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EAN : 9782355847769
192 pages
Éditeur : Sonatine (20/02/2020)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Santa Muerte, protegeme…
Austin, Texas. Tu t’appelles Fernando, et tu es mexicain. Immigré clandestin. Profession ? Dealer. Un beau jour… Non, oublie « beau ». Un jour, donc, tu es enlevé par les membres d’un gang méchamment tatoué qui ont aussi capturé ton pote Nestor. Pas ton meilleur souvenir, ça : tu dois les regarder le torturer et lui trancher la tête. Le message est clair. Ici, c’est chez eux.
Fernando croit en Dieu, et en plein d’autres trucs. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  24 février 2020
Austin, Texas. Fernando, immigré mexicain, cumule deux jobs : videur de boîte de nuit et revendeur d'une panoplie de drogues pour le compte de son dealer, Guillermo. Comme il fait les deux boulots en même temps et au même endroit, on ne peut pas dire qu'il soit surmené. Malgré qu'il soit clandestin, Fernando mène, en somme, une honnête petite vie plutôt pépère. Jusqu'au jour où il est kidnappé par les membres d'un gang, qui le conduisent, revolver sur la tempe, auprès de leur chef. le but de cette visite de courtoisie ? Faire comprendre à Fernando qu'il doit transmettre un message à Guillermo, son propre boss, pour lui dire poliment de bien vouloir céder gracieusement son territoire commercial au gang susmentionné. Et pour que Fernando pige bien l'importance de sa mission, le chef du gang décapite, sous les yeux épouvantés de notre ami, un des "collègues" de celui-ci, après l'avoir torturé et lui avoir scié les doigts avec un couteau à pain.
Fernando est un dur, mais pas un héros et là, il flippe vraiment. Et quand son boss lui dit qu'il n'accédera pas à la demande du gang ("non mais pour qui ils se prennent, ces morveux ?"), Fernando comprend que les sales types vont s'en prendre à lui. Il sait aussi qu'il ne s'en sortira pas tout seul, alors il fait appel à un tueur à gages russe, puis à un fou de la gâchette porto-ricain, mais surtout à une prêtresse de la Santería (sa mère de substitution). Entre neuvaines pas très catholiques et cachetons d'oxycodone, Fernando prie tout et n'importe qui pour tenter de maîtriser sa terreur avant d'espérer pouvoir maîtriser ses ennemis à la solde du Mal absolu. Santa Muerte, protégeme...
Déjanté, sanglant, violent, tragi-comique, ça ressemble à du Tarantino coupé avec une dose de blues, celui de l'exilé mélancolique sans espoir de retour à la mère patrie.
Un rythme soutenu, des personnages plutôt bien campés (mention spéciale à Consuelo), sympathiques ou totalement glaçants, de l'humour noir, un style prenant, un mélange de thèmes qui fonctionne (violence des gangs, croyances religieuses, solidarité, exil), la découverte est concluante.
En partenariat avec Sonatine via le Picabo River Book Club.
#PicaboRiverBookClub
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Stelphique
  20 février 2020
Ce que j'ai ressenti:
☠️À Toi qui va lire ceci- parce que crois-moi, foi de Santísima Muerte, tu vas lire ce barrio noir-je disais donc, à Toi qui va lire ceci, prends une bonne respiration, tu n'as encore aucune idée de ce qui t'attends, et je te le dis dans un murmure solennel, ce livre est mortel!
🌹Je t'apprendrais le folklore mexicain et une novena ou deux…Je t'écrirais des prières pour la Santa Muerte, que tu réciteras pendant neuf jours d'affilée pour qu'elle veuille bien prendre soin de ton âme…En revanche, moi, je me fous bien de ton petit confort et je ne vais pas te ménager et Gabino Iglesias, encore moins!
☠️De décapitation en sang versé, de règlement de comptes aux vengeances musclées, il va te falloir des tripes bien accrochées à ton corps, car tu vas vite être malmené avec cette lecture! Il se pourrait même que tu y perdes un doigt en tournant les pages, tellement la violence de ce roman noir est d'une efficacité tranchante.
🌹Je t'apprendrais à craindre la Dame Blanche. Je saurai meme te faire rencontrer une personne qui ne cligne pas des yeux. Je te mettrai face au chaos et à la lumière. Mais je serai aussi irrévérencieuse que Fernando, tout aussi ingérable, et je jurerai comme un diable…Tu n'auras de cesse de souhaiter que ça s'arrête, mais je ne ferai jamais ça…Je t'apprendrais à aimer la Dame noire et bientôt, tu auras peut-être , comme dans mon propre exemplaire, des fleurs qui se tatoueront au coeur des pages… J'ai laissé la Santa Muerte m'inspirer et les ouragans d'émotions me faire valdinguer dans le néant.
☠️Ne te donne pas la peine de montrer ta peur. Je sais déjà que tu es mort de trouille à l'idée de voir des esprits malins, de subir la vengeance des cartels de la drogue, mais qu'en sera-t-il de ses frayeurs s'il te fallait, même avec l'aide du Russe ou d'El Principe, d'aller tuer un demon? En quelle divinité t'en remettra-tu? J'espère que tu feras le bon choix, car il n'y a qu'Elle qui puisse te sauver dans l'obscurité infinie.
🌹Je t'apprendrais à te méfier des frontières. À voir combien Mexico est un lieu dangereux, peuplé de spectres et de monstres en tout genre. Gabino Iglesias te le racontera mieux que moi, parce qu'il a sans doute vu, le Mal dans le fin fond des yeux. Et les secrets qu'il m'en a dévoilé m'ont pétrifiée d'horreur.Et il ne te restera plus qu'à prier la Dame aux multiples noms pour qu'elle te protège, à l'orée de toutes les terres…
☠️Je t'apprendrai que tu n'as qu'une seule option possible, celle de sombrer dans les ténèbres…Celle de lire immédiatement cette lecture. Celle de succomber au charme absolu de la Santa Muerte.
🌹À toi qui va lire ceci, remercie le talent complètement barré et génialissime de Gabino Iglesias et vénère de tout ton coeur, la Santa Muerte! Pour ma part, c'est déjà fait, et ma novena lui est dédiée autant que ce coup de coeur!

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
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belette2911
  11 mars 2020
Au premier abord, on pourrait classer ce roman noir dans la catégorie des romans "barrés" ou "frappadingue" tant il est déjanté, a des relents de fantastique et des saints inconnus de ton calendrier catholique, orthodoxe et tout ce que tu veux.
Et en effet, ce ne serait pas une erreur de classement car si on le regarde en gros, c'est de l'action pure, de la violence, des drogues, des armes à feu et une histoire de vengeance vieille comme le monde.
Pas de la vengeance raffinée à la Monte-Cristo, mais de celle au Beretta, au Desert Eagle et à l'Uzi (à ne pas confondre avec de l'ouzo).
Pourtant, dans le fond, il n'y a pas que ça…
Ce n'est pas que l'histoire d'une vengeance, car au travers de l'histoire de Fernando, immigré clandestin mexicain, dealer de toutes sorte de drogues et videur de boite, c'est aussi celle de tous les clandestins qui tentent de passer la frontière pour vivre le rêve Américain, ou tout simplement, essayer de sortir de la misère ou échapper à des tueurs ou quitter un pays exsangue.
Fernando a beau être un revendeur et le type qui rapporte le fric à Guillermo, le dealer en chef, il mène une vie rangée, tranquille, sans faire de vague et en priant beaucoup la Santa muerte
Notre personnage principal n' a rien d'un dur, d'un salaud. Il pourrait même chanter ♫ Je ne suis pas un héros ♪.
En un mot, il est réaliste, un presque monsieur-tout-le-monde, qui sait se servir des armes, car s'il n'a rien d'un ange, il n'a pas non plus les cojones pour s'attaquer à plus fort que lui.
Pourtant, il va devoir aller se greffer de suite une solide paire de cojones car ceux qui ont tué son boss et Consuelo, sa mère de substitution, prêtresse de la Santería, ce sont des MS13… Mara Salvatrucha, pour ceux qui ne pigent pas et qui n'ont pas encore fait des traces de freinage dans leurs slips ou culottes !
Un roman noir qui est intense, court, ne te laisse pas le temps de reprendre ton souffle et te fera croiser la route de personnages (Le Russe et El Principe) dont tu ne sais pas trop s'il vaut mieux ne jamais les croiser ou alors, si les avoir pour potes, pourrait t'aider si un jour tu veux dézinguer des membres du terrible gang des MS-13…
Un barrio noir qui mélange habillement la violence, l'humour, l'amitié, la vengeance, les drogues et autres cachetons favoris du Docteur House. Sans oublier les cierges, les bougies, les neuvaines et les prières à des tas de saints.
Donc, si tu veux lire ce petit roman qui pulse, ami lecteur, amie lectrice, n'oublie pas ton chapelet, un gros cierge, tes offrandes à la Santa Muerte ou autre saint(e) qui a tes faveurs, tes balles à têtes creuses, de l'eau bénite (parce qu'on ne sait jamais), une grosse paire de cojones et des flingues !

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MadameTapioca
  28 février 2020
« Originaire de Porto Rico, Gabino Iglesias vit à Austin. Il est culturiste et dort quatre heures par nuit.»
Si ton cerveau fonctionne de façon classique, rien qu'avec cette courte bio, tu te fais déjà une idée de l'esprit du livre que tu tiens entre tes mains, tu imagines bien que ça va pulser, que tu n'entre pas dans un truc qui ronronne, qu'il va falloir s'accrocher aux branches et que ça va aller vite, très vite ! Et waouh que c'est bon ! Tarantino est un enfant de coeur à côté de Gabino Iglesias.

L'auteur place son histoire à Austin, Texas. Ce n'est pas l'Austin chic urbain mais l'Austin des gangs, des trafiquants de drogue et des latinos exilés. Fernando est passé des rues mexicaines aux rues d'Austin pour échapper à des représailles. Bien que sa vie ne soit pas simple, être un petit trafiquant de drogue à Austin est la panacée à côté des horreurs qu'il a vécu au sud de la frontière. Pourtant il est sur le point de réaliser que ce n'est peut-être pas vrai. Dès les premières pages, il est enlevé par les membres d'un gang qui veulent faire savoir à son patron qu'ils vont s'approprier une partie de son territoire. Et pour que le message passe bien, rien de mieux que de l'obliger à regarder la décapitation de son ami. Ce nouveau gang est d'un niveau de cruauté qui dépasse tout ce que Fernando a connu. Ils semblent même avoir des pouvoirs particuliers émanant de la magie noire.
Avec l'aide d'une prêtresse de Santeria, d'un chien très humain, d'un tueur à gages russe et la protection de la Santa Muerte, Fernando tente de sauver sa peau et rumine sa vengeance.

C'est une lecture rapide, intense, qui ne s'arrête jamais, pas le temps de reprendre son souffle.
Un tourbillon complétement dingo avec des moments de violence sauvage, un soupçon de fantastique, un humour décapant et de très beaux passages sur l'exil.
Bossez (ou révisez) vos neuvaines, faites brûler des cierges, et entrez dans le barrio noir - âme sensible s'abstenir.

Traduit par Pierre Szczeciner


PS : si vous l'avez lu, pouvez-vous-même dire ce qu'il y avait au fond de ce putain de seau ?

Nota Bene : La Santa Muerte est surtout présentée comme la « sainte des désespérés », le dernier recours invoqué dans une situation extrême, à laquelle se dévouent « préventivement » des populations fragilisées. Sainte protectrice des narcotrafiquants, des voleurs à la tire, des marchands ambulants et des prisonniers, ange gardien des chauffeurs de taxi et des mères de famille, la Santa Muerte est la divinité d'un culte syncrétique dont la pratique est de plus en plus importante au sein de la société mexicaine et des communautés hispaniques immigrées aux États-Unis.
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Sharon
  11 mars 2020
Court et percutant, à l'image de ses titres de chapitres qui nous annoncent le menu.
Santa Muerte, c'est d'abord le rapport entre Fernando et sa religion, la Santeria. J'ai été à la fois fascinée et horrifiée par le rapport que Fernando entretient avec sa religion. A une époque où l'on ne jure que par le matérialisme, j'ai trouvé intéressant ce jeune homme qui voue un culte sincère à la Santa Muerte, se réconforte en la priant, lui qui sait qu'il ne pourra jamais retourner dans son pays natal. Être immigré clandestin est une chose, avoir dû quitter son pays en catastrophe en est une autre. Oui, j'ai été émue par sa foi, par la neuvaine qu'il commence à réciter, par le lien très fort qui l'unit à Consuelo, la prêtresse de la Santeria, qui est une mère pour lui, avec laquelle il est indéfectiblement lié, bien au-delà de ce que l'on pourrait penser. J'ai presque envie d'ajouter : il suffit d'y croire.
Fernando menait une vie des plus ordinaires, finalement, cumulant deux métiers, dont celui de vendeur de drogue – ce sont des choses qui arrivent, dans l'économie souterraine. Il effectuait son travail en respectant les règles, il n'avait pas de soucis particuliers, jusqu'au jour où d'autres trafiquants décidèrent de récupérer le territoire de son chef Guillermo. Non, ne cherchez pas des négociations commerciales polies. C'est violent, c'est cruel, c'est le monde dans lequel Fernando se retrouve plongé, et il n'était pas vraiment préparé – même s'il en a vu d'autres.
Dans ce tourbillon de violence et de sang, Fernando se livre ensuite à sa vengeance, que personne ne pourra arrêter. Un échec ne l'arrête pas non plus, il s'obstine, il continue, telle une machine de guerre lancée à plein régime, dans un univers où tout, même le pire, peut survenir. Il peut compter sur lui, il peut compter sur la Santa Muerte, il peut compter aussi sur des tueurs prêts à surmonter tous les défis, à affronter toutes les horreurs – ou pas d'ailleurs. Il faut être fou, comme beaucoup d'autres, pour aller au bout, pour être fidèle, pour continuer quand même – après.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   22 février 2020
Quand on t'enlève un être cher, non seulement l'illusion s'effondre, mais c'est comme si tu te retrouvais soudain jeté dans un cachot, entouré de murs oppressants. La haine devient un cancer qui te ronge de l'intérieur et le seul remède est la vengeance. Le sang. L'action. Les gens disent tout un tas de conneries sur la vengeance, mais comment quelque chose qui paraît si bon, si libérateur, et si légitime pourrait-il être mauvais ?
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BazartBazart   06 mars 2020
Le rêve américain. Mais c' est des conneries, tout ça. Le rêve américain est aussi factice que le steak dans ton burger à un dollar et que les rires préenregistrés des sitcoms. Et pour toi, c' est encore pire. Tu n' as pas de diplôme, Tu n' as pas de qualifications, Tu n'as rien. Tu es un problème. Un sans-papiers de plus. Un bouffeur de haricots. Un clando. Un sujet de blagues. Tu es une question sur laquelle débattent les hommes politiques blancs dans le confort de leurs bureaux. Et quand tu en prends conscience, n'importe quelle offre devient alors synonyme de salut, la décision la plus désespérée se transforme en solution idéale, l'idée la plus pourrie te redonne un peu d' espoir.
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Lilou08Lilou08   04 mai 2020
Quand tu te retrouves nez à nez avec le canon d’un flingue, ça remet en cause tout ce que tu pensais savoir. Ça brise des trucs en toi, ça chamboule des convictions que tu pensais inébranlables.
Le solide devient liquide et tout se met à couler comme de l’eau. Les choses prennent la consistance mouvante des ombres qu’on voit dans les rêves.
Quand quelqu’un te présente cette pupille parfaitement ronde synonyme de chaos, tu te mets à réfléchir, à fouiller ta mémoire à la recherche des erreurs qui t’ont amené là.
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SollyraSollyra   14 mars 2020
Mais le véritable cœur du pays, c’est Mexico. Un cœur noir, pollué, où des corps sont repêchés dans les égouts, où des femmes sont violées dans des bus sous des yeux qui prétendent ne rien voir, et où des gens disparaissent régulièrement sans laisser la moindre trace.
page 49
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JM27773JM27773   10 mai 2020
Si le côté gauche du visage était pas mal abîmé, le droit donnait l'impression d'avoir été percuté par un train de marchandises... Une limace de morve luisante rampait sur sa lèvre supérieure, et un filet de bave rougeâtre pendait de sa bouche ouverte dans laquelle on ne distinguait plus la moindre dent. Bref, il était foutu de chez foutu et moi j'étais terrorisé comme jamais.
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Chroniques confinées 4 : Gabino Iglesias, tarantinesque
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