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EAN : 9791028111878
360 pages
Bragelonne (12/06/2019)
3.66/5   35 notes
Résumé :
La cité de Darien arrive au terme de son âge d’or. Douze familles y maintiennent l’ordre grâce à leurs soldats, leurs artefacts, leurs espions et leurs souvenirs, se cramponnant à une paix qui menace de s’effondrer. La population subit ce qu’elle ne peut changer.

Parmi ces vieilles querelles, un complot est ourdi pour éliminer un roi. Des étrangers à la ville seront contraints de s’y rendre : Elias Post, un chasseur ; Tellius, un vieux bretteur banni ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Alfaric
  11 septembre 2019
Conn Iggulden s'est mis à l'écriture après avoir lu le "Légende" de David Gemmell, le maître anglais de l'heroic fantasy. Et c'est après un belle carrière dans le roman historique qu'il se lance dans l'heroic fantasy : la boucle est-elle bouclée ? L'illustration de couverture simple et efficace de Julien Delval est à la fois élégante et original, mais qu'en est-il du contenu...
En rencontrant le pistolero Vic Deeds le chasseur Elias Post dévoile le pouvoir qu'il voulait cacher et le premier comprend comment l'exploiter. Et c'est ainsi que de fil en aiguille Vic et Elias sont missionnés pour tuer le roi par le général Justan Aldan Aeris qui se présente comme un patriote mais qu'il n'est qu'un carriériste. En rencontrant l'artiste martial Tellius l'orphelin Arthur Quick dévoile le pouvoir qu'il voulait cacher et le premier comprend comment l'exploiter. Et c'est ainsi que de fil en aiguille Tellius et Arthur sont missionnés pour protéger le roi par le capitaine d'Estaing qui se présente comme un loyaliste mais qui n'est qu'un opportuniste. En découvrant que Nancy peut absorber la magie, Daw Threefold entraîne cette dernière dans le pillage d'un tombeau magiquement scellé depuis des milliers d'années, mais quand Nancy découvre qu'elle peut restituer la magie absorbée pour créer mais surtout pour détruire il est entraînée par cette dernière dans son Grand Soir personnelle…
L'agent du chaos s'invite violemment dans l'agenda des uns et des autres et en quelques heures l'assassinat devient un coup d'État, et le coup d'État devient une guerre civile ! le roi n'étant qu'une marionnette, les masquent tombent : le Grand Capital représenté par les douze grandes famille de Darien affrontent la Bête Immonde représenté par le général Justan Aldan Aeris qui se pose bien en apprenti maître du monde. La soldatesque entre dans la ville alors que la ploutocratie sonne le ban et l'arrière ban de leurs partisans. Coincée entre le marteau et l'enclume, la population qui assiste à énième un choc des titans de leurs dirigeants est sommée de choisir entre la peste et le choléra, et au coeur de la folie nos personnages ont le plus grand mal à faire le premier pas vers une troisième voie et faire un fuck au TINA reagano-thatchéro-macronien… Sommes-nous dans le Final Countdown ? Il est trop tôt pour le dire, mais nous sommes dans un game of thrones vu et raconté par le prolétariat donc j'imagine que les choses ne vont pas en rester là !
Osons le dire : en multipliant les POVs pour se faire plaisir GRR Martin a fini par raconter son histoire de plein de manières différentes (presque toujours indirectes et carrément toujours aristocratiques mais ceci est une autre histoire), avant de se perdre puis de s'emmêler les pinceaux au point de ne plus savoir comment terminer un récit qui risque fort de finir en eau de boudin... Comme dans "Havrefer" de Richard Ford, Conn Iggulden reprend la structure en POVs de GRR Martin mais en se recentrant sur les unités de lieu, de temps et d'action : ce qu'on perd en ambition on le gagne très largement en concision et le résultat s'avère d'une grande coolitude (d'autant plus qu'on abandonne les us et coutumes du soap nobiliaire pour prendre le parti des « sans dents » à la fois spectateurs, narrateurs et acteurs du récit) !
Le fait d'écrire en un seul tome ce que beaucoup trop d'auteurs auraient déliter en trilogie voire en machinlogie est tout à l'honneur de l'auteur, mais ça va un peu vite quand même et ça nuit sans doute à l'homogénéité de l'ensemble car des trois duos on voit bien qu'il y en a un qui marche moins bien que les autres… Autres soucis, le worldbuilding et le magicbuilding :
- l'univers dans lequel se déroule le récit est très flou… On évoque voire on nomme l'Égypte, Rome, Carthage, la Perse et la Chine : comme dans "La Cité" de Stella Gemmell cela donne l'impression que Darien est à la fois Rome, Constantinople et Londres (car Darien est le pire de tous régimes à l'exception de tous les autres)
- on parle d'un empire magique qui aurait régné sur tout ou partie du monde (l'Empire de Sel), avant que la magie ne se perde et ne soit réservée à un moindre degré à quelques privilégiés… j'ai beau en tant qu'aficionados de fantasy avoir été très attentif à la question, là aussi on reste quand même assez largement dan le flou !

PS : contrairement à d'autres je ne m'abaisserais pas à écrire des conneries éculées dans le style « qui ne révolutionne pas le genre » (sous-entendu tout nouveau livre doit absolument révolutionner son genre) ou « qui se lit bien sur la plage » (sous-entendu tout ce qui se lit hors de la plage vaut mieux que ce qui se lit sur la plage)… je ne résiste pas à la tentation d'écrire « suivez monde regard »…
Lien : http://www.portesdumultivers..
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basileusa
  23 avril 2020
Ce premier tome est très plaisant à lire, avec une narration efficace et immersive et une multitude de personnages auxquels on s'attache. Des personnages qui ne sont pas manichéens, ce qui est bien mais dont on a parfois du mal à cerner la personnalité. Peut-être aussi parce les événements s'enchaînent et que l'on arrive finalement plutôt vite à cette fin à laquelle tous les personnages participent, dans la ville de Darien. Une ville en proie à un coup d'Etat, défendue par les familles régnantes, son peuple et la magie ! C'est un aspect que j'ai apprécié, la magie des personnages et des objets , qui peut faire retourner des situations à priori sans issues. C'est un récit riche et bien exploité , je découvrirai le tome 2 avec plaisir .
Challenge Mauvais genres 2020
Challenge séries 2020
LC avec Phoenicia
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ComptoirDesConnaissances
  01 juin 2021
Ce premier tome des Prodiges de l'Empire présente trois intrigues différentes en fonction des duos de personnages qu'elles mettent en scène. Toutes ces intrigues semblent dès le début se recouper, alors que les objectifs de tous les personnages est d'exercer une pression politique dans la ville de Darien. le point positif de cette multiplicité des intrigues est d'étoffer l'univers et de présenter des personnages bien dissemblables. L'auteur est plutôt scolaire car il met en place dès le début la motivation de chaque personnage et son objectif, qui sont tous deux répétés à longueur de récit pour bien montrer la rationalité de ces intrigues. Bien heureusement, la répétition des motivations n'est pas de trop. Cependant, étant donné que tous les personnages tendent à effectuer une action, il arrive de temps en temps que ces actions s'entrecoupent et se répètent entre les duos de personnages. Dans leur globalité, toutes les intrigues possèdent un tournant car elles sont construites en deux temps : avant et après le coup d'État.
La première intrigue qui nous est narrée est celle d'Elias Post et Vic Deeds. Rejoints rapidement par d'autres personnages secondaires, ces deux personnages sont créés en opposition. Leur objectif est d'assassiner le roi de Darien pour ensuite installer à la tête du pays le général de l'armée dans laquelle Elias est enrôlé de force. Durant la première partie de leur intrigue, avant d'arriver à Darien, le récit est assez lent mais ne manque pas d'actions pour autant. Ce n'est qu'une fois que leur but est atteint et que le roi est mort que les péripéties deviennent le maître mot de cette intrigue. Et c'est également à partir de ce moment-là que les intentions des deux personnages divergent. Néanmoins, de façon générale, cette première intrigue assez basique et s'étale en longueur, sans réellement évoluer. Je pense que ce phénomène est dû au fait que ce duo de personnages doit attendre l'avancée des deux autres intrigues et que l'auteur ne peut pas se permettre de révéler des informations en avance.
Ensuite, l'auteur nous présente Tellius et Arthur, deux personnages en association. Cette intrigue est d'autant plus différente des deux autres car elle met en scène deux personnages aux âges très différents : d'un côté un vieillard avec Tellius et de l'autre un enfant de dix ans avec Arthur. La singularité de ce deuxième récit est qu'il se déroule uniquement à Darien, et sans prétention politique. En effet, Tellius ne souhaite que se venger d'un autre bretteur qu'il a connu lorsqu'il était encore jeune. C'est pourquoi cette intrigue est beaucoup plus légère que les deux autres alors que paradoxalement c'est celle qui m'a le plus intéressée. Encore une fois, de nombreux personnages secondaires sont utilisés, certains seulement dans la première partie et d'autres dans la seconde. le démarquage entre les deux peut paraître cependant surprenant car le ton y est totalement différent.
Et enfin, la troisième intrigue est celle qui implique Daw Threefold et Nancy. La complémentarité entre les deux personnages est ce qui les distingue des deux autres duos, et c'est également la première fois qu'une femme est impliquée dans le roman en tant que personnage principal. Cette fois-ci, l'intrigue est réellement sans pause, très rythmée alors que les péripéties ne sont pas au centre du récit, mais plutôt la psychologie des deux personnages. Leur objectif est dans un premier temps de s'emparer d'un trésor caché dans le désert, contrairement aux deux premières intrigues qui mettent en scène des personnages souhaitant s'approcher du coeur politique de Darien. Ce n'est que dans la deuxième partie que Daw Threefold et Nancy désirent se retourner à Darien pour se venger. Ainsi, alors que la vengeance est commune aux trois intrigues, cette dernière se distingue des autres en mettant en scène une dynamique différente : les personnages s'échappent de Darien pour ensuite y revenir par choix et non par obligation.
L'univers du roman se déroule dans une époque médiévale mais l'univers n'est pas développé en terme spatial puisque seuls Darien et le village d'Elias sont évoqués. Je sais néanmoins que les prochains tomes mettent en avant une autre ville, ce qui sera le bienvenu pour développer enfin cet univers. Pour l'instant, j'ai davantage l'impression que le livre se plaît dans un espace étriqué et ne cherche pas à s'étaler. Concernant Darien, cette ville est dirigée par douze familles et un roi qui écrasent les populations les plus pauvres. Mais à l'instar du reste de la ville, les douze familles sont à peine effleurées. Seules la plus puissante et la moins puissante sont évoquées avec au moins un personnage nommé. Je suis donc restée sur ma faim alors que je m'attendais à beaucoup de développement et de descriptions venant d'un roman d'heroic fantasy.
De la même façon, la magie est très peu développée. Sa place est pourtant centrale dans les trois intrigues à travers des dons ou des espèces humanoïdes telles les golems. Certes, le propre de l'heroic fantasy est de placer la magie au second plan mais j'aurais néanmoins aimé que les dons soient un minimum expliqués car ils ont plus l'air de deus ex machina que d'une magie qui fait réellement partie de l'univers. À la limite, j'aurais trouvé mieux de ne pas faire de magie du tout que d'en donner à seulement deux personnes sans l'expliquer. En revanche, ce problème est beaucoup moins présent avec le golem qu'est Arthur. Son fonctionnement est rappelé à plusieurs reprises et nous avons même un flash-back évoquant la création de ce golem.
Les personnages sont très nombreux dans ce premier tome, en plus des six personnages principaux. En effet, pour contrebalancer et étoffer les intrigues des protagonistes, des personnages secondaires et des antagonistes sont introduits au fur et à mesure du roman. Alors que les camps qui s'opposent sont bien définis, les personnages bienfaisants ou malfaisants sont plus complexes à cerner. En effet, certains des personnages principaux ne sont pas des protagonistes mais sont les antagonistes d'autres personnages principaux, comme c'est le cas avec Deeds et Elias. Mais les personnages opposants comme le roi, les grandes familles et les bretteurs de la garde rapprochée du roi ne sont presque pas présentés. Ainsi, si les personnages ne sont pas principaux, ils deviennent des pions de l'intrigue. Au fur et à mesure du récit, les personnages secondaires et tertiaires se multiplient mais ne sont pas pour autant développés, pour la simple et bonne raison que l'auteur n'en a pas le temps. Étant focalisé sur l'action, les personnages passent au second plan et peuvent perdre le lecteur. Ils n'ont pas tous grand intérêt mais ont néanmoins tous leur moment où le narrateur se focalise sur leurs aventures.
Si nous nous concentrons davantage sur les six personnages principaux, nous pouvons rapidement constater qu'ils sont assez classiques. Leurs psychologies ne sont pas assez développées pour qu'ils deviennent des personnages hors du commun, étant donné que c'est l'action qui prime dans le roman. Néanmoins, chaque personnage a une particularité qui le distingue de tous les autres. Ainsi, Elias est reconnaissable à son amour pour sa famille et sa haine pour Deeds qui l'empêche de la rejoindre, Daw et Nancy à leur jeunesse couplée d'intrépidité, Tellius à son oeil de guerrier exercé et à sa vieillesse, et Arthur à son introversion qui cache son talent. Cependant, ce n'est pas parce qu'ils sont tous différents les uns des autres qu'ils évoluent pour autant. La seule évolution notable est celle d'Elias, dont la haine envers Deeds s'accentue de chapitre en chapitre.
Points positifs :
– intrigues s'imbriquant les unes aux autres
– personnages avec chacun leur personnalité
– intrigue rythmée
Points négatifs :
– univers trop peu développé
– répétition des actions

Lien : https://comptoir-des-connais..
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Phoenicia
  23 avril 2020
Un tome 1 que j'ai bien aimé. L'auteur nous dépeint un monde moyenâgeux avec une société urbaine corrompue et oisive, une société rurale affamée, des inégalités sociales. Bref le scénario habituel. Petite touche de circonstances : l'épidémie.
L'auteur fait le choix de mettre en avant surtout 6 personnages, 3 duos. La Première partie pose les bases, place les pions de telle manière que le destin de ces 6 personnages se dirige dans une même direction : Darien, la capitale contrôlée par Douze Familles.
J'ai préféré la Première partie à la Deuxième, que j'ai trouvé plus brouillonne. le tout aurait mérité peut-être un peu plus de développement : qui sont les Douze Familles, plus d'instants sur nos personnages afin que l'on s'attache réellement à eux.
C'est donc un tome qui se lit bien mais sans plus. Je lirai la suite cependant.
Pour finir, j'ai particulièrement apprécié la partie remerciement de l'auteur adressé à ses auteurs préférés!
Challenge Bragelonne
Challenge Mauvais Genres 2020
Challenge Séries 2020
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oursinculte
  19 juillet 2019
Conn Iggulden est bien connu chez les anglo-ricains pour ses romans historiques mais leurs traductions chez nous ont un peu pédalé dans la semoule (L'épopée de Gengis Khan n'a eu que 3 tomes traduits sur les 5 malgré ses immenses qualités, Imperator 2 sur 5 non réédités, et le reste rien du tout). Avec Darien, le premier tome des Prodiges de l'empire qu'il signera d'ailleurs C.F. Iggulden, il s'essaye à la fantasy et vu le background du bonhomme j'étais très curieux de découvrir ce qu'il allait apporter. Remercions déjà Bragelonne de publier ça en France, et plongeons dans l'aventure.
Darien est une immense cité gérée par douze grandes familles et un roi qui sert un peu à rien. Et pourtant, il semblerait que quelqu'un essaye de tuer ce roi. Dans les rues de cette cité nous allons suivre les aventures de plusieurs protagonistes avec chacun leurs préoccupations mais dont les histoires vont toutes converger vers un évènement majeur pour la ville, presque malgré eux. Elias Post est un chasseur hors du commun grâce à un pouvoir très particulier, mais son village est durement touché par une épidémie. le soldat Vic Deeds va le contraindre à agir contre ses principes pour sauver sa famille. Tellius est un vieux bretteur étranger qui règne maintenant sur une bande de gamins des rues, c'est sa rencontre avec le prodigieux petit Arthur qui va peut-être lui donner une occasion de régler ses comptes. Daw Threefold est un amateur d'objets magiques, mais une aventure avec la belle Nancy pourrait lui donner une solution pour enfin accéder à ce tombeau légendaire rendu impénétrable par des défenses magiques.
Tous ces héros ont des préoccupations éloignées des enjeux politiques de Darien mais, tels de petits rouages d'une énorme machine, leurs trajectoires vont les propulser au coeur des jeux de pouvoir de la grande cité. C.F. Iggulden utilise extrêmement bien le principe des petits pions qui vont précipiter la marche de l'Histoire, poussés par leurs seules motivations extrêmement humaines. La vengeance, la volonté de protéger ses enfants, l'appât du gain, la soif de pouvoir, ils sont les petits moteurs qui vont pousser nos héros vers cette nuit fatidique de la fête des moissons. Ainsi, on suit trois « petites » histoires pendant une bonne moitié du roman, en se demandant comment tout ça va bien pouvoir se goupiller… Et après la moitié du livre, tout s'accélère et converge vers un gros évènement central. Les prodiges de l'empire devient une succession de moments prenants, d'affrontements, une tension constante tient le lecteur en haleine sans aucun temps mort jusqu'à un final qui est, lui, un tout petit peu décevant, je dois l'avouer.
La construction générale de l'intrigue est solide et limpide, l'auteur met en place ses éléments avec talent tout en nous offrant des personnages soignés. Chacun a des motivations crédibles et un cheminement clair pour le lecteur, et ce grand tableau se met en place tout seul sous nos yeux, presque sans qu'on se rende compte. J'ai particulièrement aimé le personnages d'Elias qui est surpuissant tout en ayant du coeur, il s'accroche à ce qui lui reste pour garder la tête hors de l'eau mais faut pas trop l'embêter le monsieur. Il y a quelques ficelles un peu grosses, comme des personnages qui se croisent comme par hasard de manière fort pratique, mais franchement le talent de l'auteur pour dérouler tout ça fait vite oublier les quelques coïncidences faciles.
J'ai également beaucoup apprécié la magie de cet univers qui s'apparente à un art perdu que personne ne maitrise plus. Il ne reste que quelques artefacts enchantés qui circulent chez les apothicaires ou sont jalousement gardés par les douze grandes familles. Pourtant, certains évènements vont amener nos personnages à bousculer un peu leur compréhension de cette magie, et remettre en cause l'équilibre des forces. On en sait encore très peu sur tout ça, nous verrons si la suite de la saga va éclaircir un peu le lecteur.
Quand un grand nom du roman historique comme Conn Iggulden se lance dans la fantasy, il amène à la fois une rigueur de construction et un talent pour créer des personnages crédibles, humains et accrocheurs. Ça donne un roman excellent, d'une fluidité déconcertante, qu'on termine presque trop vite. Fort heureusement, la suite semble arriver rapidement puisque les libraires du mal annoncent une sortie en Novembre pour Shiang. Au passage, si Bragelonne a envie de publier Wars of the roses dans leur nouvelle collection historique, je leur en voudrais certainement pas…
Lien : https://ours-inculte.fr/dari..
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critiques presse (2)
Elbakin.net   25 juillet 2019
Les Prodiges de l’Empire, sans révolutionner la fantasy épique, constitue une agréable lecture, qui plus est menée sans temps mort. De quoi profiter d’un moment de détente sur la plage, sans avoir l’impression d’être pris pour un imbécile, la définition même d’un divertissement réussi.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
eMaginarock   16 juillet 2019
L’ennui a dominé ma lecture plus que l’envie. [...] J’ai passé beaucoup de temps à m’interroger durant la première partie – sans avoir une once de piste – alors que la deuxième partie passe beaucoup trop vite.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   07 août 2019
Si étroit soit le chemin
Si lourd soit le blâme
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.
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levrilevri   05 mars 2020
Elias essaya de repousser cette idée, même s’il peinait à comprendre comment les soldats pouvaient se voir administrer des potions contre l’épidémie alors que le souverain la laissait terrasser ses villageois. Même si le roi Johannes était cruel, les Douze Familles avaient besoin d’hommes pour s’occuper des champs et rentrer les récoltes ; besoin de femmes pour donner naissance aux soldats, aux artisans et aux fermiers. Peut-être le roi n’était-il pas informé du nombre de victimes chez les paysans. Peut-être quelqu’un avait-il décidé qu’il était trop élevé. Le pire était d’imaginer que le monde puisse être si mal organisé qu’un remède existât mais n’atteignît pas ceux qui en avaient besoin.
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric   08 août 2019
Darien est la pire des sociétés… à l’exclusion de toutes les autres. 
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MesDelicesLitterairesMesDelicesLitteraires   26 avril 2020
« Elias conservait ses précieuses pièces dans un pot remisé sur le manteau de cheminée, en prévision des années futures, quand il ne pourrait plus chasser dans la neige, quand il ne manipulerait plus aussi bien le couteau. Peut-être aussi quand son don se flétrirait, à l’instar de la vue ou de l’ouïe. Il palpa la bourse dans sa poche, dont il avait vidé et compté le contenu sur la table de la cuisine plus tôt dans la journée. Peut-être avait-il toujours eu l’intention de faire cela ; il l’ignorait. L’esprit était une bête étrangement complexe, lente et profonde, couche après couche. Son père disait qu’il se sentait parfois tel un garçon chevauchant un gros bœuf, sans grande idée de ce que la bête pouvait bien penser. » Page. 14
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MesDelicesLitterairesMesDelicesLitteraires   28 mai 2020
|"Il avait appris à lire à l'enfant, lettre par lettre. Il n'était pas concevable que ces leçons s'arrêtent, qu'il ne puisse plus jamais entendre l'un de ces mots hésitants ou le rire du garçon sautant sur son père depuis le cadre d'une porte. Peut-être s'agissait-il d'une forme de folie, mais Elias ne ressentait absolument aucune limite de restriction ce soir-là, comme s'il percevait sa vie à travers un panneau de verre et comprenait enfin que rien n'importait en dehors de ceux qu'il aimait et de ceux qui l'aimaient."| - Page. 15
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