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EAN : 9782915018981
228 pages
Éditeur : Quidam (03/03/2016)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Ils vivent au Pirée dans les quartiers populaires, sans argent, parfois sans boulot, victimes cassées ou cabossées par la vie dans un pays lui-même saccagé. La peur les obsède, le désespoir et la folie les guettent, mais ça va aller, la solidarité existe encore, et l’amitié, et l’amour. Car là où grandit la peur, grandit aussi ce qui sauve de la peur.
Lucidité cruelle, tendresse aussi profonde que discrète, Ikonòmou fait entendre dans ce livre prophétique une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
nelson43
  09 juin 2016
Une série de nouvelles et bonne surprise : immersion dans les quartiers pauvres grecs . " ça va aller , tu vas voir " car malgré la misère , le manque de nourriture , le travail qui se fait rare , il reste la solidarité , l'entraide , l'amitié , l'espoir . Mao ne dort plus , il veille sur les habitants du quartier depuis la disparition de sa soeur ; certains lui en sont gré , d'autres le pointent du doigt .
Yannis est seul devant le chantier qui lui a ravi son seul ami ; il brandit sa pancarte malgré l'indifférence des passants .
Un petit soldat de plomb qui brave les autorités , qui tient tête aux forces de l'ordre , qui recommence et encaisse les coups comme le petit soldat qu'il est mais il y a son frère qui veille .
Une petite fille qui s'habille en garçon , se fait une moustache , tout ça pour être vue , pour avoir l'estime , pour ne plus être considérée comme le sexe faible .
Toutes les nouvelles ont un fil conducteur : le manque d'argent , de considération , le gouffre entre pauvres et riches qui se creuse inexorablement et qui s'élargit , le besoin de vider la bouteille de tsikoudia pour oublier un peu sa considération .
Seul bémol: le manque de diversité
Merci aux éditions Quidam et à Babelio dans le cadre de " masse critique "
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fea
  28 juin 2016
Ça va aller, tu va voir nous immerge en Grèce, dans les quartiers populaires du Pirée au début du XXIème siècle. le monde dans le quel vivent les personnages n'offre aucun avenir aux enfants et aux jeunes, qui tombent dans la drogue ou qui se retrouvent dans des clans. Chrìstos Ikonòmou, nous fait découvrir une réalité à travers laquelle seul l'amour et l'amitié semble être un échappatoire à la misère et à la peur. le manque d'argent a d'innombrables répercussions, mais la plus marquante est sans doute la privation aux soins et aux hôpitaux, comme on le constate dans la nouvelle "Pancarte sur un manche à balai". Les habitants se réfugient également dans l'alcool, comme le suggère les nombreuses répétitions du substantif "Tsìpouro". Par ailleurs, la violence présente tend à nous dépeindre un monde cruel, dont la fatalité semble toucher tout les personnages. Pour nous le faire ressentir, l'auteur a recours à de nombreuses énumérations sans virgules, qui marquent la pénibilité du monde dans lequel vivent les protagonistes.
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loudarsan
  04 mars 2016
Extrait de la chronique :
"Chrìstos Ikonòmou immerge le lecteur dans un réel très visuel, proche à la fois de la photographie et de la sociologie, sans atermoiements ni interventions, et le livre est porté par cette écriture très belle, à vif, ces longues phrases hachées, ces successions de verbe sans ponctuation, ces répétitions qui tournent en rond, ces longs monologues intérieurs, et ce mot qui revient sans cesse, une grande consolation. Portrait de la crise grecque et des quartiers populaires du Pirée, Ca va aller, tu vas voir est un livre profondément humain et touche bien au-delà de la réalité locale qu'il dépeint. [...]"
Sur sur le webzine Un dernier livre.
Lien : http://www.undernierlivre.ne..
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Laehb80
  04 juillet 2016
"Ça va aller, tu vas voir" est une esquisse, un témoignage de la société grecque touchée de plein fouet par la crise. Voici seize nouvelles, seize portraits de gens normaux, de gens comme nous mais qui se retrouvent happés par cette crise qui les dépasse, victime collatérales des politiques, financiers, banques qui les piétinent. Ces gens, ce pourrait être nous. Ce roman est poignant de sincérité et de simplicité mais le lecture est parfois rendue lourde et difficile par la ponctuation, ou plutôt le manque de ponctuation, choisie par l'auteur; lourde et difficile comme la vie de ces protagonistes.
Un très beau roman sur le société actuelle. Je recommande vivement.
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Charybde2
  10 mai 2016
Au Pirée, de nos jours, on ne va pas bien du tout.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2016/05/10/note-de-lecture-ca-va-aller-tu-vas-voir-christos-ikonomou/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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critiques presse (1)
Actualitte   07 avril 2017
Ces nouvelles d’une certaine manière nous montrent le sens du combat.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
loudarsanloudarsan   04 mars 2016
Tàkis se souvient de ce qui s’est passé ici ce soir-là rit de nouveau rit aux éclats et à la lumière menteuse de la lampe je vois sa bouche prendre une forme bizarre et les rides au coin de ses yeux ressemblent aux traces de pas que laissent les petits oiseaux sur la terre humide, plein de petites rides, fines crevasses, traces d’oiseaux effrayés envolés.
Je remplis les verres, on boit. […]
Et le boulot mon vieux. Jour et nuits je vois des hommes brisés par le boulot. Des hommes fatigués effrayés. On dirait qu’on ne peut plus travailler sans peur. On dirait qu’on n’est plus payé pour vivre mais pour avoir peur. Et je me dis. Je me dis faut pas que ça m’arrive à moi aussi faut que je résiste et pas me laisser bouffer. Mais comment tenir le coup ? Plus le temps passe moi j’avance tandis que mon cœur et mon cerveau se tournent vers le passé. Et je me dis t va voir qu’un jour on va se perdre nus trois moi mon cœur et mon cerveau. Tu vas voir qu’un jour je perdrai mon cœur et mon cerveau et alors il se passera quoi ? Je ne sais pas quoi. Un jour. Voilà.
Dehors il fait plus noir encore, les rues sont désertes, les vitres gémissent dans le vent.
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Charybde2Charybde2   10 mai 2016
Entretemps il y a du nouveau dans le quartier. La semaine dernière la municipalité a distribué ces grandes bennes bleues pour le recyclage une au coin de chaque rue avec des brochures et des sacs spéciaux pour les papiers et les conserves qu’ils disent. Le progrès. Et jeudi soir on était chez Satanas quand l’amiral est venu nous demander si on savait ce qui est arrivé à Sofrònis, celui qui habite à côté de l’école.
Non, a dit Vàyos. Il est mort ?
Il a pété les plombs le malheureux a dit l’amiral. Hier soir mon fils rentrait du boulot et il tombe sur lui en train de se démener pour se glisser dans la poubelle du recyclage. Il est arrivé juste à temps. Qu’est-ce que tu fais là mon vieux Tàssos ? qu’il lui dit. Tu es devenu fou ? Tu veux aller dans les ordures ? Et l’autre qu’est-ce qu’il lui dit ? Laisse-moi Stèfanos. Laisse-moi s’il te plaît. L’homme qui laisse mourir sa femme sans l’aider faut le jeter aux ordures. Laisse-les m’emmener pour me recycler je deviendrai peut-être meilleur. Écoutez les gars. Écoutez ce qui se passe dans le monde. Mon fils a eu un mal fou à le calmer. Après ça il paraît qu’il s’est assis dans un coin en riant tout seul comme un malade. On ne va pas bien du tout. Voilà ce que j’ai à dire. On ne va pas bien du tout. (« Mao »)
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Charybde2Charybde2   10 mai 2016
Tàkis travaille ici comme serveur le soir de cinq heures à minuit ou une heure ou point d’heure. Le matin il travaille à la mairie en CDI. Il a deux boulots parce qu’il a deux enfants. Sa femme Vàsso est morte quarante-neuf jours plus tôt. Elle était en voiture à Fàliro quand elle a eu un infarctus et un passant l’a emmenée au Metropolitan – elle était encore vivante elle luttait ne cédait pas – mais là un problème s’est posé car on a refusé de la prendre en charge si l’homme ne payait pas son admission une histoire comme ça et le type a protesté naturellement – il ne la connaissait pas il passait par là quelle chose absurde on lui demandait là – et tandis que les pourparlers traînaient Vàsso est morte là dans le couloir de l’hosto entre des inconnus, loin de Tàkis et de ses enfants et Tàkis dit que s’il était un homme un vrai s’il avait deux sous de dignité il aurait dû le même jour entrer dans l’hosto avec deux grenades et faire sauter tout le bordel et ses habitants, médecins infirmières directeurs, tous ces guignols et quelques autres encore. S’il était un homme un vrai s’il avait le sens de l’honneur s’il n’avait pas deux enfants et des prêts à rembourser et son appartement sous hypothèque. (« Moustache au charbon »)
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michelekastnermichelekastner   26 avril 2017
C'est bizarre comment les choses arrivent quelquefois. On grandit on vit des situations on lit des livres on voit des gens des lieux et on arrive à un âge où on croit, où on est sûr que la vie n'est faite que de hasard, que notre vie à nous et la vie de chaque être humain est un petit univers inversé où tout se balade à l'aveuglette sans but, un univers sans dieu, sans loi, sans but - un chaos. Puis quelque chose se passe et notre croyance est ébranlée alors on se demande si on ne se serait pas trompé, peut-être qu'il y a quelque chose après tout qui donne un sens au chaos, une corde peut-être qui relie toutes les choses de notre vie, une corde cachée qui attache ensemble tous les éléments de ta vie aux vies des autres. Et tu es terrifié. Terrifié parce que si c'est vraiment terrifiant de vivre dans le chaos c'est deux fois plus terrifiant de savoir qu'on ne vit pas dans le chaos mais dans un monde avec des lois et des règles mais qu'on ne les connaîtra jamais, qu'on est incapable de les apprendre - on aura beau chercher, on ne pourra jamais la trouver cette fine corde cachée, s'y accrocher pour s'en sortir, pour savoir où elle commence où elle finit.
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michelekastnermichelekastner   26 avril 2017
Le plus terrifiant, c'est le travail. C'est attendre la paye tous les 15 et 30 du mois. Diviser ta vie en tranches de quinze jours. Savoir que si ça les fait bander, les patrons, de ne pas te payer une fois ou deux ou dix tu ne peux rien y faire. Ta vie entière est entre leurs mains. Diviser ta vie en tranches de quinze jours. C'est ça le plus terrifiant.
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Christos Ikonomou - Le salut viendra de la mer
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