AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
440 pages
Éditeur : OniroProds (01/02/2019)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Écrivain inconnu, Samuel rencontre le succès par hasard, et sa vie change du jour au lendemain – pas forcément pour le mieux, d’ailleurs. Introverti et grand timide, il se plie à sa nouvelle célébrité sans rechigner, rêvant pourtant de retrouver la quiétude de son anonymat.
Seulement un jour, il ne peut plus écrire : ses mots se sont enfuis, son imagination est à sec. Un peu par désespoir, Samuel accepte la proposition d’un mystérieux mécène qui lui offre tra... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
l-ourse-bibliophile
  21 mars 2020
Un livre à l'histoire étrange, souvent évoqué sur le blog de l'autrice – curiosité avivée, sans même connaître les détails de l'intrigue, magie immédiate –, une vie commencée sur les routes, livre vagabond que j'aurais aimé trouver sur ma route. Livre finalement autopublié et acquis sans aucune hésitation de ma part. Longtemps admiré, lecture repoussée dans l'attente du « bon moment » (encore une fois raté puisque la folie du déménagement m'a contrainte à en interrompre la lecture pendant plusieurs jours). Livre finalement savouré, rencontre magique avec un univers.
De Rozenn Illiano, je n'avais alors lu que le Phare au corbeau dans l'attente de Midnight City dont l'épopée a alimenté plusieurs articles du blog de l'autrice. le premier roman, paru quant à lui aux éditions Critic, m'avait beaucoup plus pour son ambiance, mais le second a immédiatement mis la barre au-dessus.
Deux histoires.
D'un côté, une Cité plongée dans un éternel Minuit ; des secondes, des minutes et des heures qui tracent mille temporalités insaisissables ; une odeur de caramel et de feu de bois ; une grande Horloge arrêtée, l'arrêt du coeur de la ville, laissant ses habitants en proie aux cauchemars ; deux personnages, Cyan et la funambule, au milieu de ce désastre.
De l'autre, Samuel, écrivain qui vient de publier un roman salué de tous, adoré par des milliers de personnes et traduit dans plusieurs langues, artiste complètement bloqué, sollicité par son éditrice et par son public, dont l'inspiration se révèle étouffée sous le succès ; un mécène providentiel qui lui offre temps et argent pour écrire en paix ; un contrat, un marché de dupes ?
Deux tonalités donc.
D'une part, la « vraie vie », si proche de celle que je – on – connais. Les forums, le NaNoWriMo, les connaissances virtuelles avec lesquelles on échange parfois plus qu'avec des personnes connues in real life. Les angoisses de la vie. Un personnage principal, Samuel, extrêmement attachant, dont il est aisé de se sentir proche.
D'autre part, la Cité de Minuit, un monde onirique, poétique, fascinant, mais aussi dangereux sous ses teintes bleutées. le titre du roman de Rozenn Illiano, le titre de celui de Samuel. Mise en abîme. Dans ce monde, l'auteur personnage – et l'autrice réelle ? – projette, à travers des alter ego, des « avatars d'encre et de mots », ses regrets, ses rêves, son caractère, ses espoirs, ses peines, ses culpabilités, ses rencontres, ses deuils. Ses peurs. Celles qui peuvent broyer, enfermer, empêcher d'avancer et de vivre. L'imaginaire pour tenter de survivre à la vie.
Tout s'entremêle alors. Réalité et fiction, monde terrestre et Cité de Minuit, passé et présent. L'écriture d'un roman dans le roman, le temps d'une histoire. Fiction dans la fiction, les frontières se floutent dans ce roman si beau et si fort.
Midnight City, c'est aussi un texte sur l'écriture, sur la création, sur l'édition, sur les visions de l'art, de l'oeuvre et de l'écrivain. Ça parle de légitimité, du poids du regard – et des mots – des autres. Même sans la connaître autrement qu'à travers son blog, il m'a semblé qu'il y avait beaucoup de l'autrice dans ce roman. C'est peut-être – sans doute – le cas de toutes ses oeuvres, mais je ne les – la – connais pas assez pour en juger.
Etonnement, le roman prend au fil des chapitres des airs de thriller. Thriller surnaturel. Tictac, la grande Horloge. Tictac, le sable qui s'écoule dans le sablier de Samuel. le fameux mécène, je ne dirais rien sur lui pour vous laisser le plaisir de la rencontre si ce n'est qu'il s'agit là d'un protagoniste absolument fascinant, aussi impressionnant que terrible, et qui, pourtant, se révèle parfois presque sympathique. Bref, une psychologie fouillée, à l'instar des autres personnages !

Après plusieurs mois d'attentes, de curiosité, d'impatience, mes attentes pour ce roman étaient élevées, ce qui aurait pu lui nuire, mais le plaisir a été immense. Tout est beau et passionnant dans Midnight City, l'écriture qui m'a emportée, les intrigues qui m'ont fascinée, les thématiques qui m'ont touchée, l'univers qui m'a fait rêver. Que dire, si ce n'est vivement la suite qui portera le nom de Night Travelers ?
Lien : https://oursebibliophile.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bookworm84
  03 mars 2020
Début 2019, Rozenn Illiano – déjà autrice de plusieurs livres auto-édités – lançait un livre vagabond. Ce livre, Midnight City, était imprimé en un seul exemplaire puis libéré dans la nature. le lecteur ou la lectrice qui mettrait la main dessus devait, après lecture, le relâcher. le résumé de l'ouvrage me plaisait, je trouvait également le concept sympa. Malheureusement, tout le monde n'a pas joué le jeu et l'exemplaire a disparu. du coup, je me suis rabattue sur la nouvelle-énigme Un voyage sur l'Atlas pour arpenter une première fois les rues de la Cité de Minuit. Fin 2019, Rozenn décidait d'éditer le roman en un nombre limité d'exemplaires. Un livre qui mêle les thématiques d'une cité onirique et de l'écriture, pensez-donc, je n'allais pas le laisser m'échapper ! J'étais d'autant plus conquise que j'avais adoré mon premier voyage en cette Cité. J'ai donc mis la main sur le roman et, à présent que j'en ai terminé la lecture, voici mon avis 🙂
D'un côté nous suivons Samuel Hugo, un auteur dont le premier roman édité a connu un succès fulgurant, de portée internationale. Un succès auquel il ne s'attendait pas en signant son contrat d'édition et qu'il ne vit pas très bien (ce qui est bien compréhensible étant donné qu'il est introverti). Alors que son roman date déjà, il est pressé de toutes parts pour un autre roman. Seul problème : l'inspiration le fuit. Alors quand Adam Remington, mystérieux et riche homme d'affaires, lui propose de devenir son mécène, l'offre est trop alléchante pour être refusée. Mais si elle est si alléchante, c'est peut-être aussi parce qu'elle cache un piège…
Entre les chapitres consacrés à Samuel s'intercalent d'autres où nous suivons les événements qui se déroulent dans la Cité de Minuit du titre. Une Cité où le Temps ne s'écoule pas, où il fait perpétuellement nuit, une Cité bâtie sur des rêves et des cauchemars. Cyan, pilote d'oniropostale, s'écrase brutalement sans comprendre pourquoi. Bientôt, il lui faut se rendre à l'évidence : quelque chose de terrible arrive à la Cité.
Au fil du roman, les deux récits d'abord parallèles s'entremêlent de plus en plus, jusqu'à former une mise en abyme – l'autrice joue d'ailleurs sur ce concept au point que l'on frôle la double mise en abyme ! ^^
J'ai beaucoup aimé mes promenades dans la Cité de Minuit, cette ville onirique toute en symboles et métaphores, où règnent la Lune et les étoiles, les rêves, le bleu. J'ai frémi en songeant à ce qu'elle risquait. Je me suis laissée délicieusement bercer par cet univers, tout en suivant l'évolution de Cyan au fil des événements.
Du côté de Samuel, j'ai trouvé très intéressantes toutes les réflexions autour de l'écriture que ses péripéties permettaient. Que ce soit le blocage, la peur de ne pas arriver à écrire à nouveau un récit aussi beau que le précédent, le syndrome de l'imposteur, l'hésitation à livrer ses histoires à d'autres yeux, et bien d'autres, Rozenn livre beaucoup de grain à moudre dans ces chapitres, des réflexions qui proviennent de son expérience personnelle. Bien entendu, le fait que je sois autrice moi-même a sans doute contribué à mon intérêt mais je pense que même pour une personne qui n'écrit pas, cette thématique est intéressante. Midnight City offre en effet un regard réel sur ce que peut être le processus d'écriture, loin des images d'Épinal.
Je n'étais pas toujours d'accord avec certaines façons de voir l'écriture évoquées par Samuel, mais cela ne m'a pas dérangée, bien au contraire : l'écriture reste quelque chose de très personnel, de viscéral, il est donc normal que, d'une personne à l'autre, d'un auteur à l'autre, le rapport à l'écriture revête différents moteurs.
Au niveau du style, le texte oscille entre phrases délicates, oniriques durant les passages situés dans la Cité de Minuit et style fluide et plus familier lorsque nous suivions Samuel, ce qui permet de bien marquer la différence de lieu de l'intrigue.
J'ai lu cet ouvrage assez rapidement, avide de connaître le destin de cette belle et mystérieuse Cité, frémissant de connaître le sort de Samuel. J'ai lu cet ouvrage comme un texte profondément personnel de la part de l'autrice, en raison de toutes ces réflexions autour de l'écriture.
Le seul petit bémol que j'aurais est sur un passage qui m'a sortie de ma lecture, au sujet de la maladie psychiatrique dont souffrais un personnage. La description de ses symptômes ne me semblait pas raccord avec la réalité de cette maladie et ça m'a fait tiquer.
Mais dans l'ensemble, Midnight City est un joli roman oscillant entre fantastique et fantasy, abordant avec beaucoup de sincérité le thème de l'écriture et proposant une visite enchantée de la Cité de Minuit. Une suite est en préparation, que je ne manquerai pas de lire lorsqu'elle paraîtra.
Lien : https://lullastories.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Mkadella
  07 février 2020
Quel roman incroyable ! Un monde remplit de poésie et de rêve qui m'a transporté dès le début. J'aimerais y être et parcourir les rues de la Cité de Minuit, découvrir le moindre recoin et apprendre chacun de ses secrets. J'ai envie de rencontrer le marchand de sable, les Nocturnes en tout genre et j'ai envie de plonger dans le regard Cyan. J'ai envie qu'il me parle encore plus de Jade, de l'onirographe et confier mes secrets à la Lune, faire attention à la funambule et m'émerveiller devant tout cela.
J'ai adoré le personnage de Samuel, sa connexion avec son roman, avec ses personnages. J'ai aimé découvrir un autre point de vue à propos de l'écriture et de l'édition que celle que j'ai moi-même. J'ai aimé la manière dont l'autrice aborde ces sujets et nous fait part de ces réflexions. J'ai aimé le personnage de Nanshe et sa complexité. J'adorerai la découvrir davantage et de partir sur un autre chose, sur une autre histoire avec elle car c'est un personnage vraiment profond, du moins, c'est comme ça que je l'ai ressentit, et j'avoue que je n'étais pas prête à lui dire au revoir à la fin du roman. Tout comme je n'étais pas prête à dire au revoir à la Cité ou à Samuel, mais avec Nanshe, c'était autre chose.
Si j'avais un seul petit point négatif à donner, ce serait sur le début du roman qui est assez lent et donc peut paraître long. J'ai aimé le fait qu'on prenne le temps de poser le contexte et les éléments et donc d'appréhender le monde de Samuel, l'homme qu'il est et tout ce qui l'entoure, y compris sa passion et ses inspirations. Mais il est vrai qu'avant que l'intrigue se lance vraiment, je dirais entre 150 et 200 pages, les choses ne bougent pas beaucoup. J'ai vraiment accroché à ma lecture après avoir passer ce nombre de pages, parce que j'attendais que ça commence vraiment.
Ceci dit, rien que pour le talent d'autrice de Rozenn Illiano, c'est quand même un délice de lire ces pages et toute la suite du roman. Son talent est à l'image du texte : poétique, rêveur et fort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Lire-une-passion
  04 novembre 2019
Quel auteur n'a jamais rêvé de passer son temps à écrire sans se demander comment il va survivre sans avoir de salaire décent ? En commençant ce roman, je savais d'avance qu'il allait me parler, mais autant, sans doute pas...
Bien que le début mette du temps à se mettre en place, retrouver la plume de Rozenn Illiano m'a fait plaisir. Et puis, le résumé intrigue assez, moi qui suis aussi auteure. L'idée d'avoir un mécène qui te permette d'écrire tout ton soûl, avec un salaire plutôt intéressant à la clé est plutôt tentant, non ? Sauf quand ce qu'on imaginait est loin de la réalité...
Ce roman est assez particulier par l'histoire qu'il comporte. Ou plutôt LES histoires. Car oui, nous suivons Samuel, cet homme qui est devenu un auteur célèbre du jour au lendemain, mais aussi une histoire parallèle, sortie tout droit de son imagination : Midnight City. D'un côté, nous avons le réel, et de l'autre, l'imaginaire plein de poésie.
L'auteure a parfaitement si doser les deux pour nous offrir un ouvrage totalement inédit et atypique. Ce mécène est à la fois mystérieux et inquiétant. Car au vu du résumé, on se doute que cette retraite littéraire n'a finalement rien de bon. Et cet aspect psychologique qui est mis en avant est très bien mené. le lecteur se prend vite au jeu et veut en savoir plus. Autant du côté du mécène et ce sur tout cela veut dire, mais aussi sur cette Midnight City qui intrigue beaucoup.
Étant auteure, je me suis aussi énormément retrouvée dans les paroles et pensées de Samuel. Il se pose les bonnes questions - qui n'ont pas forcément de réponses au bout -, se rend compte de certaines choses importantes et essaye de voir où tout ça peut le mener... Quand on est auteur, ce roman est là aussi pour nous ouvrir les yeux. du moins, c'est ce que j'ai ressenti. Parce que Rozenn Illiano pointe du doigt les erreurs qu'on peut commettre, tout comme les décisions qu'on peut prendre qui peuvent être aussi positives que négatives. En fait, c'est une sorte de biographie/thérapie pour les auteurs.
Et cette idée est brillante. Créer un univers totalement inventé et y inclure des questions/parfois réponses réelles. Ça donne une dimension encore plus particulière au récit qu'il en devient vite addictif ! ​
​En résumé, un roman différent de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici. Une dimension réelle qui se raccroche à une dimension fantastique et poétique. Une plume de l'auteure qui transporte toujours autant et des personnages touchants et intéressants de par leur psychologie. Bref, une très belle lecture que je conseille vivement !
Lien : http://lire-une-passion.weeb..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Mayoka
  19 décembre 2019
Il y a des livres qu'on referme avec la conviction qu'ils nous ont apporté quelque chose, une avancée dans nos réflexions, des remises en questions…et c'est ce qui s'est passé avec « Midnight City ».
Ce roman raconte l'histoire de Sam, auteur récemment propulsé sous le feu des projecteurs. Solitaire, introvertis et pas vraiment préparé à ce qui allait se passer à la sortie de son premier roman édité. Il se retrouve « harcelé » par son éditeur et ses fans qui n'attendent qu'une chose, un nouveau roman. Ce qu'il est incapable, dans ses conditions, de produire. Jusqu'à ce qu'un certain Adam Remington apparaisse dans sa vie. « Midnight City », c'est donc l'histoire d'une oeuvre, d'un livre qui n'aurait peut-être jamais vu le jour sans un peu d'aide…mais à quel prix ?
Rozenn, dans ce livre, sous trame de fond fantastique met en lumière les doutes de l'écrivain, le syndrome de l'imposteur, cette peur de ne plus être capable d'écrire, de créer et bien sûr nous parle du monde de l'édition. Il mène à réfléchir, et ce même pour quelqu'un qui aime écrire sans forcément chercher à en faire un métier. J'irai même plus loin en disant qu'il peut toucher tout créateur, qu'il n'y a pas forcément besoin d'écrire pour comprendre les messages disséminés dedans.
Au-delà de tout ça, nous découvrons la Cité de Minuit, cette ville habitée par des Nocturnes, fabriqué et protégé par des Rêvarchitectes et dont une jeune femme funambule est la garante de son cycle éternel. Lors que j'ai découvert les premiers mots sur la cité la seule chose que j'ai eue comme réflexion c'était que la créativité de Rozenn (dont je suis le travail depuis maintenant plus d'une décennie) ne faisait que s'affiner avec le temps, qu'il y avait une certaine magie à l'oeuvre pour avoir cette capacité à créer avec des mots.
« Midnight City » est à mes yeux son meilleur livre. Rozenn, y a mis tellement d'elle dedans qu'on ne peut qu'être happé par ses mots. A mon grand regret, celui-ci est à tirage très limité, ce qui veut dire que nous ne serons qu'une poignée à pouvoir le lire, mais j'espère vraiment que vous aurez un jour la possibilité de croiser sa route.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Bookworm84Bookworm84   27 février 2020
Sais-tu que nous ne sommes faits que de mots ? De mots et de rêves...
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : écritureVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quiz sur Bel-Ami

Quelle est la profession de Georges Duroy au début du roman?

Employé aux bureaux de chemin de fer du Nord
Employé au bureau de poste du Sud
Employé à la mairie de Paris du XXe arrondissement

10 questions
24 lecteurs ont répondu
Thème : Bel-Ami de Guy de MaupassantCréer un quiz sur ce livre