AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jacques Martinache (Traducteur)
ISBN : 2266202634
Éditeur : Pocket (01/06/2011)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 51 notes)
Résumé :
La Chine compte ses morts et Gengis les tributs qu'elle lui a versés... Sa gloire est immense ; son orgueil, incommensurable. Aussi lorsque le shah Mohammed ose lui renvoyer les têtes de ses émissaires, le vieux chef n'hésite-t-il pas à longtemps à lancer ses troupes à l'Est, en une grande cavalcade vengeresse. Des hordes de Mongols s'abattent bientôt sur Samarkand - où les attendent chameaux et éléphants. Un combat bien innocent, comparé aux intrigues de succession... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  06 mai 2016
Un fin en apothéose.
Dernière campagne du grand Khan de l'empire mongol débutée en 1218 jusqu'à sa mort en 1227 (zut j'ai spoilé) : le royaume de Khwarezm, une région historique située au sud de la mer d'Aral, entre les actuels Ouzbékistan, Turkménistan et Iran. (spécial thanks à wikipédia)
On démarre à fond, on accélère au milieu et on finit au sprint. Des descriptions de combats très enlevées. Des stratégies mises à mal, un Gengis impitoyable autant avec ses ennemis qu'avec ses amis ou même sa famille.
Au final, une trilogie exaltante, instructive, passionnante et extrêmement divertissante.
Commenter  J’apprécie          944
Marple
  05 décembre 2015
Troisième et dernier volet de L'épopée de Gengis Khan, La chevauchée vers l'empire retrace la conquête du Moyen-Orient par les Mongols, mais aussi l'éducation brutale des fils de Gengis, ses tentatives pour organiser son empire et les relations conflictuelles ou chaleureuses au sein de son camp de yourtes...
Pas de redites des tomes précédents, donc, et pourtant ce n'était pas gagné pour l'auteur qui a écrit plus de 1500 pages, certes pour couvrir des dizaines d'années et des milliers de kilomètres, mais avant tout pour raconter des batailles à l'arc et au sabre, des chevauchées dans la steppe ou les montagnes et des discussions sous la yourte.
Rien de répétitif non plus au sein même de ce tome, au point que j'ai adoré sa première moitié et été désespérée par sa seconde. Au début, on suit la formation des trois premiers fils de Gengis par ses généraux de confiance et on voit leur personnalité se dessiner : le courageux Djötchi, le sombre Djaghataï et le joyeux Ögödei. Par la même occasion, on côtoie les généraux, notamment le brillant Sübotei, et on s'y attache, surtout au brillant Sübotei. Plus violente, plus guerrière, pleine de sang et de larmes, la suite raconte les conquêtes et la personnalité impitoyable et inflexible du Khan, qui place sa fierté, sa vengeance ou son pouvoir au-dessus des vies humaines, même celles de femmes ou d'enfants... Je dois avouer que cette partie m'a profondément dérangée et m'a même arraché quelques larmes.
L'épopée est passionnante de par la personnalité de ses héros, mais aussi de par le contexte historique remarquablement décrit : les camps nomades, la secte des Assassins, les villes du shah... tout y passe, dans le roman lui-même mais aussi dans la note historique qui le suit. Et on comprend avec étonnement que cet empire gigantesque n'en est en fait pas un, puisque les Mongols asservissent ou détruisent les villes, avant de partir simplement pour une autre conquête, sans organiser le pouvoir dans les territoires annexés ! Tout était donc à recommencer quelques mois ou quelques années après, quand les vaincus se relevaient...
Challenge Pavés 9/xx et challenge Variétés
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          440
Gwen21
  09 novembre 2015
Bien que ce troisième tome de "L'épopée de Gengis Khan" soit essentiellement guerrier - et donc riche en récits de bataille -, je l'ai beaucoup apprécié. D'une part la narration est toujours aussi agréable à suivre, et d'autre part, je ne me lasse pas de découvrir le peuple mongol de cette période, si rude et violent fut-il.
Gengis ayant étendu sa puissance à l'est en écrasant l'empire jin (la Chine), c'est désormais vers l'ouest que se porte le galop de son petit cheval increvable. A l'ouest se trouve notre moyen-orient actuel et ses grandes cités musulmanes auxquelles Saladin a donné un rayonnement phénoménal. Pour les conquérants mongols, la distance n'est rien. Infatigables cavaliers, ces guerriers nomades se déplacent par dizaines de milliers, traînant dans leur sillage femmes, enfants, troupeaux et yourtes. La confrontation entre l'armée de Gengis et celle du shah Mohammed sera d'une violence inimaginable mais, comme bien souvent, le pire à craindre ne viendra pas de l'extérieur mais bien de l'intérieur. Les luttes intestines et les conflits d'intérêt s'entendent à saper la puissance d'un empereur aussi bien qu'une suite ininterrompue de guerres.
Ce troisième volet m'a permis de mieux comprendre quel sorte d'empire Gengis Khan avait érigé. Un empire bien fragile en vérité - et qui ne pouvait être qu'éphémère - car contrairement à d'autres, comme l'empire romain par exemple, il ne s'agit pas d'un empire d'occupation, structuré et "bâtisseur". Cartes, là où passa Gengis Khan, le sang coula, le peuple fut assujetti, les rois tombèrent mais nulle ville ne sortit de terre, nulle institution n'étaya la civilisation dominatrice et, au final, Gengis Khan fut davantage un razzieur qu'un empereur. Les lois tribales de son peuple n'auront jamais suffisamment organisé la société mongole, en proie aux plus élémentaires querelles de succession, capables à elles-seules de disloquer un empire.

Challenge de lecture 2015 - Une trilogie (tome 3)
Challenge PAVES 2015 - 2016
Challenge ABC 2015 - 2016
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
bilodoh
  18 juin 2015
Dernier volet de l'épopée de Gengis Khan, à lire si vous aimez les grandes chevauchées et les batailles sanglantes, mais j'avoue personnellement que j'avais hâte que ça finisse. le premier tome m'avait beaucoup pourtant plu, le deuxième un peu moins, mais je gardais espoir que ça finisse en beauté.

Ce que j'aime dans les romans historiques, c'est d'en apprendre davantage sur l'histoire et il me semble important que l'auteur respecte les éléments historiques, l'aspect du roman étant d'y ajouter des paroles, des émotions et des relations humaines pour compléter. Ce n'est pas tout à fait ce que j'ai trouvé dans cette trilogie. Par exemple, dans d'autres textes, on apprend que Bekhter, celui que Gengis Khan a assassiné, n'était pas son frère mais son demi-frère. Ça n'aurait pas beaucoup d'importance, mais par la suite sa mère lui en veut beaucoup et cela change leurs relations. de même, et Iggulden le mentionne lui-même dans les notices historiques à la fin du premier tome, sa femme Borte n'aurait pas été enlevée pendant trois jours, mais plutôt plusieurs mois, ça fait toute une différence sur la paternité douteuse de son enfant.

D'autre part, même s'il y a beaucoup de différentes batailles, il n'y a pas grand-chose de neuf sur la personnalité des protagonistes déjà connus, pas vraiment d'approfondissement ou d'évolution. J'aurais également aimé aussi en apprendre davantage sur les pays qu'ils envahissent. Il y a bien une carte au début, mais j'ignore toujours à quoi ça correspond les Kwarezm (à part un mot payant au scrabble). Et sur cette même carte, on voit que l'empire s'étend jusqu'en Europe, mais je n'en sais pas plus.

Bon, il y a de l'action dans ce roman et je dirais que c'est une trilogie guerrière pour les fervents de sabres et de chevaux, mais pas vraiment une oeuvre pour les amateurs de fresques historiques.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          288
Igguk
  23 février 2016
Nous voici de retour pour le troisième tome des aventures subtiles de Gengis Khan brillamment racontées par Conn Iggulden. Après un premier tome sur son enfance « à la dure » et un second qui voit la naissance de son empire et sa confrontation avec les peuples Jin, Temüdjin a maintenant atteint la bonne quarantaine mais il est loin de la retraite, y a encore des têtes à trancher.
Au début de la chevauchée vers l'empire, Gengis envoie ses généraux guerroyer dans à peu près toutes les directions, vers la Russie, la Chine ou la Perse. Mais du côté du Khwarezm, le Shah Mohammed rigole bien devant ces petits émissaires étrangers qui cavalent dans ses plaines ensablées. Il va exécuter les envoyés du grand Khan et ainsi déclencher sa colère, c'est tout un peuple qui va lui tomber sur le coin de la gueule. le chef mongol va rappeler toutes ses troupes et fondre sur celui qui l'a insulté, et affronter la plus grande armée jamais rencontrée.
Plus encore que dans le seigneur des steppes, Iggulden nous raconte les grandes batailles qui ont marqué la progression mongole. On est complètement dans un récit de guerre, on suit les combats avec plaisir, surtout grâce aux personnages extrêmement bien présentés par le roman. Maintenant que le Khan dirige une vraie nation unifiée, son entourage s'étoffe, ses fils grandissent. Dans tout ce joyeux bordel, les tensions et les amitiés naissent, et les trahisons aussi. La rivalité entre Djötchi et Djaghataï, les deux plus grands fils de Gengis, se fait de plus en plus féroce, la succession ne sera pas de tout repos.
Les généraux prennent aussi une part importante du récit, Suböteï, Kachium, Khasar, et les autres dirigent chacun un Tuman (une unité de 10 000 guerriers). On voit par leurs yeux les stratégies employées et les différents fronts des batailles, c'est en passant d'un point de vue à l'autre que l'auteur nous donne une vision d'ensemble des conflits. C'est un des tours de force du roman, nous immerger dans une guerre avec une vision claire des évènements et un attachement fort aux personnages. On est avec eux au coeur de la bataille, on ressent les moments de désespoir et d'exaltation héroïque, la fatigue extrême des chevauchées interminables et la férocité de ces cruels mongols.
Conn Iggulden se base en grande partie sur des faits historiques avérés et n'y fait que quelques entorses pour le bien du récit, des notes en fin de livre expliqueront les modifications ou incertitudes présentes dans le roman. Oui, tout ça, ça a presque réellement existé. D'ailleurs l'auteur n'essaye jamais de faire passer Gengis pour un grand héros, on assiste à des scènes de massacre pur et simple, perpétré sous le coup de la colère ou d'une simple volonté stratégique. le Khan vivait pour soumettre ses ennemis, les écraser, réduire des cités en poussière, et il fait pas dans la dentelle. Pourtant le côté épique du récit nous emporte sans problème.
On s'attache aux personnages de l'histoire, on arrive à comprendre leurs motivations et leurs dilemmes grâce au talent de l'écrivain qui nous rappelle continuellement leur philosophie et leur manière de vivre. On plonge dans leurs coutumes et leur sens des valeurs, et les remises en question aussi. L'héritage est une des thématiques nouvelles apportées ici, les chefs s'interrogent sur le mode de vie nomade et guerrier des mongols en voyant les grandes cités qu'ils assiègent. Car ce troisième tome marque la fin de la vie du grand Khan, il commence à se poser des questions existentielles sur ce qui restera de lui, au monde et à sa descendance.
Comme je l'ai précisé dans ma chronique du premier tome, La chevauchée vers l'empire est le dernier livre de la saga traduit chez nous, pourtant elle en compte encore deux qui retracent la vie des descendants de Gengis. Choisir de ne sortir que la première trilogie se comprend, on a l'ensemble de la vie de Gengis Khan qui se tient bien toute seule, mais on est quand même très curieux de savoir ce que deviendra son peuple après la succession et les quelques pistes laissées en suspend notamment entre le nouveau Khan et Suböteï. A moins d'un coup de théâtre éditorial (Allez quoi, un petit effort ?), on se tournera vers la VO pour lire Empire of Silver et Conqueror.
La chevauchée vers l'empire marque la fin de l'épopée de Gengis Khan, une trilogie historique épique, sauvage et sanglante, passionnante à découvrir. de l'histoire racontée comme ça, j'en veux plus, on va creuser un peu dans la bibliographie de l'auteur.
Lien : http://ours-inculte.fr/la-ch..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   07 mai 2016
Prie pour avoir raison.
Je ne prie personne. Si je le faisais, le père ciel me répondrait : « Süböteï, tu as reçu les meilleurs guerriers au monde, des généraux qui écoutent tes plans, un ennemi idiot, lent à se mouvoir, et tu demandes encore un avantage ? ».
Commenter  J’apprécie          530
fnitterfnitter   06 mai 2016
Certains vous diront qu'ils cherchent le bonheur, que la vie se résume à ce simple objectif. Je leur réponds que les moutons sont heureux dans la steppe et que les faucons sont heureux dans les airs. Pour nous, le bonheur est une chose qui compte peu. Nous luttons et nous souffrons parce que c'est ainsi que nous savons que nous sommes en vie.
Commenter  J’apprécie          390
Gwen21Gwen21   20 novembre 2015
Gengis s'agenouilla près du chamane et lui dit à voix basse :
- Il y a des loups dans cette montagne. Plusieurs de mes guerriers sont venus les chasser pour leurs peaux. Ces bêtes te trouveront cette nuit et, d'abord, elles ne feront que t'observer. Lorsque le froid t'aura affaibli, elles se rapprocheront, viendront flairer tes jambes et tes mains. Elles se disperseront quand tu crieras ou agiteras les bras, mais elles n'iront pas loin et reviendront, enhardies. Quand elles commenceront à déchiqueter ta chair, quand l'odeur du sang les excitera, pense à moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
fnitterfnitter   08 mai 2016
Je suis venu sur ces terres parce que, si je détourne les yeux quand un homme me menace, il me prend quelque chose d'important. Si je me bats et si je meurs, il ne peut me prendre que ma vie. Il me reste mon courage, ma dignité.
Commenter  J’apprécie          410
fnitterfnitter   09 mai 2016
Nous dormons tranquillement dans nos lits parce que des hommes rudes se tiennent prêts, la nuit, à employer la violence contre ceux qui chercheraient à nous nuire.
George Orwell.
Commenter  J’apprécie          370
Videos de Conn Iggulden (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Conn Iggulden
Conqueror by Conn Iggulden
autres livres classés : mongolieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1635 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre