, Yuji. Pour lui, il écrit un livre sur Mio, qui vit à présent sur la planète Archive, "Arche-vie" comme le dit Yuji, là où vont les défunts tant qu'il reste quelqu'un pour se souvenir d'eux.
Le premier jour de la saison des pluies, Mio réapparaît, presque sous leurs yeux. Elle parait jeune, et est surtout amnésique. Yuji et Takumi ont 6 semaines pour refaire connaissance avec Mio, dire et faire ce qui n'avait pu être dit ou fait. Ensuite, la saison des pluies prendra fin.

Je suis assez mitigée sur cette lecture de "Je reviendrai avec la pluie". Peut-être est-ce parce que je ne suis pas familière de la littérature "asiatique" au sens large. J'ai trouvé ce livre joli et léger, poétique, avec une petite pointe de fantastique ou de merveilleux, comme on peut en rencontrer dans "Mon voisin Totoro", de Miyazaki par exemple, qui intervient dans le réel sans perte ni fracas.
T. Ichikawa prend le parti de mettre en scène des personnages ordinaires, des gens plutôt sérieux, et démontre que le bonheur est à portée de tous. Il fait l'apologie du bonheur domestique, le bien-être de se retrouver chez soi, à sa place, le plaisir de ces petites choses du quotidien, comme la traversée du parc tous les soirs, pour échanger avec Nombre et son chien, personnages atypiques qui mettent un peu de fantaisie dans le livre. J'ai apprécié également cette vision de l'amour qui épanouit les êtres "normaux", et qui s'épanouit dans le soin que l'on prend de l'autre, dans l'intérêt qu'on lui porte, un peu comme dans la chanson de Ferré, ces "mots des pauvres gens : ne rentre pas trop tard, surtout ne prend pas froid". Il leur offre une seconde chance, courte peut-être, mais ô combien précieuse et unique, de s'apprivoiser, de retomber amoureux, une nouvelle fois.
Le corollaire de ce parti pris est que le livre reste centré sur le quotidien, le plat que l'on mange le soir, ou les chemises à laver, et donne des dialogues plutôt platouilles. J'ai trouvé également dommage la "révélation rationnelle", l'explication de cette situation surnaturelle. J'aurais au final préféré laisser planer le doute et le mystère sur cette histoire.

Je reviendrai avec la pluie est un joli conte agréable à lire et à suivre, un peu poétique, un peu merveilleux, qui flirte avec le sentimentalisme sans jamais y tomber complètement non plus, et qui, à mon humble avis, manque un peu de consistance et de souffle. A découvrir quand même !
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diablotin0
  21 juillet 2018
Comme tout le monde, je n'aime pas abandonner un livre, mais avec je reviendrai avec la pluie , je sens bien qu'il n'est pas très pertinent que je poursuive ma lecture. Si j'ai rencontré quelques scrupules à fermer ce livre inachevé, ils ont été levés grâce à visages qui m'a rappelée qu'un tas de livres m'attendait et qu'il n'était pas très utile de peiner sur un roman qui ne correspond pas du tout à mes attentes . Je n'aime effectivement pas le style, dès les premières pages, j'ai ressenti une lassitude, c'est ,comme le dit très justement Sachenka un peu « mielleux bonbon ». le ton est mièvre et je n'adhère pas du tout à ce style.
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rabanne
  21 juillet 2016
En un mot : déçue ! Plus, déçue d'être déçue !! La 4e de couv' était prometteuse pourtant. Mais ma fille aînée m'avait prévenue, sortie perplexe de cette lecture...
Pardon à "qui" serait froissé par l'analogie : j'ai cru lire du Marc Lévy à la sauce japonaise (!). J'avais lâché au bout de vingt pages sans regrets "Toutes les choses qu'on ne s'est pas dites", chaudement recommandé par ma maman mais totalement indigeste pour moi (intrigue, dialogues, narration, plume).
Là, j'ai fait l'ultime effort d'aller au bout de mon supplice.
Les difficultés du deuil, l'imaginaire fantasmé, un père déphasé et handicapé de la vie, un fils de six ans attendrissant mais abandonné à sa culpabilité, le retour d'un amour-fantôme, un vieux professeur et son chien muet...
Bref, une fiction certes, porteuse d'un message spirituel certainement, mais un amalgame d'ingrédients tellement fouillis, des dialogues cul-cul la praline et une centaine de "vraiment ?", un tout qui a eu raison de mes bons sentiments !! (malgré la lecture de la postface de l'auteur).
Pourtant, j'aurai tant aimé être touchée... D'où les ** !
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myriampele
  25 mai 2019
C'est une histoire aussi belle que tragique.
Mio est morte, laissant son mari et son jeune fils qui est âgé de six ans au moment du récit. C'est un enfant épanoui malgré le deuil , qui vit avec son père une existence sans histoires. Mais Mio avait dit " Je reviendrai avec la pluie".... Et elle revient. le couple alors va vivre six semaines et alors échanger comme ils ne l'ont jamais fait, et le petit Yûji connaître les joies d'une vraie vie de famille. Un récit entre poésie comme sait l'écrire Takuji Ichikawa, et réalité quotidienne. Des regards magiques posés sur la nature, les éléments, les êtres humains. Merveilleux.
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Shan_Ze
  15 octobre 2015
Agréablement surprise !
Quand je l'ai commencé, j'étais un peu déconcertée par le comportement de Takumi et les différentes personnages. Mais le ton était léger, le jeune Yuji semble bien mature et son père, un peu à côté de ses pompes, en plus d'être un chouia angoissé. Mais plus on avance dans l'histoire, plus on apprend à les connaitre et l'arrivée de Mio donne une nouvelle dimension à cette relation père-fils qui devient famille comme un tabouret avec un pied bancal. Les relations avancent à l'aveuglette entre un homme et une femme, une mère et son enfant, où tout est à construire. Les petits moments du quotidien comme le rangement, les repas ou le travail, ont autant leur place qu'une scène d'amour. C'est simple mais ça marche bien ! C'est cette partie que j'ai préféré dans ce petit roman plein de douceur, d'amour dans cette étrange famille. J'ai aimé aussi le petit mot de l'auteur à la fin pour expliquer la part autobiographique du roman. Je recommande à ceux qui ont besoin de légèreté…
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Nyuka
  27 juillet 2015
Un livre qui se lit très vite ! Je l'ai dévoré en quelques jours à peine.
La plume est simple mais imbibée de poésie.

C'est l'histoire de Tak-kun, un papa, qui élève seul son fils Yûji après la mort de sa femme.
Il est en plus sujet à une grave maladie qui l'empêche de réaliser des tâches de la vie quotidiennes comme conduire ou prendre n'importe quel transport en commun, prendre l'ascenseur, aller au cinéma...
C'est un personnage très attachant et on apprend à l'aimer au cours du livre.

Il raconte à son petit garçon une histoire abracadabrante comme quoi Mio, la maman, serait sur la planète Archive et qu'un jour, il pourra la rejoindre car il restera encore quelqu'un qui pensera à eux dans son coeur, celui de Yûji.
Ce dernier petit personnage est aussi très attachant. L'écrivain nous a créé un petit garçon adorable.

La saison des pluies arrive et il repense à sa femme qui lui avait promis de revenir pendant la mousson. Cette promesse se réalise... mais pas exactement comme on l'attend !
Nous voyons alors la famille se recomposer et vivre quelques semaines de répits...
Une famille à laquelle on s'attache, qu'on apprend à découvrir... qu'on apprend à aimer.

D'autres personnages annexes s'y ajoutent notamment Professeur Nombre et son chien Pooh.
Un duo que j'ai aussi beaucoup aimé.

On suit leur histoire avec avidité. On veut apprendre à mieux les connaître et on veut savoir comment cette histoire va se conclure !
On tourne les pages à une vitesse folle... Et on ralentit à la fin de peur de quitter cette famille attachante.

Ensuite, ce livre nous apprend à connaître un peu mieux les Japonais et leur culture qui est très différente de la nôtre.
Dans le livre, on découvre que les couples ne se forment pas aussi vite que chez nous.
Ils mettent plusieurs mois avant de se tenir par la main en public...
Ils attendent encore plus longtemps pour un premier baiser...
Et davantage encore pour faire l'amour...

Notre héros nous parle du désir qu'il a pour Mio, sa femme décédée, mais un désir qui émane du fait de la possibilité d'avoir un enfant avec elle. Et que sans cette possibilité, il ne comprenait pas d'où pouvait provenir ce désir ?

Ces deux détails m'ont fait réfléchir à nos couples qui se font et se défont en Occident très rapidement.
Mais aussi au décalage qui existe entre nos deux pays, assez extrêmes des deux côtés.

De plus, dans ce livre, on se rend compte que la Japonaise est aussi très différente des femmes françaises par exemple.
Une Japonaise formidable n'est pas forcément une femme accomplie dans son travail mais une femme qui accomplit toutes les tâches ménagères avec brio ainsi que l'éducation des enfants.

Quelques "structures" m'ont dérangées au niveau de la traduction ; je sentais trop les structures japonaises derrière... Je voyais ce qu'ils voulaient dire dans leur langue et du coup, cela rendait pas aussi bien en français.
Mais cela reste un détail.

Bref, un joli roman qui parle de l'amour mais à la japonaise !
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