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ISBN : 2266263641
Éditeur : Pocket (09/02/2017)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 128 notes)
Résumé :
Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l'autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.

Il observe, il surveille, il est patient.

Parmi tous ceux qu'il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s'agite dans un monde clos, quelqu'un sait, forcément.

Week-end du 15 août, caniculaire, les vacanciers se pressent, s'agacent, se disputent. Sous l'asphalte, lisse et rassu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  19 mai 2016
Dans le forum, je vois souvent des questions portant sur la différence entre romans noirs, polars et thriller. L'auteur nous propose un roman où un pédophile enlève et tue des jeunes filles et focalise son histoire sur la vengeance du père de la deuxième victime.
Thriller: non. Pas de rebondissements soudains, peu d'actions et le tueur est connu dés le début du livre.
Polar: non. Même si à l'enlèvement de la troisième adolescente, on assiste à l'enquête de la gendarmerie, celle çi n'est pas prépondérante dans ce roman.
Roman noir: oui. Pourquoi?
L'acteur central n'est pas un personnage mais une portion d'autoroute. 4 voies de béton sans cesse en mouvement, plus ou moins fluide, où le sujet principal n'existe pas: seulement un objet, voiture ou camion ou camping car puisque l'action se déroule pendant le pont du 15 août.Des aires de repos, nature reconstruite et aménagée contenant des angles morts où une faune interlope survit. Des stations essences avec cafétéria, royaume du néon et de la malbouffe.Fort contraste entre l'immobilisme de ceux qui y travaillent et le flot continue des voyageurs. Et une clôture formant le périmètre. Au delà, des champs, la nature : la liberté.
En dehors des transhumances saisonnières, ces aires ont leurs propres règles, leurs propres codes tacites et souvent indicibles: aire pour homos, aires pour voyeurs/exhibs, refuges des routiers qui rêvent à leur famille qu'ils retrouveront le vendredi soir, pour d'autres putes, trav, trans, jeunes éphèbes à leur disposition: ils savent quand et où les trouver et combien ça coûte.
Pierre, le père de la deuxième victime y végète depuis 6 mois attendant que le prédateur récidive.
Pascal, le tueur, y travaille et attend sa future proie.
Le style est sec, phrases courtes, souvent non verbales; le langage est cru, trés cru, moche, vulgaire. Ce ne sont pas des scènes gores qui rendent parfois la lecture de ce bouquin insoutenable mais de simples mots. L'obscénité permanente et outrancière se veut la révélation d'un lieu oublié, d'une prison construite pour les RTT et la cinquième semaine de congés payés.
Je ne peux ni conseiller ce roman très noir, ni le fustiger: j'ai bien aimé, lisez le si le manque total de lumière et le langage très cru ne vous effraient pas.
Pour un public très , très averti.
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isabelleisapure
  19 février 2016
J'écris ce commentaire alors que je n'en suis qu'à la moitié du livre, sans être sûre d'en venir à bout.
L'histoire commence avec trois disparitions de petites filles qui ont toutes un point commun : l'aire d'autoroute où chaque parent a vu sa progéniture se volatiliser. Pierre est l'un de ces parents meurtris ; depuis l'enlèvement de sa petite fille, il a élu domicile sur cette aire d'autoroute. Son quotidien : le siège de sa voiture en guise de lit, les toilettes publiques comme douche et, comme moteur à ses journées, un désir de vengeance obsessionnel. de l'autre côté, il y a le cuisinier de la cafeteria de l'aire d'autoroute. Employé modèle, si ce n'est son incontrôlable envie de s'attaquer aux enfants.
Nous suivons également quelques personnages annexes avec leurs fantasmes et leurs névroses.
Tout me gêne dans ce roman.
L'écriture tout d'abord, sèche, saccadée, qui ne laisse aucune place au chagrin des parents victimes de la pire tragédie, l'enlèvement de leur fillette.
Les scènes de sexes ensuite. Je ne voudrais pas jouer les vierges effarouchées, mais, là tout y passe, masturbation, fellation, sodomie, rapports tarifés entre des personnages qui ne me semblent pas avoir un grand intérêt dans le déroulement de l'histoire.
Certains critiques ont qualifié cette écriture de poétique :
« Gérard Luciano sort son portable et compose le numéro du Capitaine Martinez. Il se dit qu'il fumera son cigare plus tard. Il commence à se toucher la queue dès qu'il entend la voix du capitaine.
Il parait que beaucoup d'hommes font ça quand ils parlent en privé au téléphone.
Un geste de nervosité.
Pas de désir.
Toucher la petite saucisse, ça détend.»
Mais où est la poésie ?
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motspourmots
  23 décembre 2015
Sûr qu'après ce livre, on ne verra plus tout à fait l'autoroute comme avant. Ou plutôt ces aires d'autoroutes aux jolis noms de fleurs (Lilas, cyclamen...) qui accueillent nos brèves haltes, le temps d'un café ou d'un plat, boutiques pimpantes, stations-services fonctionnelles, aires de pique-nique pour familles en goguettes. Joseph Incardona nous offre une plongée haletante de l'autre côté du miroir. Un roman âpre, puissant. Une écriture percutante, précise, dérangeante. Qui décortique les âmes et photographie les corps. Des mots crus dont se dégage pourtant une poésie certaine.
Sur cette autoroute, il y a Pierre. Qui guette, qui attend, enfermé dans sa voiture, transpirant à grosses gouttes en cette journée caniculaire du 15 août. Très vite on sait que Pierre a vécu un drame ici même six mois auparavant. Sa petite Lucie, 8 ans a disparu sur une aire de service. Envolée, volatilisée. Depuis, Pierre parcourt l'autoroute, cherche, interroge, observe, note, recoupe. Persuadé d'avoir affaire à un prédateur récidiviste, une sorte de croque-mitaine. Son instinct lui donne raison : une petite Marie disparaît le 15 août, dans un périmètre proche. Il sent qu'il se rapproche et tente de s'accrocher malgré le désespoir qui l'habite. Bientôt, les gendarmes font aussi le lien entre les disparitions de jeunes filles et resserrent l'étau. Deux chasses parallèles sont menées. Dans la chaleur accentuée par la prédominance de l'asphalte, les esprits et les corps s'échauffent. Mais Pierre veut être le premier à le trouver, pas question de partager ses informations...
La force de ce roman c'est son absence de temps mort et le rythme de ses phrases qui parviennent à créer une incroyable tension. L'auteur exploite à merveille l'environnement méconnu de l'autoroute, ses coulisses en quelque sorte et fait vivre tout un petit monde de l'ombre en complément de celui que l'on connaît mieux. Prostituées et pickpocket côtoient les employés des restaurants, de péage ou les routiers. Un cantonnier collectionne les objets abandonnés ou perdus sur son aire d'autoroute. Une vieille chiromancienne au passé chargé sent rôder la mort. Un journaliste chasse le scoop à sensation. Sur cette aire se croisent un gérant d'établissement aux méthodes mafieuses, des couples adultères, des familles en déliquescence. Joseph Incardona crée une ambiance incandescente sans épargner personne.
Il peint étonnamment bien la souffrance, les corps et les esprits torturés par la douleur. Chacun de ses personnages, premier ou second rôle est en souffrance à sa façon et porte un fardeau qui le mine. de quoi captiver bien au-delà de la traque. Et surtout, l'auteur tisse étroitement les fils qui mènent au dénouement, association de hasards et d'observations dont le lecteur est souvent le seul à relier les indices. Résultat : impossible à lâcher. Rien à dire, le noir, quand c'est aussi bien écrit, c'est fantastique.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Juin
  09 juillet 2015
Une belle couverture bleue qui attire l'oeil, un titre qui intrigue et une 4e de couverture qui fait envie.
Je pensais lire une histoire d'hommes qui se croisent sur l'autoroute...découvrir des bouts de vie dans cet univers bien particulier. J'avais bien compris que ce n'était pas un livre optimiste. Cet homme qui vit dans sa voiture sur différentes aires, il a vécu un drame. Sa souffrance est plus que palpable, on sait qu'il ne lâchera rien.
Sa fille, Lucie, y a été enlevée il y a six mois.
Dès le début on rencontre le responsable de ce drame, ce cuisinier taré, un prédateur...On le voit kidnapper Marie, 12 ans , qui avait déjeuné là..
Sans doute que cet auteur a du talent, l'écriture est précise, cinématographique, puissante.
Mais...
J'ai détesté ce livre, abandonné au 2/3. Pouce, j'arrête. Je ne supporte plus cette histoire. Trop de sexes entre les personnages, trop de perversités, trop de détail autour de la jeune Marie. Et ce Pascal, monstre d'une froideur indescriptible.
J'ai la nausée, je déteste lire cette histoire.
Ma surprise ce sont les critiques de professionnels, glanées sur le net. Chef-d'oeuvre, oeuvre littéraire, écriture poétique.. Bon il y en bien un ou deux qui signalent la grande crudité de ce roman...mais ce n'est pas malsain disent-ils.
Et là je me dis que nous n'avons pas lu la même chose...
Dommage cela aurait pu être un roman intéressant...
J'attends avec impatience les lecteurs de babélio pour lire leur avis...
L'auteur emprunte 4 figures d' 'Autoroutes" de François Bon dans ce roman. Cela m'a donné envie de le lire j'y rencontrerai des personnages mais qui ne seront pas des monstres ou des gens assez immondes.

Ajout du 13/10 - Ce livre a obtenu le Grand Prix de Littérature Policière française 2015


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monromannoir
  21 mai 2016
Depuis que j'anime ce blog, je me permets de n'accepter que très rarement des services de presse pour des maisons d'éditions, ce qui réduit quelque peu la possibilité de m'infliger des lectures insipides, voir même désagréables. Mais il y a parfois derrière cette démarche une véritable volonté de défendre un auteur et de faire en sorte que l'ouvrage publié bénéficie d'un écho plus conséquent. Une démarche d'autant plus louable pour des petites maisons d'éditions qui prennent de véritables risques en publiant des écrivains qui ne bénéficient pas toujours de la visibilité qu'ils seraient pourtant en droit de mériter. L'un des avantages du service de presse c'est de découvrir des romans que l'on n'aurait, à priori, pas sélectionner en musardant dans les librairies. Je pense que cela aurait été le cas avec le dernier ouvrage de Joseph Incardona, Derrière les Panneaux il y a des Hommes. Et ça aurait été bien dommage.
D'emblée, il faut dire que Derrière les Panneaux il y a des Hommes est un thriller pas tout à fait comme les autres. Bien sûr qu'il y a du rythme, des phrases courtes affutées comme des lames de rasoir, du suspense. C'est une histoire d'enlèvement, de traque et de tueur qui peut sembler de prime abord extrêmement convenue. On aurait tord de rester sur ces apparences car Joseph Incardona possède suffisamment de talent pour emmener le lecteur vers d'autres horizons que ceux auxquels il peut s'attendre. le style elliptique et extrêmement visuel n'est pas au service du suspense, loin s'en faut car c'est par le prisme de ces longues énoncées de détails, d'anecdotes et de faits de société que l'on perçoit les perspectives de chacun des personnages. Tout au long du récit, l'auteur dresse le portrait sans fard de protagonistes vulnérables qui évoluent dans un univers complètement déshumanisé qui les renvoie ainsi à leur propre humanité. Seul un tueur froid et amoral peut s'y complaire. C'est peut-être pour cette raison d'ailleurs que l'auteur ne s'attarde pas trop sur les aspects sordides de l'intrigue. Il nous épargne ainsi tout un pan aussi convenu que fastidieux propre aux thrillers mettant en scène des tueurs en série pour se concentrer principalement sur les personnages secondaires qui hantent cet univers si particulier des autoroutes. Il n'y a pas de père ou de mère courage dans ce roman. Il n'y a pas de super flic ou de tueur machiavélique, mais des hommes et des femmes ordinaires, parfois un peu trop caricaturaux, qui se débattent dans un univers de bitume surchauffé dont ils ne peuvent pas s'extraire. Une vision de l'enfer ordinaire finalement.
C'est paradoxalement en installant une chronique ordinaire autour d'un événement extraordinaire que Joseph Incardona nous livre un récit oppressant où la sensation de malaise est permanente. Thriller atypique doublé d'une satyre sociale sans concession, Derrière les Panneaux il y a des Hommes saura séduire les lecteurs exigeants.
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critiques presse (1)
Telerama   24 juin 2015
Un polar sombre, mais aussi, et surtout, un roman profond.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
mfrancemfrance   24 octobre 2017
Comment lui dire que, passé un certain seuil de souffrance, on devient un chien fou, qu'il n'y a plus de lien social, qu'il n'y a plus de lois, qu'il n'y a plus rien à respecter, si ce n'est la soif du mal.
Tuer, et puis tuer encore.
La moitié du Diable.
L'autre moitié, qu'est-ce que c'est ?
Les règles sont faites pour préserver le bonheur.
Les règles sont faites pour ceux ayant tout à perdre.
Les règles sont faites pour ceux vivant de l'autre côté du mur.
Mais pour les autres ?
Pour l'autre moitié, qu'est-ce que c'est ?
Détruire. Se venger. Faire mal. Assainir.
La défaite.
Complète et totale.
+ Lire la suite
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mfrancemfrance   23 octobre 2017
Goût du malheur en fin de bouche et tu respires longtemps et très fort pour ne pas vomir. Tu penses encore : pourquoi la nausée est-elle ressentie essentiellement par les femmes ? les hommes n'ont pas la nausée. Ou alors ils l'éprouvent brièvement et vomissent. Les femmes, elles, la gardent dans leur ventre, font d'un malaise une perception.
Et d'une perception, un concept.
Le monde est femelle.
Page 225
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ValerieLacailleValerieLacaille   09 juillet 2018
C'était pourtant simple: on l'avait décalotté pour introduire le Mal à l'intérieur de sa tête. Un Mal adulte. Jusqu'à l'accident, il avait pu contenir un Mal enfantin, puis adolescent. Pendant l'opération, l'un des docteurs s'était débarrassé de son Mal à lui et l'avait déposé dans sa tête.
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Santi33Santi33   05 septembre 2015
C'est beau, le renoncement. Une plaine à l'aube balayée par le vent. C'est paisible.On peut marcher sur cette plaine, la traverser et même continuer. On est libre. Soudain, on est libre.
Paradoxe du renoncement : devenir meilleur dans ce qu'on fait et quoi qu'on fasse.
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AxelinouAxelinou   14 avril 2017
Absence de larmes. Absence de déshydratation.
Pas de pourriture du corps, mais momification. Mourir sec, sans gonflements. Sans gaz. Sans putréfaction. La classe.
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Videos de Joseph Incardona (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Incardona
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