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Misato (Traducteur)
ISBN : 2871294798
Éditeur : Kana (07/12/2002)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Rien ne va plus pour le peuple de France ! Les jeux sont faits : le peuple meurt de faim et l’Etat court à la faillite. La foule gronde et un certain 14 juillet 1789 approche à grand pas. Dans cette période de chaos, André et Oscar parviendront-ils à s’avouer leur amour malgré tout ?
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  09 novembre 2016
Aujourd'hui j'ai le grand honneur de vous parler d'un manga qui a changé l'Histoire du Manga, et plus encore…
https://www.youtube.com/watch?v=iR3EPigmdJY
"La Rose de Versailles" / "Lady Oscar" est plus qu'un shojo pionnier et référence, c'est une oeuvre culte qui grâce à son adaptation animée est entrée dans l'éternité ! (je vous dis ça, pourtant je n'aime pas le shojo hein ^^) Et puis osons le dire : avec "Versailles no Bara", Riyoko Ikeda a plus fait pour la promotion et le rayonnement de la culture française dans le monde que tout ce qu'a pu faire en 40 ans le Ministère de la Culture français… Faut-il en rire ou en pleurer ???

Je suis obligé de contextualiser un peu pour expliquer l'ampleur du phénomène…
En 1968 année révolutionnaire s'il en est ^^, le manga Ashita ni Joe met le gouvernement dans l'embarras en lui mettant le nez dans son caca. Pour avoir la paix, les autorités décident de mettre fin aux mangas traitant de sujets sociaux… Pas de bol car les gekidas renaissent aussitôt sous l'étiquette seinen, et Go Nagai qui a des comptes à régler avec le Japon bien-pensant et coincé du cul cartonne avec ses shonens antisociaux. Mais ouf, on peut toujours compter sur les shojos et leurs inoffensives romances à l'eau pour calmer le jeu parmi le lectorat féminin… Oui mais non, Riyoko Ikeda révolutionne le genre et crée un phénomène de société avec sa saga consacrée à la Révolution Française ! Mort de Rire ^^
Riyoko Ikeda appartient au « Groupe de l'An 24 », avec Moto Hagio, Keiko Takemiya, Ryōko Yamagishi, Yumiko Ōshima, Yumiko Igarashi, auxquelles on peut facilement rajouter Chieko Hosokawa et Machiko Satonaka
Ces auteures s'emparent du genre shojo qui à leur époque était encore largement écrit par des hommes (mais n'accablons pas Shotaro Ishinomori qui faire émerger des héroïnes fustigeant le rôle de femme au foyer, de Leiji Mastumoto qui transforme ses sylphides tantôt en déesses tantôt ou en démones, ou Buichi Terasawa qui transforme ses bimbos en détresse en bimbos strong independant women ^^), et lui offrent de nouveaux thèmes et de nouveaux codes tant graphiques que scénaristiques.
Le manga paru en 1971-1972 dans le magazine Margaret raconte initialement l'histoire de la reine du rococo Marie-Antoinette en s'inspirant de la biographie (hagiographie ?) du romancier autrichien Stefan Sweig. le triangle amoureux formé avec Oscar et Fersen reprend tout les codes de l'amour courtois donc on se croirait dans une chanson de geste avec les alter egos d'Arthur, Guenièvre, Lancelot et Hélène. Mais peu à peu l'histoire se recentre sur Oscar qui devient la véritable héroïne du drame. La sixième fille d'un général est élevée en homme pour assurer les obligations d'une vieille famille aristocratique, et on part de "Princesse Saphir" d'Ozamu Tezuka pour mélanger le mystérieux Chevalier d'Eon agent spécial de Louis XV et le Chevalier de Jarjayes fidèle d'entres les fidèles de la dynastie Bourbon. Et puis dès le départ elle fait aussi la part belle à l'héritage de Victor Hugo et Emile Zola avec les soeurs Jeanne et Rosalie, la brune qui n'est qu'ambition et perfidie et la blonde qui n'est qu'altruisme et modestie…
Oui cela reste girly avec des personnages kawaii aux yeux de gobis, des trames étoilées ou enflorées, tout plein d'étranges émois, des sentiments exacerbés, des amours enflammées, des belles gosses et des beaux gosses en veux-tu en voilà, et les connaisseurs de l'anime seront surpris par les partis pris humoristiques rendant hommages aux gimmicks cartoonesques des 1950/1960 (j'avoue que j'ai bien ri aux crêpages de chignon des chipies, aux bouffées délirantes du Cardinal de Rohan ou aux raclées que grand-mère fout à André ^^)… Mais à l'aube du féminisme on nous offre un formidable portait de femme, et à l'aube de la démocratisation on nous offre le formidable portrait d'une aristocrate patriote qui fait le choix de défendre l'avenir de son pays plutôt que son passé. Femme passionnée, Oscar de Jarjayes ira jusqu'au bout de ses convictions tant dans sa vie privée que dans sa vie publique… Puisque chacun et chacune d'entre vous est allé à l'école autant vous dire que ça ne se finit pas bien, mais alors là pas bien du tout ! (et oui, encore un série sponsorisée par les mouchoirs kleenex…) Finalement, seule une poignée de personnages échappent à la guillotine pour participer à la suite intitulée "Eroica" dont bordel de merde on attend toujours la traduction dans la langue de molière !!!
Graphiquement les auteures du « Groupe de l'An 24 » étaient très proches les unes des autres. Reprise d'un style antérieure, émergence d'un style dominant, auteures influencées les unes par les autres, auteures ayant consciemment ou inconsciemment élaboré un style communément… Impossible de trancher, mais ceux qui écrivent « oh, c'est juste repompé sur Candy » me paraissent quand même assez incultes… Toujours est-il que ce style a été déterminant pour tous les grands charadesigners de l'âge d'or de la japanime et ce n'est dans doute pas un hasard si Michi Himeno a été infidèle à Shingo Araki en travaillant en solo sous la direction d'Osamu Dezaki à l'adaptation animée de ce manga culte…
Ce qui distingue l'auteure de ses consoeurs, c'est la manière dont elle modernise énormément ses graphismes en très peu de temps : quand les choses s'animent on passe volontiers du découpage rectiligne au découpage oblique, pour les souligner les moments les plus intenses les innovations se multiplient et quand la passion l'emporte sur la raison les planches pètent la classe de ouf comme chez Shotaro Ishinomori et Go Nagai… J'imagine facilement que l'auteur de "Devilman" lui a rendu la pareille avec son récit court "La Sinistre Reine de Versailles"… ^^
Difficile de savoir pourquoi Riyoko Ikeda est ensuite passée d'un charadesign foncièrement féminin (qui sera repris par la plupart des auteurs des années 1970/1980, à commencer par Masami Kurumada pourtant inconditionnel des shonens virilistes ^^) à un charadesign foncièrement masculin. Les autres oeuvres de l'auteure n'ont pas été éditées en France, mais en cherchant un petit peu on s'aperçoit qu'elle pose les bases du style de Kaori Yuki avant Kaori Yuki ("Angel Sanctuary"), et les bases du style de Fuyumi Soryo avant Fuyumi Soryo ("Cesare").

Chapitre 6 : "Le Feu brûlant de la révolution"

Chapitre 7 : "La Belle promesse d'amour"

Chapitre 8 : "Le Destin qu'on s'est choisi" (ATTENTION SPOILERS !!!)

ça y est, vous pouvez aller chercher une boîte de mouchoirs kleenex ^^
Chapitre 9 : "Auprès de Dieu" (attention spoilers si vous n'avez jamais été à l'école…)
C'est une révolte ? Non, c'est la Révolution !

Vous pouvez aller cherchez une 2e boîte de mouchoirs kleenex ^^
Chapitre 10 : "La Comtesse en noir" (histoire annexe)
L'auteure a choisi que continuer à faire vivre la saga d'Oscar et André par des récits courts se situant entre le début de l'Affaire Masque Noire et le retour de Fersen des Amériques, et ici on transpose les crimes de la monstrueuse hongroise Elisabeth Bathory dans la campagne française…
On se retrouve donc avec un très plaisant récit gothique entre enquête, fantastique et cape et épée, mais il ne faut pas en être surpris car les deux thèmes de prédilection du Groupe de l'An 24 c'est l'Histoire et l'Horreur ! ^^
C'est aussi l'introduction de l'espiègle et potentiellement horripilante nièce d'Oscar dénommée Loulou de la Rolancy, mais j'en reparlerai pour le tome 3
PS: dans cette 2e intégrale, les graphismes évoluent déjà du shojo au josei, et dégagent un esprit sixties/seventies très agréable, limite disco-funk avec Oscar et André très fashion en chemises col pelle à tarte et pantalons patte d'eph (John Travolta aurait débarque de "La Fièvre du samedi soir", je n'aurais guère été surpris ^^)

Challenge Pavés 2016-2017 2/3
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Blog_Oceane
  25 juin 2017
J'ai lu du 24/06/2017 au 24/06/2017.
Un tome totalement différent du précédent. En effet, les personnages se dévoilent plus, Oscar devient + féminine. Cependant, un tome assez triste et sombre car on est pile pendant la révolution française. de plus, j'ai eu du mal à continuer ma lecture (j'ai disons feuilleté après car j'étais totalement déprimée pour une scène) Suite à cela, je n'ai pas eu le coeur de poursuivre ma lecture car trop triste et que cela faisait perdre mon intérêt. Néanmoins, une transcription fidèle à la réalité sur les évènements.
Pour conclure, c'est rare qu'un livre me bouleverse mais là,c'est une exception.
Ma note : 7.5/10
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Fanny-Rose
  16 juin 2016
Le manga reprend à la suite directe de la fin du tome 1. Ici, c'est le contexte de la révolution, de la déchéance de la royauté et de Marie-Antoinette dans le coeur des français. Lady Oscar est dans la garde française, à Paris et va prendre part à la révolution avec son ami André. Cette partie est beaucoup plus sérieuse (même si les histoires de coeur ont une place toujours très importantes) et triste.
Une histoire bonus à la fin du manga nous raconte une aventure de Lady Oscar, André et Rosalie en visite chez la soeur d'Oscar. Une histoire de vampire court dans la région et une étrange comtesse habite dans le voisinage. Une jeune fille invitée au bal d'accueil de lady Oscar va tomber amoureuse de cette dernière et tout faire pour s'attirer ses faveurs. Une petite histoire qui permet de retrouver lady Oscar.
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Tounet
  12 mars 2018
Suite et fin des destins tragiques de Marie-Antoinette et d'Oscar François de Jarjayes... Si Marie-Antoinette paie ses crimes dans la dignité certes mais sans trop de remords car il faut bien dire que jusqu'au bout elle ne remettra jamais en cause les fondements d'une société qui lui donnait tous les privilèges sans rien accorder au peuple . Oscar , elle prend fait et cause pour la Révolution, cherchant la mort lors de la prise de la Bastille et après la mort de l'amour de sa vie... C'est beau, c'est romantique, c'est triiiiiiiste... J'adore!
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holognec
  14 mai 2014
On a du mal à se faire à une autre histoire, plus fantastique, quand elle commence au deux-tiers du volume (qui n'est pas très pratique à lire vu son épaisseur...)
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   19 janvier 2019
La construction de la Bastille sur la rive droite de la Seine commença en 1383 et dura 13 années. Bâtie à l’origine pour protéger l’Hôtel Saint-Paul où résidait le roi de l’époque Charles V… Elle fut ensuite utilisée comme prison pour accueillir ceux qui s’étaient opposés à la famille royale et d’autres prisonniers politiques… Elle était devenue la cible de la terreur et de la haine du peuple.
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AlfaricAlfaric   07 novembre 2016
- Majesté !! La prison de la Bastille a été prise par les Parisiens !! Les têtes coupées du Marquis de Launay et du Maire de Paris, Monsieur de Flesselles, sont exhibées dans toute la ville !!
- C’est pour cela que vous me réveillez ? Ce n’est qu’une révolte.
- Non !!! Non sire, c’est une révolution !!
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AlfaricAlfaric   16 novembre 2016
Ça devient parfois stupide de vivre…. Qui a décidé qu’il y aurait des différences de rangs ? Alors qu’on ne choisit pas de venir au monde…
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AlfaricAlfaric   12 décembre 2016
Un mariage !!! Pour une femme, est-ce le plus grand bonheur qui soit ?
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AlfaricAlfaric   06 novembre 2016
Les parents sont vraiment idiots parfois… Il arrive que plus on aime plus on en devienne idiot…
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Videos de Riyoko Ikeda (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Riyoko Ikeda

Riyoko Ikeda : la visite royale
Auteure de "La Rose de Versailles" (connue en France des trentenaires sous le titre "Lady Oscar"), Riyoko Ikeda, invitée d'honneur du Festival d'Angoulême, a été reçue très officiellement au Château de Versailles pour une visite et un concert privés..
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