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ISBN : 2021224082
Éditeur : Seuil (25/11/2014)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Iris consulte les sites de clubs de vacances quand s’affiche sur son écran : « L’île de vos rêves vous aime déjà, Iris… »

Juste ce qu’il lui faut : épouse de banquier suisse et mère de deux enfants, elle s’embête ferme au bord du lac Léman, et son couple bat de l'aile.

Dès leur arrivée à l’aérodrome de Nomad First, les Jensen constatent des dysfonctionnements laissant à penser que le paradis annoncé n’en a que l’apparence. Ils ignorent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  12 novembre 2016
Vous appréciez les vacances all inclusive ? Vous êtes prêts à faire 10 000 kms pour aller vous agglutiner autour d'une piscine ? Vous rêvez d'être pris en charge du matin au soir, repas, sports, animations ? Un conseil : avant de réserver votre séjour sur Internet, faites un détour par ce roman de Joseph Incardona, Aller simple pour Nomad Island.
Les Jensen, Paul et Iris, leurs deux enfants, Lou et Stanislas, 100 ans à eux quatre, quittent Genève, leur confortable mais stressante vie citadine pour un retour d'une semaine à la nature, dans un club paradisiaque, sable blanc, mer turquoise, où ils n'auront qu'à bronzer en dégustant de savoureux cocktails, à choisir leurs menus, à se transporter du bar à la plage en golfette. Les enfants cornaqués par de gentils animateurs libéreront les parents de tout souci. C'est en tout cas ce que promettait la brochure commerciale.
Mais voilà... Dès l'atterrissage à Nomad Island, de minimes incidents se produisent, jetant une lègère ombre sur l'édénique île. Impossible d'en dire davantage sans déflorer le suspense.
Je me contente donc de saluer le talent de l'auteur, qui au fil des 7 jours qui composent les 7 chapitres de son roman, fait lentement déraper le parfait ordonnancement de ce qui aurait dû être des vacances parfaites, transforme à petites doses quotidiennes le rêve en cauchemar, jusqu'à l'épilogue qui m'a fait penser à la mythique série “Le prisonnier”.
En plus de son écriture tonique, de ses phrases courtes qui font mouche, de ses dialogues fûtés teintés d'humour, de ses observations intelligentes et quelquefois désabusées, de son aptitude à construire une histoire solide condensée en 253 pages, l'auteur écornifle les vacances vendues par les agences de voyages : la lune pleine, l'océan, une plage, des palmiers. le rêve de l'île et de ses promesses standards, celles vantées par les publicités de shampoings ou gels douches dont les enivrantes senteurs de girofle, cannelle, vanille, incitent à entériner cette mythologie de pacotille. Joseph Incardona pointe aussi du doigt la lassitude qui peut s'installer au sein d'un couple, et l'incommunicabilité qui peut s'établir entre parents et enfants, difficultés que l'on imagine souvent pouvoir régler miraculeusement loin de chez soi et de la routine quotidienne.
Paul finit par se rendre compte (trop tard ?) qu'il n'est pas cet homme du dépliant marchant avec sa famille sur une plage. Il n'est pas cette image d'Epinal dans un monde qui ronronne. Avant ces vacances ratées, doux euphémisme, il s'était cru heureux alors qu'il était seulement un homme occupé.
Avec ce roman brillant, concentré, Joseph Incardona s'immisce avec aisance et originalité parmi les grands auteurs de romans noirs. C'est mon avis !
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cannibalector
  05 avril 2017
Suisse, Genève, banquier, riche.
Pléonasmes: oui, peut être sauf pour les sdf du coin, qui, comme partout crèvent la gueule ouverte.
Notre banquier s'appelle Paul, c'est plutôt un type bien qui bosse pour sa famille? Pour lui? Mais il bosse, il gagne très bien sa vie, fait beaucoup de sport , mais quel temps lui reste il pour sa femme et ses gosses? le couple végète, sans bruit, sans fureur mais sans passion.La femme s'ennuie, une fausse couche aggrave sa dépression , ainsi, en surfant, lorsqu'elle voit une promo pour une semaine de rêve dans une ile paradisiaque inconnue, elle fonce.La fille ainée a 14 ans, vous connaissez cette âge où le corps devient adulte et où les ferromones remplacent les neurones, le cadet, lui, est un gringalet, bien intello.
Toute la famille part donc à " nomad island" pendant 7 jours: un jour, un chapitre.
Leur voyage ne sera pas un agréable souvenir mais une transformation totale de leur être..... S'ils en reviennent
Fable cynique, fantastique, cruelle où l'auteur nous pose subtilement une question: qu'est ce qui nous définit en tant que personne: notre argent, notre pouvoir, nos désirs?
Ma note moyenne s'explique par le coté surnaturel , voire fantaisiste du récit qui dessert le suspens.
Ce roman est plus une satire sociale qu'un roman noir mais il nous fait réfléchir, et c'est déjà beaucoup
Mais ce n'est que mon humble avis
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monromannoir
  21 mai 2016
Après 220 Volts, Joseph Incardona continue son exploration dans la veine littéraire du thriller avec son dernier ouvrage Aller Simple Pour Nomad Island qui vient de paraître aux éditions du Seuil. Il s'agit d'une obstination courageuse car l'on sait pertinemment que le genre est, depuis de nombreuses années, complètement dévoyé par des auteurs en mal de surenchères qui confinent parfois à l'absurde et au ridicule.
Une intrigue simple et un style concis, voici les deux éléments que Joseph Incardona maîtrise parfaitement, permettant ainsi aux lecteurs exigeants de se réconcilier avec le thriller. Cette simplicité et cette concision sont les principes tout à la fois subversifs et salutaires débarquant à point nommé au coeur d'un courant littéraire où les auteurs s'obstinent à prendre les lecteurs pour des imbéciles en leur faisant croire que leurs élucubrations aussi complexes que grotesques sont extraites de faits historiques réels, de faits scientifiques avérés ou de procédures policières réalistes.
Aller Simple Pour Nomad Island peut se lire sur deux registres car, tout en adoptant une cadence soutenue propre aux codes narratifs du thriller, l'auteur dépeint, sur fond de satyre social, les affres du carcan d'une famille en déliquescence qui peine à communiquer et à trouver un sens à leur vie commune. C'est donc par petites touches subtiles que Joseph Incardona aborde certaines grandes carences de notre société sans pour autant tomber dans les travers d'un ton moralisateur. Bien évidemment, les personnages qui composent la famille Jensen sont totalement stéréotypés permettant à l'auteur de mettre rapidement en exergue les problèmes de communication des principaux protagonistes du roman. de cette manière l'auteur privilégie une intrigue serrée qui ne manque pas de rythme et de suspense.
L'île sur laquelle séjourne la famille devient au fil du récit une entité mystérieuse et monstrueuse qui n'est pas sans rappeler la série L'Ile Fantastique où les deux personnages principaux, bien que pleins de bienveillances n'en demeuraient pas moins inquiétants à l'instar des habitants de Nomad Island.
Avec un épilogue abrupt qui ne donne pas toutes les réponses, Joseph Incardona fait le choix de laisser aux lecteurs une liberté d'interprétation qui pourra dérouter certains d'entre eux mais qui séduira le plus grand nombre en offrant la possibilité d'une seconde lecture avec de nouvelles perspectives au niveau de la trame narrative.
Il faut saluer Joseph Incardona qui devient avec Aller Simple Pour Nomad Island une des nouvelles références incontournables du thriller.
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Melcleon
  11 mars 2019
Le titre du livre dévoile pratiquement sa fin mais l'important est le comment on y parvient.
Paul, Iris, Lou et Stanislas forment une famille archétypale plutôt aisée. Paul travaille dans la banque (à Genève), ne comptant pas ses heures, et son épouse, persuadée que leur couple et leur famille sont en train de se disloquer, propose à son mari de prendre une semaine de vacances, tous
les quatre, loin de la Suisse, dans un établissement genre Club Med dont une publicité sur Internet lui a tapé dans l'oeil. Leur arrivée sur l'îlot perdu au milieu de l'océan Indien où est établi le club, l'installation dans leur bungalow laissent présager des problèmes, de l'avis de Paul. Iris, au contraire, semble s'accommoder de l'organisation ; Lou, que ses quatorze ans métamorphosent de jour en jour, ne songe qu'à se faire déflorer par un des apollons qui officient en tant qu'animateurs. Stan, enfant surdoué de neuf ans un peu malingre, peine à s'intégrer au groupe des enfants et se lie finalement avec une fille et un garçon "différents", comme lui-même : leur apparence physique ne correspond pas aux canons qui semblent être la règle dans le club.
Paul, qui s'est aperçu dès le premier jour que cet Éden pour touristes fortunés présente toutes les caractéristiques d'un camp retranché, constate bientôt que l'île est parfaitement autarcique grâce au labeur d'autochtones en quelque sorte asservis sans violence apparente. Et il prend conscience que les vacanciers se sont soumis d'eux-mêmes aux préceptes non formulés d'une secte et sont devenus des résidents. Secondé par Stan et ses deux amis, Paul va tenter de ressouder sa famille et de s'évader, avec femme et enfants, de cette prison dorée.
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Pietro38
  01 février 2019
Plutôt un aller simple pour l'enfer...
Pourtant, sur le papier, les choses se présentaient plutôt bien pour cette famille suisse en apparence parfaite: un séjour tout compris en hôtel-club sur une île paradisiaque au large de la Réunion. Une destination de rêve pour le farniente. Et bien non, en réalité Nomad Island c'est plutôt le Club Med version destroy, croisement maléfique entre 1984, L'île du docteur Moreau et The Island. Joseph Incardona nous livre ici un huis clos cauchemardesque à l'atmosphère malsaine et suffoquante, et ce du début à la fin. Et n'espérez pas un happy end à cette histoire, ce n'est pas trop le genre de la maison !
Aller simple pour Nomad Island n'est donc pas un thriller psychologique au sens strict du terme. Alors oui, il y a de l'action, du suspense, des rebondissements, et l'atmosphère de paranoïa propre à un huis clos digne de ce nom. Mais surtout, il y a de la réflexion dans ce roman, des questions sociales qui sont posées: la quête de perfection dans une société basée sur la performance et la compétition, la recherche d'un bonheur aseptisé à tout prix, et la violence de la dynamique familiale. Aller simple pour Nomad Island est donc plus un roman noir, une satire sociale de certaines moeurs contemporaines, une allégorie de ces catégories sociales privilégiées qui vivent dans un monde aseptisé déconnecté de la réalité !
Sur la forme, c'est un roman plutôt court composé de chapitres également courts qui maintiennent une certaine tension, un certain suspense, et surtout un malaise grandissant. le style d'écriture de l'auteur est difficile à définir. Un style à la fois cru et raffiné, très noir, très froid, mais également très rythmé, avec un sens du détail qui permet aux lecteurs de s'immerger profondément dans l'ambiance sombre du roman. Oui, vous l'aurez compris, Joseph Incardona est un auteur à part qui ne fait pas dans la dentelle, et dont les écrits sans concession donnent à réfléchir. Dans Aller simple pour Nomad Island, l'auteur met à nu une famille riche qui se disloque complètement dans un environnement angoissant. Noir comme le cauchemar !
Lien : http://www.conseilspolarsdep..
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critiques presse (1)
Liberation   08 décembre 2014
On ne racontera pas la fin, ce n’est pas l’essentiel, on lui préfère le lent processus, l’horreur distillée avec une sorte de jubilation par cet auteur suisse qui, en 2011, a obtenu le Grand Prix du roman noir du festival de Beaune pour un livre, Lonely Betty, qui se voulait un pastiche des romans noirs américains, avec tous leurs codes et leurs clichés.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   03 novembre 2016
L'introversion amène à se couper des autres qui vous le rendent bien, ce qui renforce à son tour la construction d'un monde à soi.

Page 63
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benlebbenleb   28 décembre 2014
Le Web était un fabuleux outil qui lui permettait de faire ses achats par correspondance, de réserver des billets de spectacles ou de communiquer avec d'anciennes copinnes disséminées de par le monde. Tout ce qu'on voulait était disponible sur la Toile pourvu que l'on possède une carte de crédit et un compte fourni.
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SamouskySamousky   01 avril 2015
Ce livre a le mérite d'être accrocheur quand on lit la 1 ère page on a envie de continuer d'aller plus loin! les personnages sont vrais avec leurs soucis, leurs peines et leurs désirs. J'ai beaucoup aimé les images furtives qu'entrevois certain des personnages avec leurs interlocuteurs quand il arrive dans l'île ça donne une idée de ce qu'il les attends! même si on a un aperçus de l'histoire on sait ce qu'il va arriver on veut connaître le dénouement . J'ai été surpris de la fin je m'attendais a une fin banale une suite malentendu à un séjour de vacance pourris comme peut le connaître un touriste non un fin qui donne froid dans le dos!!
Une dernière chose le livre n'est pas trop long, on ne tire pas en longueur sur le décors ou les personnages simple et précis et on avance dans l'histoire et attention a ne pas lire avant de partir en vacance!!!!!! :-)
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rkhettaouirkhettaoui   08 février 2016
Au cours de la nuit, elle l’avait presque violé dans leur chambre. Iris était en pleine ovulation et se retrouva enceinte peu après.
Sans PMA. Sans FIV. Sans toute cette saloperie de technologie médicale. Oxymore entre un désir animal et le refus rationnel.
Leur dernière nuit de véritable abandon avant l’extinction des feux.
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rkhettaouirkhettaoui   08 février 2016
Peu importe que le monde survive encore quelques siècles ou des millions d’années. On te l’a dit, tout le monde le sait mais ne l’a pas compris : le temps est relatif. Le temps de l’Île, le temps de ta vie, de ton époque. Il n’y a aucun levier sur lequel t’appuyer, aucun autre homme auquel tu peux te comparer.
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Videos de Joseph Incardona (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Incardona
Le libraire Gérard Collard recevait sur la scène des déblogueurs les auteurs Grégoire Courtois, Franck Klarszyk et Joseph Incardona à l'occasion de la dixième édition du salon international du livre de poche Saint-Maur En Poche.
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Les lois du ciel de Grégoire Courtois aux éditions Folio Policier https://www.lagriffenoire.com/106848-divers-polar-les-lois-du-ciel.html
Mort point final de Frank Klarczyk aux éditions Lucien Souny https://www.lagriffenoire.com/84832-romans-mort---point-final.html
Derrière les panneaux, il y a des hommes de Joseph Incardona aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/69849-divers-polar-derriere-les-panneaux--il-y-a-des-hommes.html
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